M. REYNAUD
Etu au deuxième tour de scrutin. — 9. 183 voix..
'Citoyens,
Vous serez appelés* 4e 22 avril, à choisir :
Entre la poli Ligue dite « de la confiance pratiquée par le Gouvernement, faite de complaisance à l’égard des privilégies de la fortune et de rigueur à l’égard des classes laborieuses,
El la politique de justice fiscale, de courage civique et de progrès social du Parti socialiste et de tous les républicains d1 avant-garde*
Un homme a été choisi par nous tous pour représenter cette politique*
C’est le citoyen Auguste Reynaud, que la démocratie varoise a déjà honoré largement de sa confiance en mai 1924.
Vous le connaissez.
Nous nous en voudrions de froisser sa modestie par un exposé de ses titres, de son œuvre et de ses qualités qui lui ont permis, par son labeur inlassable, de s’élever à une situation qui le rend d’une indépendance totale*
C’est un enfant du pays qui parle notre langue harmonieuse et qui, par son instruction, son expérience et sa connaissance approfondie de nos besoins, est plus particulièrement qualifié pour mettre son talent au service de la collectivité.
Sans compromission ni faiblesse, il est resté fidèle au mandat que vous lui avez confié et que, à une majorité éclatante, vous allez lui renouveler le 22 avril*
Ses nombreuses interventions à la tribune du Parlement ont porté très .efficacement non seulement sur la politique générale, mais encore sur des questions qui vous intéressent directement :
Agriculture, main-d’œuvre étrangère, protection des forets, loyers, réseau routier, sports, pêcheurs maritimes, etc.
Citoyens,
Pendant trop longtemps,, les adversaires de la démocratie et du progrès social ont spéculé sur les divisions savamment entretenues par eux parmi les paysans,, les petit-» commerçants, les fonctionnaires, les retraités, les ouvriers et les petits possédants*
Aujourd’hui comme toujours, ils essayent de diviser pour régner*
A vous d’ouvrir l’œil !
A vous de les démasquer I
A vous de comprendre votre intérêt et de rester fidèles à votre idéal*
Citoyens, il vous appartient, en effet, de dire si vous tenez à vouloir subir le régime que la haute finance vous a imposé pour n’avoir pas à rendre des comptes au Gouvernement qui a « sa confiance » et pour continuer à vous écraser sous le poids de taxes de consommation et d'impôts qui sont sans cesse augmentés pour les petits et allégés pour les gros ou
s ij au contra ire t vous voulez, enfin, que les sacrifices soient proportionnés à 3 a fortune de tous les Français.
La question qui vous est posée est claire et précise*
Citoyens,
Avec Reynaud, pas d’équivoque possible.
Au milieu du désarroi des partis qui se sont brisés contre la finance internationale et qui ont même fini par composer avec elle, vous vous prononcerez pour des méthodes imprégnées d’esprit réaliste apportant, non des promesses irréalisables, mais des solutions courageuses et pratiques.
Avec Reynaud, vous demanderez une politique plus juste dans la répartition des charges fiscales.
Avec lui, vous demanderez l’amnistie générale eu matière politique, la suppression des conseils de guerre et des lois scélérates ; la majoration des retraites ouvrières et paysannes ; une large participation de l’Etat dans les assurances sociales; la nationalisation des services publics et des monopoles de fait tels que celui du trust des engrais qui permet à quelques entreprises de réaliser, sur le dos des paysans français, un milliard de bénéfices par an*
Avec lui, vous exigerez qu’au lieu de consacrer plus de dix milliards par an aux deux budgets delà guerre et de la marine, et moins d’un demi-milliard au budget de l'agriculture, il soit procédé à une répartition plus morale des crédits publics rendant enfin possible une réduction des armements et inorganisation rationnelle des forces économiques du pays*
Avec lui, vous dénoncerez le régime fiscal actuel, qui écrase d’impôts de consommation les humbles tandis que les privilégiés de la fortune ne sont soumis qu’à des charges dérisoires.
On vous a dit et on vous dira encore que le Parti socialiste est le parti de la violence et du désordre.
On vous croit bien naïfs !
