M, S1ZA1RE
Élu au deuxième tour de scrutin, — 7.137 voix.
Citoyens,
Le I arli socialiste, me renouvelant sa confiance, ni a demandé d être son porte-drapeau dans Ja première circonscription de Castres. Contre la réaction, je fais appel aux suffrages de tous les socialistes et de tous les républicains demeurés fidèles à l’idéal de loi démocratique qui nous conviait hier et nous convie encore aujourd’hui à la bataille.
Mon passé :
Vous le connaissez fous.
Socialiste de cœur et de raison, j ai donné ma vie politique au bien public. Vingt années de propagande, dix années d’administration municipale mises au service du droit, quatre années de mandat législatif, marquées par la fidélité à mes principes, à mou parti, et par le respect de toutes mes promesses, sont le gage de mes vertus politiques.
Justice et probité ! Mes adversaires eux-mêmes le reconnaissent, telle est ma devise : orgueil de ce passé.
Aussi bien, je viens à vous, à l’inverse de tant d'autres, la conscience libre de toutes compromissions politiques et sans marchandages. Ennemi irréductible des partis de conservation sociale qui veulent étrangler le peuple et asservir les classes moyennes, adversaire des taux démocrates qui, sous Je couvert de LUnion nationale, essaient encore de piper vos suffrages, après avoir failli à toutes leurs promesses, je sollicite vos voix avec confiance, car j'ai foi en l’avenir.
Demain, si vous le voulez, si les démocrates et les socialistes le veulent, la France ouvrière et paysanne, aujourd hui écrasée par les impôts et la vie chère, sera maîtresse de ses destinées,
A Ja politique d asservissement aux banques que l’expérience Poincaré a consommée, capitalisme déserteui et insolent qui se cabre à nouveau contre les petits (ouvriers et
paysans, artisans, petits commerçants et petits industriels, familles nombreuses et fonctionnaires), le Parti socialiste substituera ses conceptions sociales et financières dans la paix intérieure et extérieure.
Mes adversaires :
Vous les connaissez tous aussi.
D'un côté, trois têtes sous le meme bonnet : MM. Balayé, Couder t et Mesplès* prototypes de T Union nationale, poincaristes endurcis et adversaires des classes laborieuses.
Pour MM. Balayé et Mesplès, pas de sui'prises. Leurs opinions antisocialistes sont chez eux de tradition. Il est inutile de les souligner.
Mais M. Goudert ! Enfant gâté de la démocratie, apôtre de l’idée laïque, féru de radicalisme, le voilà aujourd'hui volontairement déchu et privé de l’auréole qui lui donnait figure de républicain.
Servi par le Parti socialiste qu'il critique désormais, arrivé grâ;e aux efforts et à la discipline du Parti socialiste quTil admirait en 1924 et sollicitait fiévreusement en 1927, hier antipoin caris te, alors que l1 expérience Poincaré était cependant faite, il s'allie maintenant à nos pires adversaires. Il renie son passé et ses promesses pour servir son intérêt électoral.
Le châtiment d'avril 1928 ne sera pas loin de la victoire de février 1927. Demain, vous saurez juger les défaillances de ce radical repenti.
De l'autre, le citoyen Deller, candidat communiste. Pour lui, ni fleurs ni couronnes!
Le communisme mal orienté dessert les intérêts de la classe ouvrière et du socialisme inséparable de la République* Il se fait ainsi assez de tort à lui-même pour que je me dispense de le juger plus sévèrement.
Mieux inspiré avant la fin de la bataille, ramené à une plus saine conception du grand rôle que doit jouer le Parti socialiste, il se tournera vers nous et, pour le monde du travail, il fera avec nous le geste qu'attend la démocratie.
En nous donnant ses voix au deuxième tour, il libérera la classa ouvrière et paysanne.
Mon programme :
Celui du Parti socialiste et de la Confédération générale du travail, sans exceptions ni réserves.
Au premier plan : la paix entre les peuples, dans le cadre de la Société des Nations et la réduction des charges militaires par l'organisation de la nation armée.
L'assainissement financier par le prélèvement sur la fortune acquise, avec dégrèvement à la base, et la réduction des taxes â la consommation.
Le développement et l’amélioration des lois sociales.
