‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 332 sur 336 · M, B R 1ÈRE · texte numérisé non relu

M, B R 1ÈRE

Élu au deuxième tour de scrutin ; 6,768 voix.

II n'y a pas un Français raisonnable qui ne soit persuadé aujourd'hui de la nécessité de poursuivre dans l'ordre et dans la paix, le redressement économique et financier magistralement restauré par le grand patriote Poincaré*

A cette considération primordiale doivent être subordonnées toutes les autres : c'est pourquoi, contraints de faire un choix parmi les questions dont la solution importe au bien du pays, nous dirons qu'il convient d'écarter, pour un temps, toutes celles ou bien qui ne •ont pas réalisables dans l'état actuel de nos finances, ou bien qui seraient susceptibles de réveiller, entre citoyens, des divisions nuisibles à l'harmonie générale.

Ce qui importe, c'est de dresser un programme concret des réformes politiques, administratives, économiques etsociales susceptibles d'être réalisées dans un délai assez court et avec les moyens du moment.

1° Réformes politiques :

Et d1 abord, réforme intérieure du Parlement qui doit être réduit en nombre, au moins d'un tiers (l'économie, argent serait de 14 millions). Suppression du voie par procuration qui est abusif et immoral*

Représentation proportionnelle intégrale par grandes régions.

Vote obligatoire avec extension progressive do droit de suffrage aux femmes, en commençant par celles qui sont chefs de famille*!

Respect absolu des croyances par l'application honnête des lois de séparation et de neutralité scolaire, dans l'esprit libéral de leurs auteurs, J. Ferry et Waldeck. -Rousseau.

2* Réformes administratives ?

Remaniement des circonscriptions* — Décentralisation et réforme des méthodes de travail suivant les suggestions du personnel, mieux renseigné que quiconque sur les défectuosités de la lourde machine administrative* Responsabilité rendue effective : Statut définitif à donner aux fonctionnaires pour garantir l'in tangibilité de leurs droits contre le favoritisme de la pression politique. L'État doit exiger le loyalisme de ses serviteurs, mais leur assurer une situation honorable permettant dTen continuer le recrutement parmi une élite intelligente, appliquée et honnête*

3* Réformes économiques :

Remaniement de notre système fiscal trop compliqué*

Réajustement de l'impôt suivant l'équité qui veut la contribution de tous les citoyens aux charges de l'Etat en raison de leurs facultés respectives*

Large dégrèvement à la base en vue d'exonérer au maximum possible, le salaire vital indispensable à l'individu* Impôt progressif sur les revenus mais n’allant pas jusqu'à freiner sur l'activité productrice par une exagération qui arrive à dévorer par i’impôt le fruit de l’effort.

Allégement des droits de succession qui compromettent l'avenir de la famille.

Unification par le forfait accordé à tous : agriculteurs, commerçants et industriels, du mode de perception sur les bénéfices des entreprises de tout genre.

Réduction des impôts indirects, en particulier de ceux de consommation qui accablent davantage le budget des familles nombreuses,

L'État doit, non pas augmenter indéfiniment l'impôt, mais réaliser des économies.

Il le peut par l'application du projet Louis Marin établi depuis plus de cinq ans,

Pour remédier à la vie obère, politique de production aussi bien agricole qu’industrielle. Égalité de protection douanière entre Tune et fautre.

Amélioration des moyens de transports notamment par la fusion des réseaux de chemins de fer, celle également des services routiers.

Perfectionnement de l'outillage national et pour cela, appel au* compétences au sein du Conseil national économique.

Pas de nouveaux monopoles : réorganisation, suivant les méthodes modernes de ceux existants, pour en accroître le rendement.

4fl Réformes sociales :

Tout faire pour l'accroissement de ia famille, cellule de la société, par 1 octroi d'une aide vraiment efficace. Protection de la femme avant et après la maternité par les primes à la natalité et allocation d'allaitement. Protection de F enfant morale et matérielle, par l'extension des infirmières visiteuses, l'inspection médicale dans les écoles, l'application sévère des lois sur le travail des mineurs, l'allocation aux familles positives (c est-à-dîre à partir du 3* enfant) de primes qui ne sauraient être inférieures h 250 francs par an jusqu à 14 ans.

