‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 254 sur 336 · M. MALINGRE · texte numérisé non relu

M. MALINGRE

Elu au deuxième tour de scrutin. — 9.792 voix.

Politique :

Révision de la constitution par la réforme du collège électoral sénatorial (adjonction des représentants des chambres de commerce, des chambres d'agriculture et des syndicati professionnels aux délégués des communes).

Création d'one Cour suprême , à l'exemple des, États-Unis, garantissant le droit du citoyen contre les excès possible du pouvoir.

Suppression du vote par procuration au Parlement.

— 1287 — jv;o 33^4

Transformation cie l’indemnité parlementaire en jetons de présence (les parlementaires absents aux séances ne devant pas être payés).

Respect du droit d’asile pour les proscrits politiques sous réserve qu’ils respectent nos lois, et n interviennent pas dans notre politique intérieure*

Liberté de pensée pour tous avec les conséquences qui découlent de ce principe en matière de presse, d enseignement, de réunion et d’association. *

Large décentralisation administrative.

Défense nationale :

La France pacifique entend développer l’œuvre de la Société des Nations. Toutefois en présence, eu particulier des armements répétés de l’Italie et en raison de l’absence à Genève de la Russie, une armée forte à fin défensive est encore nécessaire. Le souci de la défense nationale noue oblige donc à on triple effort :

a) Un effort de matériel*

b) Un effort d’effectifs (mais nous faisons toutes réserves sur l’efficacité des périodes d instructions prevues par la dernière loi militaire*)

c) Un effort de préservation morale que conditionne de meilleures conditions maténe es e vie pour es so dats (hygiène des casernes, développement des exercices sportifs,

augmentation du prêt des soldats.) V ’

d) Un effoit décisif en faveur des victimes de la grande guerre, les mutilés en particulier. Non seulement nous leur devons d’accepter les revendications de leur Fédération mais nous proposons en outre de transformer les crédits qui leur sont alloués, en une annuité fixe, afin que les excédents résultant des décès profitent non au budget, mais aux survivants.

Fiscalité ;

Meilleur amenagement de nos impôts. Simplification de l’impôt sur le revenu. Diminution des charges fiscales en dégrevant la richesse en formation, c’est-à-dire le produit du ra\ai , e es c arges qui pèsent sur la production et le commerce entravant Jour essor, conomies budgétaires par la révision des méthodes de travail parlementaire et ua meilleur aménagement des services publics*

Questions économiques :

n n est de réforme sociale possible que dans un état économique prospère.

«le °ur y Parveûlrt la première des conditions est le développement de la richesse généy réussira en utilisant au maximum nos richesses naturelles, à savoir :

r" T ChUteS d'6ÎU’ Permettant l’électrification des lignes de nos transport ^ ^ ^ 3VeC Une économie de combustible la réduction des tarif»

eitraffe^ef llati°n gé,nÉraiisée de Ia houille- à l’âxeniple de l’Allemagne permettant d’en éclairage B°US~pr° T'**’ ,i“tamment Pour l’automobile, le gaz comme force motrice et \V u 111 Un cornimstlble résiduel applicable à tous les usages du charbon

cédés" Haber'oTn Z d“ 6ngraiS nécessaires à l'agriculture par les pro-

P ducdion acrico r ’ ““1 ^ dw -P-tations coûteuses et d'augmenter 1.

V‘vuucuon agricole qui conditionne le prix de la vie.

Questions sociales :

ca,I™" pr0feSBi°nneIIe et réfffôha!e du travail. Fixation d’un minimum de salaire Cats plfeBc^ COndltl°n® de Pex,S!tence- Développement de la capacité civile des syndique les ■ T ’ CeUX'C1 3nt être apteS à reCevoir des dons et des même titre

sociétés reconnues d utilité publique. Mise au point des assurances sociales.

Défense du petit commerce.. Révision: de .la Loi sur la propriété commerciale», Mise au point de 3a loi sur la révision des baux. Réforme de la législation des faillites, dan&ie.aens de la, proposition Flandin (la faillite ne devenant défimtive que s’il n!y w pas concordat ou en cas d'inexécution du concordat),.

Dettes interalliées :

La France a assex souffert pendant la guerre et après la guerre tant pour son compte que pour celui de ses alliés. Aux réclamations américaines nous devons répondre : « Pas m dollar », aux réclamations anglaises ; « Pas une livre n.

