M, MOTTU
Élu au deuxième tour de scrutin, — 17.989 voix.
Chers Concitoyens,
Vous savez pourquoi je me présente à vos suffrages.
Candidat en mai 1921, je recueillis plus de 77,000 voix dans notre département.
Aujourd’hui le scrutin d’arrondissement est rétabli. Les anciens députés de la circonscription se présentant ailleurs, la place demeurait libre et les comités républicains m'ont demandé de faire triompher une politique résolument républicaine et anti-communiste.
Sans me dissimuler 1 ardeur de la lutte que j’aurais à soutenir, jTaï estimé que le succès de la politique cl Union nationale, qui réalise les aspirations de tous les gens d'ordre et de bonne volonté* était un enjeu qui valait la peine qu'on mène à fond pour lui la campagne.
Pourquoi l'Union nationale ?
Parce que, seule, Punion des radicaux et des républicains modérés a été capable de sauver le pays de la faillite ; seule, elle est capable d’achever l’oeuvre de redressement financier du pays et de la consolider définitivement.
Il suffit de comparer les bilans de deux années de luttes de parti et de deux ans d { nion nationale pour que toute hésitation ?üit impossible :
De mai 1924 à juillet 1926 :
— La livre passe de 67 à 248 francs ;
— I /inflation augmente de 18 milliards ;
“■ Ue$ avances de la Banque de France augmentent de 16 milliards ;
— Les emprunta augmentent de plus de 5 milliards ;
L’index des prix de gros passe de 468 à 854,
De juillet 1926 à mars 1928 :
. — La livre passe de 248 à 124 francs ;
^ Le Trésor rembourse à la Banque de France plus de 15 milliards j
— La dette flottante est réduite de 8 milliards 200 millions ;
. — La dette publique est réduite de 7 milliards 945 millions ;
— L’indice des prix de gros descend de 854 à 6J7 ;
— Les budgets votés à temps présentent des excédents de recettes qui permettent d'augmenter les fonctionnaires, les pensionnés et les retraités ;
— Dans le même temps est votée toute une série de mesures législatives : loi militaire, lotissements, assurances sociales.
Tout cela na été obtenu que grâce à la collaboration, avec M, Poincaré, de républicains tels que MM, Briand, Herriot, Painlevé, Tardieu, Sarraut, Marin, qui, écartant toutes les dissensions d'autrefois, mirent en commun leur volonté de sauver le pays et la ^République.
Pr o g ra m m e toc a L
Lotissements :
Ce problème, d’une importance primordiale pour notre région, doit être résolu le plus rapidement possible par l'application de la loi qui vient d'être votée à Tunanimité par les deux Chambr es.
L’essentiel c’est la réalisation rapide des mesures suivantes :
1° Constitution d'associations syndicales de lotis, grâce à une procédure simplifiée, pour l'obtention des crédits prévus par la loi ;
2° Aide apportée aux communes dont les charges financières (assistance, bureau de bienfaisance, etc.) accrues par l’arrivée de nouveaux habitants, pèsent lourdement sur les anciens ;
Construction d’écoles et d hôpitaux ;
4° Etablissement d’un plan méthodique d'électrification.
Inondations :
De toute évidence, à ces travaux d'aménagement devront être liés les travaux nécessaires pour remédier au fléau des inondations périodiques et, si possible, en conjurer les effets : élargissement et rectification du cours des fleuves, diminution des barrages et des écluses qui retardent l1 écoulement des eaux, établissement de digues ou de remblais, reboisement des bassins collecteurs.
Transports :
Une politique cohérente des transports est indispensable au développement normal et harmonieux de la région parisienne. Elle doit viser les buts suivants :
1° Substitution progressive de la traction électrique à la traction à vapeur ;
T Multiplication de la fréquence des trains aux heures d'aÛuence ;
3fl Utilisation maximum et, si possible, augmentation du nombre des rames de wagons ;
4e Liaison des grands réseaux et de la ceinture et meilleures correspondances.
U faut accorder aux mutilés de Seine-et Oise les mêmes avantages dans Paris (cartes Apriorité, réductions, etc.) qu'aux mutilés de îa Seine,
Pr o g ra m m e écono m ique.
