M. THIBAULT
Elu au deuxième tour de scrutin. — 6,256 voix.
Chers Concitoyens,
J ai la conviction que ma candidature ne doit surprendre aucun d’entre vous, vu que depuis l’âge de raison, j'ai vécu au milieu du commerce et de l’agriculture.
Le nouveau mode de vote me permet de venir personnellement solliciter vos suffrages et, en meme temps, vous affirmer que je suis toujours disposé à soutenir de plus en plus ¥ ordre, îa justice et la liberté.
Elu Conseiller général du canton de Gonlïe en 1919, réélu en 1922, avec une imposante majorité qui m’a toujours permis de suivre fidèlement mes idées politiques.
Je suis donc toujours le républicain indépendant, ennemi de la vilaine politique des sectaires, de l'esprit féodal de l'Action française, en un mot, de tous les éléments de désordre, de prends 1 engagement de ne me désister pour aucun candidat en cas de ballotage*
Je respecte la liberté de conscience et de l’enseignement, celle de la propriété individuelle, du commerce et de l'exportation, et suis toujours partisan de la liberté du travail
Je dis liberté du travail, étant moi-même Lami de l’ouvrier et de l’employé laborieux, comme je suis 1 ami et le défenseur des familles nombreuses et nécessiteuses.
Je soutiendrai toujours les revendications justes et valables des mutilés de la grande guerre.
Je ne veux pas de l'impôt sur le capital, mais j estime qu’il peut être tait une différence entre le revenu du travail et celui du capital, car je désire que la fortune acquise qui résulte du travail accumulé soit honorée, comme je désire que la situation du petit rentier soit prise en considération.
Si noire franc s est avili, cela n’est dû en partie qu'à l’impôt excessif qui a frappé 1* épargne et non la dépense. 11 faut maintenant adopter la stabilisation.
Je suis partisan du privilège des bouilleurs de cru,
Je ne suis pas partisan de la loi sur les assurances sociales, telle qu’elle a été votée. Mlle compromet les intérêts des agriculteurs et des petits commerçants.
Je suis partisan de légalité des droits de douane, pour que l’agriculture soit toujours traitée sur le même pied que ï industrie. Je suis l’ennemi des monopoles. Je suis partisan du sei vice militaire limité a un an, à la condition que notre sécurité nationale ne soit pas compromise.
Ce que je souhaite de tout cœur, c'est de voir la réalisation d’un désarmement général
\ oila le vrai chemin de la païx^ et aussi le chemin de grandes économies.
\ oila le grand problème humanitaire que la Société des Nations devrait solutionner.
Ah J les impôts !
Aucun d entre vous ne peut contester que l'Industriel, le commerçant ou l’artisan, du plus pciiL au plus gros, est lésé d’une façon exagérée, de meme que le brave cultivateur qui, venant d'avoir une grande surprise, ne peut que tendre les épaules pour de nouvelles augmentations.
Je m'opposerai, dans la mesure du possible, à ce que le Gouvernement n’exige pas des Impôts exagérés des cultivateurs, de façon que l’agriculture re périclite pas, et, tout au contraire, d’envisager des mesures pour encourager la production, car, si les impôts de plus en plus élevés viennent s’ajouter aux fermages de plus en plus exagérés, vous devez convenir comme moi que l’avenir d’un jeune fermier est fort compromis.
Je serai toujours aussi le défenseur de l'industriel, du commerçant et de Partisan, attendu qu'il n'est pas admissible qu'une meilleure répartition d'impôts ne soit pas envisagée pour mettre fin à l'excès qui les frappe trop lourdement.
Les impôts que nous payons tous ne sont établis, pour une large part, que pour fleurir l'existence des budgétivores trop nombreux, tandis qu’ils ne sont que des épines pour ceux qui, en travaillant, veulent arriver à se créer une situation. Il faut supporter, en plus, retinui des feuilles trop compliquées, qui pourraient être réduites à la feuille unique, claire et précise, que chaque contribuable demande.
Nous savons tous qu'il faut payer des impôts, mais, en tout, il doit y avoir un juste milieu et, pour remédier au ruai qui ronge les contribuables, il faudra en venir au raisonrement que j'ai toujours tenu et que je tiendrai toujours.