Vous répondrez :
en disant que ce parti est celui des hommes qui veulent la disparition du gâchis actuel dont vivent les exploiteurs du peuple*
Le Parti socialiste if est pas un parti de songe-creux, d’énergumènes et de « partageux nt mais un parti de constructeurs qui veulent que la République ne soit plus un mot vide de sens, mais une réalité faite de justice et de concorde sociale*
Citoyens, c’est à vous de décider de votre sort*
Vous le ferez le 22 avril en assurant la victoire éclatante du citoyen Reynaud et en prouvant, ainsi, que l'arrondissement de Draguignan veut rester fidèle à ses traditions de progrès social et sa foi républicaine et socialiste.
Aux urnes ;
Tous pour Reynaud, contre les adversaires vrais ou déguisés de la réaction et pour la République sociale 1
Auguste R EYNA U D
1TC circonscription de TOULON.
M. ESCARTEFIGUE
Elu au deuxième lourde scrutin : 6.413 voix.
Électeurs de la lre circonscription !
Vous êtes appelés à vous prononcer, le 22 avril prochain, sur le plus grave problème public qui ait été posé jamais devant 3e suffrage universel * question de vie ou de mort pour îa France: Deux méthodes politiques s'affrontent violemment devant vous: d’un côté 3e -triste cartel qui avait triomphe en 1924, et qui a fait faillite à toutes ses promesses; de l’autre, une formation nouvelle s’inspirant des principes de gouvernement proclamés par le Président Poincaré, et qui vient de faire scs preuves, dans les conditions les plus heureuses pour le pays.
Dans son lumineux discours de Bordeaux, le président Poincaré a prononcé les paroles suivantes qui méritent d’être plus particulièrement soulignées ;
« Si 1 on pense que nous sommes dans une mauvaise voie, il faut nous désavouer et choisir des députes décidés à voter contre nous. Si Fon pense que nous sommes dans la bonne voie, il faut nommer des représentants qui s’engagent à nous soutenir. Mais, de toutes façons, il est indispensable d’éviter les confusions et les équivoques. »
La question ne peut pas etre mieux posée devant le corps électoral. Or, en même temps que le Président Poincaré prononçait, à Bordeaux, ce magnifique discours, le citoyen Escartefigue parlait à Toulon, au café Anglais, et devant une assistance frémissante fi’en- Lhousiasme, il faisait acclamer la personne du chef du gouvernement.
Le citoyen Escartefigue se présente à vous, comme îe candidat à Toulon de celte formation politique, et cela sans restriction ni réserve.
Le devoir le plus impérieux nous commande a tous de collaborer à l'œuvre de salut national commencée par le Ministère Poincaré- Briand, en apportant notre pierre à l'édifice sous la forme de notre bulletin de vote.
Les résultats de la magnifique opération de redressement financier do ces deux dernières années ne sont ils pas déjà considérables I
Le président Poincaré l'a rappelé dans son discours de Carcassonne :
En juillet 1926, il fallait donner 240 francs pour une livre sterling. Aujourd’hui, il faut moins de 125 francs.
En juillet 1926, le titre de 3 francs de rente était tombé à 43 ft\ 20. Aujourd'hui, il est remonté à 68 francs d’une monnaie doublée de valeur.
En juillet 1926, a dit encore le président Poincaré, il ne restait dans les caisses du trésor ni de quoi payer les dépenses de fin de mois, ni de quoi pourvoir aux remboursements demandés pour les bons de la défense nationale, ni de quoi faire face aux échéances extérieures. Aujourd hui, toutes les dettes criardes sont réglées. Les encaisses sont reconstituées, J, a crise économique est enrayée.
Exemple local.
Voulez-vous nous permettre d'examiner la question au point de vue local, pour rendre la démonstration plus facile ?
Gomment aurait-on pu, en 1926, alors qu'il ne restait rien dans les caisses de l'Etat, augmenter les salaires des ouvriers de Barsnal, ainsi que la chose a pu se faire l'année dernière ? Ou en serions-nous à cette heure, si le Ministère Poincaré-Briand n’était venu à temps pour relever les finances de la Nation ? Avec quel argent les retraités, les fonctionnaires auraient-ils pu être payés? Et comment les traitements auraient pu être améliorés? Que seraient devenues les affaires des commerçants, des industriels ? Quelle serait la situation de leurs employés et de leurs ouvriers ?
