E. GOUDE
Député sortant.
Président de la Commission des pensions. Vice-Préfeidcnt de la Commission de la Marine. Conseiller général*
Candidat du Parti socialiste.
Notre Programme immédiat.
Le socialisme n'a jamais été indifférent à la nation et à la qualité du milieu politique dans lequel se poursuit son œuvre propre de groupement et d'éducation des travailleurs.
Programme politique :
GTest pourquoi nous avons compris dans notre programme :
La suppression du Sénat et la limitation immédiate de ses pouvoirs ;
La rénovation de l'État par l'extension des attributions du Conseil national économique #t la légalisation de cette institution ;
L'égalité civile et politique des sexes J
La U. IL juste et loyale;
Enfin* quelques mesures urgentes, telles que l’abrogation des lois scélérates, l'amnistie générale en matière politique et la suppression des conseils de guerre et des cours martiales.
Législation du travail ;
Non seulement le socialisme ne fait pas fi des réformes, mais il s'efforce de conquérir , au profit des travailleurs, jusqu'à la moindre parcelle de justice et' de bien-être.
D'ailleurs, notre programme de réformes ouvrières immédiates coïncide presque littéralement avec celui de la C. G. T. Voici quels sont ces principaux articles :
La journée de huit heures ;
Le droit, pour les travailleurs salariés, à un congé annuel payé ;
La réparation intégrale du dommage causé, pour les mutilés du travail comme pour les victimes de la guerre, de Lavant-guerre et de l'après-guerre, avec, pour toutes les veuves, 50 0/0 de la rente du mari. Résultat à obtenir par la révision et l'extension des lois du 31 mars 1919 et du 9 avril 1898 ;
L'extension du droit syndical aux travailleurs de l'État, des départements, des communes ;
Les assurances ouvrières et sociales en cas de maladie, de maternité, d invalidité, de vieillesse, de décès, de chômage, avec large participation de l'Etat ;
La péréquation intégrale, avec pension égale pour emploi ou grade égal, en Faveur des retraites. Droit à pension pour les veuves ne touchant que l'allocation créée parles deux lois du 14 avril 1924 ;
Droit pour les veuves de guerre à la pension de réforme de 50 0/0 (voir proposition de loi Lassalie) .
Programme agraire ;
Le socialisme peut seul permettre une intensification de la production agricole, seul moyen d’améliorer les conditions de l’existence. Il affirme avec force aux cultivateurs, possé dant la terre qu'ils fécondent de leur travail personnel :
1° Que le Parti socialiste maintiendra en possession de leur terre les propriétaires cultivant eux-mêmes ;
2° Que l'État doit intervenir en leur faveur pour assurer, dans l'intérêt général, l'mteasification de la production agricole ;
3D Que le Parti socialiste réclame ;
La création d'un office des blés;
La nationalisation de la fabrication et de l’importation des engrais ;
Le remembrement des parcelles de Lerre ;
Le développement général de renseignement agricole;
Le développement et l'extension des syndicats, des mutuelles et des coopératives agricoles ;
L'extension des caisses de crédit agricole;
L’établissement de tarifs réduits pour les engrais, les machines et les produits apicoles, etc., etc.
Tout développement de la production, tout perfectionnement de la technique, tout progrès dans ^organisation du travail prépare et facilite le passage du régime capitaliste au régime socialiste*
Le socialisme, qui est ordre et harmonie, fera servir les progrès -de l'outillage, de h science, de la production an profit commun de tous les hommes, etmon comme aujourd’hui au boüI profit des capitalistes*1 G’est pourquoi nous préconisons, .notamment, dès msdntenant ;
La nationalisation des services publics et le retour a la nation des monopoles de fait;
Le contrôle ouvrier et la participation ouvrière a la gestion ;
1 Le con Lr ôlc d e s pr i x ;
Le développement de la coopération p
P r ogr am m o fin a acier :
Le Parti socialiste estime que les solutions qu’il a proposées de façon continue, auraient seules permis de rcsoudreieproblème financier, sans ruiner les petits rentiers, sans Je vote de ces lourds 'impôts qui pèsent: sur lar consommation, sur. les travailleurs modestes et les fanïîlles nombreuses,1 il reste, donc attaché à ia proposition, de Vincent Auriol, unanîmemeat -adoptée par soirdemier congrès et qui prévoit motam ment :
Le règlement des dettes interalliées ;
La stabilisation légale du franc;
La ..consolidation de la dette flotta nie ;
La reprise d'une intense vie économique;
1 Le remaniement des charges fiscales reportées sur les gros- revenu s ;
La contribution à prélever sur lu fortune acquise, avec dégrèvement àdrï base.
r Programme -d'éducation nationale :
L'idéal socialiste, qui n'est autre que l'affranchissement total de Thomme^est à lui seul nue exaltation permanente du savoir, on même temps qu'ü est la meilleure école d'énergie et le plus viril entraînement moral. On ne s'étonnera donc pas de .nous voir classer parmi des réformes immédiates :
i La défense de la1 laïcité et par 1 conséquent des dois laïques ;
L'accès de tous à l'enseignement uLtousiesidegrés ;
La nationalisa Lkm de, l'enseignement, en commençant par l'école du premier degré;
Enfin, l'organisation sérieuse de l'éducation populaire par le dévehappement-de 1 enfet- -gnùinent postscalaire et f utilisation de toutes les ressources dont on peut disposer à Lheure actuelle ; art, théâtre, cinéma, T, S, F,, sport.
