‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 235 sur 336 · M. THOMAS · texte numérisé non relu

M. THOMAS

Elu au deuxieme tour de scrutin. — 8.315 voix.

Citoyens,

Le Parti socialiste m'a confié la lourde tâche d'être candidat aux élections législatives de 1928 dans la deuxieme circonscription de Chalon-sur-Saône, J’ai accepter de mener la lutte pour l’idéal que j’ai toujours défendu depuis que j’ai T âge de militer.

On a dit, il est vrai, que pour représenter cette circonscription en majorité agricole, il fallait un agriculteur.

Mais, fils de cultivateur, ayant travaillé avec mon père, je prétends connaître les questions agricoles et la peine de celui qui est penché sur sa terre, autant que certains qui dirigent d’importantes exploitations et surveillent leurs ouvriers.

D’ailleurs, au Parlement, il ne s'agira pas dé tenir les mancherons d’une charrue, mais dé comprendre les véritables intérêts des travailleurs des champs où de Tagine, des petits propriétaires, et de pouvoir les défendre.

Je crois avoir le droit de dire que dans les postes que j’ai déjà occupés : premier adjoint faisant fonctions de maire à Chalon-sur-Saône, conseiller générai du canton de Chalon-Sud, j’ai montré que j’avais la volonté de m’occuper de la tâche qui m’incombait.

Tel j’étais en 1924 quand je luttais, sans être candidat, contre le Bloc national, tel je suis aujourd'hui, demandant toujours les mêmes mesures de justice fiscale et sociale. Je no suis pas de ceux « qui mettent leurs idées politiques dans leurs poches ». Mes convictions sont plus sincères et plus profondément ancrées.

Je pense que seul le Socialisme a le courage de se dresser contre les exploiteurs et les spéculateurs, peut défendre et libérer le cultivateur, le petit propriétaire et les ouvriers de toutes catégories.

Citoyens,

Tout le mondé est républicain aujourd’hui, disait un dé mes adversaires, et c’est exact* Tou a les candidats se présenteront dèvailt vous avec cette étiquette.

Mais il s'agit de savoir si Ton est avec ceux qui capitulent devant les puissances d'argent qui diminuent de 50 0/0 les impôts payés par les revenus de 3 millions, et font peser tout le poids des charges fiscales sur les ouvriers, les cultivateurs, les petits propriétaires si l'on est en un mot avec l'Union nationale.

Ou bien si 1 on est décidé à lutter contre les banquiers et les financiers qui font des affaires sur notre dos. Si 1 on est décidé à imposer les grosses fortunes pour dégrever les petits.

Cette deuxième attitude est celle du Socialisme, c’est la mienne.

Donc, si vous venez k notre beau Parti qu éclairait la noble figure de Jaurès, vous me donnerez Je mandat de lutter sans défaillance pour que les gros capitalistes soient imposée comme il se doit, et pour établir plus de justice dans une République sociale.

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