M. BALLU
Elu au deuxième tour de scrutin. — 6.843 voix
Mes chers Concitoyens,
J'ai l'honneur de solliciter vos libres suffrages.
L'autre dimanche, è Bordeaux, dans un discours splendide, confirmé par celui de Carcassonne, M, Poincaré a déclaré : « Si on estime que nous sommes dans une bonne voie, il faut choisir des représentants qui s’engagent à nous soutenir », Dès maintenant, je prends ici cet engagement de soutenir le Ministère rî'Union nationale, si j’ai l'honneur d'être votre élu.
Je prends cet engagement parce que M, Poincaré, depuis deux ans, a opéré une œuvre immense de relèvement financier et de relèvement national. Cette œuvre, il faut l’achever dans la paix sociale et dans la confiance absolue.
Mes chers Concitoyens,
Vous savez que je suis un enfant du pays et le nom que je porte vous est garant de mon attachement à ce canton dont je saurai défendre les intérêts comme le fit Roger Fallu, mon père, qui, pendant vingt ans, fut votre élu, 11 ne sépara jamais la Patrie de la République. II les voulut fortes l'une par l’autre. Comme tous les esprits clairvoyants, il ne pressentait que trop l'orage qui grondait déjà sur la France, en dépit des rayons d’un soleil
Lompeur, El c’est avec raison qu'il répétait volontiers k mot de Gambetta : « Patriote avant tout, je ne mets rien au-dessus- de ce titre ».
Patriote et républicain démocrate, €ksfc là, pour moi,, une tradition sacrée.
Citoyens,
La guerre que j'ai faite comme vous tous, et qui noue Tut imposée, a causé d'affreux bouleversements. Neuf années nTen ont pas, hélas! suffisamment aiténné toutes les conséquences.
Pourquoi? Parce que les Français, au lieu de rester unis* sont retombés dans la basse politicaillerïe. Parce que les vieilles formules, les vieilles querelles d'avant guerre ont reparu sous le signe du Cartel. Inutile d'insister sur les carences, les catastrophes qui oui suivi, La Livre a 248 francs; F Etat a la veille de suspendre ses payements ; la hideuse banqueroute, dont parlait Mirabeau, à nos portes. Les républicains divisés skntre-déehiraient. Aucune des promesses faites pour la plus facile captation du suffrage n avait été tenue. Le mécontentement était partout. Le pouvoir était paralysé par la tutelle du, parti socialiste révolutionnaire.
Au retour de M. Poincaré, la confiance revint, la fortune française se revalorisa. Pourquoi ?
Parce que les partis de révolution sociale n'eurent plus voix au chapitre*
Tout sim pie ment ,
Citoyens,
11 ne faut plus que cela recommence, Ï1 ne faut plus risquer de rouler à P abîme pendant deux ans pour remonter la pente pendant les deux autres années, La France, son crédit* sa vie même ne le supporteraient plus.
11 faut donc sans hésitation condamner comme moi et en votant pour moi le communisme né à lTé franger et dirigé par l'étranger, le socialisme révolutionnaire qui veut supprimer la propriété individuelle et le droiL d'héritage, qui prépare les vacances de la légalité et la dictature rouge, tout comme le communisme. Il faut aussi écarter ce radicalisme socialiste valoisien, parti hybride et sans courage qui ne s'est rallié à M. Poincaré que contraint et forcé et qui demain, si c’était possible, referait le parte!.
Ni Daladier, ni Rlum, ni pachin.
Citoyens ,
Voici, au sujet des questions qui sollicitent plus spécialement l'attention publique à l’heure où nous sommes, quelles sont mes idées et mes tendances :
Passionné pour la paix comme tous ceux qui onb vraiment fait la guerre, /approuve b o car no et l’œuvre de la Société des Nations, mais à la condition que nos frontières de l’Est soient réorganisées et que notre armée, réduite à un an, soit quand même assez forte pour assurer la sécurité nationale.
Je demande Faecessfon à fa propriété individuelle de plus en plus facilitée parle développement* dfci Crédit agricole, du Crédit' artisanal, du Crédit au petit commerçant, au petit industriel, aux ouvriers qui veulent acquérir ou construire une maison.
