III. — Enseignement public
Il faut éduquer les enfants de façon à mieux les armer pour leur entrée dans la rie.
Il fa rt leur donner, en même temps qu’une santé morale, une santé physique.
Les élites doivent se recruter dans toutes les classes de la société,
li est nécessaire de développer le système des bourses qui permet à tous ceux qui montrent des aptitudes d’achever leurs études avec fruit, au besoin avec des allocations aux familles, pendant la période d’études, pour ne pas les inciter à mettre en place l’enfant pour en tirer un profit plus rapide.
Le recrutement du personnel enseignant doit retenir toute l attention des Pouvoirs publics. Il faut de grandes garanties morales et pédagogiques.
Que les Pouvoirs publics ne tolèrent en aucun cas une éducation de 1 enfance à tendance antinationale ; ceci serait une des meilleures formes de lutte contre le communisme.
S'opposer d'une façon très nette à toute tendance de monopole de renseignement.
IV, — Réformes sociales (dans le domaine de la famille) :
Nous sommes en retard sur les autres pays dans le domaine des réformes sociales.
L’ouvrier, le petit employé, ont le droit d’exiger leur protection par la société à la pros* périlé de laquelle eux et leur famille contribuent.
a) Hygiène.
Assainissement des conditions de vie des travailleurs de toute catégorie, tant eu ce (pi concerne îa question des logements qu'en ce qui concerne la possibilité de délassement moral et matériel essentiels à l’équilibre de tout être humain.
Lutte contre la tuberculose, la syphilis, le cancer, l'alcoolisme, la mortalité infantile, par une collaboration coordonnée des efforts publics et privés.
Développement des sanalona.
Amélioration définitive des conditions de travail des femmes, prévoyant le temps de repos, le congé de grossesse, avec place conservée par l'employeur.
Éducation physique dans les écoles.
h) Révision de la législation sur les femmes.
Les femmes sont, dans la vie, au point de vue de leurs biens, sous la dépendance toia-e d;s hommes; elles sont d'autre part, souvent, au même titre que les hommes, en présence des dificullés de l'existence.
Toute la législation qui les concerne doit être élargie et revisée.
c) Vote familial :
Par justice d’abord, un père de famille ayant la responsabilité d'un foyer doit avoii c droits spéciaux à intervenir dans la discussion des affaires du pays. ■ ; |a
Par intérêt même de l'Etat, ensuite, le vote familial constituant une sorte de primé a repopulation.
d) Dégrèvements fiscaux pour charges de famille. (Voir politique financière.)
No 3814
///. — La défense du travail cl V organisation de la production nationale.
I, — - Questions commerciales et économiques :
a) Propriété commerciale :
Les locataires de locaux à usage d'habitation sont protégés jusqu'en 1931. Le taux maximum d’augmentation est fixé â 109 0/0.
Les baux ruraux ont également un plafond fixé à 200 0/0. Seuls les loyers commerciaux ne sont pas protégés.
Les Chambres ont voté une loi boiteuse dont les effets se retournent contre les commerçants.
Il est inadmissible que les commerçants puissent être expulsés du jour au lendemain d’un local auquel leur labeur a donné une valeur qu’il n’avait pas auparavant.
11 faut, en principe, fixer un plafond au taux d’augmentation des loyers.
Les Fédérations ou Associations de commerçants, ainsi que les syndicats des propriétaires, peuvent et doivent se mettre d’accord sur un taux à soumettre au législateur
Lors de la semaine de ia propriété commerciale, un accord de principe avait été réalisé entre locataires et propriétaires. Seule l’intrusion de la politique en empêcha )a réalisation.
La loi du 30 juin 1926 révèle des quantités de lacunes :
1° Les commerçants lie devraient pouvoir être expulsés qu’après que l’indemnité d’éviction leur aurait été versée.
Le principe de l’indemnité devrait être acquis dans tous les cas.
2° Les offres des tiers ne sauraient être admises, elles ouvrent la porte à trop de complaisances.
b) Question de l'habitation :
1° Rapports des propriétaires et locataires.
Une foule de lois d’exception ont été votées ; toutes ont des prétentions de régler d une façon définitive les rapports entre propriétaires et locataires ; aucune ne les règle.
La crise de F habitation exige, par sa gravité, une politique spéciale sur Laquelle les Chambres consultatives des locataires et propriétaires doivent être appelées à donner des directives et des avis.
2° Révision des baux.
Il esL nécessaire de fixer un plafond, ainsi que 3a Chambre l’a proposé.
Favoriser le développement des habitations à bon marché, et des jardins ouvriers, par le jeu mieux compris et étendu des lois sur le crédit.
c) Dans le domaine économique, créer toute une organisation de crédit a la production et de crédit à la consommai ion.
d) Favoriser et faciliter les exportations et les importations en supprimant les forma.fités douanières vexa foires ,ei en protégeant nos industries nationales, tout en abaissant cependant certains droits de douane.
e) Le commerce de détail, en France, -représente un cbilfre de vente de 79 milliards.
Daus le décret organisant Je Conseil national économique, il convient d élargir le
nombre des représentants du commerce de détail.
Dégrèvements fiscaux pour les petits commerçants. (Voir politique financière.)
f) Sauvegarde des brevets d’invention, et, par ià-nième, sauvegarde des inventions françaises vis-à-vis de l’étranger.
Favorisons les recherches de nos inventeurs et de nos savants.
g) Réajustement des impôts sur les bénéfices commerciaux > les salaires, le chiffre d'affaires, droits successoraux, etc,,* (Voir politique financière),