SAVOIE
Circonscription d’ ALBERTVILLE— MOUTIERS .
M* Antoine 150 R RE L
Elu au deuxième tour de scrutin* — B. 050 voix*
Aît# électeurs.
Mes chers Concitoyens,
Je viens vous demander de renouveler pour la sixième fois mon mandat de député P Voici clix-neuf ans que jTai le grand honneur de représenter la Savoie à la Chambre, dix-neuf ans au cours desquels voire confiance m’a accompagné sans interruption. Sans interruption également, je me suis eiforcé de la justifier.
Il s est ainsi établi entre nous des liens réciproques de cordiale sympathie et même (T affection, dont je suis fier, et que je suis heureux d’avoir vu se resserrer chaque fois que je faisais appel à vos suffrages* D'année en année, vous me connaissiez mieux ; d’année en année, je me sentais davantage en communion d’idées et de sentiments avec vous. Aujourd'hui, et depuis longtemps déjà sans doute, les électeurs d’Albert ville -Mou tiers n ignorent rien de leur député, et celui-ci, de son côté, ne croit plus avoir grand’chose à apprendre des tendances, dus aspirations et des besoins de ses électeurs*
Je puis donc me permettre de vous considérer comme des amis et de vous exposer mon programme en toute simplicité ainsi que j’ai Thabitudc de le iaire dans mes réunions* Comme cependant vous ne pouvez tous être présents et que vous avez le droit de connaître quel a été mon rôle durant la législature dernière, je vous ai adressé mon compte-rendu de mandat écrit ; ceci fait il me reste à vous indiquer ce que je ferai si vous m’envoyez de nouveau siéger à la Chambre*
Ce que je 'ferai ? Je con tinuerai ! * . . La ligne de conduite que je m’étais tracée au début de ma carrière parlementaire, je lVi suivie sans jamais m’en écarter* Je m’y maintiendrai, C e^Là-dire que je continuerai à poursuivre damélioràtion du sort des travailleurs, que je 'persisterai à réclamer plus de justice sociale, que je ferai tous mes efforts pour faciliter la tache du cultivateur, de l’ouvrier, de LinduStriel, du commerçant de manière à ce que toutes les activités se rejoignent pour assurer à chacun des conditions d'existence meilleures, au lieu de s'opposer en des antagonismes stériles et onéreux.
Je continuerai à me dépenser sans compter en faveur de notre Savoie, que je voudrais voir toujours plus prospère, mieux aménagée pour ses habitants et pour ses hôtes, mieux connue, plus visitée, plus rationnellement mise en valeur*
Je continuerai à travailler pour assurer aux pays la paix et la sécurité, conditions indas-
pensables du progrès social cL du labeur fructueux dans tous les domaines de l’arf' v Intellectuelle et matérielle où la place de la France est marquée au premier rang. *V'
Principes politiques :
Je continuerai, sans rien abdiquer des principes politiques auxquels je me suis tourna conformé, qui ne cessent de guider mes actions et qui vous sont, d’ailleurs, familiers Si :™ imposé à quelques-unes de mes idées la révision qu’appelle toute expérience un peu wf je n ai fait ainsi qu’obéir aux exigences, parfois rigoureuses, d’une raison avertie dene transiger devant la sentimentalité. Mais la même raison m’a toujours enseigné la fidélité? plus absolue aux lignes directrices de ma vie dans le cadre de la pure doctrine républicain," Lne République forte, maintenant la paix dans la dignité ■ tolérante à l’égard de toute es manifestations de la pensée, mais aussi éloignée de persécuter ses adversaires nue * aisser voir une faiblesse capable d’tngemirer le désordre ; respectueuse des convictiors religieuses de chacun et garantissant aux citoyens le droit de pratiquer tous les cultes ou de n en pratiquer aucun, sous la seule condition de ne porter nulle atteinte à la liberté d’autnimaintenant fermement, par conséquent, les conquêtes laïques qui sont la plus sûre garantie de cette liberté; une République absolument consciente de son devoir social et n'hésitant pas à le remplir, sous quelque forme qu’il se présente : justice, instruction publique assistance, hygiène, administration générale, tel est le régime auquel je n’ai jamais cessé dè me sentir attacha par toutes les fibres de mon cœur et à la réalisation complète duquel je n ai cessé de m'efforcer en contribuant dans toute la mesure de mes moyens au perfectioil nement continuel de nos inst.il niions,
A Üi Lu de personnelle :
Ajouterai -je qu’à aucun moment il ne m’est venu à la pensée d’utiliser la moindre parcelle de l’autorité personnelle inhérente âmes fonctions pour assouvir quelque vengeance ou satisfaire un intérêt électoral ? Vous pouvez l’attester, car vous n’ignorez pas — toute ma vie Publique en témoigne — comment je comprends, comment j’interprète et commenté remplis le premier devoir des élus du suffrage universel : se consacrer tout entiers à leur tache de représentant du peuple.