Je réclame une plus grande protection de l’épargne, la suppression de l’impôt sur les successions en ligne directe et des dégrèvements fiscaux aux familles nombreuses, 1 application du sursalaire familial, la lutte contre les taudis, et les fléaux sociaux, l'application aussi prompte que possible de la bienfaisante loi sur les assurances sociales que la France a trop longtemps attendue.,, et aussi de la loi sur les lotissements qu'on n’aurait jamais dû avoir besoin de faire I l 1
Je suis favoraole au développement du syndicalisme professionnel orienté (comme le
veut la C. G. T. aujourd’hui revenue de bien des erreurs», vers les œuvres sociales et uon vers un but politique et de lutte de classes. Je réclame la protection de 1 artisanat et le développement de plus en plus grand de l’enseignement technique.
En matière confessionnelle, je suis attaché à une laïcité de l’Etat respectueuse des libertés religieuses, séparant nettement les deux domaines de la religion et de la politique, du temporel et du spirituel. L Etat, indépendant des diverses Eglises, doit pratiquer à leur égard une neutralité bienveillante. L'école publique doit être, comme l'Etat, loyalement neutre entre toutes les croyances et doit rechercher le plus large recrutement possible de 1 élite dans les couches profondes, du peuple* La liberté de renseignement doit être assurée solîs la gai an lie des diplômes de î Etat et sous les conditions requises d’hygiène, do moralité et de patriotisme.
Je m opposerai de toutes mes forces au monopole de renseignement.
Au point de vue fiscal, je veux 1 équilibre rigoureux du budget, la lutte énergique contre les gaspillages, le respect par l'Etat de tous ses engagements, la stabilisation delà monnaie avec indemnisation des anciens rentiers. Je réclame l'allègement d’une fiscalité excessive, dès que 1 équilibre budgétaire le permettra, par la suppression jusqu’à 15.000 fi\ de I impôt sur les salaires et traitements, par la diminution des impôts sur les mutations, par la substitution progressive à la taxe sur le chiffre d'affaires, d’une taxe à la production ou a la première vente* Je suis nettement opposé à tout prélèvement sur le capital et à toute inquisition fiscale.
Je fais mienne la charte des anciens combattants telle que font établi les Etats gênél aux de la France meurtrie, et je m’engage à la défendre de toute mon énergie, comme j’ai défendu mon pays, avec tous mes camarades de la grande guerre.
Je suis partisan du vote des femmes, du vote familial et du vote obligatoire, aussi bien pour les électeurs que pour les députés qui doivent n’être payés que s’ils sont présents aux séances de la Chambre*
Enfin, je serai le défenseur acharné des intérêts généraux de ce canton au point de vue hygiène, viabilité^ assainissements, transports, etc. Je resterai, à ce sujet, en contact constant avec nos municipalités et notre conseil général et je m’installerai au Raîncv même, au milieu de vous.
Je serai un député que Ion saura trouver.
Il faut maintenir avec lerveur l'Union nationale, démasquer ceux qui la supportent impatiemment et qui, au fond, en souhaitent le terme;
H laut lutter à visage découvert, au cri de Vive la nation I Vive la France républicaine !
Et vive ïe canton du Raincy dont je suis et que j’aime I
Guillaume BALLE
Membre de l'Alliance démocratique.
Candidat des républîcu js d'dmon nationale*
No 3814
4^ circonscription de PONTOISE.
M. P ATENOTRE- DESNOYERS Elu au deuxième tour de scrutin* — 8.038 voix.
Chers Concitoyens,
Le 22 avril prochain vous êtes appelé à désigner votre représentant à la Chambre pour la quatrième circonscription de l'arrondissement de Pontoise {cantons de Montmorency et Écouen).
Je me présente à vos suffrages.
Habitant le canton de Montmorency depuis vingt- deux ans et maire d'Enghien-les- Bains depuis neuf années, j’ai pu connaître et étudier l'ensemble des besoins sans cesse croissants de notre belle circonscription.