Tel est le programme qüe^ nous soumettons avec confiance au jugement de si électeur s de la 3^ eircona cri p t i o n , A eus de d i re si , enn em î s de s viol e n ce s révol u tio nn ai re s , il s ved eut que nous collaborions sur ces bases concrètes, au relèvement de notre: pays,

P. MALINGRE, lûciüi&riel.

circonscription dtx 12* arrondissement.

M. PÉGHÏN

Elu au deuxième tour de scrutin. - — 6.498 voix.

Mes chers ConcUoy ens.

Je demande :

La révision de la Constitution de 1875 vers une conception plus républicaine. Impossibilité pour le Sénat de modifier l'esprit d'une loi volée par la Chambre, issue du suffrage universel, le pouvoir du Sénat ne1 restant entier qu'en matière de loi de finances,

La diminution du nombre des sénateurs et dés députés.

Le rétablissement du scrutin de liste sans panachage, avec utilisation régionale des restes.

L'égalité entre l'homme et la femme dans tous les droits civiques et politiques*

Les libertés fondamentales et les droits essentiels des citoyens garantis effectivement et préservés de toute atteinte arbitraire du pouvoir. Et pour cela, la refonte de la procédure criminelle.

Les mutilés et anciens combattants peuvent compter sur mon dévouement le plus absolu pour défendre leurs intérêts.

Je n’oublierai jamais que j'ai vécu au front parmi eux pendant quatre ans et Aemh Défense nationale :

Je veux 1! armée et la marine fermes dams leur discipline, inaccessibles à toute iïxtngce, travaillant dans le silence sl la défense du pays?„en dehors de touter politique.

Je veux la diminution du service militaire, sa réduc Lion à> un an et même incita ^ notre sécurité le permet, si LÀilemagne donne des gages pacifiques î ?

Je veux que notre diplomatie soit pacifique, mais qu’elle parle à l'étranger le langage ferme et fier cfun grand peuple, conscient de sa valeur, sachant ce qu’il vaut.

Enseignement :

Je veux que sous le contrôle de l’Etat renseignement soit libre k tous les degrés.

L’instruction secondaire doit être accordée gratuitement à tons les enfants peu fortunés, montrant des dispositions pour ces études.

Les fournitures scolaires doivent être gratuites pour les enfants indigents, qu'ils appartiennent à un établissement de l’Etal ou à une école libre. Ainsi le veut l’égalité.

Je veux pour tous les citoyens le droit et la facilité de pratiquer le culte auquel leur conscience les attache.

L’église libre dans le droit commun.

Liberté pour le père de famille de faire donner à ses enfants une instruction obligatoire dans les écoles de son choix, à la seule condition que les maîtres de ces écoles soient pourvus des diplômes exigés pour cette fonction.

Liberté d’association ;

Je demande que la loi du 1er juillet 1901, conservée clans la mesure où elle assure une liberté, soit modifiée de manière à soumettre aux mêmes règles de constitution, de publicité et de fonctionnement toutes les associations quelles qu’elles soient. Egalité de tous les citoyens devant les mêmes lois

Liberté d association complète pour tous les citoyens. Aucune exception.

Fonctionnaires :

Je demande que l'avancement des fonctionnaires ne dépende que de leur mérite, constaté parles notes de leurs chefs hiérarchiques, et qu’ils ne soient pas inquiétés pour leurs idées politiques, religieuses ou non.

Je demande la suppression des fonctions inutiles et que, pour une fonction supprimée, il n'en soit pas créé deux autres sous des noms différents.

Je demande îa diminution du nombre des fonctionnaires par voie d'extinction seulement, pour qu’il ne soit jamais touché aux droits acquis. Celle mesure permettra de payer plus largement les fonctionnaires restants et soulagera le budget. Je demande en lin que cesse cette irresponsabilité anonyme de l'administration et que tout fonctionnaire, du plus élevé au dernier, soit, chacun dans sa sphère, responsable de ses actes.

Je demande pour les retraités d’avant et après la loi du 14 avril 1924 la péréquation intégrale.

Impôts :

Les impôts doivent être perçus avec équité et de la façon la moins pénible pour le contribuable.