Programme d'hygiène, d'assurance et de prévoyance :
Dans ce domaine, comme dans les autres, la bourgeoisie a fait défaut.
Le Parti socialiste présente dans son programme une série de réformes, rédlisables
dans un court délai, dont F, effet bienfaisant serait vivement ressenti de la population tout entière. Parmi ces réformes, voici les principales :
La création d’oeuvres en faveur de l'enfance :el l'assurance sociale des enfants;
Extension h tous les travail leurs, sans exception, des allocations aux familles nombreuses ;
La refonte des lois d'assistance, avec création d’un vaste système d’hygiène pour surveiller et protéger la santé publique ;
Une large dotation du budget, de l'hygiène et de l’assis tance pour combattre les trois grands fléaux que sont la tuberculose, la syphilis et le cancer ;
Une politique active du logement et de l'habitation et une lutte sérieuse contre l'alcoolisme.
Programme d'action internationale :
Dans l'ordre des nécessités immédiates, le premier devoir incombant au Parti socialiste, c?est dlagir vigoureusement pour protéger contre la guerre la classe ouvrière et Fliumani lé tout entière. 11 propose pour cela les solutions que voici :
Démocratisation de la S. D, N, ;
Organisation de la paix avec retour au Protocole et désarmement ;
Organisation économique internationale;
Abandon du système de l’équilibre et des alliances particulières ;
Réforme militaire avec maintien du projet socialiste du service de neuf mois et préparation du service de six mois ;
Liquidation de la Sarre et évacuation immédiate de la Rhénanie.
Ainsi qu’on vient de le voir, le Parti socialiste n^est pas partisan du tout ou rien.
Et maintenant, quel est, après mure réflexion, l'ouvrier, l 'employé, le cultiva leur, 3e marin, le travailleur intellectuel, le syndicaliste, le mutualiste, le coopérateur, le petit, le moyen patron ou commerçant, le retraité, le petit rentier, l’éducateur, le laïque, le pacifiste, riiygîëniste, le sportif, Partiale qui ne comprendra pas l'intérêt qu’il a.de voter pour les candidats du Parti socialiste ?
2* circanscription de BREST,
M. Paul SIMON
Ehi au premier tour de scrutin* — 7 ,049 voix.
Mes chers Concitoyens,
Après la lamentable expérience du Cartel des gauches, le payc, déçu et inquiet, réclame une majorité consciente de la gravité de îlheure, sachant ce qu elle veut, el capable de réaliser enfin, par une action continue, l'œuvre de réforme politique, de redressement; économique et financier, de progrès social, de paix internationale qu’il attend*
La rénovation souhaitée par le pays in’est possible rqucà deux conditions :
1° Que dion mette hors de discussion cet ensemble d'idées et de principes essentiels aux sociétés : respect des forces morales et religieuses, amour de la Patrie, protection de la
famille, garantie des droits du travail et de la propriété individuelle, justice et égalité devant la loi;
2° Qu'on pratique hardiment une politique de réformes inspirées de conceptions nouvelles, répondant aux besoins et aux aspirations légitimes de la Démocratie.
Deux questions dominent toutes les autres : îa consolidation de la paix et l’achèvement de notre redressement financier.
Politique extérieure ;
La France veut la paix. Elle Va assez chèrement acquise pour avoir le droit d’en jouir en toute sécurité dans le respect des traités. Fidèle aux idées que j’ai toujours défendues, je soutiendrai la Société des Nations dans son œuvre pacifique tendant à opérer le rapprochement des peuples, aussi bien sur le plan politique que sur le plan économique. Je souhaite ardemment que, de plus en plus, se développent les traités d’arbitrage et de nonagression, dont ies accords de Locarno, que j’ai votés, sont le prologue et demeurent le symbole.
Il ne faut pas cependant oublier que, dans l'état actuel de son organisation et tant qu’elle n'aura oas été dotée de moyens efficaces d’action, la Société des Nations ira pas la puissance nécessaire pour assurer la paix contre toute agression.
On ne saurait davantage fermer les yeux sur les germes de conflits qui existent encore dans une Europe mal pacifiée et dont îa France pourrait être victime. Four garantir sa sécurité, la France doit donc maintenir fidèlement ses ententes et ses alliances, conformes d’ailleurs au pacte de la Société des Nations et organiser les forces militaires et navales indispensables à la défense de son territoire continental et de ses colonies.
Ainsi garantie contre toutes les agressions possibles, il lui sera permis, tout en achevant sa propre reconstitution, de collaborer en toute liberté à l'organisation de la paix européenne*
Politique financière :
Pendant les deux années d’agitation qui ont marqué l’impuissance du Cartel à résoudre les graves difficultés financières nées de la guerre, nous avons, mes amis et moi, manifesté notre volonté de rechercher les solutions techniques.
Sans nous arrêter aux questions de personnes ou de partis, nous avons pratiqué une politique réaliste. Nous avons été les premiers à réclamer la trêve des partis*
Nous nous félicitons d’avoir collaboré sans défaillance à l'œuvre de redressement accomplie par le Gouvernement d’Union nationale de M. Poincaré,
Alors que les dettes intérieures et extérieures s’étaient accrues sous le Cartel de plus de /5 milliards, elles ont été réduites sous le Gouvernement d'Union nationale de plus de 18 milliards. Le Cartel des gauches a voté 13 milliards d'impôts supplémentaires. Malgré cela, le budget restait en déficit. Au contraire, avec le Gouvernement d’Union nationale, les exercices 1926 et 1927 se soldèrent par des excédents de recettes. Sans doute, les fautes du Cartel ont nécessité le vote de nouveaux impôts : ceux-ci ont eu, du moins, le mérite de réaliser un équilibre indispensable à tout effort d'assainissement.
