II. — Réformes sociales dans le domaine du travail
a) Assurances sociales :
Le Parlement, avant de se séparer, a voté un projet d 'assurances sociales dont bien des dispositions sont à modifier afin de présenter de réelles possibilités d'exécution et des garanties certaines d'amélioration au sort des travailleurs.
Nécessité d'établir une loi financière meut, économiquement et. moralement applicable,
b) Il faut aussi envisager un statut des concierges et des gens de maison, qui leur mette de bénéficier des mêmes avantages que les- autres travailleurs : repos hebdomadaire, etc.
Nécessite de donner aux employés un statut et d'encourager les patrons à les intéresser au travail*
a) Sy n dicads professionnels i
Favoriser leur développement. Les syndicats professionnels, s’ils veulent jouer un rôle utile, ue doivent pas: dégénérer eu syndicats politiques»,
Développement du contrat collectif*
d) Contrôle de: là main d'œuvre étrangère. Refoulement au delà, de la frontière de certains éléments étrangers qui constituent un danger pour nos travailleurs.
II L — Politique coloniale :
La France a fait, eu hommes et en argent, des sacrifices considérables pour constituer son domaine colonial*
Elle Va. Elle ne s'en sert pas.
Un détail : Au budget des colonies, les dépenses utiles comptent pour 26 millions ; les bagnes pour 30 millions. Quel symbole I
Et cependant nous avons, sur un vaste territoire, de magnifiques débouchés pour notre commerce el notre industrie*
Et cependant nous pourrions, nous devrions tirer de ces contrées fertiles les matières premières qui nous fout défaut et que nous achetons à l'étranger.
Souvent mal administrées et corrompues par de basses intrigues politiques, nos colonies insuffisamment protégées, et dont les produits nous sont parfois revendus par des rivaux habiles, excitent l'envie et coûtent, quand elles pourraient être des sources de revenus.
Les bois de l’Afrique occidentale, le riz, le thé, le café de l'Indochine, les blés d'Algérie et du Maroc, le coton africain et syro-silicien, nous permettraient, sans parler même du minerai, d'éviter en temps de paix ou de guerre la tutelle étrangère.
Pour cela, une politique de défense coloniale française, de réorganisation, d'épurafion, d'exploitation, est nécessaire.
Nous ue l'avons pas. Il faut l’avoir*
/ V * — Politique financière *
I* — Restauration de nos finances :
a) Après avoir subi le contre-coup de soubresauts politiciens, la France a pu s'arrêter sur la pente du désastre, grâce à l’Union nationale républicaine.
Depuis un an et demi, nous pouvons enregistrer, une améliora don certaine de la situation financière, dont M, Raymond Poincaré a été le grand artisan.
Je lui fais entière confiance*
La stabilisation de fait est acquise.
.Sommes- nous assez sains pour supporter une expérience ?
M) Question des dettes interraillées :
L’étranger nous a imposé les bases d’ évaluation de ses créances. Nous ne les amenas même pas discutées,
Nous avons mis en avant des arguments d'iordre uniquement sentimental.
Il faut opérer ] a révision des projets d’accord et calculer plus juste.
Il n’est pas douteux que nous avons des arguments qu’il serait trop long de développer ici au cours d’un programme électoral* mais qui doivent nous permettre d’aboutir à la révision ,
Il ne faut pas se dissimuler que cette question des dettes pèse lourdement sur notre situation économique* et notre système financier.
Il faut y apporter une solution dans le plus bref délai* et, indépendamment de l'évaluation des créances, ne pas démordre de deux principes :
1° La créance de l'étranger sur nous ne doit en aucun cas pouvoir cire mobilisée par voie de mutation ; . ■
2° Nous ne pouvons admettre d’avoir à payer plus que nous ne recevrons de l’Allemagne.
IL — Réformes fiscales :
Il faut un programme d’économie et de compression des dépenses* (Vu y . réformes administratives.)
Il faut comprendre que les impôts 1res lourds qui nous grèvent ont été improvisés sous l'empire de nécessités graves,
M. Poincaré lui-même l’a dît à Bordeaux et à Carcassonne,
Il faut reviser notre système fiscal* en. codifier les lois, et* d ores et déjà :
t° Remplacer la taxe sur le chiffre d’affaires et la taxe de luxe par une taxe unique de même rendement* qui se situera selon les matières imposables* à un stade quelconque entre la production1©! la consommation, stade à déterminer suivant les cas;
2° Diminuer le taux de la cédule, de la taxe sur les salaires et faire bénéficier d’un abattement à la base les imposables au titre des bénéfices commerciaux : le travail devant être encouragé ;
3° Supprimer la taxe sur la première mutation, qui arrête à peu près toute tractation immobilière, privant ainsi l’Etat de ses recettes perçues sur Les droits normaux;
-4rt Diminution des droits successoraux en ligne directe ;
5Ü Dans le double intérêt fiscal et national fixer ;
L — Des droits de mutation immobilière plus élevés lorsque l'acquéreur sera un étranger (il né faut pas que la France devienne une colonie des nations étrangères)*
TL — Des impôts fonciers plus élevés sur les propriétaires étrangers.
Les deux choses combinées avec des sanctions sévères pour l’interposition de personnes en vue de tourner ces dispositions.
