LOIRE
lrc circonscription de MONTBRISON,
M, CORSIN, radical-socialiste.
Mes chers Concitoyens,
Les délégués des municipalités et des organisations républicaines de la ir* circonscription de Montbrison réunis dans un congrès le 31 janvier 1932 m’ont demandé d etre leur candidat à l’éîeçLion législative.
IL ont estime que mon nom doit laire l’union de tous les républicains de la circonscription, c’est pourquoi j’ai accepté cette investiture avec le seul désir de servir utilement vos intérêts ainsi que le régime républicain auquel je suis fermement attaché,
J ai Je devoir de m’expliquer sur les principales questions qui sont à la base du programme républicain et que les militants du congrès de Montbrison m’ont chargé de défendre devanl les électeurs.
Grise économique :
Il est un fait que personne ne peut contester, c'est la crise angoissante dans laquelle se débat notre pays et qui nous fait assister à l’effondrement et à la ruine de nos industries et de notre commerce, ainsi qu’à l'affaiblissement de notre agriculture,
L œuvre que devra accomplir la nouvelle législature pour en atténuer les conséquences sera considérable et difficile à réaliser.
Elle aura à examiner Je problème du chômage et devra tout tenter pour assurer la reprise de la vie économique de notre pays
1 our parvenir à cette prospérité, promise mais en vain par la législature qui se termine, la réalisation d un grand programme d’outillage naLional s’impose. La mise en oeuvre clés grands travaux d’utilité publique inscrits à ce programme donnera à l’activité éco nom i que 1 impulsion que tout le monde attend. Le résultat immédiat sera le retour à des salaires normaux permettant aux travailleurs de vivre dans l’aisance et la dignité.
Finances :
La situation budgétaire actuelle est inquiétante par suite du déficit considérable que la majorité de la Chambre d'hier a laissé. Il appartiendra à la Chambre démocratique de demain d y apporter remède par une rigoureuse compression des dépenses budgétaires*
Convaincu qu il n est plus possible d’augmenter les impôts et taxées diverses, des
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économies doivent être réalisées sur certaines dépenses publiques, en particulier les dépenses militaires qui, depuis six ans, ont presque doublé eL qui s’élèvent à plus de 15 milliards pour 1932. Les principes de l’impôt sur le revenu devront être appliqués.
Agriculture :
Enfant de la plaine du Forez, toute ma vie j’ai vécu au milieu des agriculteurs, je connais leurs mérites, leurs besoins, leur activité, je serai toujours leur ardent défenseur.
Je m’efforcerai de les représenter utilement. Il faudra favoriser le développement du crédit, des assurances, des coopératives agricoles et de toutes institutions agricoles qui leur sont nécessaires pour faciliter leur tâche et réparer les pertes que leur causent trop souvent
les éléments, . ,
Je m'attacherai de même à faciliter l’accession des travailleurs à "exploitation et à la
petite propriété par le jeu du crédit agricole ; la mise à la disposition des culîivateurs dans les conditions les plus stables des engrais naturels ou artificiels, comme de 1 énergie électrique ; et à protéger le petit bien de famille rural, qu’on doit considérer comme leur
outil de travail.
Commerce, Industrie : m
Ma sollicitude est acquise aux petits commerçants et industriels, qui apportent leur lourd tribut à l’impôt et font, partie des forces vives du pays, 11 y aura lieu d examiner leur situation, de procéder à une meilleure répartition de leurs charges fiscales, de les débarrasser de certaines obligations tracassières et désobligeantes, de supprimer chaque fois qu il sera possible l'impôt sur le chiffre d’affaires pour le remplacer par une taxe à la production.
Lois sociales :
Je soutiendrai toujours les propositions tendant à améliorer la situation morale et matérielle des travailleurs deda ville et des champs et des mutiles du travail ; à faire baisser le coût de la vie ; à soulager les misères engendrées par le chômage et la vieillesse.
Tous les travailleurs doivent avoir leurs vieux jours assurés, ils me trouveront Loujours à leurs côtés pour les aider dans leurs revendications.