La défense de l'école laïque et la création de l'école unique accessible à tous les enfants de la Nation sans considération de fortune.
Le maintien intégral des huit heures, avec la lutte contre la diminution des salaires.
Le droit syndical pour tous les salariés*
La nationalisation des banques, des mines et des chemins de fer.
L'amnistie pour tous les emprisonnés politiques.
L'abrogation des lois scélérates.
, La réalisation complète des vœux des victimes de la guerre*
Sur ce terrain, je poursuivrai immédiatement et sans répit l’œuvre déjà commencée par le Parti socialiste, avec le souci de ne faillir à aucune de mes promesses et de satisfaire toutes vos espérances.
Citoyens, Camarades,
Je m'excuse de vous avoir si longuement ouvert mon cœur à l’heure grave où les intérêts du prolétariat sont en jeu et où l’action doit suppléer aux paroles.
Il ne faut pas promettre, mais tenir, dît M, Gouder Ne m’avez^voiis: pas déjà jugé à l'oeuvre au cours de la législature qui finit.
Il faut choisir aussi désormais entre les forces de réaction, même colorées de républî^ canisme, et. les puissances d’émancipation sociale.
Nous sommes, nous socialistes, pour ïes victimes de la société. Avec le monde du travail, manuel et intellectuel, contre le capitalisme oppresseur, nous nous dressons, Pâme sereine.
Sans passion, sans violences, respectueux de toutes les croyances, je vous convie à la bataille pour plus de justice et plus de liberté.
Electeurs socialistes et démocrates de la première circonscription de Castres^ ouvriers et paysans, artisans, peti U commerçants et petits industriels, fonctionnaires et petits rentiers, victimes de la guerre et. victimes des accidents du travail, petits propriétaires et familles nombreuses,
Vous êtes le nombre, vous êtes la force. De votre union, de votre solidarité dass Tac Lion électorale, dépend la victoire.
Faites-moi confiance. Serrez les rangs autour de mon drapeau.
Et en avant pour la paix et pour la République sociale.
Hjenhi SIZàïRE
Pr a prt étal rc- Ville ni te or.
Avocat. — Mai 1*0 de Castres. — Député Ju Tara.
2° circonscription de CASTRES.
M. REÏLLE-SOULT
Elu au premier tour de scrutin. — 9.408 voix.
Au lendemain de la guerre, le pays désirait non seulement une paix solide, mais une rénovation morale, politique, sociale, économique, financière.
Cette rénovation n* était possible qu’à deux. conditions :
1° Que b on mît hors de discussion un ensemble d'idées et de principes traditionnels, essentiels aux sociétés : respect des forces morales et religieuses, amour de îa patrie, protection de la famille, garantie des droits du travail et de la propriété individuelle, justice et égalité devant la loi.
2a Que l’on pratiquât une politique de réformes, inspirée de conceptions répondant aux besoins et aux aspirations légitimes de la nation.
Cette coopération de la tradition et du progrès ne pouvait être réalisée que par la constitution d’une majorité disciplinée, fermement résolue à subordonner — de façon pratique et rigoureuse — l’intérêt personnel, autant que les intérêts de groupes, à b intérêt général.
Le Cartel des gauches, par sou esprit de sectes et de classes, par son mépris des réalités, par ses appétits personnels, réalisa la plus lamentable des expériences.
Ayant amené, en moins de deux ans, par répuisement des caisses de l'Etat, par le franc à deux sous, la faillite certaine, avec ses mines et ses misères, ü fut contraint, sous la pression de l'opinion publique, à cette Union Nationale, qu?à son avènement il avait écrasée,
U Union nationale autour de Poincaré a rendu possible, avec le retour de la confiance, le redressement financier*
En 1924, nous vous disions que F U ni on Nationale était encore indispensable. Nous avions raison. Les événements Font prouvé.
Le redressement financier — qui est une œuvre de longue haleine — serait irrémédiablément compromis par une crise politique qui, mettant fin à F Union Nationale, empêcherait d’achever Fœuvre entreprise. Il le serait également si le Gouvernement, séparant les questions financières des questions économiques, rv envisageait que le côté comptable du problème.
