YONNE
lffl circonscription AUXERRE— A VALLON.
M, RENAITOUR
Élu au deuxième tour de scrutin, - — 8.972 voix.
Mes chers Concitoyens,
Je ne suis pas pour vous un inconnu, un nouveau venu- Déjà candidat en 1924, sur une liste socialiste sur laquelle se comptèrent, je vous le rappelle, plus de 14.000 suffrages, je fus, il y a deux ans, désigné par mes amis du canton de Seiguelay pour les représenter à l'Assemblée départementale. Et, depuis deux ans que j'y siège, j'ai fait tous mes efforts pour y défendre au mieux leurs intérêts,
Satisfaits de moi, ce sont eux, d’ailleurs, qui, aujourd’hui, m'incitent à entrer de nouveau dans la bataille et à solliciter un mandat plus important. Je le fais sur un programme bref, net et précis.
Je me déclare tout d’abord partisan de îa réforme des méthodes de travail parlementaire. J’estime que si Ton veut, dans la prochaine législature, faire de bonne besogne, il faut que les députés, déjà trop nombreux et bien payés, soient du moins consciencieux et assidus, Il faut qu’on ne puisse plus voir des lois qui sont parmi les plus importantes de l1 État, être votées au cours de séances matinales, par 10 députés siégeant pour 600, Et je m'engage, si je suis élu, k ce que mon premier acte, en arrivant au Parlement, soit de déposer un projet de loi, sur lequel j’obligerai mes collègues à se prononcer au scrutin public, en vertu duquel je demanderai la suppression du vote par procuration. Des représentants du peuple, ainsi, ne pourront plus voter pour d'autres, (Ï1 faudrait même trouver un moyen pour que ceux qui n'assistent presque jamais aux séances ne touchent plus l'intégralité de leur traitement.)
Je suis, d'autre part, partisan de l'abrogation des « lois scélérates », grâce auxquelles on emprisonne des hommes pour délit d'opinion. Les prisons doivent être réservées aux malandrins, aux voleurs, aux assassins ou aux fraudeurs. On ne doit pas pouvoir dire a un individu, même lorsqu'on est au Gouvernement : « Tu ne penses pas comme moi, je te jette au cachot! »
Je suis également l1 adversaire résolu des stupides périodes de réserve (les vingthuit jours, même réduits à vingt-trois), car j’estime, d’une part, qu'elles ne sont d'aucune utilité pour la défense nationale — ■ - l'expérience tragique de la guerre l'a amplement prouvé — d'autre part, elles sont coûteuses au budget : les réservistes, il faut, en effet, les nourrir, les loger, les vêtir; il faut aussi, parfois, donner des allocations à leur famille; leur convoi cation n'ayant pour but, en somme, que d'occuper les officiers demeurés en surnombre dans l'armée active.
Les expéditions coloniales seront combattues par moi, pour la même raison d'ordre budgétaire, et aussi parce qu'elles font des victimes inutiles* On se bat tons les jours au Maroc, en Syrie, en Chine, non pas pour défendre l'intégrité du territoire attaqué ou i 'honneur du drapeau, mais pour des firmes financières briguant des mines de charbon ou des puits de pétrole, 11 est inadmissible que des soldats français versent leur sang pour de telles causes* Il est non moins admissible que nous payions de si lourds impôts pour solder les frais de ces aventures syriennes ou chinoises, où, sans doute, nous tirons encore les marrons do feu pour l'Angleterre*
Enfin, je suis prêt à voter, demain, tout projet d’impôt qui sera établi proportionnellement à la fortune de chacun, qui dégrèvera les petits, les modestes, les humbles travailleurs, eL qui frappera plus lourdement qu’on ne Y a fait jusqu'ici les gros capitalistes, les grands financiers, les profiteurs de la guerre et de Taprès guerre* Ges derniers, comme ceux qui exportèrent leurs capitaux à l’étranger, comme ceux qui spéculèrent sur notre devise nationale, me trouveront toujours sans pitié à leur égard, car je les tiens, en grande partie, pour responsables des grosses difficultés financières traversées récemment par le pays. On doit, à mon avis, renoncer de plus en plus au système des « taxes civiques », des impôts de consommation et des impôts indirects, car co sont là des impôts sensiblement égaux pour tous et, par conséquent, très injustes, puisque les fortunes sont inégales* 11 faut les remplacer par des impôts progressifs (proportionnels, je le répète, a l'avoir de chacun) ot qui ne frapperont plus, comme maintenant, toujours les mêmes : ceux qni possèdent le moins. 11 est temps de prendre enfin l’argent « où il est », c'est-à-dire dans les coffres-forts des multimillionnaires, lesquels ont été trop I/ngtcmps exonérés de leur quote-part et ménagés par le fisc.