Hygiène :
Je m'attacherai à favoriser les œuvres d’hygiène et de prévoyance sociale. Les institutions sanitaires ; la lutte contre les maladies contagieuses doivent être une des préoccupations delà majorité de demain qui devra affecter à cette grande œuvre les sommes nécessaires pour la sauvegarde de la santé publique.
Inslruciion publique :
C’est l’école nationale qui a la plus grande mission d’émanciper les citoyens par l’instruction ; elle est la base même de la République et doit être largement répandue en respectant toutes les opinions.
Toute ma vie, j’ai défendu et aimé cette école laïque, je continuerai à assurer son complet développement afin de permettre à tous, aux enfants du peuple travailleurs et intelligents d’arriver aux plus hautes situations, et mettre ainsi leur valeur au service du bien public. J’estime, de même, qu’il faut organiser l’enseignement post-scolaire.
Victimes de la guerre ;
Je serai toujours avec toutes les victimes de la guerre pour faire aboutir leurs légitimes
revendications, en particulier je défendrai les droits des exclus de la carte du combattant et de tous ceux qui ont été lésés dans leurs intérêts.
Depuis longtemps, j;e m’occupe des orphelins de nos glorieux disparus, les pupilles de la nation. Ils peuvent être assurés de mon entière sollicitude, je continuerai comme par le passe, i
Anciens combattants :
Je ne permettrai pas que 1 ou touche aux droits qui vous ont été reconnus.
Pères de familles nombreuses :
J'ai souscrit aux décisions du Congrès des associations des familles nombreuses. Le père de famille qui a la charge de nombreux enfants à élever est digne du plus haut intérêt. La France doit le lui manifester sous toutes les formes.
Electeurs,
Si vous m'accordez votre confiance, si me désignez pour vous représenter à la Chambre vous pouvez compter sur mgn entier dévouement.
Respectueux de toutes les croyances, je m efForcerai de réaliser au mieux de vos intérêts le programme économique, de redressement financier, de justice fiscale, dont je vous indique les grandes lignes.
Je serai avec ceux qui, en suivant la trace cl1 Aristide Briand, le grand apôtre de la paix veulent parvenir à l'entente entre les peuples, entente politique et économique ; au perfectionnement de la Société des Nations, seul organisme capable de préparer utilement P œuvre de paix par l'arbitrage obligatoire, le désarmement progressif.
Vous pouvez aussi compter sur moi pour faire aimer et respecter les grands principes de la République basée sur le suffrage universel, pour arriver à plus de progrès social, à plus de fraternité entre les citoyens et entre les peuples.
Tous aux urnes ! Pas d'abstention !
Vive la République laïque, démocratique et sociale î
Vive la paix î
Henry C0RS1N
Conseiller municipal de Montbrison.
Président de la délégation cantonale.
Candidat du congrès républicain du bloc de gauche*
2e circonscription de MONTBRISON.
M. RAVEL radical-socialiste,
KUi au premier tour de scrutin. —8,606 voix.
Citoyens,
En septembre dernier, j’ai répondu à l’appel de tous les républicains du canton de Saint-Gaîmier pour défendre le mandat de conseiller général et nous avons eu la satisfaction de voir 3a victoire couronner nos efforts.
Le succès que je venais de remporter m’a valu d'être désigné à Tunanimité par le Congrès de Montrond en janvier dernier, comme candidat aux élections législatives.
J'avoue très sincèrement que je ne sollicitais pas un pareil honneur, mais en républicain ardent et sincère, héritier d’une tradition qui se transmet de père en fils, j'ai accepté cette investiture avec le seul désir de servir utilement mes concitoyens ainsi que le régime auquel je suis profondément attaché,
JTai donc le devoir d’exposer les principales questions qui sont à la base du programme -républicain, que les militants de la circonscription m’ont chargé de défendre et de développer devant les électeurs.
Crise économique ;
Quoi qu’on ait pu dire ou écrire à ce sujet, il est un fait que personne ne peut contester, c’est la crise inquiétante dans laquelle se débat notre pays et qui nous fait assister à l’effondrement et à la ruine de nos industries et de notre commerce.
L’œuvre que devra accomplir la nouvelle législature pour en atténuer les conséquences, sera considérable et difficile à réaliser.