Alors que la limite légale des avances de la Banque et de la circulation monétaire devait être élevée sous le Cartel, entre avril et décembre 1925, de 17 milliards et demi, nous uvons pu, sous le Gouvernement d'Union nationale, sans nouvelle inflation, régler nos échéances, écarter le péril de la dette flottante, consolider la partie la plus dangereuse des bons de la Defense nationale, aménager la dette à court terme.
Alors que sous le Cartel l'instabilité et la hausse des changes rendaient tout assainissement impossible, la stabilité de fait du franc est assurée et se maintient depuis de longs mois.
Les résultats de la politique financière du Gouvernement d’Union nationale sont incontestables*
Ils ne sont pas définitifs et seraient irrémédiablement compromis par une crise politique qui mettrait fin à la trêve des partis et empêcherait d’achever l’œuvré entreprise*
Ils le seraient également si on séparait les questions financières des questions économiques et si on ne se préoccupait pas de remédier au malaise dont souffre îa production nationale*
Le poids des impôts, résultat des deux années de politique carleîliste, est lourd. Il est surtout mal réparti* Il faut réaliser la justice fiscale* Il convient de faire aboutir très rapidement un travail de révision, de coordination et de simplification de notre régime fiscal, sans porter atteinte aux principes démocratiques de personnalité et de progressivité raisonnables*
La législature prochaine devra se préoccuper de remplacer toute une fiscalité imposée par les circonstances et qui est l’objet delà part des commerçants de légitimes protestations, k raison des vexations et de F arbitraire auxquels elle prête trop souvent*
En ce qui concerne les coopératives, j’estime que, si elles vendent à d’autres qu’à leurs adhérents, elles doivent supporter les mêmes charges que tous les commerçants et être soumises au droit commun*
Gomme précédemment, je continuerai à réclamer l’égalité fiscale sur ce point*
Politique économique :
Le pays ne pourra supporter le poids de son budget que s’il développe son activité économique. 11 ne peut le faire qifien augmentant ses exportations et en mettant en valeur ses richesses coloniales
Il y a aussi un grand effort à faire au point de vue industriel et agricole pour organiser plus rationnellement la production française. Il faut donner au pays un statut douanier définitif qui favorise une politique internationale d’échanges et assure le juste équilibre de réconomie nationale*
Adaptant les méthodes de rationalisation au caractère et à la situation économique du pays, l’Etat doit tenir compte de ce que la France est avant tout un pays agricole.
Politique agricole :
La production agricole est un élément capital du redressement et de l’indépendance économique du pays* Il importe donc que toutes les mesures d’ordre social, économique, fiscal et d’organisation professionnelle qui concernent l’agriculture soient prises en vue de lui permettre de remplir pleinement son office. En conséquence, la politique agricole doit, dans ses lignes directrices, tendre à fortifier Rattachement des cultivateurs à la terre et à éviter la dislocation de la propriété familiale*
C’est dans cet esprit qu’il convient d’abord d’adapter l’école rurale à la formation des futurs agriculteurs ; de développer l’hygiène et le confort à la campagne, tant par des mesures législatives que par une propagande intense dans les milieux agricoles ; de développer le crédit agricole pour faciliter l’accession des travailleurs à la propriété, et d’encourager la construction des maisons à bon marche en tenant compte des exigences spéciales de l’habita lion rurale et de ses dépendances ; d étendre aux travailleurs agricoles la législation sociale protectrice des travailleurs de la ville ; de re viser enfin le régime successoral de manière à maintenir l'intégrité du patrimoine familial.
La plus-value :
Je me félicite d’avoir fait voter dans la dernière législature le projet déposé par mon groupe sur la plus-value au fermier sortant.
ïl faut qus le Gouvernement fasse ratifier le plus tôt possible par le Sénat cette loi de justice sociale.
Du point de vue économique et fi ica U bien dos réformes s'imposent. Au groupe de défense paysanne, auquel j ai toujours appartenu depuis mon entrée à la Gftamte; je collaborerai w la préparation des textes nécessaires, bas conditions particulières de là production à la campagne et la rémunération de la main-d’œuvre familiale doivent entrer en ligne de compte en vue delà. réduction d ;s impôts sur les bénéfices agricoles,
La protection des produits de la terre est, d'autre part, aussi indispensable que celle des produits industriels ; on ne peut l'oublier dans l'élaboration des tarifs douaniers et la fixation des droits de consommation.
Il importe d’encourager notre élevage et particulièrement celui du cheval breton qui est une des richesses du Finistère. Il importe encore de faciliter la circulation des produits du sol , par une politique de transports terrestres et fluviaux; par1 t’entre tien et le développement du réseau routier emprunté par les véhicules agricoles ; par Tarn éliora lion et F accélération des communications postales et la production des machines agricoles* les facilités données à l'intensification de l’usage des engrais, le regrou pement rationnel des terres, peuvent en modernisant la production agricole, la rendre plus abondante et moins pénible. Toutes ces mesures ne donneront leur plein effet que si les agriculteurs en contrôlent la conception et la réalisation: l'organisation des agriculteurs ou celle de leur profession en est le moyen. C’est pourquoi il faut envisager en outre’ le renforcement du statut des Chambres d'agriculture, appuyées sur de vivantes organisations professionnelles locales, dont le groupement fera la puissance.