Le redressement financier est lié au développement économique du pays. L'Etat doit encourager la production qui alimente pourxme grand# part le budget; Il est donc opportun de réaliser de grands travaux 'd'utilité publique (aménagement des forces hydraulique, extension du réseau navigable, installation de stations aériennes, etc.) qui, effectués partiellement avec les préstations en nature, offriraient de larges possibilités de travail pour tous sans exiger de la nation un effort financier trop considérable.
Agriculture :
La production agricole étant la base même de notre organisme économique, doit être vigoureusement encouragée. Tout achat à l'étranger pèse lourdement sur la tenue de notre ^ change. 11 faut donc intensifier la production grâce à une politique d'engrais, à des fourni, tares de semences sélectionnées, d’instruments agricoles, etc,, et exiger la stabilité àcwb nière, c'est-à-dire la certitude que les conditions protectrices ne seront pas brusquement modifiées entre les travaux de préparation et la récolte, bouleversant ainsi les prévisions an profit de la concurrence étrangère,
11 faut également se préoccuper de l'amélioration du sort des populations rurales û réaliser V électrification des campagnes, le développement de l'enseignement agricole post« scolaire , l'extension du crédit agri z&\% etc.
Commerce et industrie :
Le commerce et l'industrie également doivent être une des principales préoccupations du Gouvernement, puisqu’ils contribuent pour une si grande part aux charges du pays. Dans cc domaine, • il est indispensable qu'intervienne une loi sur la propriété commerciale tpi satisfasse les droits du commerce et de la propriété. Il faut aussi faire droit aux Tevendioaj lions des commerçants qui demandent, au point de vue fiscal, les mêmes abattements à la base quelles autres catégories de citoyens, En un mot, il faut prendre en -considérât; du toutes les légitimes revendications des organisations corporatives et celles exposées, par exemple, par les Chambres de commerce et d jagricuï turc, du département de1 Seine-ebÛîse.
Les intérêts des consoinmatenra iïe doivent pas moins être pris en eonsidératiomcU ed pourquoi nous sommes partisans de la transformation de la taxe sur le chiffre d'affaires qui
frappe si injustement le petit commerce et retombe en dernier li^u sur le consommateur,
c'est-à-dire sur l’ensemble de la nation.
Colonies ;
G est par iiiie:miseren valeun toujours : -plu s'active de notre: domaine colonial que obtiendrons les matières premières indispensables à fi ndu strie nationale, actuellement tributaire de l'étranger*
Cette œuvre doit être le résultat d'une collaboration loyale aveo les indigènes, dont ou doit développer l'éducation intellectuelle, ainsi que l’hygiène sociale*
Réformes ad min is é ra i iv es.
Sons la poussée du mouvement économique et par suite de la transformation de h vie rendue plus rapide par les moyens de transport, les vieux cadres demandent à dra élargis et modernisés.
Une place plus grande doit être! par la décentralisation, accordée à la « Région » s&ui5 capable de mener à bien les grands travaux d'utilité pabliqne qui demandent des ressourcé de plus en plus importantes.
Il faut; tendre vers une simplification générale des services; publics dont les méthodes trop compliquées s’adaptent mal à la multiplicité des activités modernes. r Cette réorganisation entraînera des économies, sinon immédiates, car il faut respecter les droits acquis des. titulaires, du moins dans-un temps assez proche* en évitant la création
J- nouveaux emplois- -
Ces économies, d’uue.part, allégeront le budget et d’autre part, permettront une meilleure rétribution des serviteurs de l'Etat.
Programme fiscal.
Nous sommes partisans de la simplification et de 1 Unification du.. système -fiscal ■ le. confi'ikusble doit être, à .même1 de. comprendre, faeilement .ee qu’il doit et pourquoi il -doit payer ; du remplacement par une taxe ménageant mieux lés intérêts du consommateur, et. J}e5 commerçants, de la taxe sur le chiffre d’affaires ; de- la. suppression- de fi impôt sur les salaires : de la refonte de l'impôt sur les bénéfices commerciaux et industriels et- sur les bénéfices agricoles;
Toute politique, fiscale doit s’accompagner d’une politique: d'économies, d une politique dccrcdit, c’est-à-dire la sécurité rendue à l'épargne par le retour .aussi. large que possible aux principes financiers de la Révolution française, par l’abandon ides mesures d’inquisition et .par l’utilisation, dans.hr. plus large mesure, des signes extérieurs et du forfait,
Prog ram nie soc ial f
La tâche de la prochaine Chambre sera de mettre en application le plus rapidement possible la loi sur les assurances sociales et d'en étendre le bienfait aux petits artisans et aux commerçants.