Protection du travailleur en lui assurant la sécurité et la salubrité au cours de son labeur, l'organisation des quarante-huit heures de travail par semaine, partout où c est possible pour arriver à généraliser la semaine anglaise.

Inciter l'ouvrier à la Production par les primes au rendement, à l'épargne aussi pour lui permettre d'acquérir, avec l'aide de l'État, la sécurité d'un foyer à lui. Réalisation d une politique propriétisLe qui peut, en quinze ans, donner à tous les Français un chez-soi* Développement, par l'octroi de larges crédits, des habitations a bon marché. Ces différentes mesures seront plus efficaces pour enrayer les progrès du communisme que les moyens de rigueur indispensables certes mais insuffisants, mis en œuvre contre les agitateurs de Moscou. II convient de compléter et d’amender les lois sociales déjà votées eL destinées à garantir au chômeur involontaire, au malade, à l'invalide du travail, à 1 ouvrier sur ses vieux jours, au moins un abri et du pain.

Un remaniement s'impose de la loi sur les sociétés anonymes qui doit rendre obliga- ^ toire l'allocation au personnel, d une part, des bénéfices sous la forme d’actions du travail, comme cela existe déjà dans plusieurs grandes entreprises industrielles du Nord.

Dans toutes les branches de l’activité nationale. l’État doit encourager les œuvres de coopération et de mutualité, donner aux syndicats la capacité juridique et le droit de posséder. Il faut favoriser les contrats collectifs du travail, la création des commissions mixtes cTarbritrage pour régler à l’amiable les conflits, mais d'où seront exclus les hommes politiques et les agents de l’autorité centrale.

Au point de vue Algérien, tout bon citoyen doit travailler au rapprochement des Français d'origine ethnique différente. C'est par la concorde et le travail que notre Algérie deviendra de jour en jour plus belle et plus prospère. Vis-à-vis de nos collaborateurs indigènes, nous devons pratiquer une politique de vraie fraternité, en leur donnant, dans toute la mesure compatible avec leur statut personnel, leur part dans la gestion des intérêts économiques du pays* Mais soucieux de sauvegarder la suprématie politique de la France, nous ne saurions souscrire au droit de vote pour la masse indigène trop peu instruite. Ce

droit pourrait être accordé k certaines catégories avec cette restriction essentielle, Slîr laquelle devront se retrancher les èîm de l'Algérie, que seuls seront éligibles par les indigènes algériens des indigènes algériens comme eux.

Four retenir à U terre les jeunes colons, faciliter racoesBion à la propriété en avantageant, d’après un barème, les familles nombreuses, les victimes à& la guerre êt {les anciens combattants, en leur accordant, comme cela existe au Maroc, des droits de priorité, Organiser le crédit à long terme en vue de mettre à la disposition des petits colons; kg capitaux nécessaires au début d'une installation. Maintenir T union douanière avec la Métropole et s’opposer à toute mesure d’exception prise contre d’Algérie!, soit au point de vue taxes, soit au point de vue liberté ^exportation. Exécution du Tr ans saharien, Application à l'Algérie de toutes les lois sociales ; réorganisation de l’ense%n entent primaire et postscokire dans le sens d’une formation technique pour faire de bons agriculteur^ etî de bons? artisans. Révision du taux des pensions des retraités d’avant guerre, pour les mettre en harmonie avec l'augmentation du coût de la vie.

Telles sont les grandes lignes d’un programme raisonnable et qui peut être réalisé dans un délai relativement court, Pour cela, il faut assurer la continuité de L'œuvre annoncée par M, Poincaré que ses adversaires eux -mêmes reconnaissent comme l'homme] des circonstances. Puisse -t-iï demeurer longtemps à 1a place qu'il occupe t Je m’honore de rîhvéstiture qu ont bien voulu me donner les groupes politiques les plus fidèles do sa majorité, eeux qui ne l'ont jamais trahi.

Électeurs de k 2e circonscription,

Si vous ni envoyez au Parlement, je ne trahirais pas k politique du grand patriotelorrain, je ne trahirai pas non plus les intérêts que vous m’aurez confiés.

