‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 225 sur 336 · M* MASS IM I · texte numérisé non relu

M* MASS IM I

Citoyen ,

La consultation nationale qui s'ouvre est une heure grave pour notre pays; et c’est parce que nous en avons compris toute l’importance que nous présentons à vos libres sufTra ge& le citoyen

Paul MÀSSIMI

Industriel. — Délégué cantonal. — Ancien combattant

Républicain démocrate et sincère, possédant tout à la fois une haute compétence et une indiscutable valeur.

Enfant de notre quartier, élevé au milieu de nous, fils d"un cheminot, fier de ses origines de travailleur, il connaît nos besoins pour les avoir vécus, et, nous ne craignons pas d’ajouter que nos intérêts étant les siens, il les défendra avec toute la vigueur, l’énergie et

ia ténacité que lui garantissent vingt-deux années de labeur commercial ininterrompu et de collaboration ouvrière*

C’est sous les aupices du Parti radical et . radical-socialiste, qui s'honore d’avoir apporté, aux heures tragiques dta juillet. 1926, son appui loyal à l'œuvre de redressement financier et économique de la France, que le citoyen Paul Massimi se présente devant lexorps électoral en affirmant, avec fierté, que notre Parti demeure aujourd’hui ce qu’il était hier, un parti d’ordre, de justice, de réalisations et de bonne foi*

Le Parti radical et radical-socialiste se doit de protester contre les insinuations tendant à le représenter comme un parti ayant déçu les électeurs de 1924.

Les véritables « défaillants » sont ceux qui, fuyant les responsabilités de pouvoir,. et qui, malgré les objurgations qui leur étaient faites de tenir l’engagement solennel qu'ils avaient pris en mettant leur main dans la nôtre, ont crû préférable de se réfugier derrière le paravent protecteur de la politique de soolien*

Seul, le Parti* radical-socialiste a eu, le cornage de faire face, non par des paroles mais par des actes, aux difficultés accumulées par la guerre eL quatre années de. politique incohérente.

Seul, le Parti radical-socialiste a affronté là bataille du devoir civique.

Les électeurs qui, le 11 mai 1924, ont voté pour le Cartel sauront stigmatiser l’altitude coupable des dirigeants chu Parti socialiste, et ils ne manqueront pas, par leur vote du 22 avril, de rendre hommage au courage et à l'abnégation du Parti radical et radicalsocialiste.

C’est donc dans un sentiment de confiance absolue que nous soumettons aux électeurs de la 9e circonscription, les grandes lignes du programme d'action politique etfsocïalédu Parti, avec la conviction profonde, qu’en défendant ce programme, notre candidat servira, en même temps, les intérêts du pays, de la République, de la démocratie et\ par la Société des Nations, ceux de l?h amanite.

Le Parti radical et radical-socialiste est un parti essentiellement républicain*

Adversaire de toutes dictatures, qu'elles soient celles d’un homme, d’une classe ou de puissances économiques, il défendra le régime démocratique qu'il a contribué à établir dans le pays.

Aussi éloigné du fascisme que ctu communisme, il répons sériés conceptions dangereuses qui tendent à placer l’Etat sous là> dépendance d'une féodalité économique ou financière.

El il proposa au pays un programme précis et sans équivoque de liberté, de solidarité, de progrès et de paix.

PhnOTÏAWMEi Politique* fbmiicmre .

Le Parti radical-socialiste est convaincu que l'œuvre de redressement financier ne peut être menée à bien que dans le cadre d’un système fiscal fondé sur la justice*

Il est convaincu aussi que lës dettes de guerre dbivent faire l’objet d’un nouvel' exanven, qui tiendra réellement compté dès lourds sacrifices que s’est imposé notre pays pour sauver les libertés et la civilisation du monde.

Nous inscrivons dans notre programme les réformes suivantes :

Abaisser le taux des impôts de consommation* — Assurer, dans les cédules, un abattement à la base* — Frapper d’un taux différent les revenus du capital et ceux du travail, — Porter de 7.000 à! 12*000 rabattement à la base de l’impôt sur les salaires* — Instituer une progression réelle qui adapte l'impôt aux facultés de chacun* — Réprimer énergiquement la fraudé fiscale* — A l’impôt sur le chiffre d’affaires substituer là taxe k la production. Alléger, par un meilleur a m en agrément^ , les charges fiscales dès commerçants et industriels, — Codifier les Ibis et règlements fiscaux*

R eco nstit ntion éco nom îq ne

Si équitable qu'en soi! la répartition, la charge des impôts sera encore trop lourde si k richesse générale n'a pas été accrue. Pour être durable, notre relèvement financier exige que le pays soit prospère.

