J.-M. THOMAS
Conseiller général de Clialon-Sud.
lrû circonscription de CHAROLLES.
M. RO U ISS OU D
Cédant aux sollicitations de mes amis, je suis candidat aux élections législatives du 22 avril prochain, dans la première circonscription de Charolles.
Enfant du pays et républicain de vieille souche, j'ai accepté, avec Je seul désir de travailler de toutes mes forcer au relèvement de la France, à l'assainissement de ses finances, au maintien de la paix à l’extérieur eL à l'intérieur, en collaboration avec fous les républicains d'ordre qui placent au-dessus de tout l'intérêt national
Trêve des luttes politiques stériles qui n'engendrent que la haine [ L’eiTort tout entier doit tendre à développer, à intensifier notre production, à aménager des économies judicieuses, h diminuer les chargées que la guerre et ses conséquences ont accumulées et à les répartir entre les citoyens avec le maximum de justice.
Ancien combattant, je suis partisan plus que quiconque de la paix: aucun moyenne doit être négligé pour 1 assurer. Je hais la guerre comme tous ceux qui savent ce que c'est. Mais il écoutons pas ceux qui, sous prétexte de paix internationale, préparent la guerre civile.
Le sei ^ ice militaire, bientôt réduit à une annép doit être facilement accepté ; c’est, en effet, une charge nécessaire tant que les peuples civilisés n'auront pas pris rengagement formel de s’unir et de mettre en commun tous leurs moyens contre un agresseur éventuel
L’école laïque est une généreuse institution de la République ; elle a permis do développer I instruction en la rendant obligatoire. Mais pour qu'elle puisse produire tous les fruits qu ou est en droit d en attendre, elle doit être d’une neutralité absolue ; la liberté de pensée doit appartenir a tous les citoyens et les droits du père de famille à faire donnera scs enfants l'instruction de son choix, doivent être respectés.
Ïj6 24 juillet 1926, au moment où, sous la pression des événements, s’est constitué le Gouvernement d Union nationale, que réclamaient depuis longtemps les républicains d'ordre, la situation était sombre, les caisses du Trésor étaient vides. Pour éviter la faillite, il a fallu
1 con fiance. Ces t alors que Tunion s'est rédlisëe sous l’égide de M. Poincaré, qui a accepté la lourde tâche de sauver le pays,
11 a fallu aussi de la part clc chacun un effort considérable pour admettre les impôts élevés rendus nécessaires par les fautes qui avaient éLé commises.
Depuis lors, une énorme amélioration s1 est produite ; le travail dans l'union a fait ses preuves. Ne commettons pas la faute de tenter d'un autre remède! Mais des économies sévères s'imposent et pas seulement sur le papier. II faut que la nouvelle législature en ait la ferme volonté et sache l’imposer. Il ne faut plus de finances gaspillées par la surenchère démagogique. Là est seulement le salut, dans la collaboration loyalement consentie et sans arrière-pensée de tous ceux qui veulent et savent travailler dans l’économie.
Une erreur nous ramènerait bien vite à la situation de juillet 1926 et aucun effort ne pourrait plus nous sauver, à la grande satisfaction des partis de désordre, car notre pauvre pays deviendrait une proie facile pour la révolution.
Sî, au contraire, nous continuons à agir unis, donnant à un Gouvernement soutenu par une majorité républicaine solide, les moyens d'action nécessaires, les impôts diminueront bien vite, allégeant les charges qui pèsent sur le commerce et l’industrie.
Le relèvement financier facilitera la mise au point des lois sociales connues pour procurer aux humbles une situation meilleure en recherchant une justice toujours plus grande.
Dans ce domaine, il y a encore beaucoup à faire ; la situation des ouvriers vis-à-vis des employeurs devra faire l'objet d’une- réglementation équitable pour les deux parties. Sans aller jusqu'à l'association qui est une utopie dangereuse, on peut, par une collaboration confiante, par une juste participation des patrons et en développant l'esprit d'économie et de prévoyance, arriver à améliorer le sort des ouvriers.
Par des crédits judicieux, on doit accroître le nombre des bourses d'enseignement, pour permettre à tous ceux dont l'intelligence n’est pas secondée par la fortune, d'arriver aux situations auxquelles ils peuvent prétendre et d'augmenter ainsi les élites de la Nation.
Il faut donner aux campagnes le bien-être et le confort hn aidant a moderniser les exploitations et en établissant une politique des engrais, on permettra d'obtenir un rendement supérieur. On doit favoriser le plus largement possible l' électrification rurale, développer le crédit agricole et les syndicats, chercher, enfin, par des traités et par l’établissement de tarifs douaniers bien étudiés à favoriser l'écoulement des produits de notre sol.
Mais il faut éviter d’opposer les habitants des villes h ceux des campagnes, lous travaillent pour une même fin : la grandeur de la France.
Pour conserver nos libertés, nous avons à lutter contre les partis extrêmes qui tendent vers la révolution et la dictature que nous réprouvons au même titre.
Nous devons aussi lutter contre nous-mêmes pour acquérir la patience nécessaire et donner l'effort indispensable pour nous amener à la nouvelle victoire, et permettre à nos finances de s'assainir, à notre monnaie de se stabiliser définitivement, aux ailaires de reprendre leur essor pour le bien général.
Tels sont les principes que je défendrai, si vous m'honorez de ,ros suffrages.
Vive la République démocratique î
Charles BOU1SSOUD
Chevalier de la Légion d’honneur. — Croix de guerre.
Maire de Charelles. — Conseiller général.
Président do la Société d’agriculture de ranondisaeincnt de CharoKea.
Président du Syndicat agricole, de la Fédération des syndicats et de la^Caisse de Crédit agricole.
Candidat républicain démocratique.
2’ cirtansetfptioa dé CHàROLLES