Elle aura d’abord à examiner le problème du chômage et devra tout tenter pour la reprise de la vie économique qui est la clef de voûte de la prospérité d’une nation, prospérité qui nous avait été tant promise par la législature expirante mais dont nous sommes, hélas, bien loin.
En premier Heu, la réalisation du programme d’outillage national s’impose, mais un largo programme de travaux publics qui enrichiront le patrimoine national.
Le résultat immédiat sera la disparition de cette anomalie que l’on peut malheureusement constater actuellement v. de gens travaillant au ralenti, sans pouvoir subvenir a leurs besoins & alors que la prospérité économique est fonction de la consommation, et que celle-ci n’aura sa cadence normale qu’au tant que le monde du travail sera raisonnablement rétribué.
La crise économique trouvera sa solution dans mie entente entre les nations qui mettra fin à la guerre douanière actuellement pratiquée.
Commerce et industrie :
Pour aider la reprise des affaires, H sera nécessaire d’envisager la création d’un régime bancaire soutenant et facilitant réellement le commerce et l’industrie honnête fonctionnant sous le contrôle de l’Etat afin de ne pas assister à ce spectacle déplorable de l’écroulement de nombreux établissements de crédit ruinant tous leurs déposants.
Commerçant moi-même, je n’aurai garde d’oublier les petits et moyens commerçants et industriels qui font partie des forces vives du pays et qui apportent un lourd tribut à l’impôt.
Il y aura lieu de procéder à une meilleure répartition de leurs charges fiscales, de les débarrasser de certaines obligations tracassières et désobligeantes et enfin de les défendre contre les spéculateurs. La taxe sur le chiffre d’affaires devra être complètement remplacée par une taxe à la production.
Agriculture :
Je suis, par mes origines, mes relations et mes sentiments, très attaché aux travailleurs de la terre dont je connais tout le mérite et l’activité. Je puis assurer les cultivateurs que je m’efforcerai de les représenter utilement et les aiderai à développer les associations agricoles qui leur sont si nécessaires pour faciliter leur tâche et pour réparer les dommages que leur causent trop souvent les calamités, de développer le crédit agricole et la coopération, de sauvegarder la petite propriété familiale. 11 faut adopter une politique des engrais et des transports et achever l’électrification de nos campagnes.
Lois, sp, ci a les :
Je soutiendrai toujours les propositions tendant à améliorer ou créer les lois sociales, à faire baisser le coût de k vie, à soulager les misères engendrées par le chômage et. la vieil lesse. Il faut que tous Les travailleurs aient leur existence garantie et je m'appliquerai k rendre plus équitable envers les vieux ouvriers la loi des assurances sociales, comme je l’ai déjà demandé au Conseil général.
Dans mes préoccupations , je n'aurai garde d oublier les mutilés du travail qui attendent une juste amélioration de leur sort.
Familles nombreuses :
Je serai leur défenseur pour la réalisation de leurs justes revendications,
Hygiène et prévoyance sociale :
Je m'appliquerai à aider le développement des œuvres d'hygiène et de prévoyance sociales, des institutions sanitaires, hôpitaux, dispensaires, sanatoria, etc. Les recherches scientifiques, la lutte conltrc les fléaux sociaux et les maladies contagieuses davrout être une des préoccupations de la majorité de demain qui affectera k ces grandes œuvres les sommes nécessaires pour le sauvegarde de la santé publique.
Instruction publique ;
Une des bases même de notre République, c- est l ‘école nationale qui a là grande mission d’émanciper les citoyens par ^instruction et de la répandre largement en respectant toutes les opinions. L’école laïque malgré toutes les attaques et les calomnies dont elie est l'objet à chaque instant, poursuivra inlassablement la route qu elle s’est tracée soit: f accession gratuite aux plus hauts degrés de rinstruclion pour tous les enfants du peuple travailleurs et intelligents.
En attendant une réforme plus complète, j'appuierai les demandes de bourses ainsi que les propositions qui auront pour objet d'aider les communes à faire face aux dépenses de contraction et d'entretien de leurs écoles.