Et en examinant la question au point de vue national, on conçoit qu’il en aurait été de même dans toutes les villes de France, et l'on peut se faire une idée de toute P étendue des malheurs qui menaçaient notre pays, prêt à sombrer dans un affreux bouleversement social dont l’aboi tissant cuLéte quelque sanglante et hideuse dictature.
Le président Poincaré a déclaré à Carcassonne que son Ministère était arrivé h temps en 1920 pour empêcher « une catastrophe », suivent sa propre expression. Vouloir revenir a % folies du cartel de 1924, serait vouloir ■« retourner vers Fa Mme », et celle fois, a-t-il précisé, u le désastre ne serait plus réparable ».
L'appel s uprême *
Electeurs, songez à l'avenir ! Vous avez entendu l’appel émouvant, l'appel suprême du Président du Conseil des Ministres.
La Chambre de 1924 dont le mandat vient d’expirer, avait fait à la Nation avant 1926, le plus de mal qu’il était possible de lui faire. Les députés qui ont conduit la France aux jours sombres de 1926, à la situation désespérée de cette époque, osent affirmer leur intention de reprendre le pouvoir, c'est-à-dire de l’arracher encore une fois des mains de M. Poincaré, comme ils l’ont fait, il y a quatre ans, au lendemain de leur bruyant triomphe.
Rappelez-vous ; « Toutes les places et tout de suite ! » Celait leur cri do guerre au moment de leur victoire et rien ne leur résista. Ils n'ont pas mis le même entrain quand il s'est agi ensuite de tenir leurs promesses. Pourtant, ils s’étaient installés partout en maîtres. On peut dire que durant les deux premières années de cctLe législature, la France fut livrée a tomes leurs dangereuses fantaisies. On sait aussi à quels résultats lamentables cette politique devait aboutir.
Le Soviet municipal.
Daïts toutes les villes de France, leurs amis se croyant tout permis, en usèrent de même, comme en pays conquis, et notamment à Toulon où le conseil de Fédilité a fini par prendre, une physionomie de soviet municipal pour le malheur de la rite î
Le citoyen Encarte figue n’a pas cessé, depuis plus de vingt ans, de combattre la coalition ch ces hommes qui ;ê vissent en ce moment à l’hôtel de ville et dont les agissements devaient aboutir, sur une échelle plus réduite, à des résultats non moins désastreux, avec cette différence que dans notre ville leur action néfaste a continué après 1926, pour le plus grand désagrément de nos concitoyens.
Les dernières taxes municipales ont fait verser la mesure.
Le citoyen Escartefigoe combat sans relâche les cartellistes municipaux, amis des xr tel listes parlementaires, sachant bien que les uns et les autres sont solidaires, les premiers préparant le succès des seconds et inversement. C'est pour cela que la question munir ipai e se trouvent forcément liée k la question législative.
No 3814
V élection législative d'aujourd'hui domine F élection mimicipale de demain t
Pour déloger, plus sûrement dèmaïn, les municipaux actuels, il faut d'abord battre leur représentant dans la lutte d' 'aujourd’hui, sur le terrain législatif. Or, le citoyen* Esc a rtefigue est le candidat le plus représentatif, dans notre ville, de cette opposition locale aux exactions de la camarilla mtcnrcfpalé.
Le citoyen EWartefîgue a déjà indicé à cette camarilla une cinglante défaite dans le premier canton, en novembre 1927. Son élection an conseil général a été enlevée par lui de haute latte, dans ce canton qui semblait une forteresse imprenable. Il importe de compléter cette défaite, en continuant à voter pour Eseartefigue, dans les deux autres cantons de Toulon, qui forment la première circonscription législative. Et, de la sorte, les suffrages anti municipaux du premier canton sTaj Doteront à ces nouveaux suffrages antimunicipaux, et nous finirons par avoir raison de la camarilla de Thôtel de ville !
Le point de mie nalionaL
Mais n'oublions pas que le débat doit être élevé à la hauteur du grave problème publie qui est posé dans celte grande consultation nationale.
Le redressement économique rvest possible que dans Tordre social, le citoyen étant soucieux de ses devoirs autant que de ses droits.