Politique maritime ;
Les marinîSf- pécheurs savent déjà, par mon travail au cours des dernières années écouüéES-au groupe de défense des. intérêts maritimes, qu’ils peuvent compter sur moi pour continuer à défendre leurs justes revendications.
Il faut arriver à la suppression des taxes qui frappent injustement le petit armement ; il faut développer l'enseignement professionnel, augmenter Les dotations du crédit maritime, réduire la durée du service militaire des inscrits, mettre les pensions des demi-soldiers en harmonie avec le coût de l’existence*
Je demanderai surtout que Ton se préoccupe plus activement du développement des ports de pêche, trop souvent sacrifiés au profit des grands ports*
Le p ro bl e me soeî af n e peut être sé p aré du p rob 1 ème é conc mi q ue , p as plus que. c eLu i-. ci ne peut l’être du problème financier, car l’effort nécessaire de production: ræ peut, s’ accomplïr qu'avec la collaboration de tous les éléments qui y concourent et ont droit à une répartition équitable des richesses produites.
Je me refuse à envisager la question sociale comme un problème d’équilibre de forces matérielles. L'éminente dignité de la personne humaine et le caractère personnel du travail qui n’est pas une marchandise, l'obligation de subordonner l’exercice de la liberté aux exigences de la justice, sont des principes auxquels je reste prof onde mont attaché-
Je m’efforcerai de maintenir et de compléter lesœonquofces de la législation protectrice; du travail (notamment la journée de huit heures et le repos hebdomadaire, autant que possible dominical ; la mise en application des assurances sociales, qui devra; garantir les travailleurs non seulement contre les misères nées de la maladie et de la vieillesse, mais aussi du chômage). Conformément au vole que j'ai émis au Parlement, je demanderai que les Chambres d'agriculture et les associations agricoles soient consultées sur les conditions d'application à la .campagne de la loi sur les assurances sociales*
Je demande que les lois d'assistance soient appliquées dans un esprit plus large et plus généreux .
Les victimes de la guerre, mutilés, gazés, tuberculeux:, veuves, orphelin^ ascendants, viennent de s'unir en une vaste confédération nationale. Le devoir du Parlement est d1 entendre leur voix, d'accueillir leurs revendications, afin de compléter généreusement beffort de réparation entrepris vis-à-vis de ceux qui, par les souffrances endurées au service du pays* méritent l'attention et la sollicitude reconnaissante de îa nation.
Les pouvoirs publies doivent aussi se préoccuper du sort des vieux serviteurs en retraite. Un relèvement de leur pension a déjà été réalisé par le gouvernement d’Union nationale. Un nouvel effort devra être fait pour leur assurer une situation en rapport avec les services rendus et les difficultés actuelles de l'existence.
Mais il ne faut pas se borner à la réalisation de réformes partielles ; J a question sociale pose un problème plus large d’organisation meilleure de la société moderne.
Le développement de lorganriation professionnelle, la reconnaissance complète du droit syndical, le développement des contrats collectifs, la création effective des Chambres du travail, sont les premières étapes qui permettront de réaliser la démocratie dans l’ordre social, non par la lutte des classes, mais par la collaboration de tous les éléments de k
La France doit avoir une politique protégeant l’enfance et la maternité, avantageant les familles nombreuses, instituant un régime légal et professionnel d’allocations obligatoires, luttant contre l'immoralité, contre 3e taudis, la tuberculose et les autres fléaux sociaux et assurant l’accomplissement d’un programme d’habitations à bon marché à l’aide d’une dotation budgétaire suffisante*
Pour le bien-être et la prospérité générale du pays, je soutiendrai toutes les revendications propres à maintenir dans leur capacité économique l’artisanat et les classes moyennes qui constituent une des forces principales de la nation* Je demanderai que le crédit aux artisans, petits artisans, petits industriels soit encouragé et développé.
Politique intérieure :
Républicain de cœur et de raison, je suri profondément attaché an régime politique qui confie a la nation elle-même et au peuple la direction des affaires publiques et les destinées de la patrie. Mais je n’accepte pas la prétention ridicule des radicaux et des socialistes qui veulent accaparer la République et en exclure tous ceux qui n'approuvent pas leur laïcisme étroit et sectaire, L’Etal doit au contraire respecter les droits et les libertés de tous les citoyens, à quelque croyance qu’ils appartiennent* Les catholiques ne demandent pas de privilèges, mais ils ont raison d'exiger Je respect de leurs libertés, C'est ainsi que sera réalisée la concorde nationale dans la paix religieuse et le droit commun.
Fidèle au programme que j’ai toujours défendu, je persiste à réclamer îa réforme du suffrage universel, par l'institution de la représentation proportionnelle intégrale, le vote familial* le vote des femmes et le referendum, le vote obligatoire.
Si la République n’est plus contestée que par une minorité impuissante, il faut reconnaître, cependant, que l'Etat souffre d’un défaut d'adaptation de ses services aux besoins d’une société démocratique moderne,
La réforme administrative, mal amorcée, devra être reprise et réalisée selon les principes de la décentralisation dans le cadre régional.
Im statut général pour les fonctionnaires doit être élaboré en collaboration par PAcl-minritration et les intéressés, les garantissant contre l’arbitraire. Ce statut devra comporter le
droit syndical, sauf pour les fonctionnaires d'autorité et interdire la grève dans les services publics.