Je ne manquerai pas d'encourager et de soutenir les associations post-scolaires qui poursuivent l'éducation de la jeunesse.
No 2145
Finances :
Un pays qui n’équilibre pas sincèrement son budget marche fatalement à 3a ruine- Or, le budget de notre pays, comme tout le monde le sait maintenant, est bien loin d’être équilibré et la nouvelle Chambre devra l’assurer*
Convaincu qu’il n’est plus possible d’augmenter les impôts et taxes diverses, des économies doivent être réalisées sur certaines dépense s publiques, en particulier les dépenses militaires qui depuis six ans ont presque doublé et qui s’élèvent à plus de 12 milliards pour 1032.
Anciens combattants :
A tous mes anciens camarades, je promets que je serai toujours leur défenseur, celui des mutilés, de toutes les victimes de la guerre. Je m’emploierai si je suis élu à faire aboutir leurs légitimes revendications et je n’aurai garde d’oublier les exclus de la carte qui attendent cette satisfaction avec tant d’impatience*
Je veux rendre un hommage à la politique pacifique d’Aristide Briand ce grand homme qui hélas n’est plus et qui avait eu le courage de dire à la face du monde : « l ant que je serai là, il n’y aura pas de guerre* »
J’ai trop connu personnellement les horreurs de la guerre puisque jê l’ai faite comme fantassin et que j’en suis revenu mutilé et trépané.
Je serai connue j’ai toujours été, le propagandiste infatigable de la concorde et de l’entente entre les peuples car nous ne vouions plus que nos parents, nos femmes et nos enfants connaissent de nouveau les sou finances de ce cataclysme. On nous a dit que nous nous étions battus pour la dernière des guerres* Il faut que cette affirmation devienne une réalité*
Citoyens,
Si Vous me faites l'honneur de m’envoyer vous représenter à la Chambre f vous pourrez compter sur mon activité et mon dévouement et être persuadé^ que je ne sacrifierai jamais les intérêts généraux à des intérêts particuliers.
Respectueux de toutes les croyances, je défendrai toujours la liberté de penser* de parler et d’écrire. Je m efforcerai de développer l’activité économique de notre pays et de réaliser la justice fiscale*
Républicains, démocrates,
Je fais appel à votre action et à votre concours pour Je triomphe de ma candidature Vous pouvez compter sur moi pour faire aimer et respecter les grands principes de la République, faire confiance a mon désir de réaliser plus de progrès social et de fraternité entre tous les citoyens et tous les peuples,
ÂKÏOÏXE RAVEL Conseiller général*
Gdnfetôîler îftu&ïcipaL de Saint^ÊâlmTer,
Ancien combattant* Mutilé de guerre.
Candidat du bloc républicain et socialiste»
Elu du Congrès de Montrent!,
lre circonscription de ROANNE.
M. SÉROLj S. F, L O.
Élu au premier tour de scrutin. — - 1 1.484 voix.
Citoyens ,
De nouveau candidat au mandat que vous avez bien voulu me confier, deux fois déjà, je viens solliciter vos suffrages pour Les élections législatives du 1er mai prochain, dans la première circonscription de Roanne,
Le devoir le plus impérieux que doit s'imposer un élu consiste a travailler à rétablissement de la paix, définitive et complète. L'heure est venue de donner à tous Jes citoyens, à toutes les nations, la sécurité qui ne peut être obtenue que par l'arbitrage obligatoire et parle désarmement, simultané et contrôlé. II rTesl pas possible, sans faire courir les plus grands risques à la civilisation et à Inhumanité, de différer pins longtemps l'exécution des engagements qui ont été solennellement insérés dans le pacte de la Société des Nations.
La politique de la paix armée, qui entraîne la course aux armements, ne donne qu’une fausse sécurité, et conduit inéluctablement à la guerre.