Liberté raisonnable pour tous ! Respect réciproque et absolu de lu conscience de^chacun5 de toutes les manifestations sincères de la pensée ! Telles sont les devises du citoyen Eseartefigue. « Ces principes, établis, n ayons de passion, ajoute-t-il, que pour travailler au relèvement de la fortune du pays, pour la. consolider ensuite par une équitable répartition de ses bénéfices »„
Le plus noble de tous les bats de T humanité est îe maintien de Ja paix mondiale. Comme le président Poincaré nous ne pouvons que « détester la guerre Notre armée doit être forte et se tenir sur la défensive pour rendre impossible une nouvelle agression contre la France pacifique eu attendant la constitution définitive de la Société des Nations^]
Les réformes sociales.
Pas cTaméltora Lions sociales possibles 3 proclame le citoyen Eseartefigue, que les caisses de l'Etat seront vides ! Et c’est pourquoi il importe de faire trêve aux violentes bataiEes polrtiquies pour permettre au Ministère Foi ncairé-Rd and de continuer soifo œuvre de redressement financier. Oui, assez de politicailleries E
Ah ! Nous serons bien avancés que nous aurons renversé le Gouvernement actuel, et que les folies d* un néo -cartel noue auront conduits à une nouvelfe débâcle financière sembkMe a celle de 1926, sinon jure î Quand nous verrons encore le franc dégringoler,, et qii’ii ne sera plus possible d'asmrer seulement le fonctionnement régulier des services de T Etat-!
Lea ouvriers de F arsenal ne se îôriftt pas d’illusions : si leurs salaires — nous wÆ saurions trop le répéter — n’ont été augmentés que tout à fait à la dernière année de Ja législature, c’est parce que l’Etat était dans l'impossibilité de le faire auparavant î Si les petits retraités sont restés dans leur situation de lamentable misère, c’est parce que le Trésor était à sec 1
Et si les a fia ires allaient si mal dans le commerce ; si T industrie était dans le marasme, et si les employés et les ouvriers des ateliers privés étaient menacés de chômage,, c’est parce que la crise économique était extrêmement aiguë.
Qui donc nous avait jetés dan-s celte lamentable détresse ? N'èst-ee pas le cartel de
Et nous serions assez sots de lui redonner noire confiance? Allons donc?
Les réformes sociales que le citoyen Escartefîgue — socialiste sincère et ami du peuple — mi plus décidé que jamais à défendre, ne pourront être envisagées que lorsque la situation économique sera complètement redressée. C'est pour cette raison que le candidat populaire convie les électeurs de la 1™ circonscription à manifester leur volonté de barrer la route aux naufrageurs carte [listes t
Les lois sociales, îa grande question des assurances aura plus particulièrement son attention. il faut absolument que soit réglée définitivement la question des retraites pour tous les travailleurs. U faut que les vieux jours de ceux qui ont « trime » durant toute leur existence soient à l'abri du besoin. Le vote de la loi sur les assurances sociales n'est, en somme, qu’un vote de principe* 11 importe que ce principe devienne une réalité, et cela dans le délai le plus bref.
Le maire des écoles.
Au cours des nombreuses réunions populaires de ces derniers mois, tant dans le 10r canton que dans la Irc circonscription, le citoyen Escarteligue a exposé longuement son programme politique et économique, La population ioulonnaise n'aura pas de défenseur plus dévoué. Les ouvriers, les employés, les pêcheurs, les agriculteurs, les fonctionnaires, en un mot tous les travailleurs de toute catégorie savent par expérience que son dévouement leur est acquis. Pour eux, il est toujours l'ami du peuple, te « Maire des écoles ».
Grâce à lui, les générations nouvelles ont pu s'instruire dans des établissements vastes, agréables. Or, les jeunes électeurs ne l'ont pas oublié et leurs parents non plus î
Le citoyen Escartefîgue, maire de Toulon, a fait construire treize groupes scolaires, pour ne parler que de cette partie de son œuvre municipale. Qu’a-t-on fait depuis pour les enfants du peuple?
Ses adversaires sont au pouvoir municipal depuis huit ans; qu’oui-îls réalisé? Quelle est la promesse de ce genre qu’ils ont tenue ?
