M. JAUBERT
Elu au deuxième tour de scrutin. — 6.314 voix.
Citoyens,
Le scrutin d’arrondissement majoritaire ayant été rétabli, vous êtes appelés le 22 avril prochain à élire votre représentant à la Chambre des Députés.
v-.e mode de scrutin va permettre à 1 électeur et à l'élu de se mieux connaître. Pour que ■vous puissiez choisir judicieusement, tout candidat a le devoir, non seulement de vous exposer son programme, mais aussi de vous fournir sur son passé politique et sa vie publique les renseignements les plus complets.
Je suis né et j’ai toujours vécu à Larché, arrondissement de Brive. Je -uis donc un en ant u pajs qui connaît les besoins et les aspirations des populations dé nos campagnes. : aire e ma commune et conseiller général de mon canton depuis quinze ans, j’ai toujours,
côté des chef dus Parti républicain, combattu dans le département pour la défense des idées républicaines. Candidat aux élections législatives de 1934, j‘ai recueilli 30.290 suff es cL aura.is été élu sans le jeu de la proportionnelle qui a permis à un candidat d’une autre liste d'are nommé avec 20.037 voix.. Ingénieur agronome, agriculteur, je suis viceprésident de la chambre d’agriculture. Président de la Commission dos forces hydrauliques et électriques du conseil général, je me suis spécialisé dans les études d’aménagement de nos cours d’eau et de l’électrification rurale et suis un des promoteurs de l'utilisation de cette houille blanche qui sera demain une des richesses principales de la Corrèze et lui assurera son avenir économique*
j’ai été, en outre, pendant plus de deux ans et demi le collaborateur le plus immédiat deM. Queuille, Ministre de l’Agriculture. Ainsi par mes travaux et mon action je crois avoir été préparé à l’étude des grands problèmes qui vont solliciter l’attention du Parlement au cours de la prochaine législature.
Ces problèmes, nés de la guerre et de l’après guerre, sont si vastes et si nombreux quul n'est pas possible, en quelques pages, de Jes énumérer tous ni, surtout, de les exposer dans
leurs détails. ,
Mais j’estime indispensable de préciser, pour les plus importants d entre eux, dans quel
sens d’une plus grande justice sociale et fiscale, conformément aux doctrines et au programme du Parti radical-socialiste, je voudrais qu’en fussent recherchées et appliquées les solutions par le Parlement.
Je m’engage, d’ailleurs, à vous faire un compte rendu annuel de mandat successivement dans chacun des cantons de la circonscription.
Problèmes financiers et fiscaux.
D’abord placer le franc, la monnaie nationale, au-dessus des discussions politiques et, d’une façon générale, continuer à appliquer les méthodes de redressement financier qui, depuis vingt mois, ont donné — personne ne le conteste plus — d’heureux résultats. C està- dire :
Plus d’emprunts pour couvrir les dépenses normales de 1 Plat,
Unité et équilibre rigoureux du budget;
Suppression de toute dépensé inutile et contrôle sévère de l’emploi des deniers publics ,
Amortissement méthodique et consolidation progressive et volontaire de la dette flottante et à. court terme.
Cette politique doit nous conduire bientôt et sans risque à la stabilisation légale et à la convertibilité or.
Combinée à une politique de répression impitoyable delà fraude fiscale, de 1 émigration des capitaux, de la spéculation monétaire, elle doit aussi permettre de réaliser immédiatement plus de justice dans l'impôt par :
L’augmentation du taux applicable aux gros revenus ,
L’augmentation des droits de succession sur les grosses fortunes,
La réduction des taxes de consommation, génératrices de vie chère et si lourdes aux familles nombreuses;
Le dégrèvement des revenus du travail en créant des abattements à la base pour les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles et en élevant les abattemeuts qui exisLent
déjà sur les salaires ; .
