‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 326 sur 336 · MU MARTEAU · texte numérisé non relu

MU MARTEAU

Mes chers Concitoyens,

Cérîanl aux Instances de mes1 amk du Sêncmais — et je pourrais, dire malgré moi — je suis candidat aux élections lépslativeà;

Je ne suis pas un politicien : j'aime ma profession d'agriculteur: et je serais heur eux, d'y consacrer tout mon temps.

Pourquoi veut-on que je représente rarrondissem&nt de Sens à: la Chambre des Députés ?

Parce que, conseiller général depuis quatorze années, chacun^ connaît mes convictions républicaines confirmées par mes actes.

Parce que, président de la Chambre d’agriculture, je jouis de la confiance des agriculteurs.

Parce que, fils de mes œuvres, j'aime la démocratie dans la mesure même où elle doit ermettre h tous ceux qui attendent du travail l'amélioration de leur condition sociale de l'obtenir, et que je lutterai pour le progrès social, le développement du bien-être, la solidarité des classes, résolu à demander aux -pi .us niches le sacrifice qu’ils doivent à leurs frères déshérités. -£53

Deux questions dominent tout :

La consolidation de la situation financière ;

L’avenir de notre économie nationale.

Je suis pour la continuation des méthodes financières qui, de 1026 à 1928, ont réussi à améliorer la situation, et contre celles qui de 1924 è 1926, l'avaient entpirée»

La France ne sera prospère que si le producteur est encouragé et protégé. Après des années favorables, l'agriculture subit une crise qui pourrait devenir grave.

Je ne vous développerai pas un programme agricole. Tous les électeurs savent que jTai consacré ma vie au labeur agricole : j'en connais donc les besoins mieux que personne.

11 ne doit pas exister d'antagonisme entre le producteur agricole et l’ouvrier, l'industriel et le commerçant*

Aucune branche de l’activité économique ne peut prospérer en dehors des autres. La ..cherté de k vie fait baisser la consommation et crée le.marasme dans les affaires.

Produire beaucoup et à bon marché, débarasser l’activité économique de ses parasites, favoriser le crédit, remanier les impôts* Tout cela est plus important que la politique,

AJ ais, W il faut d es èé ekra Lion s po 1 i tiq ue s , j ei dm ai :

Je veuîf la paix; j'approuve toute politique de rapprochement entre les peuples;

Je suiè laïqueyice qui veut dire que TBtot doit, dans ta les domaines, reaierr neutre, respectueux de toutes les croyances, de toutes les opinions;

J e veux' le 'progrès3 i social , ckskà-dare le dévie loppemen t d'une légisJa tidn d .assurau ces, de prévoyance et de crédit xjiui ïnsnetté le !trav!3diLle.iir:à Tabri de’itôiü-S: les. risques et. qui. permette à tous ceux qui veulent travailler de prospérer.

Vive la République !

Louis MARTEAU^. ^

Agriculteur* iMaîre rde CouTgertay .

Coa eèiller i général* de . !' Yonne.

* 'Président ' de là Chambre départe m en t ale tTagricftlt me ;d e T Y aune

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