Eh bien, les électeurs ont jugé! Ils ont jugé sur les faits qui sont là, indéniables ! Ils ont jugé par comparaison ! Et, maintenant, ils ont à choisir entre ceux qui ont tout promis et qui n’ont rien tenu, et celui qui a tenu beaucoup plus qu'il n’avait promis. Quoi d 'étonnant, dès lors, qu'il y ait eu foule dans les formations des comités Escartefîgue ?
La législature qui vient de se terminer n’a valu que des déboires aux citoyens de toutes les classes de la société : Les élus sortants avaient promis monts et merveilles* Quoi détonnant aussi qu’ils aient perdu la confiance du peuple, puisqu'ils l'ont trompé? Quoi d'étonuant que nos concitoyens se groupent ainsi en grand nombre autour du citoyen Escartefîgue, tauL de fois désigné à chacune des dernières élections par le suffrage universel? Ils savent que le citoyen EscarLefigue se mettra à l'œuvre nationale avec le même dévouement qu'il a consacré à l'œuvre municipale.
Les commerçants et les industriels n’ont pas oublié î’ère de prospérité qu’ils ont connue à l'époque où il administrait la ville de Toulon, prospérité qui n'est plus revenue. Les petits retraités font en ce moment une expérience cruelle et douloureuse, ainsi que les anciens combattants, les mutilés et les veuves ; ils savent aussi que le citoyen Escartefîgue n'aura de cesse que le jour où il aura pu réussir à leur obtenir justice, Et il s'emploiera à cette tâche de toule son énergie.
Ca n d ida i pop u la ir e .
Electeurs de la lre circonscription î
La candidature du citoyen Escarlefigue, que nous présentons à vos libres suffrages* répond, comme vous le voyez, à un sentiment de popularité évident. Si haut. que l'on veuille remonter dans les annales toulonnaises, il est un fait électoral qui ne s'était jamais produit : Un conseiller général élu au premier tour de scrutin, comme eu novembre dernier, dans le Vr canton , Et encore s'agissait-il d'une élection isolée, alors que les candidats ne profitent
pas du courant que provoque un renouvellement général dans tout le pays, comme e’ est îe cas, en ce moment, pour les élections législatives du mois prochain.
Quatre candidats s'affrontaient dans le 1er canton et le citoyen Escartefigue fut élu ou premier tour à une majorité énorme. Il a fallu toute la force de popularité que sa personne entraîne pour obtenir un tel résultat dans des quartiers où lad versa ire était habitué â parler en maître.
Or, les comités de quartier, au Pont du-Las, Pont-de- Bois, Saint Roch, Claret, etc., s'étalent formés, en novembre dernier, autour d’Escartefigue, dans des conditions d'enthousiasme que nous avons retrouvées autour de sa candidature législative. Rarement on aura vu une telle poussée de sympathies.
C'est le triomphe du 1er canton qui continue dans les autres cantons de la ciLé foulonnaise. Pourquoi? Parce que tous les électeurs de tous les quartiers de loulou, tant ceux du centre que des faubourgs, ont les mêmes raisons locales et nationales de manifester leur réprobation des méthodes désastreuses dont ils ont eu à souffrir I
Les cantons de Toulon sont comme vases communiquants : Le même sentiment de protestation qui s'est affirmé sur le nom du citoyen Escartefigue, parmi la population extramur os de l'ouest, est impatient de s’affirmer parmi les populations intra-muros et des autres quartiers de T extra-mur os.
Pourquoi? Parce que le nom du citoyen Escartefigue, on ne saurait trop le répéter, est L le plus représentatif de ce besoin irrésistible de protestation contre les hommes de la coalition cartello-mun ici pale à Toulon et carÉellô-fâillile à Paris,
Cet état d'esprit général explique la composition des comités Escartefigue où sont représentées toutes les classes de la société toulonnaise ; où l'on voit fraterniser le portefaix avec l’ancien officier supérieur, l’ouvrier avec le commerçant, le petit retraité avec le négociant.
Le peuple 11 oublie pas.
Rarement il nous aura été donné de voir se grouper autour d'un candidat a la députati n
une telle affluence de dévouements. Nos amis apportent leur concours avec d'autant plus de
sincérité qu’ils connaissent le grand désintéressement de tous.