En tout cas, elle ne peut plus êLre supportée par notre pays. Les dépenses militaires se sont élevées, pour la France, en 19:28, à lî milliards 700 millions. En 1932, elles vont atteindre T 7 milliards 100 millions Elles sont presque deux fois plus élevées qu'en 1913, compte tenu de la dévalorisation de la monnaie. Aussi bien, depuis 1930, tous les budgets se soldent-ils par des milliards de déficit. On prévoit, dès m a m tenant, un déficit de 7 milliards pour Tannée 1933. Ges seuls chiffres constituent la condamnation formelle de la politique, prétendument nationale, pratiquée depuis quatre ans par le Gouvernement de la majorité.
Celte situation financière est d'autant plus grave qu’elle se produit b une époque oii une crise économique redoutable déferle sur notre pays et appelle d'importantes mesures.
Il faut substituer l'ordre et la régularité à l’anarchie de la production, arrêter le développement croissant de la spéculation, briser les grands syndicats financiers, les grandes puissances bancaires et boursières, qui contrôlent J 'industrie et les Etais eux- mêmes. De véritables monopoles de fait, actuellement détenus par les sociétés privées, doivent cire restitués à la nation.
Au surplus, la crise qui pèse sur le monde ne peut être enrayée que par des solutions internationales. C’est l’économie mondiale, qui doit être dirigée, contrôlée.
Les peuples, s'ils veulent vivre, doivent s'orienter vers l’organisation de l’économie collective internationale, organisation qui ne peut se poursuivre que dans la tranquillité et la sécurité.
Les scandales financiers qui se sont succédé durant ces quatre dernières années, démontrent plus que jamais la nécessité d’une législation de protection pour l'épargne.
Le travail a besoin d’être défendu et aidé.
Les remèdes au chômage ne doivent point être cherchés dans une diminution des salaires, pas plus que les économies a réaliser par l’Etat ne doivent l'être dans la diminution des traitements des fonctionnaires ou des pensions des retraités. Les commei'çants et les agriculteurs, par les restrictions ainsi apportées au pouvoir d'achat des consommateurs, seraient atteint®, au même litre que les intéressés eux-mêmes, par de telles mesures.
L’assurance-chômage s’impose 'd'abord pour permettre aux travailleurs de supporter dignement ce redouable risque. D’autre part, l’instauration légale de la semaine de quarante heures, avec le salaire normal de quarante-huit heures, permettra une plus juste
répartition du travail.
Enfin, des économies peuvent être réalisées, utilement, nen pas par des diminutions de traitements, fâcheuses du point de vue social, mais par une réorganisation rationnelle des services, que les fonctionnaires ont déjà étudiée et proposée dans de nombreuses admi-
australiens. f .
Des réformes immédiates sont nécessaires, soit dans l'intérêt oes travailleurs, du point
de vue de l’organisation du travail, soit dans l’ordre social. Les artisans attendent encore le régime de dégrèvements fiscaux et de protection auxquels ils ont droit. Les agriculteurs, les viticulteurs, petits propriétaires, fermiers, métayers, sont mal défendus, à la fois, contre la spéculation, qui joue contre eux et contre les consommateurs, et contre les calamités naturelles. La création d'offices nationaux, notamment pour les engrais ; une législation tutélaire pour les coopératives agricoles ; l’organisation d'un service public des assurances contre les risques agricoles, leur assureront la légitime rémunération de leurs ellorts. Les commerçants sont gênés par des impôts exorbitants, et il faut envisager d autres .dégrèvements que ceux que la majorité d’union nationale a accordés, au cours de la présente législature, aux banquiers et coulissiers sur leurs opérations de bourse.
Enfin, toutes les questions matérielles sont dominées par le problème moral que pose l’éducation et l’instruction des enfants. Dans ce domaine, l’œuvre déjà remarquable de la République, tracée, d’ailleurs, parla Révolution française, doit Être prolongée et achevée.
La réforme de l’école unique, diversement et souvent mal înteprélée^ tend, simplement, à permettre à tous les enfants, sans distinction de fortune, d’accéder à tous les degrés de l'enseignement, en lenauL compte seulement de leurs aptitudes. Les principes de laïcité qui sont, depuis cinquante ans, à la base de notre éducation nationale, et doivent être maintenus, garantissent la liberté de conscience, à laquelle il ne saurait être question de porter la moindre atteinte.
Programme de ris. y ormes.