Le remplacement progressif de la taxe sur le chiffre d’affaires par une taxe unique a ta
production industrielle ;
La réforme des patentes et des impositions communales et départementales en attribuant aux collectivités locales une part de l’impôt général sur le revenu,
La réduction très sensible des droits de succession sur les biens de familles roi aux, les
fonds du petit commerce et de l’artisanat qui ne constituent, en définitive, que des outils de travail pour le cultivateur, le petit commerçant et l’artisan;
La réduction des droits de mutation des immeubles (maisons et terres) dont l'exagération parai ys^ les transactions et prive l’Etat de recettes considérables.
Pr q b lè m es so cia ux ,
Application de la loi sur les assurances sociales qui va compléter si heureusement toutes nos lois actuelles d’assistance;
Révision des pensions des mutilés du travail;
Application contrôlée des lois protectrices du travail et développement des œuvres d’hygiène sociale;
Arbitrage obligatoire des conflits du travail;
Protection et encouragement efficaces aux familles nombreuses, sursalaire familial obligatoire ;
Réajustement des pensions des anciens et nouveaux retraités et cheminots dans un sens de péréquation*
Victimes de la guerre :
Réajustement des pensions des mutilés et invalides de la guerre à la gravité de leur état et au coût de la vie; protection des pupilles de la nation;
Dotation immédiate de l’Office national du combattant pour la dette sacrée de la France envers ses défenseurs.
Problèmes militaires.
Application immédiate du service militaire réduit à un an;
Contrôle sévère des dépenses de la Guerre et de la Marine;
Défense nationale assurée dans le cadre de la Société des Nations;
Plus d’aventures lointaines, comme celle de la Syrie, ruineuses pour le pays.
Problèmes économiques É
Abaissement des prix de transport pour les produits agricoles et denrées de première nécessité ; r
Organisation du crédit artisanal et hôtelier;
Développement de l’outillage national; aménagement des forces hydrauliques;
Organisation rationnelle de la production industrielle permettant à la Lois l’abaissement des prix do revient et l’accroissement des salaires. Contrôle des trusts pour éviter les tentatives d’accaparement et sauvegarder la souveraineté de l’Etat ;
Organisations industrielles des monopoles et services publics avec la collaboration des usagers ;
Intégration dans l’Etat du syndicalisme sous toutes ses formes par l’extension du rôle et de 1 action du Conseil national économique;
Dotation beaucoup plus importante du budget de l’agriculture;
Intensification par tous les moyens de la production agricole, facteur principal de notre relèvement économique et financier. (Voir programme agricole ci-joint. )
Question scolaire .
L’instruction est la condition essentielle de la prospérité et de la grandeur du pays.
L’école laïque dont les lois restent intangibles doit être complétée par l’école unique, sans monopole, qui permettra à tous les enfants d’accéder, suivant leurs aptitudes et non d apres la fortune, 4 tous les degrés de l’enseignement, ainsi l’école publique sera le meilleur instrument de la fusion des classes et de l'imité nationale*
No 3814
Dettes interalliées .
La France entend payer les dettes qu’elle a contractées mais dans îa mesure et sous la forme où elle sera sûre de pouvoir tenir les engagements qu'elle prendra. Aussi les règlements à intervenir devront-ils stipuler qu’en aucun cas elle n7aura à payer à l’ Angleterre et aux Etats-Unis plus qu’elle ne recevra do ses débiteurs européens.
Politique extérieure.
Nous devons poursuivre et développer la politique inaugurée à Londres, à Genève e à Locarno qui tend à la réorganisation économique et politique de l’Europe et peut seule permettre, par des accords généralises, comportant l’arbitrage obligatoire, de résoudre les problèmes de la sécurité, du désarmement partie! et simultané et d’aboutir enfin à rétablissement de la paix définitive entre les peuples.