Il faudra améliorer la loi de 1898 sur les accidents du travail <et la loi de, 1921 sur les maladies -professionnelles,- lois aujourd’hui insuffisantes.
Les familles nombreuses doivent être aidées par le développement du sursalaire familial et: des Caisses de compensation, et aussi par des facilités de logement.
Une saine politique du logement doit tendre à encourager îa construction, à développer les Offices d’Habitations à Bon Marché et les Sociétés de Crédit Immobilier, et: à faciliterl’ accession à la petite propriété par des Caisses professionnelles de prêts.
Victimes de la guerre .
Ceux qui ont souffert de la guerre sont aussi ceux qui souffrent le plus de l’instabilité financière.
11 faut, en effet, songer que la baisse du franc réduit terriblement les pensions des Mutilés et des Veuves de Guerre.
La stabilité financière est la condition indispensable au maintien de l’intégralité des pensions de guerre.
Nous faisons entièrement nôtres les conclusions des Etats généraux de la t t ance meurtrie et nous défendrons vigoureusement les revendications des anciens combattants et des victimes de la guerre,
P o l il ique ex ter ie u re .
U faut poursuivre ^organisation de la paix, sans toutefois gaspiller inconsidéré tuent les fruits de la victoire.
Il est donc nécessaire de pratiquer des ententes internationales, enregistrées par
la S, D. N., tout en ne négligeant rien, en attendant, de ce qui peut contribuer à la sécurité nationale,
Noux voulons donc la paix dans la sécurité et la dignité du pays.
Enfin, au sujet des dettes interalliées, la France ne peut, eu aucun cas, payer pim quelle ne reçoit. C’est pourquoi i! faut que les alliés la traitent au moins aussi bien q«e l'Allemagne en lui accordant les clauses de sauvegarde et de transfert.
Programme politique,
La charte républicaine que nous défendons est celle édictée par nos grands ancêtres dans îa Déclaration des Droits de l’ Homme et du Citoyen,
Nous voulons grouper tous les républicains clans un esprit de concorde et de grandeur nationale pour Inapplication de la devise : liberté, égalité, fraternité.
Liberté d’opinion ou de croyances.
Egalité devant la lot, — Fraternité sociale.
En ce qui concerne l’enseignement, il importe que tous les enfants de France qui y sont optes puissent accéder à 1 enseignement secondaire et même supérieur, quelles que soient la fortune et îa situation sociale de leurs parenls.
En ce qui concerne la législation du travail, il faut que la Loi soit respectée. Nous demandons l’application de la loi dans un esprit d’équité qui défende les intérêts des travailleurs en tenant compte des nécessités de l’industrie, du commerce el de l’agriculture.
Personnellement, je suis partisan de la réduction de l1 indemnité parlementaire et de l’ obligation du vote personnel pour les députes.
Conclusions .
La situation est donc très nette.
Nous nous présentons pour faire échec au communisme et à ses théories de haine et de désordre.
Notre programme doit réunir tous lus républicains sincères, ennemis des dictatures, aussi bien de gauche que de droite et qui croient au progrès de la République sociale dans Tordre et la légalité*
Chers concitoyens,
Vous avez le choix :
Ou le communisme, c’est-à-dire ; le désordre, la guerre civile, la révolution.
Ou T union nationale qui, seule, permettra dans la stabilité financière, la paix à l'intérieur comme à 1 extérieur et la réalisation des réformes sociales qui sont Fhonneûr ds îa France et de la République,
Je suis candidat d’union nationale et j emploierai toute mon énergie pour que le Ministère d Union nationale qui a sauve le franc puisse achever son couvre,
Andué MOTTU
Ancien Maire d’Ablon,
Décoré de la Croix de guerre de TOrdrc militaire bn^e,
De la Méd&iUe militaire britannique (MM),
No 3814
Circonscription d’ÉTAIVlPES.