Appelé par la confiance de mes collègues, maires du département de Seine-el-Oise, aux fonctions de trésorier de leur Association, j'ai reçu le mandat de traitera différentes reprises certaines grandes questions intéressant notre département et je l'ai fait en dehors de toute arrière-pensée politique, n'ayant en vue que la solution de problèmes dérivant au premier chef de questions strictement économiques.
Si j'aborde aujourd'hui le domaine politique, c'est que j'ai eu à souffrir, pour la collee- Livité que j'administre, d'un ostracisme incompatible avec noLre régime démocratique. Et c'est contre les lois d'exception que je vous demande de vous élever avec moi.
Toute une région placée par la volonté d'un Parlement mal renseigné, en dehors du droit commun, désire voir exposer sa défense au Parlement par un homme que n'airêteront ni considérations de personnes, ni intérêts particuliers.
Je suis partisan par essence, par éducation politique, d'une liberté absolue dans le régime légal et d'une égalité non moins absolue de tous les citoyens devant la loi.
C'est dans cet esprit que seul investi comme candidat par l'Alliance démocratique (parti républicain démocratique et social) pour notre 4e circonscription, désigné par les comités républicains des cantons de Montmorency et d’Ecouen, et me réclamant de la confiance et de l'amitié de représentants du peuple comme M. le sénateur Gornudet et l'ancien ministre, M. Georges Leredu, également sénateur de Seîne-et-Oise, je livre mon programme à votre examen.
Mes chers Concitoyens,
Je suis de ceux qui estiment qu'en France, dans ce pays de liberté, nul n'a de leçons de républicanisme et de démocratie à recevoir de personne : je suis de ceux qui pensent que les luttes stériles de la politique qui ont conduit notre pays à deux pas du gouffre doivent désormais céder le pas à la concorde républicaine, seule capable d'assurer la prédominance de l'économique sur le politique.
Cette concorde républicaine, cette concentration loyale de toutes les bonnes volonté» en vue de réalisations d'ordre essentiellement pratique, j’ai eu le bonheur de l'établir à En ghien-Ies- Bains même, lorsque j'ai constitué, il y a neuf ans ma première liste municipale.
Je ne me suis pas préoccupé de savoir si tel ou tel de mes collaborateurs appartenait à
la droite ou à lajgauchc, mais j’ai fait Tu n ion de tous les bons républicains susceptibles par leurs aptitudes, selon moi, d'assurer F exécution d'un programme constructeur. Et c'est ainsi que j'ai pu[ réaliser depuis dix années l’Union nationale à Enghiendes- Bains.
Je n’ai pas varié depuis et je persiste à penser que là est la vérité, que là est la clarté : et si je déplore aujourd'hui une compétition d’appétits inavouables, j’ai l’espoir certain que k vérité se fera jour toute seule dans l'esprit des électeurs, rien que par sa force persuasive et son inéluctable logique.
Je suis suivi dans mes réunions publiques par de soi-disant républicains qui — je n'ai a ie inc peine à le démonter à mes auditeurs ^ n'ont an vue que le désir d'exposer des doctrines dont le passe et F expérience ont déjà fait justice*
A la vérité, pour tout homme impartial, il n’y a plus aujourd'hui en présence que deux politiques :
Celle de l’ordre,
Celle du désordre.
Celle du désordre, mes chers Concitoyens, vous en connaissez les elTeLs concrétisés par les résultats de la politique du cartel et de ses alliés, avoués ou déguisés, c'est celle qui, de mat 1924 à juillet ! 920, a menacé les destinées de la France,
Celle de F ordre, par poutre, c’est celle qui, sous la direction de F homme éminent, de grand citoyen qui préside aujourd’hui aux destinées du pays, M , Raymond Poincaré, assurera h notre patrie sa grandeur et son développement.