P o lit iq u e i n ter n a t w nale>
1° Etablissement de la paix par l’arbitrage obligatoire et le désarmement général, simultané et contrôlé ;
— Suppression de la diplomatie secrète ,
— Abandon du système d’équilibre et des alliances particulières*
Organisation économique internationale t
— Représentation des ouvriers, des employés, des ingénieurs et techniciens, au sein
des organismes qui en auront la charge ; , ,
— Instauration légale de la semaine de quarante heures avec le salaire normal de
quarante-huit heures.
Pr o g ra m me a g ra ire .
Création d’un service public d’assurances contre les risques agricoles : grêle, gelces,
mortalité du bétail* inondations* etc. .
Institution d'offices régulateurs, pour protéger les consommateurs contre la vie chère,
et les agriculteurs et les viticulteurs contre la spéculation.
Statut fiscal et juridique des coopératives agricoles.
Développement du crédit agricole.
Suppression de l’impôt foncier en faveur du petit propriétaire Cultivant lui-même.
Edacaliôn nationale.
Maintien des principes de laïcité.
Modification des lois des 15 mars 1850 et 21 juin 1865,
Création de l’école unique. Gratuité complète.
Sélection et orientation rationnelle.
Prolongation de la scolarité jusqu a 15 ans.
Introduction à l’école des méthodes actives et des techniques nouvelles : cinéma, phonographe, 1- S. F., sports, excursions, correspondance interscolaire, 'échanges interna tionaux d enfants, etc.
Avancement normal des membres de renseignement, scolJrtVe3°PPeraCnt de Peilseignemen!- Post-scolairo et des œuvres péri -scolaires et post-
Inspection médicale scolaire obligatoire, tous frais à la charge des propriétaires de chaque etablissement.
Législation du travail.
Interdiction d’employer les enfants avant l’âge de 15 ans dans les établissements industriels et commerciaux.
Droit pour les travailleurs salariés à un congé annuel payé et non récupérable en neures supplémentaires* *
Révision de la législation des accidents du travail.
Participation du personnel à l’élaboration des réglements d’ateliers et d’entreprises interdiction des amendes ou retenues sur les salaires.
d’hygiénf Li°n ^ Jél<lf;UdS 0lnTiers Pour l’appbeation des lois sur le travail, la sécurité et
de‘ c“venli“” •**““ p,r u Conf陓
Extension du droit syndical aux travailleurs de l’Etat, des départements et des commu nés.
Péréquation équitable de s retraites.
Défense et extension des assurances sociales.
Retraite des exclus des assurances sociales.
Développement des contrats collectifs.
miJ!ri,dfeS/Ûn;tl0nllaireS aVCC fiis'incüon’ ^uilabIe rationnelle, des services séden- Laires et actifs des^ droits acquis.
Assimilation des cantonniers aux fonctionnaires de l’Etat.
^ ySienei assistance et prévoyance sociales
Extension de la puériculture : consultations de nourrissons, colonies de vacances, écoles de plein air, etc.
Refoule des lois d’assistance : familles nombreuses, allaitement, aveugles, sourdsmu ci s, vieillards, infirmes, incurables.
Protection de la santé publique.
Réformes militaires préparatoires au désarmement.
Réduction du service militaire à six mois.
Réduction des dépenses militaires.
Suppression des conseils de guerre.
Programme 'financier*
Retour à la nation des monopoles de fait.
Remplacement de la taxe sur le chiffre d'affaires par une taxe unique à la production , Répression de la fraude.
Diminution des charges fiscales qui pèsent sur le travail.
Organisation du crédit*
Protection de l’épargne.
Contrôle des banques, des sociétés. Réglementation de leurs bilans et de leur publicité financière.
Réorganisation et surveilla nee des Bourses,
Réforme de la patente.
Pro g ra m m e êco n om iq u e .
Nationalisation des services publics.
Le contrôle ouvrier et la participation ouvrière à la gestion.
Défense de l'artisanat ; refonte de la fiscalité, crédit artisanal, organisation de la vie économique des artisans.
Réorganisation avec le concours du personnel, des ateliers de construction de 1 Etat. Projet d'outillage national.