Voici, mes chers concitoyens, les grandes lignes d’un programme qui mériterait d'être développé plus amplement. Mais le seul mot de « social is Le » que j'arbore sur mon drapeau vous dit assez que je suis un homme de gauche décidé aux mesures énergiques et aux réformes hardies.
Non pas, cependant, révolutionnaire, au sens péjoratif du mot : car je réprouve les violences, car je crains la réaction qui suit toujours les mouvements insurrectionnels. Je ne suis pas non plus un « partageux », comme on disait, naguère dans nos campagnes. Je suis pour le respect de la petite propriété et adversaire de toutes les dictatures* Mais je suis pour les exploités contre les exploitaieurs, pour les opprimés contre leurs oppresseurs. Et je constate que la société contemporaine aurait besoin d'être transformée, afin d'en faire disparaître bien de criantes injustices* Une révision de la Constitution, entre parenthèses, s'impose, et, naturellement, dans un sens plus démocratique.
C'est sur ces idées directrices, mes chers concitoyens, que je vous invite à vous compter, le 22 avril prochain, en déposant clans l'urne un bulletin de vote à mon nom* Si je triomphais,, songez que ce serait la première fois qu'un socialiste serait élu dans TAuxerrois, et ma victoire vengerait ainsi les échecs — à si peu de voix ! — des Gamélinat et des François Martin, dont je continue la tradition ardemment républicaine*
Jean-Michel RENATTQUR Conseiller général do rYonne.
2* circonscription d’AUXERBE-AVALLON.
M, P.-E. FLÀNDIN
Elu nu premier tour de scrutin. — 0.058 voix.
Mes chers Concitoyens,
Vous m'avez choisi pour votre représentant, la première fois, en 1914.
Depuis cette date, et pendant, quatorze années ininterrompues, vous avez pu me juger sur mes actes.
Je ne vous ai jamais rien promis que je n ai tenu.
Je ne crois pas m’être trompé dans mes prévisions.
La République, c'est la Paix.
Paix au dehors, paix au dedans,
La volonté pacifique de la France s’est manifestée au lendemain même de la victoire de ses armes et d’une guerre qui lui avait été imposée.
Adhérant sans réserve à la Société des Nations, elle s'est loyalement rapprochée de ses anciens ennemis, à Locarno comme à Thoiry.
De toutes les grandes nations, c’est elle qui a le plus réduit ses armements. Le service militaire, ramené de trois ans à dix-huit mois, Je sera demain à un an. Résoudre les conflits internationaux par l'arbitrage, libérer les peuples de ïa charge écrasante et stérile des armements, tel est mon programme, résumé dans la formule : Sécurité, Arbitrage, Désarmement.
L’Union nationale s’est imposée pour relever les ruines de la guerre, pour reconstruire et consolider. Conclue dans le respect mutuel des croyances et des opinions, dans le maintien des lois laïques qui garantissent la neutralité de l’Etat, elle est indispensable pour achever la restauration du crédit de la France, des finances publiques et de la monnaie.
Un retour momentané aux discordes d’avant guerre nous a mis au bord de la faillite.
Chercher ce qui rapproche, éviter ce qui divise; poursuivre les méthodes financières qui ont réussi, rejeter celles qui ont échoué, telle sera demain, comme elle était hier, ma politique, qui est, avant tout, une politique réaliste.
crate convaincu, je veux l’égalité dans l'enrichissement des travailleurs.
Développer la production, augmenter la capacité de consommation de chacun : tels
sont les deux termes inséparables du problème économique.
Favoriser le crédit, améliorer l'outillage, diminuer le prix do revient doit être notre
préoccupation constante, et l’Etat doit donner l’exemple.
