M. PERNOT
Élu au premier tour de scrutin. — 6.787 voix.
Mes chers Concitoyens,
Le 11 mai 1924, vous avez accordé à la liste dont je faisais partie, une imposante* majorité.
Vous aviez compris que la politique d'union républicaine et de concorde nationale^ était indispensable a.u salut du pays.
Les événements n'ont que trop prouvé combien vous aviez été clairvoyants.
L’abandon de cette politique a coûté cher à la France,
Seul, son retour a permis de conjurer ïa terrible crise financière du mois de juillet 1926. qui avait conduit le pays au bord de Tabime.
A cette politique, je n’ai cessé d’apporter tout mon concours. Mes votes sont là pour en témoigner. Pas une fois je n'ai refusé mon suffrage au Ministère d’Union nationale.
C’est en faveur de cette même politique, à laquelle je m’engage à demeurer fidèle, que je vous demande de vous prononcer le 22 avril.
Seule, en effet, Tunion de tous les républicains, de tous les patriotes, également soucieux dé la défense nationale, de Tordre, de la liberté et du progrès social, peut permettre à la nouvelle législature de réaliser, grâce à la trêve des partis, l’œuvre difficile et considérable que le pays réclame.
N’attendez pas de moi des promesses.
Je n’en ai pas fait il y a quatre ans.
Je nen ferai pas davantage aujourd’hui.
Depuis le II mai 1924, chacun sait ce que valent les promesses électorales.
J’entends seulement préciser, en un bref raccourci, quelle doit être l’œuvre de demain et quelles seront les directives auxquelles je me conformerai.
11 faut :
Maintenir la paix extérieure par le respect des traités et le développement de Tarbitrage international.
Poursuivre et achever T assainissement financier et l’assainissement monétaire*
Faire des économies rigoureuses.
Réduire et mieux aménager les charges fiscales trop lourdes, qui accablent le pays. Augmenter la production en encourageant et aidant Tagri culture, l’industrie et l’artisanat*
Poursuivre hardiment la réalisation du progrès social on protégeant plus efficacement les travailleurs de la terre et les travailleurs de l’industrie.
Protéger le petit commerce contre les excès d’une fiscalité tracassiëre.
Assurer aux victimes de la guerre les réparations auxquelles elles ont droit.
Encourager et aider la famille, surtout la famille nombreuse.
Donner aux fonctionnaires publics un statut légal qui fixe leurs droits, précise leurs devoirs et les protège contre le favoritisme.
Réformer les méthodes de travail parlementaire.
Garantir la stabilité politique.
Assurer la continuité du travail législatif en instituant le mandat de six ans avec renouvellement de la Chambre par fractions.
Élargir les bases de la représentation nationale en instituant le vote familial et le vote des femmes.
Durant les quatre années que j’ai passées au Parlement, je n’ai fait que de la politique de réalisations.
Je n en ferai pas d’autre demain.
Sincèrement républicain, fermement attaché au régime parlementaire et ennemi de toute dictature, je veux que les réformes nécessaires soient faites dans la légalité.
Fidèle à l’idéal de la République, je veux encore la stricte égalité pour tous les Français. Aussi, fermement attaché à la liberté d’association et à la liberté d’enseignement, je me déclare partisan résolu de la révision des lois d’exception et de l’application du droit commun à tous les citoyens.
Électeurs,
Vous avez à choisir entre deux politiques :
La politique du CarLel qui a fait tomber le franc à deux sous.
Et la» politique d* union nationale que j’ai eanstamm eut soutenue et qui a restauré les finances du pays*
Entre ces deux: politiques, votre: choix est déjà fait,
FrancrGouitois de race, n’ayant jamais quitté le département du Doubs auquel m'atta^ chent ma Famille et ma profession, je connais bien les intérêts de ce bel arrondissement de Pontarlier, ou j’ai reçu un si chaleureux accueil et auq uel je suis, dès maintenant, profondément attaché* Je saurai les défendre avec énergie*
Homme d’union et de concorde, j’adresse un pressant appel à tous les républicains^, à tous- les patriotes^ a bous les hommes d’ordre.
L’avenir de la France est en jeu.
En apportant vos suffrages an député sortant qui a constamment soutenu le cabinet d Union nationale, vous permettre/ la continuation d’une politique indispensable au. salut du pays*
Vive la République î V i Ve F arro n dissem en t d e Po n tarit er I
Georges PERNOT Député sortant.
ChevAlier de la Légion d’honneur. — Crois, de guerre. Candidat de FUnion nationale républicaine du Doubs,