M. FRET
Élu au deuxième tour de scrutin, — 13,611 voix.
Voir ïe manifeste électoral de PUnion nationale du Bas-Rhin ci-dessus.
lre circonscription de STRASBOURG (ville): M, FEIROTES
Élu au deuxième tour de scrutin, — 9,593 voix.
Citoyens } Electeurs !
Le Parti socialiste vous propose pour la F® circonscription de Strasbourg — quartier de 1 Université T la Robertsau et le Wacken, la Krutenau et Neudorf — la candidature du député sortant
Jacques FEIROTES.
Vous connaissez depuis de longues années le maire de la ville de Strasbourg, Vous lai avez manifesté votre confiance à diverses reprises et vous n'avez jamais eu à le regretter.
Elus le 11 mai 1924 dans le département du Ëas-Rhint Jacques Peirotes et Georges Weül — tous les deux soutenus par tout le groupe socialiste — ont entrepris une action énergique et efficace en vue de la solution des problèmes alsaciens.
Il n'est pas une question parmi toutes celles que le retour de nos provinces à la France ou que la guerre elle-même a posées, qui n’ait pas fait l’objet de leurs études et pour laquelle ils n’aient pas proposé des solutions pratiques.
Les adversaires eux-mêmes ont dû reconnaître l’activité inlassable qu’ils ont déployée
dans l’intérêt du pays. ,, t , , 1r, .
Nous croyons donc pouvoir recommander chaleureusement aux électeurs de ta 1 circonscription de Strasbourg la réélection de notre candidat.
Nous y sommes particulièrement encouragés lorsque nous considérons les candidatures
qui lui sont opposées.
Voici par exemple M. Staehling, qui se présente comme candidat d « Union nationale ». , , T>.
Union nationale 1 ? Cette formule vise-Lelle autre chose que la résurrection du Bloc
national que les électeurs de Strasbourg ont rejeté en 1919 et 1924, se refusant à adhérer à une formation aussi nettement réactionnaire ?
Électeurs de Strasbourg î Ce que le Bloc national a fait dans les quatre ans et demi de sa domination, personne ne l'ignore. Au lieu de résoudre le problème des réparations par l'entente internationale de tous les Etats intéressés, au lieu de faire une politique de réconciliation entre les peuples, il s'est complu dans le rôle d’un huissier en faisant une politique de force, en occupant la Ruhr- Des malentendus en sont nés entre la France et ses alliés, le prestige de notre grand pays a diminué dans le monde et de nouveaux dangers de guerre ont été créés, alors qu’il s'agissait, en réalité, d’obtenir les sommes qui nous étaient dues au titre des réparations.
En ce qui concerne les finances publiques, le Bloc national a été à 1 origine de tous nos déboires* La dette de k France s’est élevée sous son régime à 300 milliards de francs 1
Pas un seul de ses budgets n'a pu être équilibré* Le crédit de la nation fut soumis à de telles épreuves que, dès 1923, le Ministre des Finances nJosa plus émettre un emprunté long ternie*
Rien S'étonnant que le 19 juin 1924, c’est-à-dire le jour où il prit la direction des affaires, le nouveau Ministre des Finances, M* Glémentel, trouva en tout et pour tout une marge disponible de 18 millions de francs, alors que les engagements du Trésor s'élevaient à 74 milliards de francs*
C'était là la faillite amenée par le Bloc naLional î
Et au lieu d’apporter au nouveau gouvernement le concours qu’il lui devait, pour sur-, monter les difficultés créées par lui, le Bloc national devenu minorité s'engagea — ainsi d'ailleurs que les communistes — dans une politique de sabotage et d obstruction telle qùon n’en a jamais connue dans f histoire du Parlement français.
Enfin, apres une lutte de deux années, le Bloc national et les puissances financières qu'il représentait, atteignirent leur but ;
Certains parmi ses adversaires de la veille, lassés, étaient allés ïe rejoindre, et ainsi put être créé Y « Union nationale » dont M* Poincaré prit la direction pour réaliser son opération financière, qui se traduit en fin de compte par 11 milliards d impôts nouveaux imposés aux travailleurs, ouvriers et fonctionnaires, artisans, commerçants, industriels* La crise dont les villes et les centres industriels ont tant souffert, en, a été la conséquence*
Cependant, les impôts directs sur les grands revenus et sur les grandes successions étaient réduits de plus de 25 0/0*
Mais le groupement d' « Union nationale n’a pu porter atteinte à la grande œuvre de paix qui avait été inaugurée dans les premiers mois de la législature par la majorité de gauche.