ÏÏL — Question des monopoles d’Etat :
L’Etat a démontre son incapacité notoire dans la gestion des monopoles. U convient non seulement de ne pas en instituer d’autres, mais encore d’affermer une partie de ceux déjà existants. D'ailleurs, sur ce point, nous avons une idée très nette du rendement qu’ils pourraient donner gérés par l’industrie privée, par la proposition d’affermage du mono-* pôle des allumettes faite en 1927 et soutenue d’ailleurs par M, Poincaré.
TV, — Réformes administratives :
a) Modernisation dTun système administratif vieux d’un siècle, par l'application de méthodes nouvelles, à ï1 échelle du progrès.
Mécanographie, par exemple, déjà en application pour tout le service de la dette publique et de la comptabilité de la Banque de France,
On réaliserait ainsi de très grosses économies sur les dépenses actuelles.
Suppression do divers échelons hiérarchiques qui retardent l'examen des affaires.
Réduction du nombre des fonctionnaires avec les avantages compris dans le rapport de M-. Louis Marin.
h) Ré f or m esjudiciaires :
II existe encore trop de tribunaux sans justiciables ; il serait souhaitable de les voir supprimer,
c) Amélioration du système actuel des P, T. T. et statut de la T, S, F,
V, — La défense de l'ordre
I, — Réformes électorales :
a) Codification des lois électorales:
//) Vote familial ;
c) Vote des femmes ;
d) Répression des « manœuvres » électorales déloyales,
IL — Réforme des usages et coutumes parlementaires :
a) Réduction du nombre des députés et sénateurs ï
Plus il y a d'hommes pour gérer les affaires d'un pays, moins il y a de chances qu'ils se mettent d'accord,
h) Exiger que les textes législatifs soient : étudiés en collaboration avec les chambres consultatives ou les groupements professionnels et syndicaux intéressés, et rédigés après consultation obligatoire du Conseil d’Etat
c) Vote personnel ;
I! est inadmissible que les députés puissent voter par procuration, sauf en cas de force majeure.
III, — Lutte contre le communisme :
II est inadmissible que les ouvriers soient entraînés, embrigadés, par des agents étrangers pour des fins étrangères et par des menées dont les buts comme les subsides sont essentiellement étrangers.
En outre, le procès du communisme n’est plus à faire, c’est une doctrine destructrice de tout : famille, propriété, patrie, qui repose uniquement sur la haine. Sa répression sévère s impose, c’est une mesure d’assainissement public* Quant aux réformes indispensables au sort des travailleurs, je les expose tout au long dans mon programme.
No 3814
2' circonscription du 17e arrondissement.
M. DENÀIS
Elu aii premier tour de scrutin. — 6.445 voix.
Mes chers Concitoyens,
La candidature que j’ai l'honneur de poser devant vous sous les auspices de la Fédération des comiLes républicains liberaux et patriotes est une candidature d’Union nationale.
L Union nationale s’impose pour le redressement delà France : nous en avons, depuis juillet 1926, mesuré les bienfaits sur le terrain financier.
Elle seule permettra d’achever, en y apportant les corrections nécessaires, l'œuvre commencée, de nous doter d’une monnaie saine et çtable, de régler nos comptes avec les Allies et de recouvrer les sommes dont l’Allemagne nous est débitrice, de mettre en œuvre toutes les ressources dont disposent et la France métropolitaine et la France coloniale.
Elle seule maintiendra l’esprit national — qui n’est point de haine ni de provocation mais de dignité et de mesure.
Elle doit s'entendre, à mon sens, comme « l’union active de toutes les forces nationales, non pas pour la satisfaction d’un parti ou les appétits des candidats, mais pour accomplissement intégral des améliorations économiques et sociales qu’attend la démocratie, toute la démocratie ». Cette définition est de Jean Jaurès.
Pour que le redressement de ]a France soit possible, une condition préalable s'impose :
'e maintien de la paixs
La France veut la paix. Elle Fa toujours voulue et l'accuser d’impérialisme est une calomnie. Les ruines entassées sur son soi, la perte de K 500.000 morts, nos millions de m 3 eSj e neuves, d orphelins, tant de douleurs et de souffrances inspirent Phorrèur de la & r^e. Mais <c on ne doit pas, a dit M* PauLBoncour, feindre de croire que la guerre est devenue impossible ».
0 faut donc ne rien négliger de ce qui peut fortifier la paix : une politique de vigilance, e prudence et de fermeté, un effort persévérant pour résoudre, par et dans la Société des a ions, le pioblôme triple de 1 arbitrage, delà sécurité, du désarmement — la fidélité à nos a lances et à nos amitiés — le maintien d’une armée assez puissante et bien outillée, on que 1 imposera le service d’un an, pour décourager toute agression — l'équipement
une ronhère défensive qui nous garde contre les dangers pouvant résulter de l’évacuation «e la Rhénanie.
Dans la tranquillité que donne la puissance au service d’une ferme volonté de paix,
■s poursuivrons l’œuvre primordiale de l’organisation de la République.
L Etat est trop souvent confusion, désordre, impuissance.
ture indé^d ^UV°^ ex®cut^(ïl” gouverne, des Chambres qui contrôlent, une magistra-
Le citoyen doit être soustrait à l'arbitraire parlementaire et administratif : il le sera par une Déclaration des Droits inscrite en tête de nos lois constitutionnelles et par une Cour suprême investie, comme aux Etats-Unis d'Amérique, du pouvoir de protéger les individus contre les abus.
