M, RO CH ERE AU
Elu au premier tour de scrutin, — 9.266 voix.
Mes chers Concitoyens,
II y a quatorze ans que vous m'avez fait T honneur de me désigner pour vous repré^ se nier au parlement.
Depuis, vous m'avez constamment renouvelé voire confiance.
Connu de vous tous dans cette première circonscription de La Roche-sur-Yon, où je suis né, où j‘ai toujours vécu, dans laquelle j’ai des racines si profondes, j'ai été constamment mêlé à votre vie. Dans la période tragique de 1914 à 1918, j'ai partagé vos douleurs et vécu tos angoisses. Dans tonte la mesure du possible, vous le savez bien, j’ai fait ton! ce qui dépendait de moi pour les atténuer.
Cette confiance mutuelle, ces sympathies réciproques ont créé, entre nous, des liens si puissants que rien au monde ne saurait les briser.
Si mon front a quelque peu blanchi depuis l'époque, déjà lointaine, où, pour la première fois, vous m'accordiez vos suffrages, j’ai conservé au cœur le même désir de vous servir. Tel j'étais à ce moment-là, tel je suis encore aujourd'hui.
Aussi, n’ai-je nul besoin de vous faire une longue profession de foi qui ne serait, du reste, que la répétition, dans les grandes lignes, de celle de 1914 lorsque, notamment, je m'affirmais avant tout partisan de la liberté pour tous.
« Liberté de conscience permettant à chacun de mettre en pratique ses convictions religieuses. »
« Liberté pour le père de famille de faire élever ses enfants suivant ses traditions et ses préférences, »
« Liberté pour chaque citoyen d’user de ses droits civils et politiques sans être inquiété par qui que ce soit, m
Ayant toujours vécu au milieu des agriculteurs, je connais leurs bzsoins. Ils savent bien qu’en toutes circonstances ils peuvent compter sur moi et que mon dévouement leur est acquis. Je m’efforcerai d’assurer à la production agricole les conditions favorables qui lui sont nécessaires pour se développer : tarifs douaniers, électrification des campagnes, amélioration des moyens de transport, diminution du coefficient trop élevé imposé au calcul des bénéfices agricoles.
Commerçant et industriel depuis de longues années, je me suis constamment élevé contre la taxe sur le chiffre d'affaires, impôt vexatoire, inquisitorial et injuste. L’inquisition fiscale à laquelle recourent si volontiers les partis radicaux-socialistes, s’exerce surtout contre les commerçants et les industriels qui en sont excédés. Commerçant , j’ai moi-même à souffrir chaque jour des vexations du fisc, - — C’est vous dire qu'en toutes occasions, je défendrai avec énergie cette catégorie de contribuables qui est par trop lourdement frappée.
De même, je m’élève avec force contre les lois fiscales et successorales qui portent atteinte à la prospérité familiale et rendent les transactions difficiles sinon impossibles.
Un Ministère d'union nationale a réparé les ruines accumulées par les Ministères cartellistes dont I unique souci avait été de mettre en oeuvre les théories socialistes. Avec les réserves nécessaires, mon appui ne lui a pas fait défaut, 11 demeurera acquis à tout Couver-
uement préoccupé de rétablir notre situation financière et de maintenir notre sécurité nationale, La France aspire, en effet, à une ère de paix tant à l'intérieur qu’à l'extérieur ; elle a a ssez souffert*
Les anciens combattants et tontes les victimes de la grande guerre peuvent être certains qu'ils n’auront pas de plus ardent défenseur de leurs droits. Les milliers d'interventions que depuis 1914 j'ai muliu pliées eo leur faveur en sont im témoignage et j’ai été heureux que les cir-cons tances m'aient encore permis de leur donner^ ainsi qu’à leurs enfants, une nouvelle marque de mon .attachement en votant 3a loi d’un an.
L'ouvrier, comme Ta gaie ni leur, doivent être prémunis contre les im prévision s de la vie. Les assurances sociales ont pour but de réaliser cette sauvegarde.
Une mise au point de la loi récemment votée s'impose. Telle qu'elle est, elle ne tient pas, en effet, assez compte des risques divers pour chaque profession, ni des services rendus par les assurances mutuelles. Aussi, dans son texte actuel, serai t-eUe grave de conséquences pour l’agriculture et une source de conflits pour l’industrie.
Si vous me faites T honneur de me renouveler le mandat que j’ai conscience d'avoir rempli avec le constant, souci du bien du pays et de notre petite patrie, la Vendée, vous pouvez lire assurés que je ne faillirai pas à nia tâche.
Avec confiance, mes phers concitoyens, mes chers amis, je vous donne rendez vous au 22 avril,.
Victor RO G H ERE A U
Député sortant,
Cap&idat d’ümon nationale. — Indépendant. ïïègmbmt à La R<sdw>&ur-Yon.
2e circonscription de la Hoche sur-Yon.