De 1919 à 1924, sous le régime du Bloc national, les difficultés internationales avaient pris des dimensions énormes. La France avait perdu des amis et des alliés et se trouvait pour ainsi dire isolée, lorsqu’elle fut précipitée dans T aventure si dangereuse de la Rhur,
Aussitôt après les élections de mai 1921, on s’aperçut de la detentepet c’est dans une atmosphère pacifique qu’en août 1924 les salutaires accords de Londres ont pu être conclus grâce auxquels le plan Dawes fut réalisé- Ainsi fut résolu le problème soi-disant insoluble des réparations et fut tracée la voix de la paix qui passe par Londres— Genève — Loearno.
À f heure qu’il est, cette œuvre inappréciable de la gauche est à l’abri de toute discussion a tel point que même ses adversaires voudraient pouvoir s’en réclamer !
Mais les électeurs n’ont pas oublié que parmi tous les 24 députés de nos trois départements, seuls les deux socialistes Peirotes et Georges Weïll ont voté le 24 août 1924 pour les accords de Londres et pour le plan Dawes, alors que Lous les autres sans exception — Bloc national ainsi que le communiste - — votèrent contre les accords 1
Et lorsqu’il s’est agi des accords de Loearno, le communiste émit de nouveau un vote hostile, tandis qu’une partie du Bloc national d’Alsace se réfugiait dans Fabstention-
If œuvre de la paix, ainsi établie, subsiste encore.
Mais si les prochaines élections devaient, pour le malheur du peuple, faire éclore une majorité de droite, cette œuvre serait aussitôt compromise, et c’est de nouveau dans une atmosphère de crise que la politique internationale aurait à se mouvoir I
Ceux qui veulent la paix, le plus précieux entre tous les biens, voteront pour le candidat socialiste !
Mais quelle est la situation chez nous en Alsace ?
Qui donc y revendique le titre d’ <t Union nationale w ? Ayant tout — et cela est comique — les représentants du parti clérical, c’est-à-dire précisément du parti qui a cultivé f autonomisme, qui s’est complu, durant des années, dans une politique antinationale, qui a tenté d’accabler la France d’accusations misérables et qui, même actuellement, n’hésite pas à présenter des candidats contaminés d’autonomisme, un Meck à Molsheim, un Kraehlmg et un Brogly à Mulhouse et un Rossé à Colmar I
Et quelle est l'attitude du candidat d’ « Union nationale » dans la ir® circonscription de Strasbourg ? Il compte sur les voix du parti clérical et pour oe pas lui déplaire, il renonce à défendre les revendications essentiellement républicaines, celles qui concernent F introduction des lois républicaines en Alsace. Il croit pouvoir estjuiver la question en déclarant qu’elle ne se posera pas ! Quelle misère !
Mais la question a été posée par M. Poincaré lui-même, dont ce candidat voudrait cependant se réclamer. En effet, le Président du Conseil a déclaré à Bordeaux que les lois républicaines ne seraient introduites en Alsace que si la majorité des Alsaciens le demandaient. La question est donc à l’ordre du jour. Et M. Staehling, qui essaie de se dérober pour obtenir des voix cléricales, a F inconscience de se dire homme de gauche !
Equivoque sur équivoque I
M, Staehling observe le même silence mystérieux au sujet de toutes les autres grandes questions politiques.
Electeurs de Strasbourg !
Vous refuserez vos voix au candidat de l’équivoque î
Vous refuserez vos voix au candidat de la paix armée, c’est-à-dire de nouvelles guerres et du suicide économique!
Vous refuserez vos voix au candidat dit d’tt Union nationale », qui s humilie au point d’implorer le parti clérical, infecté d’autonomisme, de lui accorder son appui et ses voix!
Hais vous refuserez aussi vos voix au bolchevik qui se présente comme candidat des ouvriers et des paysans*
Ce que ce parti essaie d’atteindre, n'est vraiment pas très séduisant* Voyez la Russie S
Ni liberté d opinion , ni liberté de presse, ni liberté de parole, ni droit syndical ï Ceux qui osent avoir une opinion autre que celle qui est officiellement autorisée, sont mis en lieu sûr ï
Même Trôtzki, qui fut avec Lénine le fondateur du bolchevisme, a dû reprendre le chemin de l'exil.
Mais, pourquoi MM* les bolcheviks veulent-ils des mandats au Parlement? Est-ce parce qu’ils veulent contribuer à résoudre les inombrables questions qui se posent? Nullement!