Vivent, indissolublement unies, la France et la République !

Vive L'Algérie î

fljENnr BRI! ÈRE

Président de U Gframtire d'agriculture d’Ôr&n,

Chevalier de la Légion dlionneur, — Croïi de guerre.

No 3814

3* clr conscription d’ORAN.

M, R0UX-FREI5SINENG

Elu au premier lotir de scrutin. — - 7,292 voix.

Mes chers Concitoyens,

Vous nous avez élus par deux fois, eu 19Î9 et 1924, mon excellent collègue et ami Petit et moi -même sur un programme d'ünion républicaine dont les grandes lignes pouvaient . se résumer ainsi :

La République au-dessus de tout, intangible.

Le maintien des principes qui en sont considérés comme le fondement : Lois de laïcité : L'enseignement accessible h tous; Liberté de cet enseignement dans le respect des lois; Respect absolu de toutes les croyances et libre exercice de tous les cultes, — La réparation de tous les dommages de guerre : Remboursement du montant des préjudices matériels, — Amélioration des pensions aux victimes de la guerre : mutilés, veuves, orphelins, ascendants.

Dans Tordre social : Réduction k un an du service militaire avec toutes les garanties indispensables

Pour les fonctionnaires : Traitements leur permettant de vivre dignement.

Pour les retraités ; Augmentation des retraites alors encore dérisoires ; aide aux chefs de familles nombreuses, afin d’encourager la repopulation; mesures propres à faire disparaître la crise néfaste du logement.

Rétablissement de la bonne harmonie entre le capital et le travail : p*r le développement de l'arbitrage pour mettre fin à des conflits dont les conséquences sont désastreuses pour toutes les parties; par une collaboration chaque jour plus étroite entre ces deux puissants facteurs de l'activité sociale.

Au point de vue économique : Augmentation de la production agricole et de fa production industrielle qui ont droit Tune et F autre à une juste protection.

Au point de vue financier^ enfin : Redressement de Ta situation si gravement compromise par la guerre; amortissement de la dette ; redressement de l'équilibre budgétaire.

C'est pour nous permettre T accomplissement de ce programme que nous avons fait appel à la bonne volonté de tous les républicains.

Nous nous sommes efforcés loyalement de tenir nos promesses.

Nous avons défendu, en toutes circonstances, les idées républicaines, à la fois contre les entreprises de ceux qui, ouvertement ou obliquement, se proposent de remplacer notre régime de liberté par je ne sais quelle dictature dont Ta formule demeure incertaine et vaguB — et contre ceux qui, vivant un rêve Insensé, veulent bouleverser notre Société pour lui substituer une collectivité excluant toute initiative individuelle, où toute liberté sera étouffée, où sous prétexte de nivellement social une seule catégorie dê citoyens pourra

soumettre tous tes autres à une effroyable servitude.

Nous avons repoussé toutes mesures de nature à faire renaître de* querelles religieuses dont feffet est si funeste — - ne négligeant aucune occasion pour proclamer combien nous déplorions les antagonismes d© races et de religions.

Nous avons soutenu toutes les propositions qui tendaient à améliorer le sort des anciens combattants ou des victimes de la guerre.

Nous nous sommes associés à toute action parlementaire ayant pour but, en dehors de toute malsaine démagogie, de venir en aide, réellement, utilement, aux humbles, quel* qulls fussent, à ceux qui, pris dans le terrible engrenage de la machine sociale, se trouvent trop souvent sans défense.

Mais tous ces efforts se sont trouvés entravés dès la première heure par le cauchemar financier et plus tard par les événements tragiques qui se sont déroulés en juillet 1926:

Les caisses du Trésor vides ; la hausse fantastique de la livre qui a dépassé 240 francs ; une panique qui jetait les déposants de toutes conditions aux portes des caisses d'épargne et des banques ; une crise sans précédent qui risquait de devenir une crise du régime t

Les partis qui, la veille, se livraient des batailles acharnées, ont senti à îa fois le danger.