Aucune faveur devant la loi, donc suppression du privilège des bouilleurs de cru. Egalité devant l’impôt pour les habitants de la campagne et les cultivateurs avec ceux des villes3 où le commerce, l'industrie et les ouvriers payent le triple de ce que payent les populations rurales. Il est manifestement injuste que le département de la Seine paye plus J impôts à lui seul que tous les départements vmicoles réunis.

Les feuilles d’impôts devront être rédigées dans un langage clair et simple afin d’être comprises de tous les contribuables et que leur vérification soit facile et rapide.

Impôts indirects, — Les impôts indirects frappent actuellement surtout les familles Nombreuses. Ce nVsÇpaé pa1 le nombre des estomacs qu’il faut répartir les impôts, mais les baï-er sur les revenus, quels qu'ils soient.

Eu raison du prix actuel de là vie, ce n’est pas un .abattement de 7.000 francs a la base qui est équitable, mais un abattement de 10.000 francs pour les impôts sur les.saîaires dans les grandes villes.

Questions commerciales :

Je veux, une protection efficace du. petit Gommerce comtre les grands magasins, et pour cela le dégrèvement des petites patentes, l'augmentat! on des patentes pour les grands magasins, basées sur la variété, des articles mi s en vente par eux.

Taxe sur le chiffre d'affaires, — En attendant la suppression de cette taxe, on doit simplifier sa perception en la réduisant à une taxe unique à la base sur les matières premières (alimentation, boissons, etc.), ei à des mesures fiscales prises à la sortie sur les objets fabriqués.

Taxe tic luxe. — Je voudrais voir supprimer totalement cette taxe (sauf sur les bijoux et les fourrures) qui paralyse la production et qui donne lieu à une fraude éhontée.

Propriété commerciale. — Révision de la loi sur la propriété commerciale., Le locataire évincé doit avoir droit, dans tous les cas, à une indemnité représentant intégralement les frais dlacbalandage et de w pas de porte v. Cette indemnité doit être versée avant le départ du locataire.

Révision des baux commerciaux. — Pas de rétroactivité. Limitation par une loi du maximum des loyers à usage commercial, même mesure que pour les professions libérales. Modification de la loi du 4 avril 1926 qui, par une injustice flagrante, a refusé aux commerçants rabattement de 7,000 francs à la base. Le commerçant doit être traité en matière de réduction comme tous les autres citoyens.

Modification de f article 3 de la loi du 30 juin 1026, pour éviter une prime de surenchère sur la fixation du taux des loyers.

Amélioration de f article 5 de celte même loi pour que le droit de reprise soit limité au seul propriétaire ou à ses enfants, et qu'ils soient obligés d’habiter eux-mêmes les locaux repris.

Diminution des droits de mutation tellement élevés qu'ils sont prohibitifs et rendent impossible la vente des fonds de commerce et des immeubles.

Questions économiques et sociales :

Les différentes questions sociales ne peuvent être résolues sans l’accord du capital et du travail — Tun ne peut rien sans l’autre. — C’est donc à l’union des classes et non à la lutté des classes que nous devons travailler.

Je demande donc :

1° Que pour faciliter l'association du travail et du capital, ilMsoit établi un contra b type de participation des ouvriers aux bénéfices et que pour^développer cet encouragement a l’union des travailleurs et des patrons, des avantages soit accordés pendant un certain temps à tous ceux qui, les premiers, se seraient engagés dans celte voie ;

2° Que dans toute exploitation minière ou autre, dans toute ^société anonyme, la parü~

oipation aux bénéfices soit, de droit, dans une certaine mesure, pour les ouvriers, afin de

leur permettre d’arriver au capital et à la propriété foncière.

Les patrons ne doivent pas considérer leurs employés comme ^des inférieurs, mais ils doivent voir en eux des collaborateurs ; l’ouvrier devenu propriétaire comprendra l’utopie des théories communistes et restera insensible à la propagande révolutionnaire.

Artisans !

L'artisanat, une des classes les plus saines de la nation, peut êtro assuré que je fais mien son programme de revendications.

Je demande que .l’ouvrier français soit protégé en France contre la main-d'œuvre étrangère, en limitant l’iminigrâtion et aussi que la loi de huit heures soit appliquée strictement, même aux cheminots, vis-à-vis desquels je prends rengagement de défendre loyalement le programme que jaleur ai adressé.