L'in dépendance de l'Etat doit être assurée contre toutes les tyrannies, qu’elles viennent des puissances d'argent, des syndicats politiciens ou des trusts internationaux. L'Etat, c’est tout le monde — et le suffrage universel est le maître unique. I) doit s'étendre à tous les Français, à toutes les Françaises et le droit de vote entraîne l'obligation du vole.
Il faut restaurer l'Etat, le rendre à ses fonctions propres, donner à ceux qui le représentent et parlent en son nom l'autorité capable de s’imposer à tous dans le respect de la loi.
Civils ou militaires, les fonctionnaires et agents de l’Etat doivent avoir un statut qui les protège contre l'arbitraire mais qui précise et sanctionne leur responsabilité — des traitements et retraites équitables — une situation morale justement estimée. Ils sont qualifiés pour apporter une collaboration utile à la gestion de leurs services, sans se substituer au Ministre responsable ni à leurs chefs hiérarchiques,
L'Etat ne doit pas sortir de son rôle de direction, de tutelle et de contrôle. Il n’a ni qualité ni aptitude pour être industriel ou [Commerçant. Les monopoles, sont une erreur morale, financière et sociale. Mieux vaut l'initiative privée — à base d’intérêt personnel, mais aussi de responsabilité, étant entendu que, là oh II y a monopole de fait, le contrôle de . l’Etat, et, dans certains cas, sa participation aux bénéfices doivent être organisés.
L'Etat moderne a besoin des avis éclairés des citoyens, notammenL en matière économique et fiscale : il y a lieu d'organiser la représentation des intérêts dans le cadre professionnel.
Le redressement financier est en bonne voie : il devra être poursuivi longtemps encore : comme a dit M, Poincaré, « il commande tous les autres en étant lié à tous les autres ».
II exige des sacrifices : ceux-ci ne peuvent être demandes ni aux victimes de la guerre, envers qui tous les engagements pris doivent être tenus, ni aux retraités, qui ont droit à la péréquation admise en principe, ni aux petits épargnants, si durement traités.
Sur d'autres terrains, des économies sont possibles ; le 30 décembre 192.7, j'ai proposé et fait voter sur les dépenses municipales une réduction de 2 1/2 0/0 (soif 45 millions) pour éviter aux contribuables 30 centimes additionnels que .1' Administration déclarait indispensables 1 Le même effort, bien plus large, peut être fait dans le cadre du budget national.
Mais surtout Ja fiscalité, injuste souvent, vexatoire presque toujours, doit être révisée; l’épargne, grevée de 25 à 28 0/0, en moyenne, doit être encouragée ; Je taux excessif des droits de mutation sur les immeubles et sur les fonds de commerce doit être réduit ; la taxe sur le chiffre d'aiFaires, mal assise, doit être refondue complètement ; lés dégrèvements à la base accordés aux commençants, aux industriels, aux journalistes, professeurs, artistes, etc., comme aux salariés.; l’artisanat doit être encouragé et être étendu, quant à ses exemption fiscales, aux chauffeurs d'automobiles., qui paient injustement patente.
d'estime nécessaire de supprimer l’impôt sur les salaires, sur les modestes retraites M ren tes viagères.
Il me paraît que ce qu'il faudrait taxer, ce n'est pas le gain, l'effort, l'épargne, mais la dépense lorsqu’elle ne porte pas sur des objets de première nécessité.
Dans la question primordiale du logement, l'Etat doit assurer un rôle actif - — devant lequel il a eu le tort très grave de se dérober.
Les lois existantes prévoient le retour au droit commun. C'est chose pratiquement impossible aussi longtemps qu'un immense effort de construction n'aura pas été accomplit
noji pas par l’Etat mais par l’initiative privée, aidée, favorisée par l’Etat,, au lieu d’être comme aujoord hui écrasée par un régime fiscal exorbitant,
La guerre au taudis, la multiplication des logements sains à des prix modérés c’est la première des tâches qu’il faut mener à bien. On a créé le Crédit national pour reconstituer les régions dévastées: pourquoi ne pas instituer un nouveau Crédit national pour résoudre la crise du logement ? Il y va du salut de la race- et de la paix publique.
Le droit nouveau qui a défini la propriété commerciale n’est encore qu'ébauché II permet les pires injustices à l’encontre des uns ou des autres. En aucun cas l’éviction du commerçant ne peut être admise sans indemnité, l’exercice du droit de- reprise donnera lieu aux plus fâcheux abus si de quelque manière- — fut-ee au moyen d’une caisse d assu rance mutuelle subventionnée par l’Etat — une compensation n’est pas accordée aux victimes qu’.I peut faire. La suroffre doit être appréciée par des experts professionnels et s’il y a éviction, entraîner le payement d’une indemnité par le locataire entrant
La politique du logement est liée â la politique de la natalité : la France a besoin de nombreux en.ants. La naturalisation en masse ne saurait y suppléer, ni la présence sur
notre sol de nombreux étrangers qui ne sont pas admis avec assez de discernement ni contrôles avec assez de soins.
Pour que la France ait de nombreux enfants, il faut une aide efficace aux parents ainsi qu il est fait fort heureusement par les allocations familiales, par l’assistance nationale et départementale aux familles nombreuses.
Il faut aussi protéger la famille, l’honorer, lui donner - par le vote familial — une affluence proportionnelle au service rendu — garantir l’enfant contre les dangers physiques et moraux depuis le berceau jusqu’à la fin de l’apprentissage.