Le Parlement devra réformer ses méthodes, notamment en appelant à collaborer avec lui, dans la préparation de son œuvre législative, le Conseil national économique, le Conseil supérieur d'agriculture, devenus, par une transformation de leur recrutement, des organismes véritablement représentatifs des intérêts sociaux, économiques et professionnels*
En même temps, devra être poursuivie l’œuvre d'instruction et dTéducation populaires.
Profondément convaincu de sa nécessité dans une démocratie qui, plus que tout autre régime, requiert l'existence d’élites capables de diriger la vie publique, je place les questions d’instruction et d’éducation au premier rang de mes préoccupations. Je suis et demeure hostile à tout monopole direct ou indirect de l’Etat, qui aboutirait en fait à une conscription des intelligences et dépouillerait les familles du droit qu’elles ont de choisir librement les maîtres de leurs enfants. Un office national des bourses devra faciliter l’accession des élèves de renseignement primaire a l’enseignement secondaire et renseignement supérieur, eu laissant aux familles le choix de f école.
Passionnément attaché à rca petite patrie, la Bretagne, je continuerai à demander au Gouvernement que renseignement bilingue soit donné dans nos écoles primaires et que des cours facultatifs de langue bretonne soient créés dans l'enseignement secondaire.
Quant à ^éducation professionnelle et post-scolaire, c’est surtout aux organisations professionnelles et aux associations d’éducation civique, mieux adaptées que l’Etat à cette fonction, qu’il convient d’eti confier la charge et la responsabilité. Il appartiendra à l’Etat, aux départements et aux communes de les aider de leurs subsides.
Un tel programme ne peut être réalisé, est-ii besoin de le dire, que dans une atmosphère de concorde. Le respect des consciences, qui est une des conditions de cette concorde, ne peut être assuré que par la liberté et Légalité civique.
C’est pourquoi je m’efforcerai de faire voter la proposition que j’ai déposée et signée, et qui demande l’abrogation des lois sectaires votées en 1901 et 1904 contre les congrégations.
Appel aux républicains
Pour la réalisation de ce programme, je fats appel à tous les républicains qui veulent la rénovation politique et économique, la justice sociale, la paix internationale, à tous ceux qui, repoussant toute dictature, qu’elle soit celle d’un homme ou celle d’un parti, ou celle d’une classe, croient la démocratie française capable de se discipliner elle-même et d’assurer par ses propres forces, l’ordre, la justice et la paix.
Ce programme que je vous soumets s’inspire des idées que j’ai toujours défendues et auxquelles je reste fidèle.
ïi y a quinze ans,- vous m’avez, pour la première fois, fait le grand honneur de m’élire pour vous représenter.
Depuis, vous m’avez, à plusieurs reprises, réélu avec des majorités toujours plus fortes.
Je sais que vous aussi vous restez fidèles à vos convictions et j'ai confiance dans le verdict que vous rendrez le 22 avril prochain.
Vive la 2e circonscription de Brest !
Vive la République I
Paul SIMON Député sortant.
Membre de la Commission dca affaires étrangères* Républicain démocrate.
Candidat d’Union nationale républicaine.
Troisième circonscription de BREST,
M. INIZÀN
Elu au premier tour de scrutin, — 10.715 voix.
Mes chers Concitoyens,
Vous avez le choix entre deux politiques : F Union nationale, le Cartel.
La première a été définie par M, Poincaré à Bordeaux et à Carcassonne et résumée en cette formule : m Union républicaine et Concorde nationale ».
C’est cette union et cette concorde qui ont permis le redressement qui s’opère depuis deux ans dans nos finances, redressement qui est en bonne voie, certes, mais qui, pour être achevé, demande encore de longs et patients efforts,
La politique du Cartel s’est définie par ses effets : 1 un manquement complet aux promesses faites, la division entre Français, l’apothéose du drapeau rouge, la chute du franc, les impôts en cascade.
La France a côtoyé l’abîme et le pays garde encore le souvenir du cauchemar, de l’angoisse terrible qu’il a vécue en juillet 1926,
Je suis pour la politique d’Union nationale que j’ai toujours préconisée. Dès le premier jour, j’ai fidèlement soutenu de mes votes le Cabinet Poincaré, et je lui donnerai encore* si je suis votre élu, tout mon appui, pour mener à bien la tâche qu’il s'est imposée dans l’intérêt de tous,
* « France d'abord », Telle est ma devise. Je fais appel à tous les bons Français, de toutes
nuances politiques, pour assurer le relèvement de notre grande et chère patrie* dans l’ordre, la justice et le progrès social.
Jl faut savoir oublier ce qui nous divise et faire appel à une large tolérance réciproque.
Je veux l’ordre et je répudie hautement les utopies collectivistes et le principe de la lutte des classes, qui, chez tous les peuples, produisent les mêmes effets ; l’égalité dans la misère.
Je veux l’ordre dans la paix intérieure et extérieure. Je veux l’ordre dans les finances publiques par un meilleur aménagement des impôts et par leur diminution, ainsi que par une politique d’économies persévérantes.
Je veux l’ordre dans l’armée et la marine, par la répression des menées révolutionnaires qui les minent et risqueraient de les dissoudre.
Je veux l’ordre dans le commerce T l'industrie et l'agriculture par une égale protection accordée à tous, sans ingérence abusive de l’État,
De même je réclame la justice : Nos morts, nos invalides de guerre ont des droits sur nous », leurs veuves, leurs orphelins, leurs ascendants nous sont sacrés. J’ai voté et je voterai toutes les mesures équitables en leur faveur.
