M. PARENTE AU
Elu au deuxième tour de scrutin* — 7*279 voix*
Je ne suis pas pour vous un inconnu ; pendant 17 ans j’ai représenté au Conseil d'arrondissement le canton de Sainte- Hermine* Depuis 1907 je siège au Conseil générai*
Mon passé vous garantit la fermeté et la sincérité de mes opinions.
Républicain à. 'origine et de conviction , je n ai jamais subordonné mon attitude et nies actes à mes intérêts personnels ou à des visées ambitieuses.
J’estime 3a laïcité de l'Etat indispensable dans un pays où les religions elles opinions religieuses ou philosophiques sont si diverses. Elle entraîne la neutralité absolue de l’école publique qui est service d’Etat : cette neutralité est la sauvegarde delà liberté de conscience des entants qui la fréquentent*
Républicain, je n oublie pas que la République a été fondée en France pour donner la liberté aux Français* Liberté dans tous les domaines, à la condition qu’elle n'empiète pas sur ia liberté du voisin : liberté individuelle, libertés . politiques, liberté de religion, liberté de conscience.
Je suis, ai-je besoin de le dire, partisan et défenseur du principe de la propriété individuelle, proclamé, en même temps que le droit à toutes les libertés, par la Déclaration des Droits de T Homme*
La question qui domine actuellement toutes les autres est la question ce la sécurité et de la paix internationale. De même que pendant la guerre tous nos efforts étaient tendus vers la victoire de la France, aujourd’hui tous nos efforts sont tendus vers la paix.
Régler pacifiquement les conflits entre les peuples, atténuer îesTrictions et les rancunes, élaborer un équilibre basé sur la justice et le respect des droits mutuels, voilà l’œuvre que se proposé la Société des Nations et a laquelle la France entend apporter son concours le plus entier et le pins sincère*
Jusqu’à ce que ce but soit atteint, la prudence la plus élémentaire nous commande de prendre les précautions nécessaires pour être en mesure de repousser une agression éventuelle dont la crainte n’est malheureusement pas encore écartée*
Une grande tache incombera à vos élus : c’est de poursuivre la restauration de nos finances si profondément ébranlées par la guerre* J estime qu’acLueliement, on ne doit pas hésiter à continuer la politique financière qui a donné de si brillants résultats et à laquelle la dernière Chambre, avant de se séparer, a rendu un éclatant hommage.
Le Parlement aura également le devoir de réaliser un aménagement nouveau des impôts ; les charges fiscales nous écrasent. L’impôt sur les bénéfices agricoles est mal réparti et injustement appliqué* La taxe sur le chiffre d’affaires soulève les protesEaüons des commerçants* H y a. une étude importante à faire, des réformes indispensables à exécuter.
La situation économique mérite toute noire attention. Une crise très grave sévit sur 1 agriculture ! le prix du blé a baisse. Le bétad se vend très mal. Le cultivateur a vu ses bénéfices diminuer dans une forte proportion, sans du reste aucun profit pour le consom-
mateur* D’autre part, ses dépenses sont restées les mêmes et ses impôts ont augmenté. Le découragement le gagne* lî y a là un danger réel pour la France*
La cause de cette crise réside dans la funeste politique douanière pratiquée depuis la guerre. Nos tarifs douaniers ont protégé avec excès les produits industriels et n'ont rien fait en faveur des produits de la terre. L’interdiction de sortie a accru encore la mévente du bétail*
Si vous ne voulez pas voir continuer encore cette politique néfaste, agriculteurs, nommez des représentants agriculteurs au courant de vos besoins, de vos intérêts et résolus à les soutenir au Parlement*
lis réclameront un système douanier équitable, accordant des garanties analogues à toutes les formes de l’activité économique* — La libeité totale des exportations agricoles — La réforme de la fiscalité agricole actuelle — L’application aux travailleurs de la terre de toutes les lois sociales, la loi d’assurances sociales en particulier, avec les adaptations nécessaires à la profession agricole.
j’en prends, pour ma part, l’engagement et si vous me nommez, je continuerai au Parlement ce que j'ai fait à l’Office agricole et à la Chambre d’agriculture* Là encore, mon passé se porte garant pour moi.
Et en défendant la cause de la culture, je servirai celle des commerçants et des ouvriers de nos villes et de nos campagnes, qui sont assurés d'avance de l'intérêt avec lequel j'examinerai leurs desiderata. Dans un pays essentiellement agricole, qui ne tire sa richesse que des produits de la terre, les bénéfices des commerçants et des artisans dépendent uniquement de la prospérité de l’agriculture.
Toutes les forces économiques de la Nation se tiennent étroitement, sont solidaires les unes des autres. Du parfait équilibre de ces forces dépend la richesse de la France*
G est cette œuvre d’équilibre et de redressement économique que je défendrai de toute ma bonne volonté et de toutes mes forces, si vous me faites l’honneur de me choisir pour votre représentant.