H faut apporter le plus grand soin à l’éducation en même temps qu’à l’instruction Ulle-a doit etre donnée suivant les aptitudes intellectuelles de l’en huit et la volonté de * fanlli 6 f "S CIüe ,a Pauvreté constitue un obstacle pour les enfants bien doués.. Le régime des bourses -doit être assoupli et étendu. L’enseignement professionnel et technique
aoii etre complote par la formation pratique. 1
Dans tous les domaines, dans toutes les branches de l’activité sociale, la France a besoin ci eliles : elle ne saurait consacrer trop d’efforts à. leur formation. Et parce que la bonne santé du corps est le corollaire et la condition de la bonne santé morale, tors les sports doivent etre encouragés, les terrains de jeux multipliés, la culture phvdque
La I- rance doit aussi assurer à tous la meilleure vie possible dans l’ordre et la sécurité te groupements professionnels eL syndicaux peuvent faire beaucoup notamment par extension- du - contrat collectif dûment sanctionné, par la multiplication dfèé- commissions >V e . extôllS1011 c*e L'eé employés doivent -recevoir un battit vœmæ les
une lonuaires — et aussi telles catégories, comme les concierges, injustement délaissées Four tous, la loi sur les Assurances sociales vient de poser le principe fécond d’une organisation méthodique de la prévoyance. L’une des grandes œuvres de la législature proe une sera de mettre celle loi au point, en la conciliant avec l’effort individuel et avec
ia mutualité.
^ dn but plus élevé encore s’impose à nous : la France peut faire - donc elle doit faire SS1 que le® Etats-Unis où l’organisation du travail, par le double effort du patron ”, Salar,°> asfücle étroitemeunt tous les facteurs de la production, augmente le rendeooùt r? a®croltTe: labeucç abaisse le prix de revient — et par conséquent diminue le Il r . '* ai,t,ul'e la prospérité générale et développe la puissance d’achat de tou-: ’
aul élever le statut social de tons les Français.
A la lutte de classes, stérile et méchante, substitutions F union et la collabora Lion, dans un esprit réciproque de justice et de fraternité,
Tous les efforts tentés pour résoudre les problèmes d'ordre matériel ne réaliseraient pas un progrès véritable si nous négligeons ce qui touche l'âme de la France, sa spiritualité sa figure morale dans le monde et le perfectionnement de chacun de ses enfants.
Avant tout, la liberté de pensée et de conscience doit être respectée avec ses corollaires : liberté d'enseignement, liberté d’association, liberté des cultes. Toute disposition législative créant à rencontre de telle oo telle catégorie de citoyens des délits exorbitants du droit commun doit être abrogée. Le fait de la laïcité de i Etal doit n'impliquer aucune hostilité contre les idées religieuses : il s'accorde avec le respect de toutes les convictions il ne comporte — non plus que la neutralité de l'école publique — ni brimade ni faveur pour aucune affirmation, ni aucune négation.
Le développement de l'instruction importe au plus haut degré, mais il faut aussi former les cœurs et les volontés, développer les sentiments sur lesquels toute divergence serait criminelle — tels l'amour de îa patrie, le respect du drapeau, la fraternité sociale — combattre les instincts criminels et vicieux, f immoralité et le dévergondage, au même Litre que les fléaux sociaux tels que la tuberculose et le cancer.
Avant de terminer, je veux appeler votre attention sur les intérêts locaux qui réckmenL l’activité du député et non pas seulement celle du conseiller municipal :
La création d'une gare auxiliaire de grandes lignes, rue Cardin et, à l'issue de la rue Truffa ut.
L'arrêt de tous les trains de banlieue lorsqu’ils passent à Bâti gno lies- Pont Gardind.
La transformation de la ligue Auteuiî-Pont Gard inet et son raccordement au réseau Métropolitain par Villi ère -Métro et Saint-Augustin jusqu’à la Madeleine*
L'aménagement de la Petite Ceinture selon les besoins normaux de la vie parisienne.
Nous ne saurions davantage nous désintéresser de la solution du problème zonier et de l’aménagement des fortifications, du développement économique delà région parisieaçe (Paris port de mer) et du régime des transports en commun,
rfc
Si long qu'il soit, cet exposé présente des insuffisances, des [lacunes. Toutes les circonstances, tous les problèmes de quatre ans ne peuvent d'ailleurs être prévus
Mais j’en ai dit assez pour que votre vote soit émis en pleine clarté.
Je crois fermement ■— ainsi que s'exprimait M* Pain levé à Thoiry le IS mars — que « les circonstances difficiles exigent une action commune » de tous les citoyens, qu’il ns faut pas a disperser les énergies en récriminations stériles » et que a sans lien abdiquer de ses convictions, chacun doit travailler à l'œuvre de salut ».
Contre les tenants des doctrines de discorde civile et de haine — qu'ils sVppeiiépJ radicaux-socialistes, socialistes ou communistes — je me réclame d'une politique de large et fraternelle union française — pour la Patrie et Dour la République 3
A vous, mes chers concitoyens, mon très sincère et complet dévoilement*
Joseph DENAIS
Ancien député des Batîgncdh s {19H-19:9).
Conseiller munie pal depuis 1908,
Président da Comité du budget et du compte du Conseil ihueiicïim *
3' circonscription du 17* arrondissement.
M. Fbjîokhic u r u net
E!u au deuxième (our de scrutin, — 5.280 voix.