Ces principes, appliqués à l'activité économique de noire arrondissement, conduisent :
À u développement du crédit agricole et artisanal, en le débarrassant des formalités et des garanties exagérées et en le rendant vraiment accessible à tous les travailleurs consciencieux et honnêtes;
A l'encouragement des syndicats agricoles, pour leur permettre de généraliser l’emploi des machines agricoles et des engrais;
A Y électrification des campagnes, dont je m'honore d'avoir été l'artisan dans l'Avaionnais, et au développement de son usage industriel et ménager;
À l'amélioration des communications par autobus ; au meilleur entretien des routes, qui doit être mis en partie à la charge de l'Etat, afin de libérer les ressources communales, qui pourront être employées sur les chemins ruraux ;
A la multiplication des réseaux téléphoniques dans les villagts;
A la subvention, par P Etat, des distributions d'eau communales et des installations scolaires de radiotéléphonie servant à l’instruction et à la distraction des habitants des cam~ pagnes ;
A l'améliorai ion du logement ouvrier dans les villes; à la création et au perfectionne^ ment des hôpitaux, maternités, dispensaires eL services d'hygiène sociale ;
A la révision des charges fiscales, qui pèsent trop lourdement sur le producteur et restreignent le pouvoir d'achat du consommateur ;
A la suppression de la paperasserie et de la bureaucratie inutiles; a la réduction du nombre des fonctionnaires;
A l'industrialisation des monopoles d’Etat;
A la suppression des privilèges fiscaux;
A l’exonération, égale pour tous les revenus du travail, de la première tranche d'impôt sur le revenu (bénéfices agricoles, industriels et commerciaux, salaires et traitements, professions libérales);
A de larges abattements d’impôts et autres avantages au profit des familles nombreuses;
À la mise en équilibre des tarifs douaniers applicables aux produits de l’industrie et aux produits de la terre.
Mes chers Concitoyens,
Lorsque nos grands ancêtres ont choisi pour la République française la devise : Liberté, Egalité, Fraternité, ils n'en limitaient pas l'application à la politique.
Liberté veut dire : liberté de circulation des capitaux, des marchandises et des denrées; pas de prohibition de sortie des produits agricoles, sous le fallacieux prétexte de lutter contre la vie chère; pas de taxation ni de réquisition; le régime de la libre concurrence.
Egalité signifie : donner à chacun sa chance dans la vie par une instruction appropriée à ses capacités intellectuelles.
Fraternité exprime la solidarité sociale entre les forces hostiles de la nature et du destin.
Une grande loi d'assurances sociales a été votée* Elle est incomplète. Si elle couvre le risque du chômage ouvrier, elle ne couvre pas la perle agricole ou viticole par la gelée, la grêle, l'inondation ou la sécheresse, la maladie des plantes ou du bétail, la destruction par les animaux nuisibles.
Le paysan ne doit pas être opposé à l'ouvrier, ni l'ouvrier au paysan; mais la prochaine législature devra réaliser l'assurance générale agricole. Je vous promets de m'y employer.
Ce programme est assez vaste pour en exclure tout ce qu’inspirent la haine, l'envie ou la jalousie, et pour rallier tout ceux qui veulent faire aimer la République, animatrice du progrès social dans Fordre, le travail et 3a paix,
Pïekee- Etienne FLAN D IN Députi de Y Yen ne.
lr* circonscription de JOIGNY-TONNBRRE M. ROCHE
Elu au deuxième tour de scrutin. — 6.799 voix.
Mes chers concitoyens.
Répondant aux instances d'un grand nombre de républicains de tous, les points de l'arrondissement, je me présente à vos suffrages.
Fidèle aux sentiments qui m’animent depuis quarante ans, je désire travailler ardemment, mais dans l'ordre, au relèvement de notre pays, à l'amélioration du sort des travailleurs, dont je suis, et à un progrès constant.
Approuvant l'énergie du Ministère Poincaré et disposé à Ini apporter mon concours pour la continuation de son œuvre, je suis partisan qu’une étude sérieuse soit entreprise très énergiquement pour reviser, le plus tôt possible, les impôts qui frappent trop lourdement les travailleurs et les consommateurs et pour les répartir avec plus de justice entre toutes les classes de la société.
Je n'ai pas de parti-pris, je ne m'engage pas à suivre aveuglément un homme, quel qu’il soit. Si j’étais appelé à voter à la Chambre des Députés, je ne voterais jamais par ordre, je voterais suivant ma conscience, en m’inspirant à la fois de l’intérêt du pays et de mes sentiments politiques.