Point de vue économique :
1° Abrogation de la loi de huit heures ; elle a été néfaste pour la France ; elle a vidé nos campagnes et est l'auteur du déficit qui existe dans toutes les administrations de l'Etat ;
T Plus grande réduction du nombre de fonctionnaires ;
3° Révision dos pensions exagérées, en ce qui concerne les veuves de guerre remariées ;
4* Réduction du nombre des parlementaires et réduction de leur indemnité selon leur absence ù la Chambre.
Electeurs,
Pour arriver au but et mettre fin h de tels abus, il faut laisser la politique de côté et le meilleur moyen consiste purement et simplement à envoyer au Parlement des hommes sans parti-pris qui sauront vous défendre.
Je crois en être un.
Soyez assurés que, si je suis votre élu, je serai le défenseur acharné de toutes ces questions, qui, à mon humble avis, sont remplies de tout le bon sens voulu pour le bien et la prospérité de notre beau pays et la sécurité des laborieux.
Je viens donc, en toute confiance, vous demander de m'accorder la vôtre. Mes concurrents ont leurs idées, moi, j'ai les miennes ; libre à eux de solliciter vos suffrages avec la politique qu’iîs entendent, poursuivre. Vous me permettrez cependant d'établir une comparaison et. de vous dire la vérité.
MM. Chapron et Moulière sont deux avocats à la hauteur de leur tâche, pour les discours ronflants, c'est d’ailleurs la profession qui l'exige.
Je suis convaincu que vous comprenez à Pa varice que ce n'est pas leur beau langage qui rendra t'un ou l'autre plus apte que moi à dé Tendre les intérêts du commerce et de Agriculture, ce qui me donne le droit de dire sans exagérer que ma pratique et ma longue expérience valent bien leur éloquence.
M. Chapron est conseiller municipal du Pont-de-Gennes ; M, Moulière député sortant ri conseiller général du premier canton du Mans.
M, Moulière préfère laisser ses électeurs de la I circonscription, à laquelle il appartient de droit, pour venir solliciter, dans la 2e circonscription, les suffrages d'agriculteurs et de commerçants qui, en majeure partie, reconnaissent que de voter pour un avocat est un
vote contre les intérêts de Fagpic.ulturc et du commerce. En votant pour F un ou l'autre de ces messieurs^ vous voterez pour quelqu'un qui sera dirigé par un chef de groupe, si toutefois il est votre élu. Quand à moi, si je suis élu, mon indépendance me permettra de suivre mes idées, ayant toujours vu F intérêt général avant la politique, avec la bonne i n ten t i o n d 1 a ni rmcs vo te s à ce u x des ho mm es animés de bons s e n ti ni e nts pou r, m e tire fi n aux abus et à une partie des lois qui nous régissent actuellement. J ; croîs,, dans ces cond i lions , que votre j u gem e n t doi t ê tr e d.éoid é * D u s 0 cia liste, vous n 1 e n v o u le z pas; du com muniste, encore moins, et je crois devoir me souvenir que m'avez toujours dit qu’il y avait trop d’ avocats à la Chambre.,
Je vous demande de voter pour ni car lorsque vous aurez bien réfléchi, vous jugerez que. mes idées sont nettes et tranches, que je suis doué d'une volonté inlassable permettant de m’oiieniûr vers des économies et des réformes si indispeosabl.es pour contribuer, de plus en plus, à la diminution des impôts.
J attends votre verdict.
Aux urnes ! Pas d'abstentions î
Vive la République I
Vive la Paix !
ÀiBmr THIBAULT
Marchand de chevaux, Eleveur. — Le Mans.
Chevalier du Mérite agricole.
Co u se* Uer général du , canton de Cottlie.
Candidat républicain, agricole et commercial.
Circonscription de SAÏNT-CALAIS.
M. de GRÂMQNT-LESPÀRRE Elu au deuxième tour de scrutin, — 7,225 voix.
Electeurs et chers Concitoyens,
Les élections prochaines vont revêtir un caractère de gravité ex ce ptioiio die. De leur résultat dépend l’avenir du pays.
Vous aurez à choisir entre deux politiques : la politique socialisante, de quelque étiquelle qu’elle se masque, etia politique du.i'espect,de.l’indépeiidauce.iudividu.eUe.
Pour ou contre la liberté des citoyens,
Pour ou contre las vacances de la légalité,
Pour ou contre la propriété privée.