Citoyen,
notre réformisme et nos temporisations. 1 reprocheront
ftllnéI°US l°US qUic!e co,,naisSM- ™„x compagnons dés luttes menées depuis quarante
et r r‘Tln d° i"ser - ™'
drape,„Tép”'blicaiâ!‘',‘ ‘ * ~ * “*V“ ““ «• d« P1™ * poH» le
Ce que je suis?. Comme la plupart d'entre vous, ouvriers, employés petits com erçants, j ai connu des heures rudes et difficiles. Pendant que je travaillais manuellement = ouvner menuisier, je m’efforcais, en meme temps, de m’instruire, di0ne de la confiance de ceux qui, alors que j’avais 20 ans, me désignèrent comme secrétaire
Travail 'et lï # ^ °UV,lerS m®nui9iera’ I,uis “»»<“« administrateur de la Bourse du ZX- 1 qUeiqUCS raMS Plus lard’ directeur de leur société ouvrière. Ce que j’ai pu quuir de connaissances dans toutes les branches de l’activité intellectuelle, je Vai mis au cnice des travailleurs et, jusqu'à mon dernier souffle, je continuerai de défendre les idées qui furent celles de ma jeunesse.
"T. Ve d’auLrcs se contentent d’émettre des théories, je me suis toujours efforcé aui^suhiss " n re ttfOI1S i;nmédlates’ ca VLle d’améliorer la siLtion matérielle de ceux
S P,°S P"ii,leS Ct ^ Ero“W’ Ear rexPérie-e, la valeur des
dirigeMeH'nfimts yci-I ^ ^7' ^ pléc°n,®alS 1 orientalioa Professionnelle, qui permet de fis vl enfants vers 1er professions pour lesquelles ils sont le mieux doués. E. 1912 je
: r. pr :e premier .t™1 **** * «.JE £
du logement se°n'fmarC ^ n’ ^ a ouerre 11 etalt pas venue Briser cette œuvre, le problème iucesLTes auorÏÏ 7 complètement résolu, grâce à mon initiative. Aies démarches
mC „ s P f d“ C°ramf10ns compétentes de la Chambre et du Sénat, auprès de
'es offices *U VOle d* ia loi ** * «*
fonda C“ meme, temPs que j’agissais sur le terrain municipal et le terrain législatif, je EptueÏ ie orem ■’ "If à — M, qui ccnstiu slt, 59f rue dL
proportion avec le T lmmeu 0 c°)lectlf q«> assure aux travailleurs, sans sacrifices hois de f . aVec teurs ressources, la possibilité d’acquérir la propriété,
°rEqile Vml Ia SÜOrre' Pendant que mes fils - dont l’un s’engageait à dk-sept ans et
là7
demi — combattaient, j’ai organisé, clans ce quartier, les œuvres nécessaires pour assurer aux femmes des mobilisés, comme aux sans-travail, aux premières heures de la guerre, la possibilité de vivre et, pour donner l'exemple, pendant les quatre années que dura la tuerie, j'abandonnais fidèlement la moitié de mon traitement au comité de secours que nous avions créé, en étroite union avec toutes les bonnes volontés.
Pour remédier au chômage, j'ai fondé la société ouvrière « Union et Travail », dont le capital est entièrement entre les mains des 1 50 ouvriers et employés associés- Pendant que certains s’ingéniaient à lui susciter des obstacles, je n'ai cessé de soutenir celle société par mon crédit personnel, me portant garant de ses échéances, pour lui permettre de se développer et cela sans jamais recevoir personnellement un centime d'appointements. Sous forme de bénéfices, les travailleurs, à VI îcure actuelle, ont touché, en plus du salaire, une somme qui atteint près d'un million de francs et l'actif de la société, qui appartient totalement au personnel ouvrier associé, représente une somme au moins égale.
Enfin, pour protéger nos enfants contre la tuberculose et permettre leur développeaient harmonieux, j'ai crée i'écde de plein air du boulevard Bessières, dont 1 organisation ■a été prise eu modèle dans le monde en Lier.
Parlerai-je du concours donné autrefois à mon regretté ami Paul-Brousse, pour la création de .la crèche des ÉpineLles et à mes amis de la caisse des écoles, pour la création du dispensaire de l’impasse Com point?
l'ai organisé également une bibliothèque, rue des Épincltes, où j’ai fait des conférences do -Vulgarisation scientifique et ou j ai amène ceit ai ns .professeurs d© mes amis qui mirent leur science au service du peuple.
Depuis 1885, j'appartiens au Parti socialiste et j'entrai dans Püfiité lorsqu’elle se Ht, où je rcq résenlaïs la fraction dite « Possibilité », qui s’était donnée pour formule : « Défense de Informe républicaine, évolution constante des lois et des organismes économiques et iSQciajJX pour réaliser l'affranchissement du travail. »
En 1919, bien que désigné par ie Parti socialiste, j'ai refusé d'accepter la candidature et, voloiUairement, je suis reste hors du Parlement, ne voulant pas, avec le mode de scrutin de liste proportionnel, en vigueur à cotte date, jeter fe trouble dans les troupes -rcpubli- <*b:<y»-par la formation d'une liste personnelle. Si j'ai quitté le Parti socialiste a eeüc date, c'est que hem prise du Parti communiste remportait sur l'équilibre ancien, qui permettait k coexistence des diverses tendances et que mes amis, partisans de la ts Défense nationale ■>, avaient été écartés de la; candidature ; aussi bien, quelques mois plus tard, à Tours, le Parti socialiste devait se séparer à son tour des communistes. Depuis cette rupture, foudlez mes votes : vous les verrez toujours eu harmonie avec les idées que j’ai toujours défendues. Je me rends ccL hommage que jamais on ne peut relever une défaillance dans mon action et que je puis défier mes adversaires de trouver de ma part un vote, une complaisance en faveur des monopoles ou des individualités tr allant avec la Ville ou PEtat.