M. DORMANN
Elu au deuxième tour de scrutin. - — 0.361 voix.
Cher Concitoyen,
Après cinq ans d’un effort meurtrier pour soustraire le pays à la domination étrangère, les Français doivent tourner toute leur activité vers la création des œuvres de production et des œuvres de vie.
En face des difficultés certaines et inconnues jusqu’à celte époque, les formations gouvernementales successives ont montré que les anciens partis avaient fait faillite et que l’équilibre financier ne pouvait être atteint que dans 1 union entre les citoyens.
La situation esL encore grave malgré l1 -effort fiscal exigé du pays ; l’ union est indispensable et la lutte des partis doit s’effacer devant l’intérêt général.
À la politique à courte vue eL à la petite semaine, pratiquée jusqu'ici, doit sucbéder une politique à vaste envergure, aux conceptions hardies et envisageant l’avenir sur une longue période, en procédant aux réformes morales, sociales, économiques et financières, par une évolution progressive, et non par la révolution qui ruinerait le pays définitivement.
Adversaire du communisme, averti par les réalités de la guerre et de la vie des nécessités de la France, indépendant, libre de toutes attaches de parti, je fais appel à tous ceux qui veulent une France forte et organisée dans une paix féconde.
Partisan du vote personnel des députés, j'estime que ce serait amsi faire prendre leurs responsabilités aux représentants du peuple et justifier les raisons du retour au scrutin d’arrondissement*
Les graves questions financières se résument à mon avis en trois points principaux : 1° l'équilibre budgétaire, absolument indispensable et qui doit être résolu par une répartition plus équitable de l'impôt, la poursuite des Fraudeurs et les économies à réaliser ; 2° le règlement des dettes de guerre, contre lequel nous devons nous élever en raison des sacrifices que nous avons consentis pendant la guerre ; 3* la stabilisation qui doit tenir compte des intérêts de tous les citoyens.
Notre pays traverse, par suite de nos pertes pendant la guerre, une crise de maind’œuvre singulièrement accusée par la dénatalité* La famille est devenue la base de toute organisation sociale et l’Etat se doit de venir en aide à ceux qui poursuivent la lutte contre les fléaux sociaux et à ceux qui créent de la richesse humaine* L’enfant doit pouvoir accéder facilement, quelle que soit sa situation de fortune, à renseignement à tous ses degrés et les familles nombreuses doivent être protégées et encouragées réellement et efficacement.*
Le progrès doit être réalisé dans le respect de toutes les libertés et de toutes les croyances*
Le mieux-être social doit être assuré, non par le bouleversement des bases économiques et sociales, mais en asseyant révolution nécessaire eL urgente sur les deux idées essentielles de la collaboration du capital et du travail et de l’accession de tins à la propriété.
L'agriculture doit cire encouragée et aidée en organisant l’instruction des enfants en conformité avec les besoins de la terre. Les chemins, les transports rapides, doivent être améliorés; l’électricité, l'adduction d’eau, rétablissement du téléphone poursuivis sans arrêt les distractions au village {T, S. F., cinéma, conférences) doivent être instaurées avec des crédits nécessaires mis à la disposition des communes et des syndicats agricoles, afin de lutter efficacement contre l ‘abandon des campagnes.
Des permissions spéciales doivent être accordées aux agriculteurs sous les drapeaux au moment des travaux urgents; le remembrement de la propriété facilité.
Les produits du sot doivent jouir des mêmes protections que les produits de l'industrie et du commerce et l'échange doit être libre. Les charges fiscales, équitables, doivent tenir compte des aléas de l’agriculture et les engrais. doivent lui être fournis en grande quantité et à prix modérés, avec des frais de transport réduits*
Les bienfaits du Crédit agricole doivent être étendus et surtout pour l’accession à îa propriété des travailleurs de la terre.
Une politique de construction d’habitations doit remplacer la politique de restriction.
Les commerçants, les industriels, doivent être efficacement encouragés non plus tracassés. Il convient de mettre au point, enfin, avec justice, la propriété commerciale et de rechercher une solution au grave problème do î apprentissage.
Les Assurances sociales doivent être appliquées logiquement et par paliers.