Retrait es o u v- r i ères:

La société a le devoir d’assurer V existence des travailleurs atteints par l’âge, dé leur venir en aide quand ils sont victimes de la maladie et du chômage* Je sois donc partisan de la loi sur les assurances sociales. Mais je veux voir y apporter certaines modifications* Je veux, par exemple, que le choix du médecin soit libre, surtout je m’oppose à coque FEtat reste le détenteur des fonds versés par les cotisants* On doit éviter de donner à F Etat la. tentation de se servir de ces fonds pour équilibrer son budget, comme il a pu le faire pour la Caisse des invalides de la marine.

L’Etat est un mauvais administrateur parce qu’avec lui la désorganisation est anonyme et que personne n’est jamais responsable* C’est pourquoi je suis résolument opposé aux monopoles d’Etat (sauf celui des P. T* T,)* Je suis partisan de la régie intéressée*

Hygiène sociale :

L’Etat a le devoir impérieux de protéger les travailleurs et leur famille, de leur assurer un logement confortable et salutaire* Il doit prendre les mesures nécessaires pour les p œ léger contre ce terrible Eé au qu’est la tuberculose* Tout ce qui a été fait contre cette affection. est insuffisant* Le corps médical, malgré son dévouement, est impuissant puisqu’il est privé des moyens d’exécution* L’Etat seul est assez puissant pour mettre en œuvre ces moyens ; ne le faisant pas, on peut dire qu i! est responsable de la mort de 90*000 Français qui sont tués tous les ans par la tuberculose* C’est contre elle qu’il faut protéger les travailleurs de toutes catégories :

1° En leur assurant, des logements composés de pièces assez vastes, pour permettre une aération normale, pièces dans lesquelles doivent pénétrer la lumière et le soleil, grands destructeurs des bacilles*

Il faut que disparaissent de Paris les taudis où croupissent des êtres humains ; il faut que l’ouvrier? dont les ressources sont modestes, ne soit plus obligé de se loger, avec les siens, dans une seule eV.ambre d’hôtel, dont le prix est forcément élevé à cause des impôts excessifs que nous subissons tous. 11 faut que, sortis de leur travail, I ouvrier el. les siens respirent à pleins poumons un air libre et sain ; qu’il ne soit pas, lui et sa famille, des victimes marquées pour la tuberculose. Devant la menace de la destruction de notre race, une politique de construction s'impose.

Il faut d’abord mettre à la disposîtson des travailleurs toutes les casernes vides, aménager autour des grandes villes les forts désaffectés. Puis avec les fonds provenant du pari mutuel, avec le concours des grandes banques, en faisant des loteries, en vendant des biens domaniaux, construire des immeubles vraiment bon marché, où la lumière et 1 air apportent la santé et la gaîté* Et c’est encore insuffisant* Il faut construire dans toute la France des prevcnloria pour enfants malingres et menacés de tuberculose, des sa n a ton a ou I on puisse soigner ceux que la terrible maladie a frappés, les guérir si possible, éviLer la contagion. Chaque département doit avoir les siens* L’Allemagne a pris toutes ces mesures sanitaires et nous devons Limiter en cela.

Aide aux familles nombreuses :

Le souci de la race doit être le premier dans l’esprit du législateur. C'est le devoir sacré de l’Etat. 11 ne faut pas demander à l'initiative privée, presque toujours impuissante de faire ce qu'elle ne peut réaliser. C’est à l’Etat qu'il appartient de créer et d’entretenir les crèches, les pouponnières,- les garderies d’enfants. En France, la mortalité des jeunes enfants est de 35 0/0. Elle n'atteint pas 12 0/0 en Allemagne, parce que les Allemands ont pris depuis plus de trente ans, les mesures d’hygiène capable de préserver la vie des tout petits. Pas de discours, pas de promesse ici, mais des actes i Un des plus grands dangers qui menacent la France, c'est la dépopulation. Si la France a moins de naissances que 1 Allemagne, conservons au moins et à tout prix, les petits enfants qui viennent au monde. Soyons indulgents et secourables aux filles-mères, aidons -les, qu'elles trouvent auprès de la société moins de reproches et plus de secours.

Venir au secours des travailleurs qui souffrent, sauver les enfants qui meurent, telle est la plus grande partie de mon programme.