Je suis l'homme de cette politique, je suis de ceux qui, d'esprit pt de cœur sont d'accord avec la politique de M, Raymond Poincaré, parce que seule elle est digne de notre pays, digne de la grandeur de la France. Elle seule est constructive et logiquement capable d’assurcr dans la clarté et à l’abri de ta paix la réalisation des améliorations sociales qui sont indispensables à tous les travailleurs*
Ceci exposé, ypjçi ,lp> grandes lignes de mon programme :
Politique extérieure :
Respect absolu des traités et amodiation des accords existants dans F esprit le plus large mais avec le primordial souci d'assurer complètement la sécurité de nos frontières. Pas dintrausigeiinee, mais aucune faiblesse, Politique d'observation et <k prévoyance dans un woude -eïMEore troublé par une xiésorgomsation politique, a*ée de la guerre de 4944 49 Ï8,
Politique coloniale ;
m valçui^ééhemenf .pratique de nos possessions coloniales al organisation des moyens de transports pour que soient assurés des débouchés faciles, à la disposition -des producteurs coloniaux.
Politique intérieure :
N uï txe conteste plus la force de nos institutions républicaines. Tout ce qui tend à diviser le* citoyens doàijêtre bamaï et ii ne peut y avoir dans la République des citoyens de de 2 ou de 3e zone* L’égalité doit être totale et absolue pour tous les citoyens.
Les questions religieuses n'ont rien à voir avec les questions polmques. Aucune croyance au service dbm but politique, mais aucun empiètement de k politique sur les «rayances qL droit commua pour tous les citoyens : cette définition se confondant avec ic respect des kk appliquées dans ce sens avec un strict souci de liberté.
Pas de dictature de classe ou individuelle, — La République a refait F unité de k Franco et c est à elle «cuk que nous faisons confiance pour réaliser les destinées du pays.
Jo suis profondément républicain et ne reconnais que rauiorüé des lois et non celle d'orgaDÏsmes se substituant a la souveraineté nationale.
Pouvoirs publics ■
Simplification des méthodes de travail dans les assemblées délibérantes.
Organismes techniques h coté de La représentation nationale et inspirant ses décisions pouvant avoir force légale.
Droit de vote familial et vote des femmes dont Faction sociale pourra être considérable.
Je désire voir rénover l’autorité de la famille, véritable base de toute société organisée.
Il est indispensable d’encourager l'artisanat et ! accession à 3a propriété de bôus les travailleurs.
Réformes administratives :
A société moderne, régime d'administration moderne. Tels décrets de Louis XIV et de Napoléon 1er sont aujourd’hui désuets. Réorganisation administrative tenant compte d'une décentralisation aussi complète que possible et d’économies de gestion en rapport avec notre situation financière.
Vote d’un statut des fonctionnaires définissant leurs devoirs et précisant leurs droits.
Défense nationale :
Je connais trop les souffrances nées do la guerre pour n’êLre pas ardemment pacifiste, mais si je veux la paix, je la désire dans le souci de la dignité qui convient au Pays et avec les garanties indispensables à sa sauvegarde.
Mise en application du régime d'un an avec comme complément la mise en état de
défense de nos frontières.
Finances :
11 faut achever l’assainissement de nos finances avec comme base le système aujourd hui en vigueur et donL l’efficacité acte démontrée de façon tangible par les résultats acquis, mais avec en vue une large politique économique s’inspirant des nécessités mondiales, tout en protégeant raisonnablement 1 économie du pays.
Réorganisation méthodique du système fiscal en vue d'un aménagement simplifié
des impôts.
Pas d’inquisition ni de vexation fiscales. Amodiation des impôts frappant les travailleurs avec minimum raisonnable d’exemption. Révision de certains impôts excessifs en vue d’un rendement plus rationne!.
Rigoureux équilibre budgétaire et politique convenable d’amortissement.
Liaison absolue du problème des dettes interalliées à celui du règlement de notre créance sur F Allemagne.
Perception simplifiée des impôts. Politique de production et d’échange pouvant permettre de lutter réellement contre le couL eleve de la vie.
Commerce j industrie ;
Réforme profonde du système fiscal en vue d’assurer plus de justice dans la répartition des impôts. Plus de méthode et de clarté dans le mode de recouvrement. Collaboration étroite avec les organismes corporatifs. Liberté absolue des transactions et des échangés, pouvant seule permettre le retour normal du jeu de la concurrence profitable aux consommateurs.
