‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 226 sur 336 · PRO G R A MM 1% LÉG35LATI F · texte numérisé non relu

PRO G R A MM 1% LÉG35LATI F

Po liiiq u0 in ièrie u re ,

Républicain de cœur et de raison, je veux que la République soit P ex press ion de la Nation, la chose de tous, accueillante et libérale pour tous les citoyens.

Il faut donner k l’État, seul interprète de l'intérêt général, l'autorité nécessaire pour le placer au-dessus des intérêts particuliers,

La paix entre les citoyens doit être assurée par une large tolérance mutuelle dont 1 exemple doit être donné par une administration au service de la Nation et non des partis politiques.

Pour faire cesser la lutte religieuse qui divise le pays, je . demande au nom do la iibecMi 1 abrogation des lois d exception qui privent des citoyens du droit de s’associer et A’èJV soigner. Partisan de la liberté d’enseignement, je demande la liberté d'enseigner, ces de ux libertés sont solidaires, Tune .ne peut cire si l’autre n'existe pas.

Po ! il iq ue fa milia le e t la na la liié ,

Il faut pratiquer une politique de îa natalité et délia famille* En combattant les -théories dangereuses contraires à la natalité.

En accordant des avantages matériels à la famille nombreuse dans .l'ordre fiscal par des exonérations, des facilités d’instruction, des primes à la natalité, des sursalaires familiaux et par 1 application généreuse de toutes les lois existantes eo faveur des mères et des enfants.

En pratiquant une fiscalité successorale facilitant la transmission de l'héritage en ligne directe.

En s'opposant aux lois facilitant la désorganisation de la famille,

No 3814

Po Hlîq u e $ oc ià le .

La République sera sociale ou désordonnée.

Un programme social doit être non point un assemblage de formules, mais un plan de réalisations.

Je veux, par une législation approfondie, donner au travailleur la possibilité de vivre honorablement du fruit de son travail, de pouvoir nourrir et instruire ses enfants, permettre à sa femme de garder son foyer. Lui donner, par l'application de la loi gur les . Assurances sociales, la sécurité de Ta venir en le protégeant contre les risques de la vie, maladies, infirmités, chômage, en lui permettant, étant âgé, de terminer son existence au milieu des siens, sans être une charge pour eux.

Je désire développer la maison fajni-Hiale. par une large application de la loi sur les habitations a bon marché.

Social au sens français du mol, je suis par réflexion et après étude de tous les systèmes, contre la socialisme, car celui-ci est créateur de Y. irresponsabilité collective, négateur de l’initiative privée et ne peut que faire rétrogadcr le progrès social et diminuer les libertés pub iques.

Politique agricole*

L’agriculture, dont la prospérité est indispensable à celle de 3a Nation, doit être soutenue par une politique agraire appropriée.

Elle doit protéger le fruit du travail de l'agriculteur par une législation douanière comparable à celle dont bénéficie l'industrie.

Elle doit favoriser P écoulement et la répartition des produits par des facilités de transports, L organisation de marchés centralisateurs, la diminution des tarifs de chemins de fer pour les produits de consommation courante.

Elle doit organiser la production et la développer par rétablissement de champs d’expériences pour les cultures de céréales et de fruits, si prospères dans notre région.

Elle doit permettre à l'agriculteur de se procurer aux meilleurs conditions les engrais nécessaires à ses cultures, les semences sélectionnées, ceci en collaboration avec les organismes agricoles.

Elle doit développer le Crédit agricole et retenir la jeunesse à la terre par une éducation orientée dès l’école primaire vers l'amour du sol et de sa culture par la création d'un corps d1 instituteurs ruraux, retenus dans nos villages par des possibilités d’avancement sur place.

11 faut rendre 3a vîe a nos campagnes et donner le confortable et la joie dans les foyers par 1 achèvement de l'électrification de nos bourgs et hameaux, donnant à tous la lumière et permettant la renaissance des petites industries locales et du travail à domicile.

Cette politique doit aussi défendre l’agriculteur contre une fiscalité traeassière et paperassière.

Politique extérieure et coloniale.

La France doit pratiquer, comme elle ira cessé de le faire, une politique de paix dans b respect des traités et par l'entente étroite avec nos alliés de la guerre et des Nations nées du Traité de Paix.

Lidéfectibl ornent attachée à l'œuvre de Genève, la France pacifique doit employer tout îûn f^nie à développer cette œuvre, mais ne doit pas, par une poli Li que d’abandon, comproniettre sa sécurité et elle doit conserver son dernier gage : l'occupation de la rive gauche du

Rhin, dont l’évacuation permettrait à l’Allemagne, telle qu’elle est, de déchirer sans le traifé de Versailles et de troubler à nouveau la paix du monde,

La France, fière de son œuvre coloniale, faite de pacification et de civilisation d ■ pratiquer avec ses colonies une politique d’intime collaboration ayant pour but d’au- ’ , * entre la mère patrie et celles-ci les échanges de produits et permettre l'sméaa^ZlvJ leurs richesses naturelles. ® en^ “e

Politique fiscale.

Poursuivre Pœ uvre d assainissement financier.

Aménager notre fiscalité, actuellement chaotique et dispersée, afin d’encouraeer 1, création de richesses nouvelles, la constitution de l'épargne et la facilité des échanges Diminuer le taux excessif des impôts comme la taxe sur les mutations, sur des valeurs mobilières, ïa taxe sur le chiffre d’affaires.

Développer le principe du forfait, permettant à l’Etat d établir des prévisions plus cer aines et aux contribuables de se dégager d’un contrôle pénible et inquiétant, en un mot

traiter le contribuable comme un collaborateur de l'Etat et non comme un fraudeur et mi suspect.

Pour les victimes de la guerre .

Parmi toutes les créances de l’Etat, la plus sacrée est celle des victimes de la guerremutilés, malades, veuves, ascendants, orphelins et anciens combattants.

La France ne doit pas oublier que ce sont des créanciers et non des assistés Je m engage de défendre leurs justes droits en faisant appliquer avec largeur dWil h loi des pensions et celle des Pupilles de la Nation. b F

six "irrr Ia. C,0n,ÜmWLiOn. dU payement de la Pension aux ™ves mères de famille, 1 ;F. 13 m°rt df !eU1' raan Pensionné, le règlement de la situation de cette veuve

de\ant obligatoirement etre régularisée après cette date

Améliorer io sort des tuberculeux, des gazés, des trépanés et des nerveux

j: estï retrail d“ pe“ions ““rdé” 1 uire pr°™°ir" ™ *

VeüW à c, qu'aucune réforme monétaire pui,>e avoir pour oon«équence d„ pensions a un taux inferieur a celui fixé par la loi de 1919.

F. PEISSEL

Ancien conseiller général du canton de NeuviHe-ssr- Saine, Président de la Fédération républicaine du Rhùne.

11e circonscription de LYON.

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