J’ai vu, dans ma carrière de médecin déjà longue, trop de souffrances morales et physiques pour ne pas en être profondément ému. J’ai trop bien compris combien la misère faisait ce révoltés, combien l’insalubrité faisait couler de larmes aux mères en leur enlevant leurs enfants, pour ne pas m être promis d’employer tout mon cœur et toute mon énergie à soulager de pareilles douleurs.

lel e?t mo i programme. Je vous promets, si je suis élu, d'apporter à sa réalisation toute la ténacité cl un homme qui, par sa profession, a touché do doigt beaucoup de plaies sociales.

Lutte contre la maladie. — Contre la misère.

V oila ce à quoi je veux d abord travailler et si, mon cher Concitoyen, mes sentiments et Ses vôtres peuvent différer sur quelques points, les honnêtes gens/sans distinction de partis, peuvent encore se rencontrer auprès des grabats où fon souffre et des berceaux <m Ton meurt,

Dr PÉGHIN

Officier de la Légion d'honneur. — Croix de guerre* Médaille d'or des épidémies.

Membre de ta Fédération républicaine de France*

Êeul candidat désigné par toute» les Ligues de lTnion nalionafe et de rAlîmen talion parisienne.

*!s circonscription du 12e arrondissement. M. FAURE

l'Ju au c]ellxième loar de scrutin. — 10.441 voix.

Programme de politique extérieure.

Consolidation de la paix, fondée sur le respect des traités et des pactes de sécurité p^mement effectif de 1 Allemagne. Stricte exécution du plan Dawes. Développement des institutions internationales (Société des Nations, Cour d'arbitrage de La Haye) Protection des pe îles puissances. Développement de la propagande française par une organisation ZSjF C?1S an0® Sar'S la,bleeso contre les menées révolutionnaires de Moscou et

La France, fidèle à ses traditions démocratiques, sans visées impérialistes, doit avoir

coloniat dfiUe ^ ëne de 5011 Passé' La sécuriLé de ses frontières et de son domaine devra etre assurée par une organisation solide et vigilante de la défense nationale.

Programme de politique intérieure.

■ Ref°nte d® l£* «“■“tafepn dans un sens démocratique. Séparation des pouvoirs plus J; re,USemeilt 0bser;;ee- Réglementation plus étroite des débats parlementaires Or-an i bon de éuWimnt entre lM départements les liens nécessaire fiT de r^dre

igüian *»

la vie I ibertl 1 ' JeS f^Ct’°nnaires- Réajustement de leurs salaires au coût de

au-dessus des m r C^SC,enC0 et d ^'gnoment r le droit commun. La défense nationale

ÎLucZ à u„ Z T “ "'r * défenSB dS 110S fr0n,iêres' Nécessité d* compenser la sation des cadres ^"V1Ce rallltaira Par- un armement moderne et par une meilleure utili-

rni,alion *■ — - « *•

uSir°)l^bligalüir': V°‘e droil* Jo Pari, et du

surveillance des t toi me tu jury et réforme pénitentiaire. Renforcement delà

eiJJunce des etrangers et des lois sur les turbulents eL les indésirables

Soeiai;;r:::riall£te’rmU^teOU césarie!lne- Une "publique ordonnée, réaliste, devouee aux grands intérêts nationaux, assurant à k us une justice égale.

Programme de politique sociale,

l'initiative privée RT benef|ce®- développement de J apprentissage avec le concours de «elle aux bLî de 1 geignement technique par une adaptation plus ration-

leur mise / 08 6 ‘«dustne et du commerce. Amélioration des assurances sociales et

tenant comrn V /VeC ° collcours des cai^s professionnelles et mutualistes et en «mpte des professions médicales.

pniseerel’trï^" ^ ^ ?* huit he.ures- mais sans ‘lue la néduction des heures de travail < ne a production nationale. Sursalaire familial. Accession à la propriété.

il :

Construction^] ’h ab ï talions k bon marche saines. Aide aux familles nombreuses par le relèvement des "primes de natalité qui devront être progressives par rapport au nombre d’enfants.

Protection de l'enfance. Lutte contre les fléaux sociaux ; taudis, tuberculose, cancer, etc, Construction d’hospices de vieillards, d'hôpitaux, de softatoria, maisons de convales cence, etc.