Le citoyen Escartefigue ne dispose, pour provoquer ce mouvement de sympathie, que des sentiments de reconnaissance d’une population qui n'oublie pas. Le corps électoral juge par comparaison. Les adversaires d1 Escartefigue avaient laïl, en 1924, des promesses qui n’ont, pas été tenues. Ainsi que leurs amis de la municipalité, ils ont augmenté toutes les charges d’impôts et cïl taxes que supporte le contribuable.
L'électeur se souvient que le citoyen Escartefigue a tenu, lui, beaucoup plus qu il iv avait promis. Ses adversaires, qui ont tout gâché, en sont réduits à lui reprocher, comme dans le stupide rapport Fabry, d’avoir trop dépensé pour le peuple et pour les enfants du peuple! En tout cas, son œuvre esL la, dans ioulon3 quj parle a chacun, dans oreseme toutes les rues de la ville et des faubourgs. Personne n'a réalisé aillant de choses
imposé de ne pas se prêter aux tentatives de désunion, dirigées contre sa candidature, tentatives qui pouvaient être funestes pour Le résultat final, et qui sont tombées à plat, grâce à cet esprit de haute sagesse. En effet, un bon soldat de l’union doit avant tout se préoccuper d’e carter les^causes de division, et réserver ses attaques pour les- diriger contre l’adversaire. Le. citoyen Escartefigue,. quoi qu’il arrive, quoiqu’il puisse personnellement lui en coûter ne se départira pas de cette ligne de conduite et les plus prévenus devront bien, malgré tout' lui rendre hommage ! ° ’
Nous soutenons donc, avec notre candidat populaire et surtout à Toulon, l’œuvre de rapprochement entre français, soucieux de l’a venir du pays, que poursuit le gouvernement actuel, parce que nous avons conscience, après l’expérience de ces dernières années, que c est la bonne voie. Et nous pouvons dire qu'avec notre candidat, et suivant la parole de Bordeaux, il n’y a pas d’équivoque, pas de confusion !
Ae dispersez pas l'effort.
Electeurs de la 1™ circonscription, réfléchissez avant de déposer votre bulletin dans J urne. Songez que le citoyen Escartcfigue, pour faire triompher votre cause, est qualifié par ses longues années de lutte dans la cité; par les grands services rendus à ia ville de Toulon qu’il a développée et embellie, la marque de soii dévouement se rencontrant dans les plus psliLs quartiers sous la forme de travaux exécutés lors de son administration mumcipa’e; par le nombre considérable de suffrages qui sc sont toujours affirmés sur son nom sympa ’ lluque à chacune des élections de ces dernières années et qui ont fait chaque fois, de lui, un élu; par la récente élection triomphale du 1- canton, qui s’est traduite par un nouveau succès au premier tour, et sans précédent*
\ ous voterez pour le citoyen Escartcfigue afin de répondre à un sentiment populaire qui vous assure la victoire.
Vous voterez pour le citoyen Emartefigno afin de ne pas disperser l’effort d’une population qui veut se libérer d'une tyrauie locale en même temps qu’elle entend se joindre au mouy’fement de régénération nationale.
\ ous voterez pour le citoyen Escartefiguo en songeant que ce serait une faute grave de no pas apporter votre concours à la poussée commune, ou de l’amoindrir en rendant vain votre suffrage sur des candidatures certes bien intentionnées, mais sans espoir! N'égarez pas ne gaspillez pas votre bulletin de vote! Faites bloc dès le premier tour de scrutin contre la cou ii l ï ou de vos ad versai res \
Voles en masse pour le citoyen Mutius ES G A RTE FIGUE
Pour la France I Pour Toulon !
Pour la République!
Le Comité*. cméral.
Vu, le Candidat :
Mari us ESC A R TE FIG UE
No 3814
2e circonscription de TOULON.
M. RENAUDEL
Élu au deuxième tour de scrutin, — 5.925 voix.
Citoyens,
Le Parti socialiste, une fois encore vient a vous. Ouvriers et paysans de France, à vous qui que vous soyez, travailleurs, employés, fonctionnaires, petits artisans, petits commerçants, pour vous demander de lui faire confiance comme à la plus grande force de progrès et d'organisation de la démocratie sociale.