C'est ainsi que M* Hu cher a pu régulièrement manquer aux séances du Parlement, et c’est ainsi qu’il a pu s’abstenir d'intervenir utilement, fût-ce une seule et unique fois*
Par contre, MM. les bolcheviks ont tout fait pour saboter le travail des autres, et ils n’ont pas hésité k s'associer, k cet effet, aux cléricaux d'extrême réaction. D'accord avec eux, ils ont voté contre tout ce qui aurait pu comporter un progrès*
Ils ont également fait tout pour compromettre la paix mondiale. Avec In réaction, ils ont voté contre les accords de Londres et de Locarno ! Et, ^i au Maroc tant de sang a dû couler, c'est Moscou qui en porte une grande part de responsabilité, ainsi que la funeste propagande ' que les Doriot et consorts ont faite, en son nom et par son ordre, en Afrique du Nord.
Quant à P Alsace, tout le monde sait que les bolcheviks ont adhéré au mouvement autonomiste afin de pouvoir créer des difficultés au Gouvernement français et afin de servir mm la politique extérieure du gouvernement russe*
Mais l'autonomisme, qu’il soit clérical ou qu'il soit bolchevik, menace la paix du monde \
Contre le bolchevisme I contre l'autonomisme ! Pas une voix aux Moscovites ï
Citoyens ! Vous ne sauriez non plus accorder vos voix aux autres candidats* En présence de l’importance politique et économique de la décision que vous allez prendre tant au point de vue général qu'en ce qui concerne notre ville Strasbourg, vous ue disperserez pas vos voix.
Citoyens, Electeurs !
Le programme ci-joint du Parti socialiste est le programme de notre candidat* Sa personnalité vous est garante qu’il poursuivra, s'il est réélu, dans le même esprit, son activité dévouée et infatigable*
Votez tous pour notre candidat ! Votez tous pour
Jacques PEIROTES Maire de Strasbourg. — Député sortant.
Le Parti socialiste.
2* circonscription de STRASBOURG (Ville).
M. MOURER
Elu au deuxième tour de scrutin. — 7.140 voix.
En organisant le « Bloc Ouvrier et Paysan », le Parti communiste a entendu former une large union entre les ouvriers et l’industrie et les paysans travailleurs. Une union pareille est nécessaire pour faire face aux trahisons continuelles des partis politiques de la grande bourgeoisie, qui pendant toutes les élections ont fait des promesses aux travailleurs, mais par la suite, les ont toujours abandonnés. Les ouvriers et paysans doivent avoir leur parti politique propre pour batailler pour leurs revendications, c’est par leur parti qu'ils doivent être représentés au Parlement. Les députés du Bloc ouvrier et paysan et le Parti communiste ont, au Parlement et dans des centaines de meetings, toujours lutté pour les revendications des ouvriers, paysans et soldats.
Le Parlement est allé de trahison en trahison de 1924 à 1928.
Le Parti communiste a averti les travailleurs en mai 1924, mais les électeurs n’ont pas entendu sa voix et ils se sont abandonnés aux illusions que pouvaient créer les promesses électorales du Bloc des Gauches, englobant les radicaux et les socialistes.
Les travailleurs des villes et des champs ont payé chèrement leur confiance aveugle.
Au lieu d’apporter la paix, le Bloc des Gauches fit deux guerres coloniales au Maroc et en Syrie, qui coûtèrent 10.000 soldais français et 5 milliards de francs.
Le 25 février 1925, les socialistes adoptèrent le budget avec les crédits de la guerre du Maroc, démontrant ainsi au peuple qu’ils étaient prêts, comme en 1914, à adhérer a
toute nouvelle guerre mondiale.
Le Bloc des Gauches promît de « prendre l’argent là où il est », ç es La -dire chez es profiteurs de la guerre, les gros industriels et les banquiers, et d’abolir ou de réduire le double décime et les taxes sur la consommation. En réalité il les augmenta dans le courant de l'année 1925 de près de 2,5 milliards.
Alors que le Bloc des Gauches augmentait les impôts sur les produits des monopoles d'Etat (tabac, allumettes, alcool) pour 944,5 millions, il repoussait la proposition communiste à la Chambre tendant à rétablissement du monopole d'Etat sur le commerce ex rieur et au contrôle des banques, qui seuls auraient pu amener les requins de 1 industrie e de la haute finance à payer les impôts selon leur richesse. IL laissait ainsi, maigre décret ® interdiction, les portes ouvertes à la fuite des capitaux.