Comme en Amérique, où J5 0/0 des ouvriers sont actionnaires des sociétés dans lesquelles ils travaillent, l’ouvrier français doit être intéressé aux résultats des organismes auvquels il est attaché*
Notre domaine colonial doit être judicieusement exploité.
Lnfrn, la Paix doit être établie par une protection efficace de l’intégrité nationale et la respect des traités et en maintenant la politique étrangère aussi loin des impérialismes que des abdications, par le développement, non des rivalités, mais des collaborations nationales*, La S. D. N . doit être renforcée pour être en mesure de résoudre tous les conflits qui pourraient surgir.
Républicain de toujours, je crois que la démocratie doit être l’accession de l’élite du travail et de rinLeîIigcnCé h la direction des affaires du pays.
Ancien combattant, je reste comme par le passé, Je défenseur des justes revendications de mes camarades en tant qu'elles peuvent être réalisées dans le cadre des nécessités nationales.
Je m’adresse à tous sans exception, faisant appel h l’union complète et sincère pour rechercher dans les revendications de tous la part de justice h faire admettre; à Funian indispensable pour réorgam: er le pays dans l’ordre et dans la liberté.
Vive T Arrondissement d’Etampes !
Vive îa Franco ! Vive la République I
Ma uni en DO RM AN N
Otticier de IsiiJLégion d'honneur» Ctoïï .de; guerre;
Gandid&t d’Ünicm et de OoftceiïLraùon républicaines
Circonscription de MANTES*
TÈÏ, BERjGERY
Elu au -deuxième tour de «crutiu* *«- 7.859 voix.
'Nous voulons :
La paix par la formule « Arbitrage ~ Assistance — .Désarmement »„ N pus m voulons ni de la formule « Si tu veux la paix, prépare la guerre », ni de la politique d’ailiaocÊs, ni de la conception de Fiquüilw européen — formule, politique et conception qui cmt fait faillite et qui amènent la guerre.
Les réparations et le règlement des dettes interalliées dans l’esprit des grands règlements économiques, comme le -Plan jDaw.es, qui rapporte cette année à la France seule 5 milliards 300 millions, soit presque le septième du budget alors que la politique de bravade et de faiblesse ménée par ta 'Droite nationale, de 1910 h 1924, avait laissé la France sans alliances, sans sécurité et. sans réparations*
Le règlemeitt des dettes russes -dans Pesprit do raccord préparé par la Commission de Monzie et .accepté en principe par Aa Commission russe, accord donnant aux porteurs d’avant-guerre un intérêt d’environ 6 fi\ '25 (valeur actuelle} au lieu de 5 francs (valeur 1914) et permettant à l’industrie française de vendre ses produits à la Russie, à crédit, contre une garantie en pétrole russe ou autre garantie or équivalente.
Nous dénonçons la campagne de la presse vendue aux trust pétroliers anglais on américains qui veulent torpiller cet accord pour se débarasser de la concurrence des pétroles du Caucase.
Le contrôle par l’Etat souverain des industries constituant un monopole de fait entre les mains de groupes financiers, ces trusts ou monopoles privés empêchant de jouer la loi de l 'offre et de ia demande et étânfJAe nature à constituer un Etal dans l'Etat et à menacer la paix elle-même*
Une politique financière d’équilibre du budget (le premier budget équilibré fut celui de 1925) et non d’emprunt (il en a été fait pour 120 milliards de 1949 à 1924)* Nous préférons les impôts directs aux impôts indirects qui, n’étant pas progressifs, grèvent les petits et dégrèvent les gros, et qui tendent au renchérissement de la vio. Nous voulons la justice fiscale par des mesures précises contre la fraude alors que le système actuel de contrôle par « les signes extérieurs de la richesse » est en même temps inquisitorial et inefficace. Nous voulons que les citoyens honnêtes payent avec les autres et non à la place des autres*
L’égalité scolaire par l'école unique qui ne supprime aucunement les écoles libres, mpis fait cesser cette anomalie dTun Etat donnant deux catégories d’instruction aux citoyens, sëlon qu’ils sont « puissants ou misérables ». Nous voulons que tous les fils du peuple qui en sont capables puissent accéder gratuitement aux plus hauts degrés de l'instruction*
Une politique agricole impliquant rabaissement des tarifs douaniers pour les engrais, tarifs qui ne sont maintenus que dans l’intérêt des trusts producteurs d’engrais ammoniacaux et de Superphosphates ; une enquête sur les conditions île fonctionnement de F usine d’Etat duTotilouse, une réglementation sévère contre les dégâts causés par le .gibier, Faccroissemertft des subventions pour électrification, drainage et adductkm d’eau, la .simplification du calcul de l’impôt sur les bénéfices agricoles et la récits s sifi cation cadastrale des terres*
Une politique ouvrière basée sur la stricte application de lois sur la protection du travail, la mise en oeuvre d assurances sociales effectives, et Y adoption sincère du programme de la G. G. T, hypocritement annexé par les « unionistes ».