Voilà le perturbateur, l'élément de désordre que mes adversaires découvrent en moi- Pour eux, l'ordre, c est la continuation de l'oppression du travail par le capital, la suborcinatbn du locataire et du commerçant aux caprices du propriétaire. Contre eus, j'ai c!û lutter depuis ma jeunesse pour obtenir, d'abord, la protection du Ira vail de l’eu tant, puis pour obtenir la diminution de la journée de travail et soyez certains que celte loi de huit -h eure?t à laquelle j'ai c.llaboié, dont j'ai défendu le principe pendant trente ans, avec les fondateurs de la première Bourse du Travail, .ainsi que la semaine anglaise, seraient demain en péril, si une majorité réactionnaire survenait à la Chambre. N’avons-nous pas du agir auprès du Gouvernement pour îempêchfT de suivre les réacteurs anglais qui, à Genève, demandaient la modification des accords de Washington, qui ont établi la loi de huit heures Le triomphe de la réaction, c’est le retour aux bas salaires et aux longues journées, a exploitation sans limite des locataires et des commerçants par k suppresion des lois qui les protègent.
Avec une impudence admirable, nos adversaires osent prétendre que nous avons com-
promis le crédit français et que notre œuvre, de 1924 à 1928, Tut une œuvre contraire aux intérêts nationaux.
Je m'adresse à tous les hommes de bonne foi et je leur demande de se rappeler quelle était la situation financière à ia veille dés élections de 1924, quand la livre avait atteint le ' cours de 125 francs. Le Bloc national qui, aujourd’hui, ose redresser la tète avec une immévoyance folle, avait; dans la période de 1919 à 1924, emprunté pour plus- de 129 milliards * de francs : les emprunts de paix avaient dépassé les emprunts d’e guerre puis, sans se soucier des conséquences, les échéances avaient été accumulées dans un délai L és court, qui niellait l'Etat à la merci d’une panique; uïie dette flottante de pins de 95 milliards, cons • tamment remboursable, pesait comme unre menace constante sur la politique intérieure; aussi, quand il fui question de frapper les capitalistes, pour liquider une situation qui cou- : liane, encore maintenant, de peser si lourdement sur la nation eL dont les répercussions continueront à se faire sentir par une aggravation formidable do coût de la vie; les grands groupements économiques : assurances, métallurgie, mines et banques entamèrent une lutte sournoise con tre ceux qui voulaient frapper les profiteurs, affolant les porteurs de bons, dépréciant systématiquement nos valeurs, pi ovoquant l'afflux vers les- guichets des demandes ‘ de" remboursements, au risque de perturber toute l'économie nationale et de causer les ruines les plus douloureuses. De l’aveu des journaux bien pensants, 25 milliards de capitaux : avaient déserré à Pëtraiïgerr.
Cependant, si lu finance a pu triompher, ce n est que pa* la trahison àé quelques hommes qui Savaient de républicain que le masque et qui empêchèrent de pre ndra les mesures vigoureuses qui eussent permis d'èerûSûT les puissances financières- Celles ci, ’ momentanément , ont rebondi et elles ont, comme don de joyeux avènement, consenti â une stabilisation financière de fait, qui remet la livre au cours quVIIe avait atteint avant 1934 ; Beau triomphe, en vérité ! Dans les impôts nouveaux qui ont été votés, les impôts de consommâtien ont été accrus de plus de 4 milliards, pendant qu’ont été allégés les impôts sur les gros revenus; les petits héritages ont été frappés plus lourdement, pendant qu’étaient dégrevés' les gros et, ainsi, la misère de ceux qui produisent, travailleurs, petits commerçant a ’ a été la rançon de cette victoire.
Nous aurions pu, comme nos adversaires, placer nos formules au-dessus eTe riotérèfe * national, paralyser la tentative de redressement pou miirie par le Go uvernem sut Poincaré, mais nous ayons préféré nous abstenir et ne pas accumuler lés obstacles- par une opposition ’ cependant légitime et justifiée ; les trahisons et les capitulations faites devant les pu,mmem< * d argent rendant notre oeuvre momentanément stérile.
Pourtant, le travail sous toutes ses formes gémit sous le poids des charges : Péfevation des transports et des impôts écrase le commerce et réduit le consommateur k la misère. 31 tiadra bi en revenir à d’au très méthodes.