Il faut donc :

Procéder à la stabilisation monétaire, — Réorganiser les forces économiques. — Augmenter la production nationale. — Exploiter méthodiquement nos richesses coloniales. — Donner au Conseil économique un statut et un rôle, — Sauvegarder f indépendance de l’Etat en face des grandes formations d’intérêts. — Défendre les monopoles d’Etat en les réorganisant, — Remanier la loi sur la propriété commerciale en y incorporant les justes revendications indiquées par les groupes et syndicats de défense commerciale.

Ré formes socia les.

À 1 heure actuelle où tant de citoyens sont accablés par les difficultés économiques, par 1 augmentation des impôts3 par la vie chère, où ils se sentent dominés par des forces obscures et injustes, la propagande des partis extrêmes trouvent un aliment favorable dans les défaillances passagères qu'elle sait exploiter.

Jamais plus que maintenant notre Parti n'a tenu à proclamer qu'en dehors de révolution démocratique il n'est pas de progrès durable.

Nous voulons être près du peuple, non pas avec des formules et des promesses, maïs avec des actes.

Nous voulons notamment :

Maintenir la loi de huit heures. — Perfectionner la loi sur les assurances sociales dans le cadre de la mutualité et de la G, G, T., avec création d'une assurance chômage élargie. — Gréer une politique nationale du logement pour conjurer la crise et chasser le spectre du taudis. — Augmenter les crédits en faveur des vieillards, familles nombreuses, femmes en couches, allocations aux m è r espp roi eoti o n des enfants du premier âge, assistance maternelle et de la natalité, — Exécuter; enfin, au profit des anciens combattants, victimes de la guerre, veuves, ascendants et descendants^ les solennels engagements pris par le Gouvernements de defense nationale. ■-*** Assimiler les mutilés du travail aux mutilés de la guerre. — Instituer un minimum de salaire et dun sursalaire familial obligatoire. — Réaliser la péréquation des retraites, — Obtenir au profit des cheminots le respect des droits acquits. — Obtenir l'organisation légale de congés obligatoires et payés, — Ratifier toutes les conventions internationales du travail, — - Défense des libertés svndieaïtfè en accord avec la G, G, T.

Polit iq u e in lêr ica re .

Partisan de la liberté de conscience et attaché à la laïcité effective de l’Etat, le Parti

radical-socialiste ne tolérera pas qne Ion porte atteinte aux lois fondamentales de la Repubhquc.

Défenseur de l'école laïque, il entend la consolider, rendre effective l'obligation scoaueT développer 1 enseignement post-scolaire et ouvrir, avec la création de l'école unique, tech^ CeUX m^tenD l’accès, gratuit aux enseignements secondaire, supérieur et

Dans r ordre mililaire, le Parti radical-socialiste se prononce en faveur de la loi d'un

e la réduction de la durée du service par un meilleur amenagement de l'armée.

Convaincu de la nécessité d'accorder toutes les garanties efficaces de justice, le Parti radical-socialiste se prononce en faveur de la suppression des conseils de guerre et de la révision et modification des lois scélérates, dans ce quelles ont d’excessif contre la liberté.

P o lit iq u e in te mal io n ale,

La dernière législature aura été marquée par deux événements d’une importance décb aire :

r L’exécution du plan Dawes qui, par une heureuse solution du problème des réparations, a fait rentrer dix milliards dans les caisses du Trésor du 1er septembre 1924 au 1er septembre 1927 ;

2* Les accords de Locarno préfacées par le protocole de Genève ont marqué les prémisses de la paix dans le monde.

L’œuvre de demain sera : de régler les conflits entre nations par une procédure pacifique sous l'égide de la Société des Nations; de réaliser la formule arbitrage, sécurité, désarmement ; de créer entre les peuples, par 1 organisation internationale du travail, delà production et de la consommation mondiales, ce rapprochement des esprits et des cœurs si ardemment désiré.

10e circonscription de LYON.

M. PE1SSEL

Elu au premier tour de scrutin. — 13 ,294 voix.

Mes chers Concitoyens,

Les délégués des 69 communes des cinq cantons formant la 10° circonscription du Rhône, parmi lesquels on comptait 3 conseillers généraux, 4 conseillers d’arrondissement, 14S maires, adjoints ou conseillers municipaux, m’ont fait le grand honneur de me désigner comme candidat de l’Union des comités républicains à l’élection législative du 22 avril

prochain.

Je sens tout )e poids delà lourde charge qui m'incombe en évoquant ceux qui furent mes prédécesseurs : Edouard Aynard, l’éminent libéral, mort à la tribune de la Chambre des Députés, et mon ami, Pierre Pays, maire de Collonges-au-Mont-d’Or, dont la retraite

momentanée a, seule permis ma désignation.

Au cours de la campagne électorale, je me suis fait un impérieux devoir de me présenter à vous dans chacune de vos communes et de vos sections. J’ai tenu b ce que tous, vous connaissiez celui qui aura besoin de toute votre confiance pour vous représenter efficace-

nient à la Chambre des Députés. .