Une politique commerciale impliquant le remplacement de la taxe surle chiffre d'affaires, aussi nuisible aux commerçants qu'aux consommateurs,
L abolition des conseils de guerre hors de la présence de l'ennemi, et, en présence de celui-ci, un remaniement complet par la création tFun jury.
Une politique locale comportant le rétablissement du tribunal de Mantes dont la suppression implique en déplacements et en temps perdu plus de dépenses que d'économies.
Telles sont les grandes lignes du programme que nous défendons dans celte cîr* conscription,
I o u te union doit se faire autour d’un programme, sinon elle est au mieux un élan sentimental sans lendemain, au pire une manœuvre detinée à duper le suffrage universel. Tous ceux qui adoptent ce programme sont avec nous.
Tous ceux qui le repoussent sont contre nous.
Tous ceux qui P abandonnent après y avoir souscrit sont des rénégats.
Tel est le sens de notre union,
Gaston- François BERGER Y
Chevalier de la Légion d'honneur, — f rux de Guerre.
Avocat à la Cour d'appel,
Ex-Chef de Cabinet du Président du Conseil, Ministre des Affaires étrangères.
Ex -S ocré taire général adjoint de la Commission des réparations.
Première circonscription de PONTOISE
M, FRANKLIN-BOUILLON Elu au deuxième tour de scrutin, — 8,381 voix.
Mes chers Concitoyens,
Je me présente à vos suffrages comme « Unioniste », c'est-à-dire résolument partisan de 1 Union Nationale et de la Concentration Républicaine pour laquelle je n'ai cessé de lutter depuis quatre ans et que j ai lait triompher en 1926 lors de la formation du ministère Poincaré.
La situation de notre Pays, telle qu elle résulte de la guerre et du traité de Paix, entraîne pour nous des charges écrasantes (réparations, pensions, dette intérieure, dette extérieure, impôts) : il est impossible, il serait criminel de continuer aujourd’hui la politique de parti qui était ia règle avant 1914,
— 1485 — No 3814
Ce ne sera pas trop de tous ies Français pour sauver la France : telle est la pensée qui domine toute mon action politique,
Depnis quatre ans j'ai demandé, comme le faisait hier le Président Poincaré à Bordeaux et à Carcassonne, qu'intervienne une trêve loyale entre tous les partis de Gouvernement* Bile devra durer an moins quatre ans — tonte la législature» Il ne s'agit ni d'abdication pour personne, ni de retour en arrière. Chacun restant sur ses positions, nul n’aura de sacrifices à faire ; mais l’Union, dans la Paix, sauvera la France, comme elle l’a sauvée dans la Guerre.
Rejeter loin de nous tout ce qui peut nous diviser, ne voir que ce qui peut nous unir, assurer la Liberté pour tous, ne travailler qu'au redressement financier du Pays, au rajustement des impôts, à l'organisation de notre sécurité intérieure et extérieure ; voilà le devoir qui s’impose aujourd'hui à Lous les Français, Je prends l’engagement de n'y jamais manquerai vous me faites l'honneur de m’élire.
Deux années de politique de parti nous avaient amenés au bord de la faillite en juillet 1926. Deux années d'Union Nationale ont permis d'arrêter le mal et de commencer le redressement.