Développement d|k colonies de vacances et, enfin, larges subventions aux œuvres de bienfaisance ^privées. Protection de la petite pmgriéié agrico^e lutte énergique contre l'exode rural par 3a refonte de renseignement prinHire et posUcolaire <ïui doit ie^àfe, dans nos campagnes, à attacher les fils des cultivateurs à tfNçrre»

Chambres consultatives des corporations en liaisôn avec le Conseil économique national.

Maintien des syndicats sur le terrain professionnel avec orientation vers l'administration d'œuvres sociales. Reconnaissance de la capacité et de la responsabilité civile des syndicats.

Liberté du travail protégée. Respect des contrats de travail. Encouragement au* oeuvres de mutualité. Extension des chambres de métiers, des caisses de compensations et autres organisations qui peuvent venir en aide aux classes laborieuses.

Adaptation de la loi Ri bot aux conditions actuelles et son extension aux habitations à bon marché dans la région parisienne Politique du lotissement. Intensification de la lutte contre la vie chère.

Rigoureuse application des lois sur l’emploi de la main d'œuvre étrangère.

En définitive, politique généreuse et hardie de réformes, mais excluant toute déviation collectiviste, car c’esL par toutes ces réformes et par toutes ces mesures que les travailleurs de tous ordres pourront être détournes des mirages communistes ; c’est en préconisant des réalisations heureuses que l’idée et. la pensée démocratiques progresseront au sein delà République ; c'est par la collaboration étroite des ouvriers et des patrons que le bien-être social régnera.

Programma économique .

Liberté du commerce, de: i 'industrie et de l’agricul ture. Pas de nouveaux monopoles et étude mpartialc des avantages que 11 État peut tirer de l'amodiation de certains monopoles. Application des méthodes commerciales et industrielles aux services publics.

Encouragement aux initiatives individuelles. Résistance à l’étatisme et aux trusts.

Achèvement de la reconstruction des régions dévastées. Exécution dos grands travaux nationaux et régionaux pour la mise en valeur de nos richesses. Développement do -nos moyens de transport Aménagement des forces hydro-électriques. Reboisement. Suppression de l'octroi, avec le concours de l’Etat, et compensation assurée au personnel1.

Politique coloniale réaliste, tant au point de vue des ressources matérielles que de l’éducation i ntellectuelle et morale des indigèn es. Exécution du plan A . Sa ira ut.

Développement delà marine marchande.

Réorganisation de notre représentation consulaire k l'étranger, dont l'effort doit cire orienté vers l'essor de nos exportations*

Amélioration de la législation artisanale. Augmentation du crédit artisanal et révision des impôts qm frappent l'artisanat.

Suppression de l'impôt sur le chiffre d'affaires et son remplacement par une taxe à ^

production. Diminution de la taxe appliquée a la vente des fonds de commerce et à dilL

rentes mutations.

Encouragement à l'industrie et au commerce par une meilleure répartition dis charge fiscales et par le développement du crédit qui permettra le perfectionnement d« 1 oi,“ ^ en l'adaptant aux exigences de la vie économique moderne.

Compression des dépenses dans un esprit de rigoureuse économie et par la suppression de tous les rouages inutiles. Révision des dettes de guerre. Amortissement de îa dette. Résistance absolue à rinflulion.

Refonte de 1 assiette de i impôt et simplification des lois fiscales. Pas de système fiscal immuable mais adopté aux possibilités du moment et, amendé d’après les leçons de l’expérience. Réalisation du maximum de justice, tout eu évitant de tarir les sources de la richesse publique par le découragement de l’esprit d’initiative et d’épargne.

Pas de prélèvement sur le capital, mais impôts progressifs sur les gros revenus. Diminution des impôts accablant le petit commerce et la petite industrie.

La revalorisation apparaît comme étant une: des mesures dignes dupasse de la France mais afin de ne pas gêner dans leur essor toutes les formes de «activité nationale il est indispensable que cette revalorisation s’effectue par de nombreux paliers successifs, que ne manquera pas de déterminer le jeu normal des transactions industrielles et commerciales.

Répartition équitable des charges fiscales par le jeu normal des impôts directs et indirects, avec alternation mutuelle de leurs inconvénients respectifs.

Restauration du crédit public par la fidélité rigoureuse de l’État à tous ses engagements, par l’équilibre budgétaire et par une politique respectueuse de la propriété et de l’épargne!

Émile FAURE

I1'' circonscription du arrondissement*

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