Agriculture :
Ne plus opposer le commerce et l'industrie à F agriculture* Encourager la production par un régime de liberté d’échange et de facilités douanières. Mise en vigueur des programmes
réalisés en commun par les Chambres de Commerce et celles d 'Agriculture* Amélioration des transports. Politique des engrais* Politique de l’habitation rurale et de F électrification des campagnes. Crédit agricole, encouragement à la petite culture* Protection des maraîchers de la banlieue parisienne et mesures propres h faciliter l'écoulement de leurs produits destinés à la capitale*
Politique sociale :
Examen de toutes revendications des travailleurs placées sur le seul terrain professionnel et social et non sur celui de la révolution* Maintien de la loi de huit heures dont Fefïlcacité est reconnue,
Application de la loi sur les assurances sociales sans bouleversement financier* Accession des travailleurs à la propriété en simplifiant les lois sur les habitations à bon marché. Aide accrue aux familles nombreuses. Développement des caisses de compensation* Politique de la famille et de la natalité par F amélioration de l'hygiène dans tous les domaines* Protection de l'enfance, développement des œuvres antbtuberculeuses. Encouragement aux sports, dès l'école* Politique du logement*
Politique scolaire s'inspirant du respect absolu des droits du chef de famille*
Accession facilitée largement aux études secondaires et supérieures pour tous les enfants reconnus susceptibles de suivre des études supérieures*
Protection des victimes de la guerre. Surveillance attentive de leurs besoins* Constante collaboration avec les Associations de combattants dans les problèmes vitaux pour le pays.
Politique régionale :
Assainissement de la région* Etude approfondie du système le plus propre à réaliser un vaste réseau d’égouts en accord avec le département de la Seine, ce qui amènera la disparition des inondations de la vallée avec, parallèlement, l’étude d'un reboisement intensif. Amélioration des transports en banlieue* Augmentation du nombre de trains et amélioration du confort des voyageurs. Aménagement des tarifs pour familles nombreuses et mutilés de guerre*
Cartes ouvrières délivrées dans les deux sens*
Et en ce qui concerne particulièrement Finstruction supérieure des enfants des travailleurs de la banlieue et en raison de l’étendue du canton de Montmorency, création d’une école primaire supérieure dans une des communes parmi celles remplissant les meilleures conditions au point de vue de la facilité des communications*
Politique d’urbanisme et de développement de FadducLîon de Feau, du gaz, de F électricité*
Aménagement des lotissements défectueux dans le cadre de la loi récemmenL volée par les Chambres*
Protection des sites et paysages* Politique de tourisme en plein accord avec les municipalités et les syndicats d'initiative*
Retour de notre région dans le droit commun.
Mes chers Concitoyens,
Tels sont, dans les grandes lignes, les points essentiels de mon programme*
Leur réalisation implique nécessairement une politique de concentration républicaine et d union nationale, facteurs essentiels de la prospérité du pays.
Si, instruits par 1 expérience du passé, désireux de dresser contre les partis de désorganisation, les forces d'ordre ci de. progrès, si faisant même abnégation de vos préférences politiques en vue d'assurer le triomphe des idées réalisatrices, vous me faites l'honneur de m envoyer au Parlement, vous pouvez être assurés que je m'emploierai de toute ma volonté
à l 'application du programme et des idées que j'ai eu l'honneur de vous exposer en toute sincérité.
Aussi, j’ai la conviction que vous répondrez à l'appel lancé à Bordeaux et à Carcassonne par le Président Poincaré et que, sans abstention — car s'abstenir serait un crime devant le pays, dans l’heure grave que nous traversons — vous voterez pour l'Union nationale, dont j'ai été depuis dix années, un ardent défenseur.
Vive la France !
Vive la République !
Vive la circonscription des cantons de Montmorency et d’Ecouen !
li . PATENOTR E- DESNO VERS
Industriel. — Maire d’Iinglhen -les- Bains,
Trésorier de l'Association des Maires do S ci ne- et- Oise, Ancien combattant.
Candidat de Concentration républicaine et d’ Union nationale.
Circonscription de RAMBOUILLET.
M, Raymond PATENOTRE Elu au premier tour de scrutin. — 1 .1.334 voix.
Mes chei a Concitoyens,
Vous êtes appelés à nommer, le 22 avril, votre représentant à la Chambre des Députés,
J’ai 1 honneur de solliciter vos suffrages au nom de la politique de concentration républicaine.