Malgré tout, nos adversaires n’ont pas détruit toute l'oeuvre que nous nous étW efforcés de réaliser. Rappelez- vous qu’en 1924, le monde avait semblé se dresser contre te ance ses prétentions impérialistes ; il a fallu l ‘arrivée du Gouvernement cV Hërriot pour permettre les accords de Londres puis, ensuite, la politique de Briand, avec les accord* de Locafoo, qui semble avoir écarté de nous le spectre de te guerre. Mais les imprudences, Iês ûiita de ceux qui n ont pas perdu 1 espoir d’une politique dite de prestige et de force, pourraient, nous ramener aux heures d’’ angoisse,
A 1 intérieur, nous avons rétabli, dans une certaine mesure, l'ordre par une large amnistie, apaisant ainsi les conflits qui subsistaient, par suite des condamnations plus ou rmûn., injustes des conseils de guerre et, aussi, des mesures de répression contre les travadurs en 8 ri- v e qui frappèrent les cheminots et les fonctionnaires. La réintégration des che1miiiots a été assurée par la victoire républicaine de 1924. Les fonctionnaires ont vu leurs ^déments relevés dans une certaine mesure, les pensions de> victimes de la guerre ont été ^ajustées, 1 os ascendants dont les fils avaient été tués à la guerre ont vu reconnaître leurs roïts à la pension ; enfin, le service militaire d’un an a été voté par la Chambre, il est actuellement en discussion au Sénat, Si la réforme des conseils de guerre n'a pas été faite 1
suivant nos désirs, la pression morale exercée sur le Parlementa provoqué une améliora^ lion de la loi existante.
Enfin, le vote des assurances sociales (1), même dans leur cadre insuffisant, marque une ère nouvelle pour le monde du travail. Cette importante réforme garantira le travailleur contre les risques de maladie, lui assurant 00 0/0 de son salaire, en même temps qu'il permettra aux femmes, pendant une période de six semaines avant la maternité et six semaines après, de toucher 00 0/0 du salaire. Enfin, si l'on n'a pas encore réalisé l'assurance contre îc chômage, l'assurance contre la vieillesse permettra de toucher dès 55 ans une retraite pouvant atteindre 50 0/0 du salaire annuel.
Certes, ectte réforme peut encore donner lieu à d’assez vives critiques ; mais, enfin, la loi votée présente cet avantage d'apporter non pas de vaines formules, mais une réalité et si [ 'ouvrier et remployé doivent, comme le personnel des administrations publiques, verser une cotisation égale à 5 0/0 du salaire, la réforme réalisée écarte de leur foyer les conséquences de la maladie, puisque, en outre des soins médicaux et des médicaments accordés dans le cadre de la loi, la famille continue de percevoir une large partie du salaire qui défend le foyer contre la misère absolue. Nous ne verrons plus ce spectacle abominable d’hommes et de femmes ayant usé leurs forces dans un travail ingrat, condamnés à tendre les mains, nu crépuscule de leur vie.
Il appartiendra donc h la Chambre nouvelle d'agir dans le sens de larges améliorations qui auront pour effet de créer une véritable solidarité sociale.
Quelques fantaisistes ont essayé d'atteindre ma personnalité dans des portraits, dont j'ai apprécié l'outrance avec une douce philosophie, acquise au contact de la vie. Sans m'émouvoir de ces charges inspirées par la passion politique, je rappellerai que, bien que les groupes de gauche lussent en minorité à I1 IIo tel de Ville, j’eus l’honneur d’être, en 1923, désigné comme président du Conseil général de la Seine, par suite de l'appoint que don* lièrent à ma candidature des adversaires rendant hommage à mon travail, comme à mon caractère.
En 19 20, mes collègues de la Chambre des Députés me firent l’honneur de m'élire vice-président. Ces titres divers, que je n’ai jamais sollicités, répondent par avance aux critiques intéressées.
Tout mon effort a été fourni conformément aux engagements pris. J’ai répondu aux appels de tous ceux qui, victimes d’une injustice, s’adressèrent à moi. Les cheminots, les locataires, les commerçants, les travailleurs de tous ordres m'ont trouvé pour appuyer leurs légitimes demandes.
Voilà mon œuvre, le bilan de quatre années de travail.
II est vrai qu'on me reproche encore d'avoir voté contre l’arrestation des députés communistes : J'ai défendu l’indépendance des élus dans la période où siègent les Assemblées; en agissant ainsi, ce ne sont pas les individualités que je défendais, mais le suffrage universel lui-même. Ce principe de l’inviolabilité de l'élu a été posé par les hommes de la Révolution qui, dès la réunion de l'Assemblée Constituante, proclamèrent i “inviolabilité des représentants. Cette inviolabilité assure au suffrage universel 3a représentation qu'il s’est donnée et j’eus défendu de même le droit des électeurs de M. Daudet, si celui-ci eût été député, comme j'ai défendu celui des électeurs de M. Gachin.
Que nos adversaires présentent un bilan semblable et nous pourrons alors discuter avec
eux.
Pour nous, si votre confiance continue de nous honorer, c'est dans cette voie que nous Continuerons d’agir, voulant sans cesse la diminution des privilèges, en vue de l'amélioration des conditions matérielles du plus grand nombre.
Frédéric BRU NET.
Vicc-Prèsîdent de la Ch ambre des Députés.
(t) Allocations : Maladie, 50 à GO 0/0. — Maternité, 50 0/0. — Invalidité, 40 à 50 0/0. — Vieillesse. 40 0/0- Minimum 30 années.
lre circonscription du 18' arrondissement.
M. BUSSAT
Élu au deuxième tour de scrutin. — 8.127 voix.
Électeurs des Grandes-Carrières !
Je me présente à vos suffrages comme candidat d'Union nationale.
Vous savez ce que cela veut dire.
Cela veut dire que, des deux politiques pratiquées dans la dernière législature celle
du Cartel des gauches et de celle de Raymond Poincaré — je suis partisan de la seconde. Je n’ai pas cessé de la soulenir depuis vingt mois. Je désire qu’elle se poursuive demain.