Je serai toujours, comme par le passé, le défenseur des lois républicaines, laïques et sociales. Je suis d’avis que l’Etat doit prendre à sa charge l'instruction, à tous les degrés, des enfants particulièrement doués.
De toute notre énergie, nous devons travailler au renforcement de cette Société des Nations dont nous attendons la sécurité, de façon que nous puissions diminuer dans une grande proportion les charges imposées par les budgets de la Guerre et de la Marine,
Nous devons nous appliquer à faire rentrer dans les caisses de l’Etat les bénéfices de guerre contre lesquels je m’élevais déjà dans un article publié dans le Bourguignon en 1919.
La question des monopoles n’est pas pour moi un dogme. Je voterai un monopole lorsqu’il me sera prouvé qu’il est avantageux au pays, mais je Je refuserai s il doit être une charge pour les contribuables. Ceux actuellement gérés par FElat devront être mis au point, industriellement, pour que leur rendement soit meilleur.
J’entends que l’Etat protège, d’une façon égale, toutes les branches du travail : agriculture, industrie, commerce. Il est nécessaire que des mesures soient prises pour que le coefficient appliqué aux prix de tout ce qui est nécessaire à la production : machines, engrais, etc , ne soit pas supérieur au coefficient appliqué aux produits de la terre.
La révision du cadastre devra être faite le plus promptement possible, pour mettre fin à l’injustice qui frappe des propriétés dont îe produit a changé.
Une organisation devra être créée pour protéger le producteur et le consommateur contre la spéculation, surtout en ce qui concerne le blé, la betterave, les engrais, etc.
Attribution en franchise aux houilleurs de cru d’une quantité proportionnelle au nombre de membres de la famille et d’employés h l'exploitation.
Des conversations devront être reprises au moment favorable au sujet des dettes de guerre pour en obtenir soit l'annulation, soit une atténuation, et, en tout cas, une corrélation avec les payements de V Allemagne.
La question de la stabilisation devra être étudiée avec prudence en tenant compte de tous les intérêts en jeu et des mesures de justice devront être prises en faveur des petits rentiers qui en subiraient les conséquences. Dans le même ordre d’idées, le taux d’assurance aux vieillards, infirmes et incurables devra être relevé.
Me conformant aux vœux .émis sur ma proposition par le Conseil d’arrondissement de Joigny, je demanderai que les chemins vicinaux soient" entretenus au moyen des centimes départementaux et les chemins de grande communication par des centimes d’Etat, afin d'enlever aux communes la charge injuste d'entretien de chemins fréquentés beaucoup plus par des automobilistes étrangers au pays que parles contribuables de ces communes.
Je demande une meilleure réglementation du travail à la Chambre des Députés. Un peu moins de discours, un peu plus de labeur sérieux ferait mieux notre affaire. Le vote par procuration devrait être supprimé. Ouvrier, on ne m’a jamais payé les heures que je ne faisais pas, et je ne conçois point qu’un parlementaire qui ne remplit pas sa mission soit rétribué.
En résumé, fidèle a mon passé et à toute ma vie de travailleur, je m’emploierai de toutes mes forces au maintien des libertés républicaines, aii développement du progrès social et à la défense du monde du travail.
Vive Ja République démocratique !
Lücïex ROCHE
Maire de Bassou*
Conseiller d^iTjndissement,
Candidat radical-socialiste de concentration républicaine*
2e circonscription de JOIGN Y-TONNERRE*
M, PERRE AU-PRADIEP,
Élu au premier tour de scrutin. — 5,828 voix.
Mes chers Concitoyens,
Depuis bientôt dix-sept armées que j’ai l’honneur de vous représenter au Parlement, je ne vous ai jamais trompé.