Citoyens,
Si vous voulez que la France garde sa place dans le monde à la tête des Nations de démocratie et de liberté ;
Si vous voulez que, fidèle à son histoire et à sa tradition républicaine, elle soit toujours la grande semeuse d ‘idéal et la créatrice du progrès social ;
Si vous voulez qu’elle retrouve avec sa complète indépendance, sa prospérité morale et matérielle, dans la paix extérieure et la concorde civique, vous n’assurerez le succès d’aucun parti de réaction ou de révolution, également générateur de violences et de misère.
Vous donnerez vos suffrages au parti qui, plein de foi dans le peuple, rejette les solutions de force et les rêves irréalisables et veut, chaque jour, par des réformes sages mais hardies, créer une République plus juste, plus humaine et plus fraternelle.
Vous irez aux urnes, le 22 avril au cri de
Vive la République laïque, démocratique et sociale î
Alexis J AUBERT.
Ingénieur agronome.
Chevalier de la Légion d’honneur.
Maire et Conseiller général.
Vice Président de la Chambre d’agriculture de la Corrèze* Candidat radical socialiste.
lTa circonscription de TULLE.
M. de CHAMMARD
Elu au deuxième tour de scrutin. — 6.611 voix
Citoyens,
Fier d’appartenir au grand Parti républicain qui a pour charte les immortels principes de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, et pour idéal la paix la justice, le progrès dans l’ordre, le respect des opinions religieuses, philosophiques et politiques, je viens soi] ici 1er de vos libres suffrages le renouvellement de mon mandat de député.
11 y a quatre ans, votre foi démocratique et le sentiment profond des nécessités de l’heure vous ont conduits, dans un élan magnifique, à briser le Bloc des droites qui, dans le domaine de la politique extérieure, comme dans Tordre intérieur, n’avait pas été sans alarmer justement les populations corréziennes si passionnément attachées à la paix et à l’œuvre de la République.
Politique extérieure .
Restituer â la NaLion française son visage pacifique, travailler à instaurer la paix dans le Monde en atténuant les causes de friction entre rations, dans l’ordre politique ainsi que dans l’ordre économique, telle était alors la tâche la plus urgente, la plus impérieuse.
A cette œuvre, le gouvernement, issu des élections du 1 1 mai 1924b se donna touL entier et les résultats qu’il obtint furent accueillis avec un immense soulagement par les citoyens de ce pays et par l’opinion mondiale.
Cette politique de paix, si heureusement poursuivie par les gouvernements qui se sont succédé depuis quatre ans, est encore, sans conteste, celle du ni in î stère qui préside aux destinées du pays.
Elle exigera un long et persévérant effort, car elle veut fortifier le pouvoinde la Société des Nations et aboutir à la solution de tous les différends internationaux par une procédure pacifique : cet effort, nous le fournirons inlassablement, en dépit des forces malsaines et des égoïsmes nationaux qui, dans tous les pays, contrarient encore les aspirations profondes des peuples vers le désarmement des haines et vers la paix.
Confiantes dans les résultats de cette politique, les Chambres ont pu, sans nuire à la sécurité du pays, réduire le service militaire à un an â partir de novembre 1930, sous des conditions préalables dont, je l’espère, la réalisation ne présentera aucune difficulté.
Politique financière.
Au cours de la législature précédente, la situation était devenue critique à un tel point que, dès le 8 mars 1924, avant les élections législatives, un ancien Ministre des Finances du Bloc national constatait et jugeait en termes sévères les erreurs et les fautes commises de 1919 a 1923 : « 1925, écrivait-il, apportera au Ministre des Finances de demain, victime expiatoire de la politique suivie, les échéances inéluctables des bons à court terme, du Trésor et du Crédit national ».
Les mesures qui eussent amélioré une situation angoissante, tout en donnant satisfaction
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au désir de justice fiscale exprimé par le su fl rage universel, firent se dresser contre le gouvernement de 19 J4-1 925 une opposition violente, [mineuse implacable* dont ïe pays a été la première et douloureuse victime. Certes, dans un régime républicain, le choc des idées est inhérent à la vie politique ; mais la bataille des doctrines et le ressentiment ne doivent jamais atteindre Les limites au delà desquelles les -icstinées de la Nation seraient mises en péril.