"Vous avez constaté que ceux-là même qui., en 1924, renversaient l'homme qu’ils nommaient Poincaré la Guerre et Poincaré la Faillite ont été bien contents de le ramener au pouvoir en 1920 pour remédier à leurs erreurs et nous sauver do la banqueroute.
Vous n’avez pas oublié l’anxiété, le désarroi qui régnaient en 1926. Vous vous rendez compte que les affaires du pays sont aujourd’hui en meilleure 'posture, que l’atmosphère est plus facile à respirer. Vous avez comparé. Vous avez jugé. Il est donc inutile de revenir sur le passé.
Mais l’œuvre entreprise n’es! pas terminée. L’amélioration n’est pas définitive. Nous sommes en convalescence. Nous ne sommes pas guéris.
Le franc paraît stable. Deux budgets ont été votés à temps et en équilibre. Mais l'équilibre général entre le prix de la vie, le change, le budget et les salaires n’est pas encore ai teint.
Le problème des dettes interaillées n est pas réglé. L an prochain nous sommes sous le coup dune échéance commerciale de 400 millions de dollars (10 milliards de francs). L avenir du plan Dawes et des payements de l'Allemagne n’est pas assuré.
Une stabilisation légale suppose toutes ces questions résolues. Elles ne le sont pas encore et l’œuvre reslc à la merci du résultat des élections.
Notre redressement rfa pas été obtenu sans peine. Il a fallu voter de lourds impôts, Ceux-ci devront être révisés, simplifiés, mieux répartis et atténués à mesure que renaîtra notre prospérité économique et financière. Il ffaut que les affaires marchent à plein pour supporter le poids d’un budget de 42 milliards.
L industrie a besoin de renouveler ses méthodes, accroître ses débouchés, améliorer ses prix de revient.
Le commerce dont les lois sur J a propriété commerciale et la révision des baux n’ont Pas “ surtout h Paris — aplani les difficultés, le commerce a besoin de ménagements, de justice, de justice fiscale surtout.
U est, avec l’industrie, l’un des principaux pourvoyeurs du budget. Ils ont droit, fun autre autant que 1 agriculture à la sollicitude du Gouvernement et du Parlement,
Si ^ le plan Dawes est appliqué, les prestations en nature nous donneront des sommes considérables que nous pourrons affecter à des travaux de grande envergure comme par exemple I organisation de la région parisienne et la mise en valeur de nos colonies.
Veille la prospérité économique et financière permettra de développer des œuvres sociales : mettre en pratique les Assurances sociales.
Améliorer les conditions de la vie des travailleurs (salaires, caisse de chômage, congés payés, statut legal des employés, artisanat, conciliation, arbitrages, etc.)
Supprimer les taudis, propager l’air, la lumière, l’hygiène, favoriser la natalité, généraliser les allocations familiales, aider de toutes les manières les familles nombreuses et la famille tout court.
D'autres réformes solliciteront encore l’attention du législateur*
Réforme administrative, économies dans tous tes services, simplification ou suppression de certains rouages, statut des fonctionnaires avec équitable ajustement de leurs irai lem mis (échelle mobile, stabilité du traitement).
Réforme électorale (proportionnelle), vote obligatoire, vote féminin, vole familial).
Paix à l 'intérieur. — Paix à l'extérieur, — L'une et Fautre sont indispensables à notre redressement.
Il serait injuste et maladroit de faire fi de la Société des Nations. Nous devons à celle-ci, comme à toutes les tentatives propres à empocher le retour de la guerre notre concours le plus loyal, n’eut-elle qu’une chance entre mille d 'établir un régime efficace d’arbitrage.
Mais nous savons aussi que l'organisation juridique dè la paix ne sera pas- obtenue d’un seul coup.
Le spectacle du monde, nous apprend qu’en Pologne, en Russie, en Autriche, en Hongrie, en Italie, dans les Balkans, les eau -es de conflit subsistent à fleur de terre et peuvent, d'un moment à Fautre, exploser. L’Allemagne elle-même est traversée de courants divers qui sont loin d’être pacifiques.
Il ne faut donc pas prêter trop tôt à la Société des Nations une vertu qu’elle n’a pas encore. Aussi, abandonner par avance les gages et les moyens de négocier que nous détenons sur le Rhin et dans Ih Sarre, serait absurde et coupable. Renoncer à F organisa tien d’une solide défense nationale sérail la plus folle des politiques. Nous avons instauré le service d’un an : il s’agit da le faire vivre.
Ainsi, de quelque côté qu’on se tourne, de grandes tâches nous attendent.
On dit que FU mon nationale n’a pas de programme.
Jugez si celui-ci n’est pas, au contraire, trop chargé?
Les années qui viennent ne seront pas des aimées faciles. Tout commande aux bons citoyens de s’unir, concentrer leurs énergies et de les mettre au service de la nation.
Électeurs des Grande s -Carrières !
Je connais votre sagesse. Je vous demande d’affirmer sur mon nom, le 22 avril prochain, votre préférence pour la politique d’union nationale.
Mon passé vous répond de mon avenir*
Je serai fier de représenter, à nouveau, au Parlement, un quartier de ce 18" arrondissement où j'ai passé toute une existence déjà longue.
Je serai fier de poursuivre, en votre nom, mon action pour que la France retrouve sa prospérité et sa force, en restant digne de sa victoire et du souvenir de ses enfants tombés pour la défendre.
Édouard B LISSAT
Chevalier de 1& Légion d'honneur. — ■ Croîi de guerre.
No 3814
2° circonscription du 18e arrondissement.