Ils ont eu un sursaut de bon sens et de patriotisme... et à part les extrémistes irréductibles.. tous faisant trêve à leurs dissensions, ont consenti à se grouper, grâce à son immense justice, autour de M. Poincaré, pour former le Gouvernement d'union nationale.

Les questions irritantes ont été écartées. Le redressement financier a été mis au premier plan. Les résultats obtenus au bout de moins de deux années sont présents à l1 esprit de tous :

Les badge ta en équilibre ;

La dette flottante, sous sa forme la plus pressante, consolidée ;

La monnaie stabilisée en fait ;

La confiance dans le crédit public revenue et, avec la confiance, 3e retour des capitaux qui s'étaient enfuis à l'étranger ; la revalorisation des rentes (plus de 50 milliards ainsi rendus aux rentiers).

Le libre jeu des forces économiques mises à l’abri des variations des changes.

Malgré les perturbations financières, des avantages appréciables ont été cependant obtenus au cours de cette législature, aussi bien dans notre politique extérieure que dans notre politique intérieure,

À l'extérieur :

Le plan Dawes et les accords de Locarno qui permettent d’espérer, dans l'avenir, de meilleurs rapports avec l'Allemagne et le payement par elle, au moins, de partie de ses dettes. ~

L’action, chaque jour grandissante, de la Société des Nations en vue de résoudre par l’arbitrage obligatoire les désaccords futurs entre les divers peuples qui pourraient troubler la paix — et de rendre impossible, désormais, cette chose horrible qu'est la guerre.

À l’intérieur :

Le Parlement a voté le service militaire d'un an, en prenant toutes les précautions nécessaires pour conserver à notre armée une force qui assure la sécurité du pays.

Si la lutte contre la vie chère est demeurée, hélas , inefficace, à raison surtout de la crise financière, et aussi parce qu’on nra pas trouvé la formule équitable pour réprimer la spéculation illicite, l'on a tâché, par contre, de mettre plus en rapport avec le coût actuel de la vie, qu'ils n'étaient autrefois : Les salaires des ouvriers, les traitements des fonctionnaires et aussi ceux des cheminots qui ont le droit, à cet égard, d’être assimilés aux fonctionnaires, malgré la résistance de toutes les Compagnies de chemins de fer.

Les retraités de toutes les catégories n’ont pas été laissés à l'écart. La crise du logement a été atténuée au moins par les lois sur les loyers. Le véritable remède était de consentir les

sacrifices nécessaires pour construire les logements manquants, je n'ai cessé de ie répéter. Les commerçants ont eu le bénéfice de la propriété commerciale désormais reconnue.

Les assurances sociales ont été votées récemment par le Parlement, Certes, toutes ces mesures et toutes ces lois sont imparfaites — très insuffisantes; mais il faut tenir compte des difficultés qu elles ont soulevées dans la reconstitution des finances. Elles doivent être complétées — et elles le seront — dès que ce dernier souci aura disparu.

Nous n'avons pas oublié que nous représentons l'Algérie. Nous avons, en toute occasion, défendu les Algériens et plus particulièrement les colons contre les attaques injustes et passionnées, trop souvent intéressées (notamment de la part des viticulteurs du Midi) dont ils ont été l'objet.

Nous avons contribué de toutes nos forces à assurer l’avenir et l’existence même de T Algérie lorsqu'elle a été indirectement, mais sûrement menacée par l’agression riffaine.

Des avantages sérieux ont été recueillis pour notre colonie, au cours de cette législature : La loi nouvelle sur 3a propriété foncière. Elle fera disparaître toutes les incertitudes qui pesaient sur Fâchât des terres indigènes ; Les lois sur 3e Crédit agricole qui en permettent la complète organisation ; La suppression partielle, au moins, de la taxe de 2 0/0 (chiffre d'affaires} qui était venue se superposer à la taxe d'importation sur les produits algériens 4 leur entrée en France. Une protection douanière plus efficace pour les blés, les vins, les agrumes (oranges, mandarines).

[/application à F Algérie par voie de répercussion (avec le concours des Délégations financières) des lois diverses augmentant les traitements et les retraites des fonctionnaires et cheminots.