Tout mon temps, toute mon activité, je les ai consacrés uniquement à m’acquitter de ma mission, à bien servir mes mandants, sur Je plan des intérêts individuels et locaux aussi bien que sur îe plan des intérêts généraux du pays*
Je continuerai, si vous m’en jugez digne, à travailler selon cette règle. A mon effort
d hier et d’aujourd’hui succédera mon effort de demain, toujours aussi désintéressé, toujours aussi dévoué. J
Je vais vous indiquer maintenant dans quel sens je me propose d’agir, en envisageant succinctement les grands problèmes qui vous préoccupent a juste titre,
La situation financière ;
. rj^11 * Cf”e ^ °US * ej1£P0S^ en vous rendant compte de mon mandat, j’ai soutenu ? ' olnCaré dam 8011 œuvre de redressement financier. Cette œuvre n’est pas terminée, et ü est indispensable de la poursuivre jusqu’à ce que la France ait définitivement restauré sa nation. ILns cet oïdie d idées, j estime qu il conviendra de réaliser la stabilisation légale < u i-anc, aussitôt assurées les précautions nécessaires pour réduire au minimum les inconvénients transitoires de cette mesure en ce qui concerne le régime des échanges, l’équilibre economique du pays et l’équilibre du budget.
Mesures financières :
Je ne saurais, à cet égard, oublier que notre régime d’impôts, tel qu’il se présente ac (Tellement, appelle de graves critiques : il doit être profondément remanié en'parlautdo
principe que les taxes de consommai ion sur les produits et denrées nécessaires à l’existence sûnt condamnées à disparaître* Certes, ïa justice fiscale absolue est difficile à réaliser, mais on ne saurait s’arrêter devant les difficultés d’une tâche quand elle est nécessaire, et cette législature devra se consacrer aux questions fiscales et à leur solution dans le sens le plus démocratique, tout le soin qu’elles requièrent, afin de diminuer le si lourd fardeau qui pèse sur les contribuables les plus modestes.
Politique internationale :
J’ai relaté, au compte rendu de mon mandat, les efforts accomplis par le Gouvernement avec fappui des partis de gauche pour faire régner ia paix dans le monde et obtenir le règlement juridique de tous les conflits internationaux* L'œuvre réalisée dans ce sens par \x Société dos Nations est déjà considérable* J’estime qu’il est nécessaire d’en poursuivre sms relâche inachèvement* La posiLion que la France a prise à l'egard de ces problèmes lui fait un devoir de continuel: à diriger les peuples vers Père de paix et de justice universelles ûà l’humanité s ?ra délivrée de l’abominable fléau qu’est la guerre*
Questions militaires :
Héla^ ! pendant que tous les peuples ne sont pas encore convaincus de la cruelle vanité des conflits armés, un peuple ne peut travailler que si sa sécurité est assurée par une organisation de défense nationale capable de faire face à tous les hasards et à toutes les nécessités, tout en n’imposant aux citoyens que des obligations personnelles aussi réduites que possible.
Ces considérations ont guidé le Gouvernement et le Parlement dans l’étude, îa discussion eL le vote des nouvelles lois militaires. Nous allons voir, dès f année prochaine, le service d’un an* Douze mois, c’est encore beaucoup. Il faudra arriver à diminuer davantage le temps du service actif, et ce sera possible au? fur et à mesure que le développement des moyens techniques réduira la durée de T apprentissage indispensable et simplifiera les opérations de mobilisation.
li y aura aussi lieu de poursuivre la suppression des conseils de guerre en temps de paix, suppression qui n’a pu être réalisée au cours de la dernière législature et que je persiste à considérer comme absolument nécessaire pour scs conséquences pratiques aussi bien que pour sa portée moral e*
Assurances sociales :
Le monde agricole manifeste quelques appréhensions à l’égard de la loi sur les assurances sociales, votée dernièrement par la Chambre. Je ne méconnais pas que les conditions spéciales du travail de la terre appellent, pour la population paysanne, un aménagement spécial de la loi* Je travaillerai à préparer et à faire voter les dispositions nécessaires pour qae les travailleurs des champs puissent bénéficier plus facilement, avec un minimum de formalités et sous le régime de modalités appropriées, des mêmes avantages que les autres catégories de travailleurs.