Le poids des impôts est lourd : il écrase les contribuables honnêtes. Mais il pourrait être réduit, si certains, habilement conseillés, et qui s'y dérobent en partie, payaient loyalement ce quails doivent. Il convient donc d'effectuer sans délai la réforme méthodique de notre fiscalité chaotique, de poursuivre énergiquement la fraude et la dissimulation, et de réaliser enfin l’équilibre des charges de chacun.
Le pays ne supportera le poids de son budget qu’eji développant son activité économique. L’Etat doit donc encourager l'initiative privée, notamment par une stabilité monétaire assurée, et donner au pays un statut douanier capable de favoriser une politique internationale d’échanges, afin d’assurer le juste équilibre de F économie, nationale,
Le problème social ne peut être séparé du problème économique, pas plus que celui-ci ne peut Foire du problème financier, car l’effort nécessaire de production ne peut s’accomplir qu’avec la collaboration de tous les éléments qui y concourent,
La dignité de la personne humaine, le caractère éminent du travail, qui n'est pas une marchandise, F obligation de subordonner Fexercîcede la liberté aux exigences de la justice, ne permettent pas d’envisager la question sociale comme un simple problème d'équilibre de forces matérielles.
Respect du droit syndical, développement de l’organisation professionnelle et des contrats collectifs, création effective de Chambres de travail, maintien intégral et amélioration de la législation protectrice du travail : telles sont les premières étapes permet tant de réaliser la paix, sociale, par la collaboration, loyale de tous les éléments de la production*
La Franco doit avoir une politique de la population protégeant, aux champs comme à la ville, la maternité et l’enfance, favorisant les familles nombreuses, Instituant un régime d’allocations Familiales obligatoires, sous le signe des organismes privés existant 11 faut, de plus, qu’elle veille à ce que le service militaire ne désorganise pas le foyer et qu’elle lutte contre l’immoralité, autant que contre îe taudis*
Il faut enfin que, pour le bien-être et là prospérité générale, elle soutienne toutes les revendications propres à maintenir dans leur capacité économique l'artisanat et les classes moyennes, qui constituent une des forces principales de la nation.
La production agricole, dont la famille rurale est en France l'instrument primordial, constitue un clément capital de redressement et d'indépendance économique du pays.
Il importe donc que la politique agricole fortifie rattachement des cultivateurs à la terre et évite la dislocation du bien familial. C'est dans cet esprit qu’il convient de développer le confort à îa campagne par les mesures législatives indispensables et, pourmaintemr cette intégrité du patrimoine familial, de reviser le régime successoral autant que d'excepter du calcul des bénéfices agricoles la rémunération de l'agriculteur et des membres de sa famille.
La protection des produits de la terre est aussi indispensable que celle des produits industriels. On ne peut l'oublier dans l'élaboration des tarifs douaniers et dans îa fixation des droits de consommation. Il importe, en outrCj de faciliter la circulation des produits du sol par une politique des transports, par l'amelioration des moyens de communications ; enfin, le développement du réseau électrique, les facilités données à l'intensification de l'usage des engrais, doivent rendre la production agricole plus abondante et moins pénible.
Toutes ces mesures ne donneront leur plein effet que si les agriculteurs en contrôlent la conception et la réalisation : leur organisation au sein de leur profession en est le moyen. C’est pourquoi il faut envisager le renforcement du statut des Chambres d’agriculture, appuyées sur de vivantes organisations locales dont la Fédération fera îa puissance..
Si important que soit'pour l'avenir du pays le redressement de notre situation financière et économique, il faut se rappeler que nos institutions publiques, elles aussi, appellent une réforme, L Fiat souffre tbun défaut d adaptation de ses services aux besoins d'une société moderne.
Le Parlement devra réformer ses méthodes, notamment en appelant a collaborer avec lui, dans 3a préparation de son œuvre législative, le Conseil National Economique, le Consei^ Supérieur du Travail, le Conseil Supérieur de l’ Agriculture, devenus — * par une transformation de leur recrutement — des organismes véritablement représentatifs des intérêts sociaux, économiques et professionnels.
Le statut des fonctionnaires, tant de fois promis, devra être voté.
Nous devons apporter aux anciens combattants, dans l'étude de leurs revendications, combinée avec celle de leurs droits, un esprit de reconnaissance et de fraternité.
Enfin, la prochaine Chambre de%Ta donner au pays un régime électoral organique, établissant te vote obligatoire, le vote familial, le suffrages des femmes, le scrutin de liste avec représentation proportionnelle intégrale.