Cette politique, vous !e savez, a fait ses preuves.
En mettant fin à la crise parlementaire qui rendait tout gouvernement ^impossible, elle à mis un terme aux convulsions financières qui ont jeté l’alarme dans le pays.
Durant deux années, la 13a législature s'est poursuivie dans un malaise croissant, engendré par le choc des partis. Elle se termine en pleine activité de redressement sous le signe de l’Union.
Maintenant il faut choisir ; achever l’œuvre en cours ou perdre le ^bénéfice de notre effort.
Gomment hésiter ?
U ne s’agit plus seulement de réparer, U faut construire.
Dans tous les domaines, Faction s'impose.
Action économique, en favorisant par tous les moyens l'expansion agricole, industrielle, commerciale ; en remaniant une fiscalité improvisée et trop souvent oppressive.
Action sociale, en associant l'idéalisme démocratique à F esprit de réalisation, en assu-
rant îa collaboration active ouvrière et patronale qui doit rénover le contrat de travail, en pratiquant une politique bienfaisante de protection, d'affranchissement et de solidarité humaine. *“
Action internationale, en iravai liant sans relâche à abolir laquer re par une organisation technique de la Paix d’après les principes et les méthodes de Genève et de Locarno.
Pour cette œuvre de hautes et fécondes réalisations, l' effort commun des républicains est indispensable.
Rien ne se fera sans un gouvernement stable, appuyé par une majorité solide, décidée à l'action.
C’est dans cet esprit, mes chers concitoyens, que je soumets à votre approbation le programme suivant :
Pour la paix :
Avant tout assurer l'avenir en poursuivant l'organisation technique de la paix par le développement do la Société des Nations :
En faisant confiance à notre éminent ministre des Affaires étrangères, M. Aristide Briand, pour défendre et faire triompher à Genève les trois points principaux de la thèse française: arbitrage obligatoire, assistance obligatoire et générale à la nation attaquée; contrôle international, sans lequel it n'y a pas de désarmement possible ;
En poursuivant une politique de rapprochement entre les peuples ;
En maintenant, tant que les circonstances l'exigeront, notre défense nationale sur des bases assez solides pour assurer notre sécurité ;
En compensant la réduction du service militaire par une meilleure utilisation du temps de service et une organisation rationnelle du matériel ;
En étendant l'influence pacifique et civilisatrice de la France par le développement de son rayonnement intellectuel et l'organisation méthodique de la propagande à l'étranger.
Politique intérieure :
Défense des institutions et des libertés républicaines contre toutes les tentatives de dictature,, d'où qu’elles viennent.
Respect des lois laïques appliquées dans l'esprit libéral de leurs promoteurs, Jules Ferry et Waldeck-Rousseau,
Développement et protection de l'école laïque et nationale, foyer de civisme et de patriotisme.
Maintien absolu de la liberté de renseignement, avec accession à tous -ses degrés pour les enfants qui en sont dignes.
Etablissement du statut des fonctionnaires, réduction du personnel en lui assurant une rémunération équitable.
Suppression du vote par procuration au Parlement et réduction du nombre des députés.
Politique sociale :
Application d'une politique généreuse et hardie de réformes sociales.
Assurer l'accession à la propriété de tous les travailleurs.
Favoriser les initiatives qui tendent à réaliser la coopération des classes par la participation aux bénéfices, l'actionnariat et l'accession des capacités ouvrières tà la [gestion des entreprises.
Aider à l'orientation du syndicalisme vers les méthodes de collaborât! on* en accordant
un statut organique au Conseil national économique, où sont représentés les quatre ordres de la production et qui doit devenir la Chambre consultative du travail.
Àîde aux familles nombreuses, abolition du taudis, construction d'habitations ouvrières saines et agréables, développement des œuvres d hygiène sociale, d'assistance et de salubrité. Repos annuel.
Application, après sa mise au point on ce qui concerne l'agriculture, de la loi sur les assurances sociales, qui est une grande œuvre de solidarité humaine, *
Suppression de l'impôt sur les salaires.
Finances :
Achèvement de l’assainissement financier, première condition de la prospérité publique.