L’école unique :
Je voterai les mesures tendant à réaliser l’école unique afin de permettre aux enfants de la Nation d’accéder à renseignement secondaire et supérieur s’ils sont travailleurs et intelligents, mais à la gratuité projetée de ces deux ordres d’enseignement, il faudra que ne soient point à 3a charge des parents pauvres les frais d’internat dans les lycées, ni les frais Je séjour dans les villes de Facultés*
Pour les victimes de la guerre :
Le pays a contracté envers les anciens combattants et les victimes de la guerre une Jette sacrée. C’est avec une pitié fervente que le Parlement devra toujours s’occuper de&
mutilés et dés blessés, des veuves et des pupilles de la N Alton et, d’une manière général de tous les anciens combattants Je bous cri s de tout cœur aux suggestions formulées par 1er Etats généraux de k France meurtrie, réunis à Versailles, et ne négligerai rien pour obtenir l'application de la charte qui a reçu l'approbation des anciens combattants.
Questions agricoles :
Je me suis toujours intéressé aux questions de mutualité, de coopération, d'assurances agricoles qui exercent et exerceront de plus en plus une influence considérable sur les conditions de l'existence dans les campagnes. Je m'efforcerai de faire apporter à la législation en vigueur toutes les améliorations nécessaires. Je suivrai de près le perfectionnement des institutions qui peuvent faciliter aux paysans ..l'accomplissement de leur tâche: crédit agrb cale, génie rural, institut des recherches agronomiques, service déjà main-d’œuvre^ etc. Ce sont des organismes jeunes eL travailleurs, qui ont déjà donné leur mesure et dont l'activité permet tous les espoirs.
La vie rurale peut et doit être améliorée sensiblement au point de vue matériel. Je continuerai mes efforts destinés à doter nos villages et hameaux de tons les éléments. capables d apporter plus de confort, d'agrément et de commodités ù leurs habitants : extension du téléphone, dêvefcppemeiU du cinéma et de la radiophonie ; plus de sécurité par le perfectionnement des services d'incendie ; plus de facilités do communication par la création de routes.
Commerce et industrie :
ce domaine, je demanderai L'amélioration de la Législation sur la propriété commerciale ; k transformation de la Laxe sur le chiffre d’affaires en mue taxe à la production ; un-e meilleure répartition des charges fiscales qui pèsent sur les commerçants et les industriels , une augmentation de I abattement à la base de 1 impôt sur les bénéfices commerciaux pour les petits commerçants ; des encouragements pour Parti sanut enfin je m’attacherai a défondre les petits et moyens commerçants et industriels contre les exagérations du fisc comme, contre les grandes organisations économiques et financières tout en cherchant à concilier les besoins du commerce et de l'industrie avec les droits, des consommateurs qu’il faut protéger contre la vie chère.
Autres réformes :
Je m’attacherai au vote des réformes administratives qui permettront de simplifier et de rationaliser les grands services nationaux, de la réforme judiciaire destinée à moderniser la procédure civile en la rendant plus accessible k tous et eu abrégeant ses délais; à la réforme du Code du travail, dans le sens cTnue réglementation libérale des rapports entre patrons et ouvriers, de façon à restreindre le risque des conflits sociaux ; au développement de ï enseignement technique et de I apprentissage ; à l'amélioration de la législation d'assistance ^ hygiene sociales^ spécialement dans son application à la population rurale /protection de la mère et de 1 enfant, organisation des soins médicaux dans les campagnes, crédits pour 1 habitation rurale, etc.) ; enfin je continuerai à travailler à la création de la région « Savoie » pour laquelle déjà, j ai rompu tant de lances à la tribune comme dans la presse.
Électeurs républicains I.