Extension des attributions au Conseil national économique, afin d’introduire les ouvriers, les artisans, les cultivateurs dans le contrôle et la gestion des affaires publiques,
L ibe r tés politiq ms .
Amnistie générale.
Abrogation des lois restreignant la liberté de la presse.
Réintégration des cheminots et autres travailleurs révoqués pour faits de grève.
Complément des réparations dues aux victimes de la guerre .
Prisonniers de guerre, extension de l'article 18> de la loi du 26 avril 192i, poudriers cheminots, mobilisés, etc.
Citoyens,
Permettez -moi de vous rappeler ce que j’écrivais, il y a quatre ans, dans des conjectures semblables*
Qu'est-ce que f électeur a le droit d'exiger de son é u ?
Un travail ponctuel et consciencieux. Des déclarations nettes. Des votes conformes aux promesses .
Depuis 1919, je me consacre à la défense des intérêts généraux dans les diverses fonctions où m'a placé le suffrage universel, comme maire de la ville do Roanne et conseiller
généra! du canton de Roanne. Depub 1924, le mandat de député, dont voue m'avez investi a singulièrement facilité l’accomplissement de mes fonctions de maire et de conseille; géneiab En, tout cas, il vous est facile de me Juger sur mes actes
, i)ePuls près de vingt- cinq ans que je suis entré dans la bataille politique, ce sont 1rs memes idées pacifistes, laïques, sociales, que j'ai toujours défendues.
J’appartiens au parti socialiste. La socialisme a pour fin de libérer les travailleurs de toutes les servitudes que le régime actuel fait peser sur eux, d’affranchir la collectivité de la dominât, cm des puissances d'argent, de substituer uu régime harmonieux d’ordre et o équité a 1 anarchie économique et à J injustice sociale.
Mais le socialisme ne peut se développer que dans la République, dont il est inséra rable. Aussi bien, pratiquons-nous, à Roanne, depuis J 919, dans les grandes batailles poli tiques, cette union des forces de gauches qui a assuré à la démocratie roannaise une Lie ininterrompue de victoires. e
Les vaillants et sincères républicains de cette circonscription, radicaux radicaux socialistes, républicains socialistes suivent cette tactique, avec un courage et un désintéressement auxquels il serait injuste de ne pas rendre hommage. En se ralliant à ma candida-
’ ' " °nt’. UnC l0,S dû P!t,s- JusLement montré que des divergences de doctrine ne doivent pas, dans cette Circonscription, entraîner une dislocation des forces de gauche et ainsi faciliter- aux réactionnaires, aux nationalistes, aux cléricaux, aux conservateurs avoues ou camoufles, une revanche qu’ils ne peu vent plus raisonnablement escompter. ’
Vive la République démocratique et sociale I
Albert SEROL
Député sortant.
Maire de la ville de lîoanne.
GoüsoiUer général.
2e circonscription de ROANNE.
M. FOUiLLÀND, radical-socialiste.
Elu gu deuxième tour de scrutin. — 8.600 voix
Mon programme.
Electeurs,
Nous avons hommes de bonne foi.
conçu un plan général de redressement. Nous le soumettons loyalement
ï. — Politique financière.
“ISr ‘îf V “pr4s l0‘ é“»»> 1 Elle> ^servent de» surpri.es.
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Rails le budget français : 75 0/0 des
i es sources sont affectées à des dépenses militaires.
d'armements ou d'administration militaire ; 25 0/0 à des œuvres sociales d'assistance et de prévoyance, de solidarité nationale.
25 0/0 à des œuvres de guerre S ! 25 0/0 4 des œuvres de paix 1 1 Nous allons à la ruine du pays, si un ordre nouveau u1 intervient pas.
Nous voulons :
a) Une « assiette *> de l'impôt plus simple, plus logique ;
b) Une politique d’économies sévères, d'ou les gaspillages de la 14e législature seront bannis ;
c) La compression des dépenses militaires.
Là, seulement, est le salut. Nous avons assez de voir le Français donner h UEtat la grosse part de son travail pour la construction de murs dérisoires et la fabrication de canons et d’obus.
Gomment y parvenir ?