Mon passé de républicain radical est donc un sûr garant des engagements que je prends k votre égard pour Ta venir,
La première lâche qui incombe à vos représentants -est d’achever la restauration des finances publiques, la consolidation de notre monnaie, îe relèvement économique de notre pays, si durement éprouvé par la guerre*
Pour y parvenir, il faut :
Au point de vue économique ;
Défendre l'agriculture, source première de la richesse nationale* Notre production agricole et viticole réclame un tarif douanier qui la protège efficacement et ne la mette
en infériorité dans la concurrence mondiale par des tarifs trop élevés, augmentant le prix des produits industriels et notamment des engrais ;
Nos vins doivent être défendus contre la concurrence et la fraude étrangères ;
Le droit des bouilleurs de cru doit être intégralement maintenu ;
Le crédit agricole doit être étendu, l'institution des mutuelles favorisée ;
Pour lutter contre îa vie chère, si injustement attribuée au producteur agricole, il faut favoriser, notamment par [la réduction du prix du transport des engrais et des denrées agricoles, la production ;
Encourager le retour a la terre par le développement du confort à la- ferme et au village;
De larges subventions k l'électrification rurale, aux adductions d'eau, aux services d 'autobus ;
Supprimer les charges abusives qui pèsent ■ principalement sur le paysan et faire supporter par le budget de l'Etat l1 entretien de toutes les routes :
Protéger le producteur contre la spéculation et abolir à jamais le régime arbitraire des prohibitions de sortie des produits agricoles ;
Le commerce et l'industrie ont droit k une protection sufiisanle qui leur permette de lutter contre la concurrence étrangère. Il faut leur assurer, dans le plus bref délai, la stabilisation des prix ;
Les privilèges établis en faveur des coopératives ou des régies municipales, exemptes des lourds impôts qui pèsent sur le commerce, doivent être supprimés ;
Tout étatisme, et en particulier celui des monopoles, nuit k la prospérité générale. Seule, la collaboration du capital et du travail est féconde en résultats et favorise f enrichissement général.
Au point de vue social :
Protéger les familles nombreuses ;
Multiplier le nombre des bourses scolaires ; maintenir la liberté d'enseignement, la laïcité et la neutralité de l'Etat, respectueux de toutes les opinions et de toutes les croyances ;
Réaliser les assurances sociales, garantie du travailleur contre la maladie, le chômage et la vieillesse ;
Faire droit aux justes revendications des anciens combattants et des victimes de la guerre mutilés, veuves et ascendants — qui doivent être considérés comme des créanciers privilégiés de l’Etat,
Au point de vue financier :
Le 'prodigieux rétablissement accompli depuis deux ans prouve combien les saines méthodes financières que je n'ai jamais cesse de défendre sont indispensables au crédit public et à la sûreté de la monnaie.
Toutes les formules de prélèvement sur le capital ne peuvent qu'aboutir à la ruine générale.
La justice fiscale doit être recherchée dans le cadre de l'impôt sur le revenu.
Dès que cela sera possible, tout notre système fiscal doit être révisé et remanié en vue d'un allégement des impôts et de l'abaissement du coût de la vie.
En aucun cas, il ne doit être établi de loi rétroactive.
Au point de vue politique :
Le maintien de Fanion k l’intérieur, une volonté persistante d’économie dans le budget, ia modernisation des services administratifs, sont indispensables.
A l'extérieur, une politique de paix qui permette d'alléger les charges militaires sans
compromettre la. défense nationale,, dlapp ni donné à la Société des Nations, du maintien de nos alliances et de nos amitiés, a toujours reçu et recevra toujours ma pleine approbation.
En faisant triompher ce programme, vous voterez- :
Pour rUnion. nationale ;
Pour L'ordre et la liberté ;
Pouir la défense- de la propriété ;
Pour la conquête du progrès démocratique et social;
Contre le communisme et ses alliés déclarés ou honteux ;
Contre le désordre et la faillite ;
Contre l’étatisme :
Contre l'expropriation et la lutte des classes.
Mes chers Concitoyens,
En terminant^ je- tiens k remercier aa ux-, d'entre vous qa ir ddè lementp à quatre reprises différentes, m’ont accordé leur confiance.
D e main p c o m m e r hier , vous p ouvôz c o m p te r s u r i m oi ,
Bien même ; cœur , en. pi ein a ceo rd , n ous co n ti nue rons à tra v ailler à la prospé ri té de notre Tonoerrois, à la grandeur de la Finance et de la République!
Votre dévoué,
Pierre PERREAU -PRAD 1ER Déprlè sortent.
Docteur en droïü
Membre du Conseil supérieur des colonies. Vice-président déJ 1&‘ 'Commis -.ion des1 colonies. Vice-président de, la Commission des boissons.
Vice- président et rapporteur général de la Commission des comptes définitifs et des économies.
Circonscription de SENS.