Voici l’appel que pour la consultation du 22 avril 1928, il lance vers vous :
À tous les travailleurs,
À tous les démqcrates,
Les élections législatives appelant la France entière â se prononcer sur la route qu’elle entend suivre*
Il faut choisir :
Pour ou contre T Union nationale, édition revue et grossie du Bloc national de 1919 :
Il faut choisir :
Entre la coalition des intérêts d'argent, de la réaction politique, du conservatisme social, aujourd’hui maîtresse du pouvoir.
Et le Parti socialiste, toujours disposé, comme en 1924, à seconder tout effort de marche en avant et prêt, s'il était porté au pouvoir, à briser les résistances aux volontés du pays.
Il faut choisir :
Entre une poliLique qui, par les armements, les alliances particulières et les vieux errements de la diplomatie secrèLc, mène fatalement à la guerre.
Et la" p di tique quî; sous l'impulsion du Parti socialiste, organise la paix par le rapprochement des peuples et prépare le désarmement.
11 faut choisir :
Entre la politique financière de l'Union nationale qui, épargnant ceux qui peuvent payer et ne veulent pas payer, écrase d’impôts injustes la classe qui travaille et produit.
Et îa politique de justice fiscale et de réveil économique qui allège les charges des producteurs et des consommateurs, et doit permettre enfin les grandes réformes sociaUs,
impat emment attendues par le monde du travail,
II faut choisi
Entre l'impudence cynique des Gouvernements de réaction et de répression , la timidité des Gouvernements d'intention démocratique, qui n'ont opposé aux forces d argent que de velléités de résistance impuissante.
Et les méthodes, dès longtemps indiquées par le Parti socialiste comme les seules capables de barrer la route au fascime, de réaliser la démocratie et de déblayer la voie à l’émancipa lion des travailleurs.
Entre le conservatisme et le progrès social, entre la. paix et la guerre, le Parti socialiste a choisi.
Sans jamais oublier que l'émancipation complète du travail n’est possible que par l'avènement de la propriété sociale, il vous propose, comme programme d'action immédiate les réformes et mesures suivantes :
1* Suprématie du suffrage universel.
Limitation des droits du Sénat.
Amnistie,
Abrogation des lois scélérates,
2ft Sécurité par l’arbitrage et le désarmement contrôlé.
Évacuation de la Rhénanie.
Maintien des relations avec la Russie,
3° Service militaire de neuf mois, préparant le service de six mois ;
4* Stabilisation immédiate.
Contribution progressive prélevée sur la fortune acquise avec dégrèvement à la base. Nationalisation des monopoles de fait,
5° Ecole pour tous à tous les degrés.
Ecole primaire nationalisée.
Défense de la laïcité. *
6° Défense des revendications ouvrières de la G, G. T.
Les huit heures.
Les contrats collectifs*
Le contrôle ouvrier.
Garanties contre le chômage.
Large participation de l’Etat aux assurances sociales.
7° Offices publics des blés et des engrais.
Action énérgîque de 1 Etat eo faveur des petites et moyennes exploitations, Application des lois sociales aux travailleurs agricoles.
SQ Grands travaux d’intérêt public : hygiène, habitation, outillage.
Lutte contre la vie chère.
Travailleurs, vous voterez pour le parti de votre classe.
Démocrates, vous voterez pour le parti de la République sociale.
Le Parti socialiste (S. F . /, O,)
Vüj le Candidat :
Pierre R E N À U D E L Député socialiste sortant.
,3e, ,qircojQ^,çr|p^Qa . de TÔUkQ pi .
M, OHOMMETON
Élu au deuxième tour de scrutin, — 5.796 voix.
Citoyens ,
!Êaiiii|0eiali«tier S , F/ L, 'O. £ dé^grfé et que nous présentons à vos libres suffrages n’est pas un inconnu pour vous.
dans' cette même éir conscription. 1 Fils de ^odostestim vaiilleuns/il a au j parj son tra vail et son dévouement à la cause publique, se créer une situation prépondérante dans la politique républicaine locale,
r Après avoir quitté i enseignements Lmdépeâdanee de son caractère ne put supporter les brimades inspirées par les passi uns ■ politiques/ il préféra ^adonner au labeur de la terre*
* GWaLatars, qn i Lai da- dans son oeuvre adniinistrat-ivO 'Lintègrc et ferme républicain qd- était le regretté citoyen Vîgoureî, maire de Dormes. A la mort de celüi-*èi' il se dévoua à la continua- : Üpsh de ïkBavre* administrative et d'union pépuMicamo qui a-assurér la prospérité de -ce coin si admirable de notre littoral. Durant vingt années, son -actîvdté se porta tour à tour sur1 les différents terrains lée.oiiomiqiiies ^et qpoiit iques .