Le Bloc dos Gauches tente de masquer sa faillite financière et politique intérieure par un nouveau mensonge, on vantant son a travail fl pour la paix au sein de la Société
Nations. i g
Mais le Bloc des Gauches nTa pas réalisé le service d un an et le budget de guerre nations suivantes : France, Angleterre, Italie, Amérique, Allemagne et Japon, est pass 35 milliards de francs en 1918 à 58 milliards en 1925 et il a encore augmenté depuis.
Au lieu de travailler contre la guerre, le Bloc des Gauches a jeté par centaine ^ prison les communistes qui protestaient contre la guerre du Maroc pendant laque nombreux fils d'ouvriers et de paysans d'Alsace -Lorraine sont morts.
Le Bloc des Gauches $*uniù a Poincaré dans V Union nationale ,
Le Bloc national avait été battu en 1924 parce que sa politique réactionnaire d'occupation de la Ruhr, d'inflation, d'emprunts et de dettes accessives avait fait faillite. Le Bloc des Gauches se présenta avec de nouvelles promesses. Le Parti communiste dénonça cette nouvelle tromperie et déclara que l'ancienne politique d'exploitation du peuple continuerait sous un nom nouveau.
Le Parti communiste a eu raison.
Les représentants du Bloc des Gauches et national , MM. Herriot et Poincaré, se sont unis dans un gouvernement dit a d'Union nationale » qui devait se placer au-dessus des partis et sauver la France,
Depuis un an et demi le franc est stabilisé de fait au cours de 24 francs pour un dollar et les adeptes de c< F Union nationale » chantent les louanges de M. Poincaré comme sauveur du franc. Sans raison d'ailleurs. En effet, tout autre homme d’Etat, tout autre gouvernement «à poigne )>, c'est-à-dire pressurant les travailleurs, eût pu réaliser une politique analogue qui aboutit à la crise économique.
Quel est en effet le résultat de la politique de AI. Poincaré ?
L Le budget est équilibré par la perception de 12 milliards d'impôts nouveaux sur les ouvriers, paysans et petits commerçants, ceux-ci sont ruinés et constituent les contribuables honoraires de l’Etat*
2, La dette flottante a été remboursée ou transformée en dette à long terme. Par quels moyens ? M. Poincaré a contracté des emprunts en Suisse et en Hollande gagés sur les chemins de fer d’Alsace-Lorraine et de l’Etat, C'est ainsi que la dette publique a augmenté serns le gouvernement d'Union nationale depuis le 31 juillet 1926 au 30 septembre 1927 de 8 milliards de francs.
Ces résultats plus que précaires ont été seuls obtenu par une pressura lion sans limites des couches travailleuses et les accords sur les dettes de guerre anglaises et américaines ne sont pas ratifiés, le Jranc légalement n'est pas encore stabilisé.
Tous les moyens doivent servir pour masquer la formidable tromperie qui a duré quatre ans. Comme en 1919, le danger bolchcviste sera agité.
Sous le cri de guerre : « Le communisme, voilà F ennemi ! » se prépare une nouvelle imposture politique.
« ISre voyez pas notre bilan désastreux ni notre trahison, oubliez le poids des impôts et notre politique antiouvrière, oubliez que nous vous avons conduit au bord de la ruine et du désespoir et regardez seulement le danger communiste », clament tous les partis de la bourgeoisie qui depuis quatre ans ont participé à l’exploitation financière et économique de toutes les couches travailleuses.
Le Parti communiste et le mouvement autonomiste en Alsace-Lorraine .
La question d1 Alsace -Lorraine jouera un grand rôle dans les élections législatives de 1928. On ne doit pas oublier que le mouvement autonomiste a un passé historique et qu avant la guerre la lutte pour l'autonomie prit souvent des formes aiguës.
0rT le Parti communiste est accusé maintenant par ses adversaires, ouvertement ou 11 on, d être à la solde de l'Allemagne. Cependant F Internationale communiste, à laquelle adhèrent les communistes d’ Alsace-Lorraine, combat avec la même énergie tous les impérialismes sa$s distinction aucune.
Obéissant à un large mouvement des classes moyennes, le Parti socialiste exigeait avant la guerre l’autonomie de l'Alsace-Lorraine dans le cadre de l'Allemagne, considérant cette revendication comme un moyen pour lutter contre l’oppression nationale .
Ce mouvement s’est accru après la guerre en raison de l’oppression de la langue allemande parlée par 80 0/0 de la population et il est évident que le Parti communiste défenseur du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, soutient aussi les revendications des ouvriers et paysans contre l’impérialisme français.
Quelles sont les principales revendications des ouvriers, paysans et classes moyennes ?