En même temps, devra être poursuivie l'œuvre d'éducation et d’instruction populaires.
Profondément convaincu de sa nécessité, mais hostile à tout monopole direct ou indirect de 1 Etat, qui aboutirait en fait à une conscription des intelligences et dépouillerait les familles du droit de choisir librement les maîtres de leurs enfants, je suis partisan de la création d un Office National des Bourses, largement doté, pour permettre l'accession des élèves de l’enseignement primaire aux enseignements secondaire et supérieur, en laissant aux familles le choix de T école.
Une telle politique ne peut être faite que dans une atmosphère de concorde. Le respect des consciences en est une des conditions* Et, dans ce pays, ou en fait l’unité de croyance
No 3814
n existe pas, ce respect des croyances ne peut être assuré que par la pratique sincère de la liberté et de l’égalité civiques.
Priver certains citoyens, à cause de leur conception religieuse, du droit de s'associer ou du droit d'enseigner, c'est commettre la plus déplorable erreur, et contredire même aux principes de la Démocratie.
La F rance veut également la paix à l'extérieur : elle Fa assez chèrement acquise pour avoir le droit d'en jouir en toute séeuriré dans le respect des traités. Aux luttes des peuples doit etre substituée la collaboration loyable des nations* U faut marcher dans cette voie résolument, mais avec clairvoyance, la volonté de paix n'étant pas aussi réelle dans certains pays que dans le nôtre,
Pour la réalisation de ce programme, à laquelle je suis décidé à consacrer tous mes efïorts, dans le cadre des institutions républicaines, fort des 9/200 suffrages qui m'ont fait confiance, il y a à peine un an, dans cette belle circonscription de Mazamct.
J en appelle à tous ceux qui, se souvenant de la leçon imposée à la France par le Cartel des Gauches, apex’çoivent la collusion entre les radicaux et les socialistes pour se hisser de nouveau au pouvoir, ne veulent plus qu’un pareil drame se renouvelle,
Lt qui, français avant tout, veulent la rénovation de notre pays dans
L'ordre et la paix, la justice et la liberté !
Fit a xçuis REILLE-SOUL T
Ancien Député, — Conseiller générai dix Tarn,
Propriétaire agueukeur à Saiot-Ànaaos-Soult*
Croix de guerre.
Circonscription de GAILLAC — LAVAUR* M. CAL VET
Elu au deuxième tour de scrutin* — 12.676 voix.
Citoyens,
"V ous êtes appelés, Je 22 avril, à choisir un Député commun aux deux arrondissements de Gaillae et de Lavatir. La dernière loi électorale a établi, là, une situation de fait que je considère comme injustifiée et arbitraire*
Au contraire du Gouvernement de M* Poincaré, je pense que le cadre de l'arrondissenient doit être maintenu parce que, seul, il correspond à une réalité de vie administrative et régionale. Aussi bien, n'ai-je pas attendu, en ce qui me concerne, la suppression de t arrondissement électoral, pour protester contre les décrels4ois du Gouvernement qui ont
dépouillé nos régions naturelles, .de leurs organisations autonomes, administratives et judiciaires .
Tant que l'arrondissement devra être maintenu comme cadre électoral, le devoir de votre élu sera de demander le retour aux anciennes circonscriptions* Pour ma part, je n’y manquerai pas. En attendant, votre devoir est d'accorder votre suffrage à celui des candi., dais qui vous paraît le mieux représenter vos aspirations politiques.
Aussi bien, au nom du Parti ^socialiste, j'ai l'honneur de vous demander de manifester, sur mon nom, votre volonté de voir réaliser, enfin, une politique de progrès social, de justice fiscale et de paix*
Le Parti socialiste se présente à vous comme un parti de gouvernement*
Non seulement, il est prêt à prendre le pouvoir ai le suffrage universel lui fait confiance* Mais, nous pensons, avec mon ami Paul-Boncour, que le Socialisme, pour remplir sa mission historique, doit être dans une démocratie comme la nôtre qui cherche aussi douloureusement sa voie de salut, un socialisme réalisateur, prêt à prendre sa part de pouvoir et de responsabilités dans la République, Par là seulement, il pourra aider à briser les résistances qu’opposent à toutes les réformes démocratiques les forces coalisées de conservation sociale.