Anciens combattants, retraités* inscrits maritimes, commerçants, artisans, ouvriers, fonctionnaires, trouveront en moi un ardent défenseur quand ils présenteront des revendications légitimes.
Propriétaires et locataires, bailleurs et fermiers dont les conditions d’existence ont été bouleversées depuis la tourmente de la guerre, doivent voir leurs contrats régis par des lois
généreuses et conciliantes. Je me suis attaché et je m’attacherai à faire respecter les droit réciproques des uns eL des autres.
Et j’ai devancé la demande qui nous est faite aujourd’hui par l’ Union des syndicats agricoles du Finistère « d'une révision de la loi sur les baux de longue durée, permettant de corriger en faveur des fermiers, le caractère unilatéral de la loi du 9 juin 1927 ».
Avec trente de mes collègues, appartenant à presque Lous les groupes de la Chambre dont MM. Henry, Paul Simon, Balanant, Jadé, Trémintin, j’ai fait ce geste et déposé le 25 novembre dernier une proposition de loi en faveur des fermiers, que j’avais déjà défendus à la tribune de la Chambre des Députés en février et mars 1927, geste dont tout le monde reconnaît aujourd’hui l’équité, mais que la passion politique avait dénaturé, et qui m avait valu a l’époque tant d’insinuations perfides, glissées en sourdine, et dont j’ai du reste, facilement fait justice.
Partisan depuis toujours de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, garantes de la justice, je réclame la même liberté pour tous.
A ce titre, je voterai l’abrogation des lois d’exception de 1901 et de 1904," contre les religieux que le Congrès des jurisconsultes a déclarées contraires au droit naturel.
D accord avec M. Poincaré, je demande que la loi des assurances sociales, mise au point adaptée aux conditions différentes de l’industrie, du commerce et de l'agriculture, vienne au plus tôt aider les travailleurs de toutes catégories ; mais qu’elle ne soit appliquée à la campagne qu’améliorée suivant les indications des Chambres d’agriculture et des associatiens agricoles»
Je demande le bien de famille élargi, le développement du crédit agricole, des habitations ouvrières à bon marché, une protection encore plus efficace aux familles nombreuses la lutte contre Je taudis et ta tuberculose et qu’un grand souffle de générosité sociale inspire notre législation*
Président d’iïne des plus importantes sociétés hippiques de noire département, les questions d élevage me passionnent/ et vous savez les nombreuses et fructueuses interventions que j ai faites à la tribune ne la Chambre en faveur de l’élevage breton, qui est la principale industrie de notre département»
Mon passé garantit Ta venir.
Cultivateurs,
Je m associe de tout cœur aux justes revendications récemment formulées par FUnion des syndicats agricoles du Finistère en faveur d'un régime douanier durable, de la liberté complète des exportations, d’un régime de transports qui facilite les transactions et les exportations, de ' l'indemnité de plus-value que je suis heureux d’avoir fait triompher devant la Commission de ^agriculture et devant la Chambre, d'une diminution importante des droits successoraux, d une réduction des droits de mutation et du maintien du forfait pour les bénéfices agricoles.
Je m engage à combattre le monopole des engrais; Pécole unique qui priverait la profession agricole des valeurs intellectuelles et morales dont elle a besoin ét accentuerait encore la désertion des campagnes.
Je réclamerai de toutes mes forces une réforme qui dote notre enseignement public d un personnel capable de remplir sa mission dans les milieux ruraux et d’un programme d éducation répondant aux besoins de Fagriculture*
bnfîn, je combattrai toutes les mesures attentatoires à la liberté et au droit de propriété que ne manqueront pas de proposer les révolutionnaires, comme j’ai déjà combattu, le 0 février 1925, la demande de recensement, de taxation et de réquisition des Bîés, présentée parM. Comoère -Morel au nom du Parti socialiste.
V, INIZAN
Maire de Kermjüès.
Dopüté 90‘rUnt.
Membre de la Commis al on de Tap [culture.
Electeurs,
J’attends sans appréhension voire verdict. Je vous connais, vous êtes des hommes d’ordre et je sais que vous choisirez sans hésitation la politique d’Union nationale qui va sauver notre pays.
Pour Ja France, pour la Bretagne, pour le Finistère ! Vive la troisième circonscription de Brest!
Vive la République !
ire circonscription de CHATEAULIN.
M. DAN1ÉLOU
Élu au deuxième tour de scrutin. — 7.579 voix.
Électeurs,
Après quatre années d’activité parlementaire et de participation gouvernementale, pendant lesquelles je me suis efforcé de servir de mon mieux les intérêts généraux du pays et les intérêts plus particuliers de notre région et de mes compatriotes, fort de la confiance que vous m'avez précédemment témoignée, je fais appel à vos suffrages pour le renouvellement de mon mandat.
Entant de notre belle terre bretonne, à laquelle je demeure si profondément attaché, vivant au milieu de vous et connaissant tous les besoins de nos populations rurales, rnarL Unies et ouvrières, celles-ci, demain comme hier, trouveront en moi un interprète loyal et dévoué de leurs vœux. 11 en est de même pour ceux de nos centres administratifs que des decrets trop hâtivement pris ont désorganisés et qui appellent une révision qui nous permettra^— en particulier — de réclamer Je rétablissement du tribunal si important de notre chef-lieu.
tenant le pouvoir civil au-dessus de toute discussion, adversaire déterminé de toute dictature, fasciste ou communiste, considérant la laïcité de l’Etat comme la plus haute garantie de la liberté de conscience pour tous les citoyens, quelle que soit leur doctrine ou leur confession — en même temps que respectueux de la liberté de l'enseignement — vous pourrez compter sur ma vigilance pour défendre Tordre républicain et la paix intérieure.