De nouvelles conventions régissant les services maritimes postaux et empêchant désormais une hausse fantaisiste des prix de passage et des frets pour les primeurs.

Nous avons pu empêcher que les propositions émises en vue de la représentation des indigènes au Parlement fussent votées dans le désordre d'un débat passionné qui ne visait que les citoyens français. — Une erreur en une matière aussi grave pouvait, par ses conséquences, compromettre toute notre œuvre de civilisation et de colonisation dans ce pays.

Le Parlement vient, en créant un office pour procéder aux dernières études d'un chemin de fer transsaharien, d'amorcer une œuvre — sans doute nationale au premier chef — mais qui doit apporter à L'Algérie entière et principalement à notre Département., si Oran est choisi comme tête de ligne, un accroissement de prospérité immense, tel que les proportions n'en peuvent encore être exactement mesurées.

Enfin, à la suite des événements terribles qui, en novembre dernier, ont si cruellement frappé certaines parties de FOranie, nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour que la Métropole nous apportât un secours appréciable. Et vous savez, qu'elle a. répondu généreusement à notre appel par Foctroï de cent millions.

La politique de demain.

Tous les résultats précieux, acquis jusqu'à ce jour, ne constituent qu'une première étape dans la voie du redressement financier — et du saîut du pays.

il faut, à tout prix, leur donner une suite, sous peine de les voir irrémédiablement compromis et, dans peu de temps, anéantis. Une nouvelle crise entraînerait fatalement une débâcle qui, cette fois-ci, serait irréparable.

Or, l'incertitude demeurera tant que la monnaie ne sera pas tout à fait stable.

Mais Fcouvre de restauration qui doit conduire à cette stabilisation définitive ne peut être complète — comme Fa déclaré éloquemment, dans son admirable discours des 2 et 3 février dernier, M. Poincaré, lui-même — que si Feffort s’exerce à la fois dans le domaine financier, le domaine social et le domaine économique, que Fon ne peut séparer.

Elle doit comprendre : la reconstitution et /intensification de la production agricole et industrielle.

Agricole (emploi des engrais, utilisation des procédés mécaniques, diffusion de renseignement agricole, développement du crédit rural et de la cooperative industrielle) — rationalisation, en tenant compte de nos aptitudes et du goût français, qui permettra des flahdres plus élevés et un prix de revient réduit — collaboration étroite du capital et du travail— contrats collectifs ; la mise au point et la péréquation des traitements et des retraites ; la mise en valeur 'rationnelle de nos colonies, en faisan t marcher de pair, comme en Algérie, les progrès de la civilisation et ceux de la colonisation ; le développement, en un mot, de la richesse générale conjugué avec celui du bien-être de tous, avec l'amélioration surtout, du sort de tous ceux qui souffrent.

Celte œuvre n'est réalisable que dans la paix extérieure et la paix intérieure*

Dans les circonstances actuelles, seul peut la mener à bonne fin un Gouvernement de même forma Lion que celui iqui est actuellement au pouvoir.

Mais tout cela n'est possible qu'avec les concours et par l'union de tous les républicains

— quelles que Soient les nuances et leurs opinions — de tout ceux qui ne veulent pas courir le risque de voir sombrer la République et le pays dans quelque tourmente prochaine

— e t j ' a : ou t e : p u isqn 'il s' ag Lt du so rt d e l a Franc e , d e t o us le s b ons Français.

Pour ima- part, si, à cette heure solennelle, vous me renouvelez, encore une fois, votre confiance, je n'abandonnerai rien, cerles, mon idéal démocratique et de mon programme primiLif, je mettrai un soin jaloux à préserver nos institutions républicaines de tout danger qui pourrait les menacer, d.oû qu'il vienne ; mais je donnerai aussi avec ;pass ion au grand homme d'Etat qui préside en ce moment à nos destinées, l’appui de toutes mes forces vives, pour lui permettre d'achever la grande et lourde tâche entreprise d’assurer le salut définitif du pays î

Vive1 la France !

Vive l'Algérie !

Vive la République S *

RQGiX-FRElSSXNENG

Officier de 4a Légion d’hoaneur. — Croix de gu^m. Député sortant.

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