Maintien rigoureux de l’équilibre budgétaire.
Fidélité de l’Etat à ses engagements : pas de consolidation forcée ; pas de conversion obligatoire.
Stabilisation du franc, nécessaire pour la prospérité et la garantie des transactions et la disparition de tout chômage, en tenant compte de la situation pénible des petits rentiers.
Généralisation des méthodes d imposition forfaitaire réduisant au minimum l'inquisition fiscale.
Réduction de l'amortissement de la dette publique en 1 échelonnant sur un plus grand nombre d’années.
Révision du système fiscal : répartition plus équitable des impôts ; réduction des taxes de première mutation et des droits sur les valeurs mobilières ; allègement des impôts de consommation qui pèsent trop lourdement sur les travailleurs et les classes moyennes.
Agriculture :
L’expansion agricole, à la base du relèvement économique, doit être favorisée à la fois par une politique de protection et par une politique de production.
Etablissement d'un régime douanier stable protégeant les produits agricoles dans la même mesure que les produits industriels.
Maintien absolu de la liberté d'exportation et de la suppression des droits de sortie pour tous les produits.
Suppression des réglementations abusives.
Equitable répartition de l'impôt, correspondant aux facultés contributives et aux bénéfices de l’agriculture très réduits depuis la crise.
Maintien du forfait et diminution du coefficient.
Dotation plus large du budget de l’agriculture^ trop manifestement inférieur à celui d s autres pays agricoles.
Extension du crédit agricole sous toutes ses formes.
Développement des champs d’expériences et vulgarisation de renseignement agricole,
Primes de traitement aux instituteurs attachés a la vie rurale.
Amélioration des conditions de vie des ouvriers agricoles, qui, par ailleurs, profiteront d’une politique de protection assurant à l’agriculture une prospérité qui permettra l’élévation des salaires.
Réduction des tarifs de transport ferroviaire pour les produits et les engrais.
Amélioration et entretien des routes départementales et vicinales au moyen d'un crédit spécial pour Seine-et-Oise,
Organisation de l'apprentissage des métiers ruraux en vue de remédier à la crise ae l’artisanat.
Vote des propositions tendant à rendre plus elTicace la protection contre les dégâts de gibier.
Commerce et industrie :
Etude et adoption de toutes les mesures tendant à développer nos exportations.
Aménagement desforces hydrauliques, électrification des chemins de fer, modernisation de notre réseau de voies d’eau, aménagement de nos grands ports, le tout en utilisant aussi largement que possible les prestations en nature fournies par r Allemagne*
Valorisation au moyen d’un emprunt — émis à l'étranger, si c’est nécessaire — de notre vaste domaine colonial qui doit fournir à Tinduâatrie jscs matières premières et contribuer à rabaissement du prix de la vie.
Organisation d’un système de crédits à r exportation sur le modèle anglais, belge ou allemand.
En matière fiscale : Transformation de la taxe sur le chiffre d’affaires pour les objets manufacturés en une taxe unique à la production.
Pour le calcul du bénéfice imposable, déduction des pertes subies dans l'exercice précédent.
Abattement à la base, comme pour les autres contribuables.
Anciens combattants :
Octroi aux associations d’anciens combattants et mutilés de la capacité juridique.
Organisation d'un recensement méthodique des gazés et tuberculeux en vue du traitement médical.
Réalisation aussi rapide que possible des justes revendications formulées par les Etats généraux de la France meurtrie, à Versailles, devant le Président du Conseil, notamment en ce qui concerne le réajustement des pensions et une meilleure application de la loi sin? les emplois réservés aux mutilés.
Pour notre arrondissement :
Subventions au génie rural pour l’achèvement de Téléc tri fi cation des communes et hameaux,
ÀchèvemenL de la ligne du chemin de fer Paris— Lîmours— Chartres,
Electrification de la ligue Versailles— Rambouillet,
Amélioration des conditions de l'abonnement pour les ouvriers et employés.
Eclairage des gares è T électricité.
Amélioration des horaires des trains.
Rétablissement du service des postes tel qu'il fonctionnait avant la guerre.
Adduction d eau potable dans les communes*
Aménagement des lotissements dans le cadre de la loi nouvelle.