Animés de ce sentiment, mon parti et ses chefs peuvent revendiquer avec fier lé l'honneur d'avoir consenti T sans hésitation, au devoir suprême qui s’impose aux républicains et et aux pal Hôtes à certaines heures graves, et je peux bien déclarer que, personnellement, j’ai conscience d’avoir rempli tout mon devoir en donnant mon appui, dès la première heure, au gouvernement a d uel, dans 1 înLérêt supérieur de la Nation.
La majorité de gouvernement qui se dégagera des élections prochaines aura pour tâche essentielle de parachever, dans la concorde, la re t aura lion financière si heureusement ébauchée et devra tendre vers les buis suivants :
Les lourdes- ■ contributions- que le Gouvernement et les Chambres, soucieux d’accomplir un devoir pénib e mais impérieux, se sont vu* obligés d'exiger du pays, pour le salut commun, produisent fort heureusement des excédents budgétaires. Il faut que ces excédents soient consacré’?, dans un esprit de stricte justice, à tou- les dégrèvements possibles.
Il importe également de protéger et fl 'encourager l’épargne ;
f>e maintenir rigoureusement l’équilibre du budget au prix des plus sévères économies ‘
De voler la stabilisation légale. du franc pourvu que les conditions techniques nécessaires !e permettent, afin de mettre rapidement un terme à l'incerfUude qui paralyse 1 activité économique du pays.
Impôt sur le revenu* — Nécessité d’un contrôle étroit sans inquisition, pour qu'il soit productif ;
Amélioration de la législation sur les bénéfices industriels et commerciaux et sur le chiffre d'affaires au profit du commerce de détail ; création, en remplacement de l'impôt sur le chiflre d'affaires, d’une taxe unique à un seul stade rie la production ou de la transformation, analogue à celle dont sont déjà frappés les charbons, le sucre, les grains ;
Egalité de toutes les catégories sociales devant l'impôt et répartition équitable des charges fiscales, avec abattement équivalent à la base pour toutes les catégories : agriculteurs commerçants, salariés, professions libérales;
Déduction des taxes indirectes qui pèsent trop lourdement sur les consommateurs,. et notamment sur les familles nombreuses;
Abaissement de la taxe de mutation des biens fonciers et des fonds de commerce dont le taux excessif provoque la fraude, paralyse les transactions, à la campagne comme à la ville, et entrave l'accession à la propriété :
Réajustement des droits de succession dans îe sens du dégrèvement des petits héritages, avec le souci de favoriser les familles nombreuses ;
Maintien des abattements relatifs aux bénéfices agricoles et à l'impôt foncier en faveur des propriétaires exploitants.
Politique économique *
I! est essentiel que les producteurs sentent qu'ils peuvent travailler en sécurité sous la profe dion des lois, elles encouragements de FEiat doivent aller de plus en plus aux forces produt tives de la Nation.
De même que, sur le plan international, la Société des Nations peut concourir utilement au rapprochement et à l'entente des peuples par une réglement ation internationale du travail, l'Etal doit fav-miser le développement d 'organismes économiques, au sein desquels ouiriere êl patrons collaborant loyalement apporteront leur contribution nécessaire a F a ménagement rationnel de la production.
La prospérité publique dépend de l'exécution des grands travaux d’intérêt général susceptibles de stimuler le développement de l’agricultule, du commerce et de l’industrie. Et, si Ton envisage spécialement la circonscription de Tulle-Sud, on peut affirmer que notre région tirera grand profit de l'aménagement des forces hydrauliques de la moyenne Dordogne, entre Spontour et Argentât.
En ce qui concerne le chemin de fer qui intéresse à un si haut degré la Xaintrie, tous nos efforts tendront à obtenir dans le plus bref délai, 3a solution qui s’impose pour mettre fin à l’impatience si légitime des populations trop longtemps déçues.