Sans rien abandonner de son idéal total qui est de remplacer une société injuste et mal organisée par une société nouvelle,
Le Parti socialiste propose :
Aux ouvriers des villes, le respect de la loi de huit heures, la révision de la loi sur les accidents du travail, la réorganisation de l'inspection du travail, la prompte mise en application de la loi sur les assurances sociales avec une large participation financière de l'Etat, la participation du personnel à l'élaboration des règlements d’ateliers, le contrôle ouvrier et la participation des organisations ouvrières à la gestion des entreprises capitalistes*
Aux travailleurs des champs, le respect de la propriété paysanne, la création d’un Office national peur assurer la vente rémunératrice du blé en la libérant de l'intervention des spéculateurs, le contrôle de la fabrication et de l’importation des engrais pour qu'ils puissent être achetés à des prix abordables, rétablisse ment de tarifs réduits pour le transport des produits et du matériel agricoles, le développement avec la collaboration des pouvoirs publics des syndicats et coopératives agricoles, La ménagement des forces hydrauliques pour que Téléc tri fica lion des campagnes et des fermes isolées puisse être réalisée très activement ;
Aux petits commerçants, artisans, petits propriétaires, la libération d’un système fiscal qui pèse cTim poids si lourd sur eux, tant par le taux excessif des impôts que par leur complication et leur nombre*
Il faut que la justice fiscale deviennent une réalité*
Les charges nées de la guerre doivent être payées par le capital et non par le travail*
Les ressources créées par M. Poincaré en août 192G et prélevées abusivement sur les petits contribuables et sur les consommateurs seront remplacées par des impôts qui toucheront davantage les grandes fortunes, celles surtout qui se sont constituées sur les malheurs de la Patrie, que la production et l’épargne* Elles seront compensées par des com pressions dans les dépenses de la guerre et de la marine, parue meilleur rendement de Timpôt obtenu par une sévère répression des fraudes fiscales*
Mais le progrès social ne peut être atteint, ni ta justice fiscale réalisée si la paix n’est pas assurée dans le monde.
Le Parti socialiste travaille pour la paix*
C'est lui qui, par les travaux de ses militants répartis sur toute la surface de là terre, a rendu possibles T élaboration et T adoption du plan Dawes par lequel la France a commence à recevoir réparation des dégâts causés par la guerre.
A Genève, c’est en grande partie par l'action de notre camarade Paul-Boncour que la sécurité du pays s'organise,
II faut que cette action soit continuée dans une Société des Nations ouverte, enfui, k l'influence directe des peuples et des démocraties*
L1 arbitrage doit être imposé aux gouvernements en même temps que le désarmement progressif et simultané des nations.
Citoyens,
Notre pays est k un tournant grave de son histoire.
Les deux gouvernements successifs que la France s’ est donné depuis la guerre iront pas su apporter aux deux grandes questions qui dominent foute la politique actuelle les solutions conformes aux besoins et aux désirs profonds de la démocratie.
La paix reste encore à la merci des forces de dictature qui montent tout autour de nous en Europe,
Les charges de la guerre n’ont pas été liquidées et pèsent toujours sur T économie nationale.
La République démocratique ne pourra reprendre sa marche vers ses destinées que lorsque la sécurité nationale sera assurée et lorsque le grand capital aura étë^ contraint à payer les suites d'une guerre qui est née précisément de V organisation capitaliste même du monde.
Or, ce double résultat 11e peut être obtenu que par le socialisme, avec ses méthodes et avec ses hommes.
Citoyens, vous avez à choisir,
D'un côté, f Union nationale, c'est-à-dire la réaction et la conservation sociale, la paix indécise et toujours incertaine.
De f autre, le Socialisme, c'est-à-dire le progrès social par la paix et la justice iiscale.
Républicains, socialistes, choisissez.
Comme vous avez; condamné le Bloc national, vous condamnerez f Union nationale.
Vous voterez :
Pour le Socialisme !
Pour la République !
Jean CAL VET
Propriétaire*
Maire de Gailïac.
Chevalier de la Légion d'honneur* — Croix de guerre, Candidat do Parti socialiste (S* F* I- 0.},
TARN-ET-GÀRONNE
Circonscription de CASTELSARRASIN