Depuis près de vingt ans, nous travaillons ensemble. Ensemble, nous avons lutté contre les partis de réaction quand il s agissait de maintenir et de sauvegarder les conquêtes de la Grande Révolution, la liberté. Pénalité, la fraternité. Ensemble, et de toute notre volonté, nous nous sommes efforcés de faire fructifier ces conquêtes, en développant et en appliquait les principes de solidarité, d' entraide, de soutien mutuel sans lesquels la démocratie ne
serait qu*une vaine formule. Mais notre tâche n'est pas finie, li nous faut défendre nos positions, durement gagnées ; ii nous faut travailler à les élargir sans cesse. Si vous croyez que je suis toujours digne de vous servir de guide, ensemble nous reprendrons, an lendemain du scrutin, l'oeuvre féconde dont je me ferai toujours honneur, et quoi qu'il arrive de rester l’artisan fidèle. Mon nom ne doit être pour vous qu’un symbole : celui de l'effort permanent et obstiné pour une République toujours plus belle, pour une Savoie toujours plus aimée*
Vive la Savoie I . Vive la République î
Antoine B O RR EL Député sortant.
Préaident du Conseil général de la Savoie,
Ancien Sou s 'Secrétaire d’État*
lfe circonscription de CHAMBÉRY,
M. CARRÜN
Elu au premier tour de scrutin, — 8.482 vois*
Mes chers Concitoyens,
Le Congrès des délégués républicains de l1 arrondissement de Chambéry “Nord, devant qui j'ai rendu compte de mon mandat le 4 mars dernier, m'a chargé de défendre le programme des partis de gauche au scrutin du 22 avril.
A l'heure où les puissances financières tentent de régenter l’Etat pour canaliser à leur profit les diverses branches de l'activité nationale, il n'est pas un citoyen qui puisse rester indifférent devant les solutions à donner aux questions qui résument les légitimes aspirations de la démocratie.
C’est pourquoi je viens vous exposer les idées que je me propose de défendre et vous demander de nf accorder l'appui de votre activité et de votre suffrage pour les faire triomplier contre les organisations aux titres les plus divers, derrière lesquelles se camouflent foutes les réactions.
La paix.
Apres la terrible épreuve que la plupart des pays de l’Europe viennent de traverser et qui a laissé la France victorieuse, mais appauvrie en hommes, ruinée dans ses finances et dévastée dans une notable partie de son territoire, qui oserait encore parler de guerre?
Tout le monde se déclare pacifiste :
Les uns préconisent encore la formule périmée i u Si tu veux la paix, préparé la guerre », qui n'a pas empêché l'immense conflagration ;
D'autres préconisent le désarmement intégral et immédiat qui laisserait le pays à la merci des nationalistes revanchards ;
D'autres enfin mettent leur confiance dans l'œuvre préparée par la Société des Nations. Je suis avec ces derniers qui pensent que le désarmement moral doit précéder Tautre désarmement; mais que, après avoir assuré la sécurité par des ententes, on doit cependant arriver à réduire l'armée formidable que nous entretenons, en noos donnant ainsi figure d'impérialistes et en faisant peser une charge formidable sur notre budget, La réduction des charges militaires, en restituant de jeunes énergies à l'industrie et à la terre, rendra disponibles d'importants crédits pour l'agriculture et les œuvres d'hygiène et de préservation sociales.
L’arbitrage obligatoire des conflits entre nations paraît enfin de nature à diminuer dans une large mesure les risques de conflagration.
La réforme de la fiscalité.
Un budget de dépenses de 42 milliards pèse sur le contribuable français.
Comment se répartit cette charge écrasante?
Sans vouloir entrer dans la discussion des chiffres, notons simplement que l’impôt sur le revenu rapporte a noire budget deux milliards et demi, alors que les impôts indirects et les taxes assimilées rapportent plus de douze milliards.
Seul l’impôt sur le revenu frappe les contribuables proportionnellement à leurs moyens.
Les autres, qui frappent également tous les consommateurs, c'est-à-dire sensiblement autant le pauvre que le riche, constituent une charge intolérable pour les classes laborieuses.
Il est indispensable de revenir h l'équitable formule que nous a léguée la Révolution de 80, qui veut que chacun contribue dans la mesure de ses ressources aux dépenses do l’Etat.