Liberté du commerce et monopole de fait. — Partisan de la liberté du commerce, je considère néanmoins que l'État doit assurer le contrôle des monopoles de fait, tant qu’il apparaîtra, que pour des motifs d'opportunité ou en raison des difficultés financières, ils ne peuvent encore faire retour à la Nation. Dans cette hypothèse, il faudra rechercher si, et dans quelles conditions, la collectivité nationale peut participer aux bénéfices de ces entreprises de caractère exceptionnel.
L'artisanat rural et urbain, « classe sociale intermédiaire entre le capital et 3e salariat », mérite que le législateur soit attentif à ses vœux et favorise son plein développement.
Politiq u e a gr ico le ,
L’avenir des villes est solidaire de la prospérité des populations rurales. Un effort budgétaire nécessaire et important a déjà été faiL en faveur de l'agriculture, au cours de la législature, puisque le total des crédits qui lui ont été afïectés (y compris les crédits afférents à F électrification rurale, à l’hydraulique agricole et à la construction de chemins ruraux) a passé de 212 millions en 1923 k près de 450 millions en 1927. Mais il est indispensable de continuer à l’agri culture les encouragements substantiels, toutefois insuffisants, qui lui ont été donnés au cours des quatre dernières années.
Il n’est pas douteux que la crise économique née de la guerre, qui a atteint toutes les branches de la production, a été particulièrement sensible pour l'agriculture.
Cette situation doit retenir l’attention des pouvoirs publics : qu’il me suffise d'indiquer que je m’attacherai, comme par le passé, à la réalisation des mesures susceptibles de l’améliorer en m’inspirant très exactement des vœux et des revendications des travailleurs de la terre, qui sont exprimés avec une vigoureuse clarté par la Fédération des associations agricoles corrézienncs. Ces vœux et ces revendications ont toujours trouvé en moi un défenseur convaincu, notamment ceux relatifs à l’extension à l’agriculture de la liberté d’exportation dont seule jouissait l’industrie et ceux relatifs à l’établissement de droits de douane protecteurs équivalents à ceux qui étaient appliqués au produits industriels. Ainsi, l’agriculture pourra retirer de l'harmonie enfin réalisée entre toutes les forces productives du pays^ certains avantages dont elle a été jusqu’ici privée.
J’estime enfin que les Chambres d’agriculture, « expression du suffrage universel agricole 3, doivent jouer un rôle de premier plan dans la préparation des mesures destinées à rendre à l'agriculture sa prospérité.
Politique sociale,
La loi sur les assurances sociales qui vient d’être votée par le Parlement est une œuvre de justice et d'intérêt national ; elle donnera la sécurité du lendemain aux travailleurs frappés par la maladie, l’invalidité ou la vieillesse.
Il va de soi que les agriculteurs doivent bénéficier des avantages qui ont été ou vont être accordés aux populations urbaines. Le Gouvernement a pris l’engagement de proposer, dès le début de la prochaine législature, les modifications à la loi qui en rendront plus facile et moins onéreuse l'application aux travailleurs de la terre Je les voterai.
Mouvement syndicaliste, — Il me paraît nécessaire de favoriser le développement des
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groupements corporatifs et professionnels. II faut que J fÉtat leur fasse confiance, mette k profit leurs suggestions éclairées pour raméüoratïon des services publics, soit attentif à leurs revendications, concilie les intérêts dus diverses organismes lorsqu’ils sont divergents, mais veille strictement à ce que les intérêts de la Nation demeurent intangibles et apparaissent à tous les citoyens comme la loi suprêmo.
Statuts des fonctionnaires. — - La Chambre de 1919 avait généreusement décidé en 1921 (loi du 30 avril 1921} que les traitements des fonctionnaires seraient révisés dans un délai de cinq ans, mais elle avait laissé à la Chambre de 1924 le soin de procéder aux réajustements nécessaires. C cst chose faite*
toutes garanties doivent etre données aux serviteurs de 1 État contre le favoritisme et 1 arbitraire ; j estime que la question de la reconnaissance du droit syndical, inscrite trop tard à l’ordre du jour de la Chambre pour être discutée utilement avant la fin de la session parlementaire, doit etre résolue dans un sens favorable, et le statut du personnel fixé en toute équité.