La famille, qui est la cellule de la société, a droit à la protection des pouvoirs publics, ans sa natalité et dans son développement. Nous assurerons cette protection par T octroi de nouveaux avantages aux familles nombreuses, par la lutte contre les taudis et k tuberculose et par la multiplication de toutes nos institutions d’hygiène et de prévoyance. Reconnaissant des droits égaux à tous les enfants pour recevoir, par voie de concours et
dans la gratuité, un enseignement qui réponde à leur travail et à leur intelligence, nous leur assurerons le bénéfice de la culture intellectuelle, technique ou professionnelle.
Défenseur de la petite propriété individuelle, dont la Révolution française a consacré le principe, nous en faciliterons l'accession à tous les travailleurs. Nous assurerons à ceux-ci en accord avec les organisations ouvrières, en même temps que l’ application de la loi des assurances sociales, une juste rémunération de leur travail par des traitements, salaires et pensions qui leur permettent de vivre honorablement. Nous veillerons en même temps quelles que soient les difficultés de notre situation financière — à ce que jamais aucune atteinte ne soit portée aux droits imprescriptibles acquis sur la Nation par les victimes de la guerre dont le sacrifice a sauvé le pays.
Résolu à favoriser le rendement de la terre et l'exploitation agricole comme une des nécessités vitales du pays, nous continuerons à soutenir l'effort du paysan par la simplifia lion de notre législation rurale, radoucissement du régime sucoessorial, la révision des baux en faveur de l'exploitant, les constructions à bon marché, le remembrement des champs, la vente à meilleur marche des engrais chimiques, T électrification des campagnes, l'amélioration de nos chemins ruraux et la révision des tarifs douaniers, de manière à établir f égalité entre l'agriculture et l'industrie.
En matière de navigation maritime et de pêches, à nos marins pêcheurs qui connaissent de longue date mes sentiments à leur égard, je veux une fois encore affirmer ma volonté de poursuivre, en accord avec eux, une politique d'intensification des pêches, de conservation et de transfert des poissons sur tous les marchés dans les meilleures conditions cle transport, d'amélioration et de développement de nos ports. Au point de vue de l'assistance pour la construction, la protection et tes pensions, je continuerai l'œuvre que j'ai commencée en organisant le crédit maritime mutuel, les assurances mutuelles pour les sinistrés, l’exonération des taxes pour les pensionnés naviguants et f augmentation des pensions, par le vote du projet Baudoin qui devra permettre une révision de la loi sur la taxe d'armateur.
Le petit commerce et les petites industries qui sont — avec la petite propriété — des facteurs essentiels de l'économie générale, peuvent être assurés de toute ma sollicitude dans la protection dont ils ont besoin, plus aujourd'hui que jamais, dans leur lutte avec les grandes entreprises rendue plus difficile par les complications de noire système d'impôts. Que ce soit dans l'ordre des échanges, dans l’ordre des transports ou dans l'ordre de la mise en valeur de notre domaine colonial , nous entendons rechercher tous les moyens de contribuer , dans la plus large mesure, au redressement économique général du pays.
Résolu à continuer l'œuvre de restauration financière par l'équilibre budgétaire et la réalisation d’économies nouvelles, nous nous efforcerons d’alléger progressivement les charges trop lourdes qui pèsent sur le contribuable* Une stabilisation prudente de notre monnaie, le développement d'une politique d’amortissement raisonnable et le contrôle effectif des dépenses publiques doivent nous permettre d'achever cette œuvre, sans innovation irréfléchie susceptible de troubler l’économie générale*
Enfin, l'organisation de la paix si heureusement commencée par M, Aristide Briand à Locarno, en favorisant l'arbitrage et la conclusion d'accords internationaux, dans le cadre de la Société des Nations, demeure pour nous la seule politique raisonnable et qui puisse permettre, dans toute la limite où la sécurité de la France sera assurée, de participer aux ententes pour la limitation des armements et à l'organisation du service de un an.
Citoyens,
Tel est, en résumé, mon programme.
Je ne doute pas qu'il réponde aux vœux de la grande majorité des électeurs de notre circonscription. Je serai fier de pouvoir le soutenir en votre nom dans la législature prochaine et je viens faire appel a vos suffrages* Je ne doute pas de votre confiance, mais plus
■vous la ferez, dès le premier tour, large et nombreuse, plus vous me donnerez d'autorité pour défendre — avec les intérêts de la France — les intérêts de notre belle région.
Vive lu lre circonscription de GMteaulin 1 Vive la République l
Charles DANIÉLOU
Maire de Locronau.
Ancien Ministre. — Député sortant.
Candidat de concentration républicaine.
2ft circonscription de CHATEAULIN,
M. MASSON
A tous les travailleurs .
Les élections législatives appelant la France entière à se prononcer sur la route qu'elle entend suivre.
Il faut choisir 1
Pour ou contre P Union nationale, édition revue et grossie du Bloc national de 1910 ;
Il faut choisir :
Entre la coalition des intérêts d'argent, de la réaction politique, du conservatisme social, aujourd'hui, maîtresse du pouvoir.
Et le Parti socialiste, toujours disposé, comme en 1924, à seconder tout effort de marche en avant et prêt, s il était porté au pouvoir, à briser les résistances aux volontés du pays,
Il faut choisir :
Entre une politique qui, par les armements, les alliances particulières et les vieux errements de la diplomatie secrète, mène fatalement à la guerre.