Pour cela, il faut remanier complètement noire système fiscal et effectuer une juste révision des bases de l’assiette clés impôts. (Révision des tarifs des impôts céduîaires et de l'impôt sur le revenu, dégrèvement à la base de k petite propriété rurale,)
Les réformes agraires,
L agriculture est la première des richesses de la France* Elle est un élément vital de son indépendance économique,
11 faut donc, par tous les moyens, chercher à enrayer la désertion des campagnes en favorisant les travailleurs du sol eL surtout en facilitant f accession à la petite propriété rurale. Notamment, il faut autoriser la Caisse nationale de crédit agricole à acquérir de grands domaines ruraux, à les aménager, à les lotir et les revendre ; à cet effet, il conviendra d augmenter la dotation des Caisses de crédit agricole.
Il tant développer dans nos campagnes la « vie rurale » par l'organisation et l'extension des syndicats en vue de 1 électrification, de l'ouverture de chemins d exploitation rurale, de 1 achat et de l'exploitation d'outillage mécanique, de l'amélioration et de la mise en valeur de terrains défectueux par l'achat d'engrais, semences et autres produits nécessaires à la culture ou à Fc levage. Pour cela, ii est nécessaire de subventionner plus largement les organisations syndicales et les groupements agricoles.
il tant enfin faire bénéficier les populations rurales des facilités do transports en commun et des distractions que la science moderne permet de mettre à leur disposition.
Les réformes sociales.
Le programme social de noire parti est connu ;
Lutte contre Y accaparement et la spéculation qui font la vie phere ;
1° Par la stabilisation monétaire ;
2° Par la participation des travailleurs à la gestion des grandes entreprises ;
3* Par le contrôle des grandes ententes industrielles etjdes établissements financiers
qui peuvent se dresser contre les intérêts de la collectivité ou des travailleur s.
Amélioration des conditions du travail :
1° Par la mise en vigueur de la loi sur les assurances sociales qui doit être complétée
par l1 assurance contre le chômage ;
2° Par le respect absolu de toutes les lois sociales existantes ;
3* Par Tinstitution d’une juridiction obligatoire des conflits du travail*
Utilisation des fonds syndicaux et économiques :
1° Par l'extension des attributions du Conseil national économique, qui devra examiner les projets de loi d'ordre économique et social en vue du développement harmonieux de la production agricole et industrielle ;
Par la coopération des syndicats et groupements professionnels pour l’étude et la réalisation de la réforme administrative.
Réforme de renseignement :
il faut permettre P accession de toutes les intelligences aux études supérieures, afin que l'élite, condition vitale d’une démocratie, ne soit plus recrutée, comme par une sorte de privilège, dans les classes riches que le sort souvent seul a favorisées.
La stabilisation*
Le franc papier a une valeur variable par rapport aux monnaies or, telles que le dollar et la livre sterling.
Cette situation ne peut être conservée sans porter un préjudice considérable aux intérêts de la production nationalet
Mais ia stabilisation est fonction de nombreux accords économiques! (meilleure répartition des matières premières, accords relatifs aux dettes do guerre, etc*) [qui ne peuvent se er que dans une politique de paix et de confiance internationale, c’est-à-dire avec une politique de gauche.
La laïcité*
La laïcité de l’Etat est une des conditions de ia République.
Le régime de liberté, le régime d'égalité ne peuvent se concevoir si l'emprise religieuse se manifeste sur l'Etat.
C’est pourquoi je suis fermement attaché au maintien intégral des lois de laïcité qui ^surent l’indépendance de l'Etat, et à chacun le droit de croire ou de ne pas croire. N'est pas républicain, celui qui n'affirme pas le caractère intangible des lois laïques.
Politique régionale*
Au point de vue régional et local, je pense que nous ne devons négliger aucun moyen de propagande ou d’aclion pour développer le tourisme, pour améliorer inorganisation et l'outillage de nos stations thermales, touristiques et climatiques*
Nous devons également nous préoccuper de faire pénétrer l'hygiène et la salubrité dans tous les milieux, tant par l'éducation que par les facilités materielles (adduction d’eaux, égouts, désinfection, visites médicales scolaires, etc.)*
Telles sont, mes chers Concitoyens, les diverses questions qui sollicitent notre attention et que je m'efforcerai de faire aboutir par mes votes, si vous me confirmez votre confiance* Vous savez que vous pouvez compter sur ma droiture et ma sincérité*
C’esi pourquoi j’invite tous les républicains à manifester sur mon nom, le 22 avril prochain, leur foi dans la Démocratie et leur attachement à la République*
Une fois de plus, par Tunion des républicains, la République triomphera dans cette circonscription des coalitions d'intérêts et do réaction*
Vive la Savoie I
Vive la République démocratique, laïque et sociale !