Les serviteurs de l’Etat seront ainsi placés dans les meilleures conditions pour défendre leurs intérêts strictement corporatifs, sous l’autorité de l’État qui doit demeurer intacte et en dehors de toute atteinte.
Manufacture d’armes :
Le personnel de la Manufacture (ouvriers en activité et retraités}, à tous les degrés, n’ignore pas que j’ai toujours eu à cœur la défense de ses intérêts. Il sait qu’il peut compter en toutes circonstances sur mon dévouement, tant pour l’amélioration de sa situation que poui le développement de 1 activité de notre établissement national, que je considère comme un élément important du développement économique do chef-lieu du département,
Instruction publique :
Il laudra améliorer le régime d'attribution des bourses et étendre la gratuité de l’instruction k tous les ordres d’enseignement, afin que tous les enfants, même pauvres, s’ils sont intelligents et travailleurs, puissent occuper la place qui leur revient dans l’élite intellectuelle, pour le plus grand profit du pays. Quant à l’école laïque, eîledoit rester en dehors des partis, strictement neutre, entourée du respect de tous, soutenue et vigoureusement défendue, s il le faut ; et les œuvres post-scolaires qui la prolongent, encouragées et largement développées*
Les victimes de la guerre :
Est-il nécessaire que je dise à mes camarades du front, mutilés et anciens combattants, à tous ceux et à toutes celles dont la pensée se reporte sans cesse vers les pauvres tombes de la zone infernale, aux enfants de nos frères d’armes disparus — innocentes victimes du grand drame qui a ensanglanté le monde — que je reste leur ami dévoné? Mon passé est un sûr garant que je resterai toujours attentif è leurs desiderata, à leurs revendications légitimes, a leurs souflrances ; qu ils en reçoivent ici à nouveau l’assurance formelle*
Dans l’ordre politique ;
Maintien de la souveraineté absolue de l’État, qui devra continuer à assurer l’indépendance de la pensée et la liberté de conscience dans le cadre des lois laïques.
Défense du régime républicain contre les entreprises des factions, et lutte sans répit contre les négateurs de la Patrie et de la démocratie, contre toutes menaces de dictature, soit d’extrême gauche, soit de droite.
Défense de la propriété individuelle, et progrès social dans l’ordre et dans la légalité* par la collaboration des classes*
Telles sont, Citoyens,|ïes grandes lignes de mon programme.
Si vous me failes l’honneur de m’élire à nouveau, je reviendrai fréquemment, comme je l’ai fait jusqu’ici, dans chaque canton, au imiliëi de mes mandants, afin de mieux connaître leurs aspirations et nf entre tenir avec les élus locaux de toutes les questions qui touchent aux intérêts communaux eL cantonnaux. Dans l’avenir, comme dans le passé, je saurai m’élever au-dessus des rancunes et des animosités personnelles.
Citoyens,
Il vous appartient déjuger votre représentant, de dire s’il a encore votre confiance, si vous estimes bon de faire appel, pour la défense des intérêts du Pays, à l’expérience qu’il a acquise au cours de la législature qui vicnL de prendre hu. Son ambition sera demain, comme elle l’était hier, de réaliser 1’union des républicains qui confondent dans un meme culle la Patrie et la République et de continuer à servir les intérêts des humbles et des déshérités.
J’attends ave= confiance votre vrr Jïct souverain.
Vive la République démocratique et sociale.
Jacques de ClIAMMARD
Docteur en droit*
Officier de U Lé- ion çfihonnEîiir,
Maire de Tulle* — Dépiné somot.