Avant la guerre, le Parti socialiste combattit avec succès pour que l’enseignement prb maire soit basé sur la connaissance de la langue maternelle de 1 enfant dans les régions de langue française. Cette méthode avait permis de développer la culture générale par la langue maternelle et d’apprendre l’allemand comme langue intermédiaire. C’est pourquoi le Parti communiste réclame aujourd’hui les mêmes droits pour les Alsaciens-Lorrains de langue allemande qui englobent 80 0/0 de la population et qui après guerre ont été lamentablement abandonnés par les socialistes.
Le Parti communiste combat depuis des années la surcharge d impôts qui frappe les ouvriers, paysans, commerçants, par l’application des lois françaises sans l’abrogation des
lois allemandes. ,
Cette surcharge d’impôts a été niée par les cléricaux du Bloc nationa. et par les chefs
Néanmoins M. Poincaré a fait pendant les débats du budget de 1928 les déclarations suivantes :
<lI,c Gouvernement propose un crédit de 25 millions de francs pour soutenir les budget des communes surchargées de centimes additionnels parce que les impôts locaux (allemands) les obligent à supporter des charges qui, en France., incombent à l'Etat. »
Complétant son programme national, le Parti communiste réclame pour l’ Alsace-Lorraine :
Augmentation des salaires, appointements et pensions correspondant à l indice du coût de la vie.
Développement des assurances sociales.
Réalisation des revendications des victimes de la guerre.
Revalorisation des pensions et rentes des mutilés du travail.
Reconnaissance des droits forestiers ues populations montagnardes*
Réalisation des revendications des petits distillateurs, des vignerons, des planteurs
de tabac et de houblon et des jardiniers.
Nous réclamons pour tes* jeunes soldats d’Alsace -Lorraine le droit de faire leur temps de service dans les garnisons régionales, sans être obligés à souscrire un engagement, qm entraîne une prolongation du service militaire.
Les « patriotes », les trafiquants des richesses nationales et les chefs socialistes
contre les travailleurs.
Tous les « bons patriotes », depuis les chefs socialistes décorés de la Légion d lionne^ jusqu'aux cléricaux autour du comte de Leusse et de de Wendel (aussi avec Légion 0 neurt se complaisent dans une indignation super-patriote pour combattre les communis qui luttent pour les revendications ci-dessus des masses ouvrières et paysannes.
Le patriotisme des de Wendel, de Leusse et Fachot, du « Comité ders forges »,
banquiers et autres trafiquants de moindre importance, s’évalue facilement en millions
lïn effet, le Comité des forges a réussi à se rendre maître de l’industrie lourde de la Moselle évaluée, en 1920, par une Commission interalliée d’ingénieurs, à 8 milliards de francs, pour la somme ridicule de 480 millions. La Chambre du Bloc national réduisit cette somme, en 1921, à 180 millions, payables seulement en 1940.
Le sénateur Helmer a ouvertement accusé le Procureur de la République, M. bachot, d’avoir détourné une somme de 2,5 millions de francs provenant des mines séquestrées de potasse du Haut-Rhin, en faveur d’un banquier de Nancy.
Le comte de Leusse a, pendant dix ans, fait imposer ses forêts comme terrains incultes et ainsi évité de payer des dizaines de milliers de francs.
Ni le front unique chauvin, tel qu’il s’est créé lors des élections municipales de Haguenau entre les socialistes, radicaux, démocrates et les cléricaux autour du comte de Leusse et des industriels de la localité, ni le dégonflage des chefs petits bourgeois comme Haegy et Weiss devant l’impérialisme français, ne peuvent faire dévier le Parti communiste de sa ligne
de conduite* *
Ces derniers faits démontrent clairement que le problème alsacien -lorrain est une
question de la lutte k classe contre classe », les travailleurs des villes et des champs contre les industriels et les banquiers et que seul le Parti communiste a mené cette lutte sans hésitation et sans faiblesse,
C!est pourquoi nous invitons les ouvriers, les paysans et tous les opprimés à se grouper dans la bataille électorale autour du Bloc ouvrier et paysan pour défendre leurs revendications et à adhérer au Parti communiste et à la C. G, T. V. pour en soutenir la réalisation par la lutte en dehors du Parlement*
Vive le Bloc ouvrier et paysan !
Vive le Parti communiste I Vive la G. G* T* U* 1
Jean -Pierre MGURER Secrétaire du Syndicat*
Circonscription de WISSEMBOURG-
M, WEYDMANN
Elu au deuxième tour de scrutin, — 7,041 voix*
Voir le manifeste électoral de PUnion nationale du Bas-Rhin ci-dessus.