Mais croire que le danger est passé serait la plus funeste des erreurs. Il renaîtra instantanément si nous retombons dans les fautes d’hier. L'atmosphère d1 Union Nationale une fois créée, on voit clairement les grandes lignes du programme qui pourra grouper une majorité forte, homogène, résolue à soutenir un Gouvernement stable qui, seul, pourra travailler»
Finances et réorganisation économique»
Avant tout il faut d'abord achever le redressement financier ; cela est impossible si l’on ne stabilise pas le franc, 11 faut en même temps obtenir des alliés un règlement juste des dettes : celui qu'on nous propose et que je combats nous traite plus mal que l'Allemagne, La tâche principale de la législature sera ensuite de rajuster les impôts : ils sont trop lourds et mal répartis, lis paralysent la production agricole et industrielle aussi bien que le commerce ; ils écrasent les petits rentiers. L’excès des impôts indirects frappe surtout les masses laborieuses et accroît le prix de la vie, La menace de la faillite nous a forcés à aller vite : il faut maintenant reviser notre fiscalité et faire que l'impôt soit réellement mesuré aux forces du contribuable.
L’industrie doit être rénovée par l'introduction de méthodes nouvelles, assurant une meilleure utilisation du travail. Une politique de grands travaux publics (basés sur les versements du plan . Dawes) lui donnera les moyens techniques c^ui lui manquent encore. Au lieu de la lutte de classes, qui aboutit infailliblement à là ruine de tous, il faut, par des initiatives généreuses, assurer la collaboration du capital et du travail en permettant à celui-ci de participer aux profits et à la marche des entreprises.
Enfin une entente étroite entre le Parlement, les Chambres de Commerce et d'Âgricultare et toutes les organisations syndicales patronales et ouvrières permettra de faire aboutir rapidement les réformes indispensables à la vie de la Nation,
Agriculture :
Le développement intensif de l’agriculture est la condition même de l'indépendance de la France qui, avec ses colonies, devrait se suffire à elle-même. Notre régime douanier doit organiser sa défense. On doit lui assurer des engrais à bon marché, la main-d'œuvre nécessaire, des facilités d'achat et de vente par le développement de la coopération. En réalisant la justice fiscale notamment par l’extension du forfait, des dégrèvements à la culture familiale et une application plus rationnelle et plus économique des lois sociales — en particulier par la Mutualité — on achèvera d’assurer son essor. Le développement du Crédit agricole généralisera l’accession à la propriété base de la stabilité sociale.
Je le répète, la dépense agricole se confond avec la défense nationale. C'est dire qu’elle doit être notre préoccupation constante*
Réformes sociales «1 Instruction publique :
L'Union nationale, par les ressources que donnera Je redressement financier, perme tira seule de continuer Vœu vre des réformes sociales qui est l'honneur de la République* Il faut y travailler sans relâche et sans esprit de parti : les réformes sont le seul moyen pratique d'éviter la révolution. La loi sur les lotissements est un exemple. Les questions d’assurances, d’hygiène (logement, natalité, familles nombreuses) doivent être mises au premier plan.
Tl est scandaleux qu'a noire époque il y ait encore des illettrés et même que leur nombre ait augmenté. 1\Tous devons assurer l'instruction à tous Jes enfants, sans distinction, selon leur capacité et non selon leur condition. Le développement des cantines scolaires et des caisses des écoles, facilitera la tâche de nos maîtres. Enfin renseignement technique doit être réorganisé et méthodiquement développe.
Défense nationale ei politique extérieure !
Î1 faut compléter notre réforme militaire (service d'un an) et assurer la défense de notre frontière.
J'ai eu souvent l'occasion d'expliquer notre politique extérieure* Il n'est aucun Français qui ne soit partisan résolu de la paix. Dire le contraire c'est nous calomnier an seul profit de l'étranger*
 défaut des traités de garantie qui nous avaient été promis, il faut développer l'action de la Société des Nations d’accord avec nos alliés et dans le cadre des traités. Mais nul, ^sauf les aveugles, ne peut contester que de graves menaces pèsent encore sur nous. Malheureusement ce sont nos aftiës qui paraissent avoir oublié plutôt que nos ennemis d'hier.
Pour assurer la paix, la meilleure arme est encore Tunion absolue de tous les enfants du pays, et leur volonté résolue de faire respecter leurs droits en ne demandant jamais que la justice.