Candidat républicain radical
2 0 circonscription de TULLE ML SPLNASSE
Élu au deuxième tour de scrutin, — 7 >428 voix.
A rie d eurs,
Si vous voulez mettre un terme à .l'instabilité des prix dont vous souffrez depuis tant (Tannés ; ai vous voulez que cesse le prélèvement sur votre travail qui a réduit la valeur des produits de votre élevage, sans que diminue le coût de ia vie ; si vous n acceptez pas que les grand’; fabricants d’engrais, constituant à leur profit de véritable* monopoles de fait, imposent leurs prix aux consommateurs et prélèvent plus d’un milliard de bénéfices sur Ta^rieuilure française ; si vous voulez que soit créé un Office national des engrais, placé sous le contrôle de vos syndicats agricoles.
Votez pour Ch. Spinassiî I
Commerçants, industriels, artisans,
Si vous voulez que les fraudeurs fiscaux prennent enfin leur part des charges publiques ; si vous voulez que l’impôt inquisitorial sur -e* chiffre, d'affaires- soit remplacé par une taxe à la production ; si vous voulez qu’une politique financière nouvelle donne un vaste impulsion au commerce et à l’industrie et augmente le pouvoir d'achat drs consommateurs ; si vous voulez que la stabilisation monétaire immédiate vous assure définitivement
contre les risques de la spéculation et vous permette de prendre et de] recevoir fes engagements,
Votez pour Ch. Spînasse î
Travailleurs des usines et des champs,
Si vous rie faites aucune différence entre Blum, Daladier et Maginot , vous pouvez voter pour le candidat communiste dont le parti n'accorde aucune valeur aux réformes susceptibles d améliorer le sort des travailleurs ; mais si vous voulez le maintien des conquêtes ouvrières, 1 amélioration des assurances sociales, la lutte contre les injustices et pour la paix, faite confiance au Parti socialiste cfui ne pratique pas la politique du pire et s’oppose à toutes les formes de la violence,
Votez pour Ch, Spînasse I
Pères de famille,
Si vous voulez que la paix s’organise dans une Société des Nations forte et respectée ; si vous voulez la cessation des campagnes lointaines où meurent vos enfants ; si vous voulez le développement de l’arbitrage obligatoire et le désarmement progressif, la réduction immédiate du service militaire à neuf mois, puis à six mois et 1 organisation des milices démocratiques plus fortes défensive méat que les années permanentes,
Votez pour Ch. Spînasse!
Anciens combattants,
Si vous voulez que vos intérêts soient défendus par l’un des vôtres, votez pour le seul candidat de cet arrondissement dont on puisse dire qu’il a effectivement fait la guerre pendant quatre ans dans une unité combattante d’infanterie où il a été trois fois blessé ; votez pour celui qui connaît votre martyre, les horreurs de la guerre et votre volonté de paix,
Votez pour Ch, Spînasse !
Mutilés du travail,
Si vous voulez que prenne fin la honteuse exploitation dont vous êtes victime de la part des grandes compagnies d’assurances; si vous voulez enfin bénéficier des avantages que notre ami Gros n’a cessé de réclamer pour vous à la Chambre au nom du Parti socialiste,
Votez pour Ch. Spînasse !
Démocrates,
Si vous voulez l’abolition des lois d’exception, des lois « scélérates », de ! a juridiction des conseils de guerre ; si vous êtes résolus à exiger l'amnistie politique et si vous pensez comme les révolutionnaires de 1789, que « nul ne peut être inquiété pour ses opinions » ; si vous n’approuvez pas la répression politique,
Votez pour Ch. Spînasse I
Républicains sincères,
Si vous voulez conserver a la Corrèze un élu de valeur, capable d’étudier les grands problèmes locaux, nationaux et internationaux, de s’imposer à la tribune de la Chambre et dans les i Commissions, d’honorer ie Parlement en bien servant l’intérêt général,
Votez pour Cn, SPINASSE I
Circonscription tLUSSEL.