Les circonstances sont encore difficiles, la législature qui s’ouvrira le Ier jum ia-A

devra achever le relèvement de nos finances par une politique de sagesse et de bon sens, par l’équilibre du budget, l'amortissement de notre dette perpétuelle, l aménagemen e

notre dette flottante, le règlement des créances extérieures, l'assainissement de notre monnaie et ia simplification de notre fiscalité.

Cette tâche énorme qui, à elle seule, est un programme de travail, exigera du prochain Parlement une union et une discipline mise au service d'une méthode de travail sévère.

La faillite lamentable du Cartel est présente à toutes les mémoires. Elle a prouvé que le relèvement de la France ne pouvait s’accomplir que par l’Union des républicains à l'exception seule de ceux qui, partisans déclarés ou alliés occultes des partis de révolution sociale et de guerre de classes, ne peuvent participer au relèvement du pays, désireux qu'ils sont de détruire Perdre social et de renverser la société actuelle,

II est inutile de récriminer sur un passé trop présent à votre souvenir et dont les douloureuses conséquences : augmentation du prix de Ja vie, dévalorisation de la monnaie, crises agricoles, commerciales et industrielles, sont encore supportées par vous.

C’est vers la venir que nous devons nous tourner 1 C'est pour réparer les erreurs commises que je demande vos suffrages, c’est pour continuer la politique suivie par le ministère Poincaré que je vous demande votre confiance.

Citoyens î

Mon passé de républicain sans compromission ni faiblesse, toujours fidèle à ses convictions libérales et sociales, vous est garant de mon avenir.

Je suis toujours resté attaché à mes opinions et quelles que fussent les fluctuations de la politique je nui pas varié.

Les événements ont prouvé que j'avais raison î

Il a fallu revenir à la politique que j'ai toujours défendue, politique d’Union entre tous les Français, respectueuse de toutes les convictions, attachée au progrès social, perpétuelle création, qui ne peut s’accomplir que dans l'ordre et la prospérité.

Profondément attache à la paix, dont j'apprécie comme ancien combattant et père de famille, le prix inestimable, je place mon espérance dans l'œuvre de la Société des Nations, laquelle, le progrès des idées aidant, doit devenir pour le monde civilisé une assurance contre le retour des horreurs de la guerre.

En attendant ce jour, il est indispensable que la France reste vigilante et forte. Notre démocratie est détentrice de la paix, elle doit préserver ce bien précieux et le sauvegarder.

La garantie que nous donne l’occupation de la rive gauche du Rhin, dernière valeur d’échange qui nous reste du traité de Versailles, ne doit pas être imprudemment abandonnée,

A la paix extérieure doit s'ajouter son complément naturel, la paix intérieure. Ce n’est point par une passagère victoire d'un parti sur un autre que nous obtiendrons la paix entre les Français de bonne volonté. G'est par un rapprochement loyal et sincère sous l'égide de la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.

C’est au nom de ces principes que je demande l'abrogation des lois d’exception qui interdisent de s'associer et d'enseigner à une catégorie de citoyens. Pas un républicain digne de ce nom ne peut refuser son appui a cette mesure d'équité, de justice et d’apaisement des esprits.

Politique de progrès social, d'union entre les républicains anti-collectivistes, de paix intérieure et extérieure, voici les idées essentielles du programme législatif que j’ai l’honneur de soumettre à votre approbation.

Si ce programme vous agrée, si ces idées vous paraissent bonnes et saines, réalisables et opportunes, je vous demande vos suffrages.

Citoyens !

On vous dira que je représente la réaction!

Ce mot vous a été trop souvent servi pour qu'il ne vous laisse pas sceptique I

La véritable réaction réside dans la politique qui a fait tripler le prix de la vie, avjiie

notre monnaie par 17 milliards d'inflation, la réduisant des neuf dixièmes de sa valeur et qurlt après deux ans de politique réparatrice, Ja laisse encore* à ce jour, à la moitié de sa valeur de 1-Ô24.

Voilà la réaction véritable, créatrice de misère et de ruines î

C’est contre celle-ci que je vous demande de voter.

C’est à Tu ni on de tous que je fais un pressant appel.

C'est à votre bon sens que je m'adresse.

Je ne doute pas de votre verdict.

Si vous m'envoyez au Parlement pour vous représenter, toute mon intelligence, mon énergie, ma volonté et mes facultés seront employées pour défendre vos intérêts, vous être utile et servir la France et la République que j'unis dans un même sentiment de filiale affection et d'absolu dévouement,

François PBÏSSEL

Ancien conseiller général du canton de Neu-illy-Btnv Saône.

Président de la Fédération républicaine du Rhàne,

Président d 'honneur de la Section cantonale des pupilles de la Nation.

Crois de Guerre,

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