En ce qui concerne l'agriculture, petit cultivateur lui-même, il apporta sa collaboration aux institutions coopératives vinicoles et à l’amélioration des co n d Ui on s *de; transports des produits agricoles,
Administrateur avisé il dota sa commune de nombreux avantages tels que :.C&ÎS&e.XUl?aJe de prêts, Syndicat de défense forestière, Caisse locale d’assqrançe mutuelle pour Je^ accidents et incendies, organisation d,es visites médicales scolaire^, fournitnrçg scolaires graluiles, etc.
Elu conseiller général du canton de Gollobrières, il a apporté au sein de l’Assemblée départementale l’esprit de réalisation et d'initiative qui l’a élassé au premier rang des protagonistes de notre belle région varoise..
Son œuvre au Syndicat des commîmes, en qualité de président, dénote son amour profond de tout : çe .qni intéresse le développement et la prospérité de notre incomparable littoral.
La même action et la même activité qu’il a su apporter à la défense des intérêts de ?a commune et du département vous pouvez être assurés, connaissant son loyalisme, sa droiture et son esprit d’initiative, qu’il les apportera au Parlement pour suivre les directives et assurer dans la mesure du possible la réalisation du programme politique et économique dont suit l’exposé :
Suprématie du suffrage universel. Limitation des droits du Sénat, Amnistie. Abrogation des lois scélérates ;
Sécurité par l’arbitrage et le désarmement contrôlé. Evacuation de la Rhénanie. Maintien des relations avec la Russie;
Service militaire de neuf mois, préparant le service de six mois;
Stabilisation immédiate. Contribution progressive prélevée sur la fortune acquise, avt c dégrèvement à la base. Nationalisation des monopoles de fait;
Ecole pour tous à tous degrés. Ecole primaire nationalisée. Défense de la laïcité;
Défense des revendications ouvrières de la G. G. T* : Les huit heures, les contrats collectifs, le contrôle ouvrier, garanties contre Le chômage, large participation de l’Etat aux Assurances sociales, reconnaissance du droit syndical aux fonctionnaires;
Offices publics des blés et des engrais. Action énergique de F Etat en faveur des petites et moyennes exploitations. Respect de la petite propriété, lutte contre les gros propriétaires terriens* Application des lois sociales aux travailleurs agricoles;
Grands travaux d'intérêt public : hygiène, habitation, outillage* Lutte contre la vie chère ■
Imposition des biens oisifs;
Suppression du chiffre d'affaires* Propriété commerciale, extension de la loi du 30 juin 1926 Fixant une base de prix comme cela existe pour les loyers d’habitation et instituant une commission arbitrale;
Réduction des tarifs de transport notamment pour les engrais et les denrées agricoles ;
Rapidité de transport des matières périssables;
Réduction des tarifs de chemin de fer pour le vin, compte tenu des quantités expédiées et des kilomètres à parcourir;
Création de la marque régionale ou syndicale pour certains produits de la région et organisations collectives en vue de la défense de ccs produits (Heurs, primeurs, fruits, oignons îx fleurs) ;
Sauvegarder la main-d'œuvre paysanne en assurant aux travailleurs de J a terre des retraites ouvrières revisées à un taux conforme au coût de la vie;
Extension de la loi sur les accidents du travail, révision du barème des invalidités en y incorporant les maladies du travail ;
Révision de la loi sur les assurances sociales quant au taux des pensions de début et des allocations pour charges de famille ;
Meilleure défense des intérêts des inscrits maritimes de notre littoral.
Électeurs,
Votez en masse pour le citoyen L. Ghommeton dont le passé de probité politique est un sur garant pour l’avenir*
Votez, car dans la situation politique actuelle le vote est un devoir.
Votez au premier tour pour éviter les surprises du ballotage.
Vive la 3e circonscription I
Vive la République démocratique et sociale !
L GHOMMETON