Revenant à un mode de scrutin simple et chût', vous aurez à choisir un homme au heu de choisir une liste, à choisir votre homme, qui doit être A la ibis votre représentant, ls défenseur de vm intérêts et votre ami.
h3eul aimées durant vous m'avez vu à rjceuvne. Répondant aujourd’hui aux sollicita tîons de nombreux républicains, je vous offre de m dire au service de notre arrondissement
le dévoue th eut, l’activité et la connaissance de vos besoins dont je crois vous avoir donné les preuves.
Les grandes lignes de mon programme ; politique,.. .d’accord- avec celui du Comité républicain local , dressé le 20 mai 1009, sont l
Travailler de tout, mon coeur d’ancien combattant qui a vécu la guerre à la consolidalion de la paix, au rapproeh émeut des peuples par le moyen des organismes tels que la Société des Nations,
Je demeure partisan de l’État laïque respectueux de toutes les convictions, (Déclaration officielle du parti radical du 31 octobre 1927.)
Je me déclare décidé à soutenir l’œuvre de redressement financier et le Gouvernement de M. Poincaré pour réaliser : îa stabilisation de la monnaie, T allégement des charges fiscales trop lourdes pour certains, le remplacement des impôts d’inquisition par d’autres, la répression de k fraude fiscale .
Politique économique :
Perfectionnement de 3a technique, coordination des moyens d’action, production plus intense j moins coûteuse, plus équilibréergrands travaux publics, utilisation de nos richesses Lationaics et coloniales*
Dans Tordre militaire :
J’approuve le service d’un an, la réduction des organismes inutiles en tenant compte des enseignements de la guerre, l'organisation défensive des frontières.
Instruction publique :
Développement de T instruction, rendre effective l’obligation scolaire, s efforcer d'ouvrir à ceux qui le méritent par leur intelligence et leurs efforts 1 accès aux enseignements supérieurs.
Dans le domaine agricole :
Politique permettant au cultivateur un travail rémunérateur, augmenter le rendement à l'hectare, encouragement à la mutualité, à la coopération, amélioration des conditions d’existence des ouvriers agricoles, électrification rurale, expériences. Je déclare tout net que la loi des assurances sociales, excellente dans son principe, est inapplicable sans modification aux petites exploitations rurales. Répartition équitable des charges fiscales. Politique douanière stable d’équilibre entre l'agriculture et l'Industrie,
Dans Tordre social ;
Assurer aux travailleurs le maximum de bien-etre et de securité, aider les familles nombreuses.
Sans considérer le salariat comme un régime définitif, j’envisage la possibilité de sa transformation progressive par la collaboration du capital et do travail.
Ai-je besoin de dire que les revendications des anciens combattants et victimes de la guerre, de mes anciens compagnons d’armes, ont aujourd hui comme hier toute ma sollicitude ?
Les monopoles :
Contrôle par TEtat des richesses publiques d’après les principes d’une saine gestion industrielle et commerciale, Suppression des monopoles improductifs.
Le socialisme :
Entre socialistes ou collectivistes et communistes, qui visent le même objectif ci se donnent un appui réciproque, il n'y a qu'une différence de moyens.
Voter pour moi, ce sera voter contre le collectivisme*. *
Tels sont, chers Concitoyens, les buts que je me propose d’atteindre*
À vous de juger s’ils sont raisonnables, s’ils répondent à vos désirs*
Vive la France ! Vive la République I Vive l'arrondissement de Saint-Calais I
A* de GRAMQNT-LESPARRE
Conseiller général*
Maire de Lhomme. — Délégué cantonal* Candidat républicain de gauche.
Nota. •“ Je tiens également à faire savoir aux électeurs que j’aî rintentlon, s'ils m’accordent leur confiance, d'instituer dans l'arrondissement, soit à La Chartre, soit h Saint-Calais, un Office permanent de t renseignements d’ordre législatif et administratif destiné à leur fournir aide, conseil ou appui pour tous les cas particuliers qui peuvent les concerner*
Cet Office fonctionnerait dans le cadre de ram>ndisse ni eut comme mon bureau actuel de conseiller général fonctionne darn le cadre du canton*
Certains d’y trouver le meilleur accueil, ils y seront reçus an jour et à F heure d’ouverture soit par leur représentant lui-même, qui sera heureux de les voir, soit, en son absence, par un secrétaire complaisant et documenté*
No 3814