Et la politique qui, sous l'Impulsion du Parti socialiste, organisé la paix par le rapprochement des peuples et prépare le désarmement,
U faut choisir ;
Entre la polique financière de PUnion nationale qui, épargnant ceux qui peuvent payer et ne veulent pas payer, écrase d'impôts injustes la classe qui travaille et produit.
Et la politique de justice fiscale et de réveil économique qui allège les charges des producteurs et des consommateurs, et doiL permettre enfin les grandes réformes sociales, impatiemment attendues par îe monde du travail.
Il faut choisir :
Entre l'impudence cynique des Gouvernements de réaction et de répression, îa timidité des Gouvernements d’intention démocratique, qui n’ont opposé aux forces d’argent que des velléités de résistance impuissante.
Et les méthodes, dès longtemps' indiquées par le Parti socialiste comme les seules capables de barrer la route au fascisme, de réaliser la démocratie et de déblayer la voie à l’émancipation des travailleurs.
Entre le conservatisme et le progrès social, entre la paix et la guerre, le Parti socialiste a choisi.
Sans jamais oublier que l’émancipation complète du travail n’est possible que par l’avènement de la propriété sociale, il vous propose, comme programme d'action immédiate, les réformes et mesures suivantes :
1° Suprématie du suffrage universel. Limitation des droits du Sénat. Amnistie* Abrogation des lois scélérates ;
2° Sécurité par Farté trage et le désarmement contrôlé. Evacuation de la Rhénanie. Mâin Lien des relations avec la Russie ;
3« Service militaire de neuf mois, préparant le service de six mois ;
4° Stabilisation immédiate. Diminution des impôts. Contribution progressive prelevce sur la fortune acquise, avec dégrèvement à la base. Nationalisation des monopoles de fait;
5° Ecole pour tons à tous les degrés. Organisation de renseignement populaire. Défense de la laïcité ;
( \r Défense des revendications ouvrières de la G. G. 1 . t les huit heures, les contrats collectifs, le contrôle ouvrier, garanties contre le chômage, large participation de l’Etat aux assurances sociales;
T Offices publics des blés et des engrais. Action énergique de F Etat en faveur des petites et moyennes exploitations. Accession des femmes à la propriété. Baux de longue durée et réglementation. Plus-value de la terre aux cultivateurs. Application des lois sociales aux travailleurs agricoles ;
8° Grands travaux d intérêt public ; hygiène, habitation, outillage. Lutte contre la vie chère.
Travailleurs, vous voterez pour le parti de votre classe!
Travailleurs, vous voterez pour le parti de la République sociale I
Le Parti socialiste (S« F. L O*),
Aux électeurs des cantons, de Carhaix, Chàteauneuf^ Le Hue I goal.
Chers Citoyens,
Les élections législatives nous donnent, une fois dé plus, Foccasion de vous exposer la doctrine et le programme du Parti socialiste.
Avec plus de force que jamais, nous affirmons qu'il n'y aura pour les travailleurs de toutes catégories ni liberté, ni sécurité, ni bien-être tant que les moyens de production, de transport et d’échange seront détenus ou dominés par une minorité de capitalistes, maîtres des grands domaines terriens, de la grosse industrie, du haut négoce, de la finance.
Plus que jamais, nous affirmons la nécessité de Fentente et de Faction internationales des travailleurs, groupés en un parti de classe irréductiblement opposé h la bourgeoisie qui les opprime et les maintient dans une servitude politique et économique.
Nous savons que la transformation de la société, aboutissant final de notre doctrine, sera une œuvre de longue haleine qui nécessitera avant tout Y instruction, l'organisation et l'union des travailleurs ; mais nous affirmons qu'il serait possible de réaliser dès maintenant les réformes qui amélioreront la situation de la classe laborieuse et permettront de venir en aide d'une manière efficace aux victimes des injustices sociales, aux déshérités de la vie*
Nous allons donc à la bataille sans rien cacher d'un programme comme d'un idéal q:é des adversaires essaieront de dénaturer.
Le socialisme ne signifie pas le désordre, la spoliation, la violence, comme ils le préiendent, mais, au contraire, Tordre, îe progrès, La justice, le droit pour chacun de vivre honnêtement du produit de son labeur.
Chers Citoyens,
Vous ne vous laisserez pas prendre à ces calomnies inventées de toutes pièces pour vous écarter du socialisme et conserver à la bourgeoisie ses privilèges d'argent et de domination*
Vous savez que dans toutes les assemblées ; conseils municipaux, généraux, d'arrondissement, Chambre et Sénat,' les élus de notre parti ont défendu les intérêts du prolétariat et réalisé, là où ils sont en majorité comme à Brest, des réformes en faveur des travailleurs*
Vous n‘ hésiterez donc pas à nous donner votre confiance,
^ Chers Citoyens,
Prépàrez-vous au rude combat.
Devant le bloc des forces capitalistes, dressez celui des forces du travail*
Vous tous, ouvriers, paysans, employés, éternels exploités; vous aussi, petits commerçants, petits patrons, modestes rentiers, retraités, que la crise économique atteint si durement, venez sans crainte au socialisme libérateur.
En venant à lui, vous hâterez, T heure de votre émancipation.
Vous mettrez un peu plus de justice entre les hommes.
Vous travaillerez k ïa paix du monde, à l'avènement de la République sociale.