Le communisme :
Enfin, f Union est d’-âtdant prlus nécessaire qu'un nouveau danger est apparu dans notre vie politique : le communisme. Il prêche partout la haine, la guerre intérieure et extérieure, la révolte dans nos colonies. Sous prétexte de défendue les ouvriers et les paysans il prépare en réalité leur ruine comme il Ta fait en Russie. Là- bas, il a supprimé toutes les libertés, organisé l'exploitation -cynique des travailleur^ réalisé la démoralisation générale dans la misère universelle^ intensifié partout le militarisme. Et c'est là le régime qu'on ose proposer à la France -républicaine ! Par une propagande constante et généreuse on doit arracher à .l'erreur ses troupes grossies de tous les mécontents : aux chefs on doit appliquer la loi.
Telles sont, mes chers concitoyens, sans entrer dans les détails, les grandes lignes d'un programme dont l’exécution remplira au moins les quatre années de la législature*
Questions locales ;
de n ai pas besoin rîlajouter que tous les problèmes d'ixrtérêi local retiendront parücti* lié rement mon .attention ; chemins de fer, tramways, Toutes, cours d'eau, écoles, bât imeîds publies^ électrification. II faiit donner à notre uiégion par un accroissement du nombre des trains, ou rélargissement des voies, les facilités de communication qu'elle a te droit d'exiger.
il faut aider fraternellement les sociétés, les oeuvres d'anciens combattants. I) faut encourager les sports qui seront la régénération physique de notre race.
JWab voulu pouvoir rencontrer tous -les. électeurs. Je regrette vivement que le< temps m'ait manqué pour faire des réunions dans toutes vos communes, je le ferai plus tard. J'ai pu du mnins me mettre en relations avec ceux, sans distinction de parti, qui ont votre confiance vos élus et vos conseils municipaux. Je continuerai k me tenir en contact étroit avec vous et notamment avec ceux qui ont la charge de votre région. Tous, nous devons travailler dun même cœur à la rendre prospère et heureuse.
Mes chers Concitoyens,
Les élections de 1928 sont véritablement des élections de salut public.
Deux voies s’ouvrent devant vous :
~ l1 Union, Nationale aboutissant au redressement ;
— la politique de parti aboutissant à l'impuissance demain comme hier.
Nul n a le droit de s abstenir à l'heure du danger. Vous oublierez ma personne qui n’est rien. Vous ne verrez que l'idéal pour lequel je me bats : le salut de la Nation.
Vive Pontoise !
Vive la Nation !
H exh y FR A NKL ï N ~ B 0 U 1 L LO N
Député sortant.
2° circonscription de PONTOISE.
M. CATHALA
El u au deuxième tour de scrutin. — 8.222 voix.
Chers Concitoyens f
Au nom de la F êddration des comités républicains et radicaux-socialistes de ïa 2* drcouseription de Pontoise, qui groupe la majorité des élus et des mil riants de notre région, nous présentons à vos suffrages le citoyen Pierre Catlrala.
Nous sommes à ses côtés, nous sommes ses garants et nous prenons devant le suffrage universel la responsabilité de sa candidature,
Qu il s agisse de nos Intérêts locaux, qu’il s’agisse des Intérêts supérieurs de la France delà Rfi p n b li q ue , v ou s pou vez ê tre a s s si rés qu’il sa u ra I es défe n dvc ..
Depuis des années, dans notre région comme dans tout le département de ta Seine-et- Ee, il n a cessé de lutter dans les rangs du parti: républicain^
Au mois de juin: dernier, dans le canton .d'Aulnay, contre te commmnsme ntenaçanf, Ü! conduire les républicains à; la victoire*
Au cours de celte campagne, par la plume et la parole, il a mené une lutte inlassable. Demain, par vos suffrages, vous assurerez sur son nom le succès de la République.
Les vieilles divisions sont révolues, le temps est passé de s'abstenir.
En présence du péril communiste, vous concentrerez vos efforts et vous ne disperserez pas vos suffrages.
Vous voterez en masse et dès le premier tour pour le citoyen
GATHALA
Candi dit de tous les républicains.
Vive la France !
Vive la République !
Le candidat) GATHALA.
3e circonscription de PONTOISE
(Canton du itaincy,)