Etablissement pour Seine-et-Oise, en raison de sa situation spéciale, d’un plan d ensemble en matière d'hygiène, d’assistance {sanatoria, présentons, hôpitaux), d'écoles, de voirie, de transports, ces questions dépassant les moyens de notre département et ^nécessitant l'intervention de l’Etat,
Mes chers Concitoyens,
Privé depuis la mort de son regretté député, Ândré-Thome, mon beau-père,, de représentant direct au Parlement, notre arrondissement, pendant 12jans, n’a pas eu de lieu avec les Pouvoirs publics.
Ses intérêts ont soutier t, de légitimes revendications, tant collectives qu'individuelles, sont restées sans effet.
Le rétablissement du scrutin uninominal en restituant à l'arrondissement son mandataire, doit mettre fin à son isolement,
SI vous m’accordez votre confiance, je serai en] toute occasion votre] interprète dans îte milieux politiques et administratifs. J'ai le grand désir de collaborer étroitement avec mes estimés collègues du Conseil général, les conseillers d'arrondissements,] les maires et
élus municipaux de tout TaiToiîdÎFSeiïienL Je me fendrai à 3a disposition des électeurs lors demes visites régulières dans jes cantons* Sans distinction de personnes ni de partis, mon concours sera acquis à tous les intérêts-, à toutes les organisations et sociétés locales*
Issu d'une famille qui, pendant des générations, a servi de son mieux la France, j'aspire à devenir votre élu pour servir à mon tour la démocratie.
Je vous offre mon entier dévouement : si vous lui faites crédit^ je serai de toute ma foi aux côtés des chefs républicains pour construire la République sociale dans Tordre et 3 a liberté*
Vive la République démocratique et sociale î
Vive l'arrondissement de Rambouillet î
Raymond PàTENOTRE
Conseiller général de Seîne-ei-Ühe.
Candidat de Goace n «ration républicaine.
V° circonscription de VERSAILLES.
(Canton d* Argent euil.)
M. de FELS
Efu au deuxième tour de scrutin, — 10,765 voix.
Citoyen ,
Une double tâche attend Téki que vos suffrages enverront siéger au Parlement :
Député de la Nation, il collaborera k l'œuvre de réorganisation générale du pays.
Représentant de la circonscription d1 Argon teuil, il devra en dehors de toute considération politique, aider vos élus cantonaux et municipaux â résoudre les problèmes qui intéressent votre région.
De là découle la nécessité d'un double programme.
Un programme de politique générale.
Un programme d'améliorations locales*
Programme de poli tique générale .
L — Paix et sécurité :
Politique de rapprochement entre les pennies par l'extension des pactes de Locarno.
Assurer dans les délais fixés l'application. de la loi réduisant à un an la durée du service militaire*
U , — Questions financières et économiques :
Développement de la richesse publique en France et aux Colonies par la réalisation d’un programme de grands travaux publics.
Stabilisation de la monnaie en tenant compte de la situation des petits rentiers. Simplification et codification de noire système fiscal trop complexe (transformation de la taxe sur le chiffre d’affaires en une taxe à la production — diminution de l’impôt de première mutation — allègement de îa fiscalité rur les valeurs mobilières.)
Répartition plus juste du poids écrasant des impôts.
Suppression de l’impôt sur les salaires,
III, — Réformes sociales :
Poursuivre hardiment la politique républicaine de réformes sociales en faisant largement confiance au syndicalisme.
Perfectionner la loi sur les assurances sociales (retraites ouvrières, chômage).
Donner aux fonctionnaires, employés de PRtat, cheminots et travailleurs un traitement ou un salaire en rapport avec la cherté de îa vie.
Protection des familles nombreuses.
Défense de la production agricole et industriel e ainsi que des intérêts du commerce contre les attaques Injustes dont ils sont l’objet.
Défense des victimes de la guerre.
Droit de vote accordé progressivement aux femmes.
Respect de la liberté et des croyances de tous.
Fortifier l’école laïque, rendre l’instruction à tous les degrés accessible à tous les enfants sans autre distinction que celle du travail et du mérite.
Inspection médicale scolaire.
Développement des œuvres post- scolaires.