‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 102 sur 260 · LOIR-ET-CHER · texte numérisé non relu

LOIR-ET-CHER

lr* circonscription de BLOIS.

M. Camille CHAüTEMPS, radical-socialiste.

Elu au premier tour de scrutin. — 11.204 voix.

Mes chers Concitoyens,

Le 4 août 1929, par le nombre imposant de 9.750 suffrages, vous me faisiez l’honneur de me renvoyer siéger au Parlement. Votre confiance me créait envers vous comme envers e pays de grands devoirs de dévouement cl de labeur. Après nos trois années de collaboraion quotidienne, jo viens, en sollicitant à nouveau vos suffrages, vous demander de dire si j ai répondu à l'espérance que vous Aviez mise en moi*

* * -jf

Installé au milieu de vous avec ma famille, je me suis efforcé d’entrer chaque jour davantage en rapports personnels avec le plus grand nombre possible d’entre vous, recevant chaque semaine à Blois Lous ceux qui voulaient me faire l'amitié de me demander un conseil ou un appui, allant rendre compte de mon mandat, dès que les travaux parlementaires men laissaient le loisir, dans toutes les communes et dans les nombreux villages de la Circonscription. Ainsi, selon l'esprit du scrutin d’arrondissement, que j’avais contribué à rétablir comme Ministre de l’Intérieur, j’ai voulu être, en même temps que le représentant

loyal de mes idees et des intérêts généraux du pays, votre ami, votre conseiller et le cas échéant voire défenseur.

)e meme, fidele à la doctrine de collaboration économique qui m’a toujours inspiré au cours de ma carrière, j’ai voulu me tenir en contact régulier et confiant avec toutes les associations pi olessionnelles qui, sous des formes diverses, représentent le labeur de mes concitoyens.

Cri matière a^iicole notamment, j ai consacre le meilleur de mon activité à protéger, une îeure de ci ise redoutable,, les intérêts des producteurs,, en constant accord avec leurs associai! ou s, afin de combattre la mévente, de permettre au cultivateur de recevoir de ses produits un pjix rémunérateur, enfin de le défendre contre la concurrence étrangère et contre les abus de la spéculation.

Qu il s'agisse du blé, du vin, des primeurs, les bienfaits d’une efficace protection, encore insuffisante sans doute sur bien des points, ont permis aux cultivateurs de franchir — leur courage au travail et leur espriL d'épargne aidant — une période particulièrement critique.

En même temps je m 7 efforçais, avec mes collègues ruraux, d’améliorer les conditions d’existence dans nos campagnes en travaillant à résoudre tous les importants problèmes que posent l'entretien des chemins, l'électrification, les adductions d'eau potable, la Caisse d'avances aux communes, îe Crédit agricole, la Caisse des calamités agricoles , Après les réalisations déjà obtenues, nous continuerons à nous aLtacher à ces questions, afin de donner chaque jour aux agriculteurs plus de facilités pour leur travail, plus de possibilités d'avenir, plus de confort et d'hygiène, en même temps que nous nous efforcerons d'apporter à la loi des assurances sociales, si lourde de formalités excessives, les simplifications et les aménagements nécessaires pour la rendre plus acceptable à tous et en faire vraiment un instrument de paix sociale et de solidarité humaine.

J'ai la joie de penser que mes efforts dans ce domaine n’ont pas été vains, et que les cultivateurs et les vignerons de noire arrondissement, qui veulent bien me donner au cours de mes réunions de touchants témoignages de gratitude, savent qu’ils peuvent compter à l'avenir comme dans le passé sur mon plus affectueux concours*

La crise qui sévit durement dans tous les pays du monde a été ressentie également par les commerçants. Après la guerre, l’accroissement formidable des impôts, surtout des impôts de consommation dont le plus lourd et le plus injuste est la taxe sur le chiffre d’affaires, a non seulement augmenté leur propre fardeau, mais les a transformés en véritables agents du fisc, puisqu’ils font à l'Etat l’avance des contributions qu'ils ne peuvent toujours récupérer ensuite sur le consommateur. Une telle situation, déjà onéreuse en période de prospérité, devient catastrophique au moment d'une crise où l'impôt demeure pour la plus grande part à la charge du commerçant. L'équité et l'intérêt général commandent donc de lui venir en aide. Déjà le délai pendant lequel l'Administration peut reviser les déclarations des contribuables et imposer des pénalités a été ramené de cinq ans à trois ans. De même la taxe de luxe a été heureusement modifiée. Le remplacement de la taxe sur le chiffre d’affaires par une taxe unique — mesure que j’ai préconisée le premier — a déjà reçu d’assez nombreuses et très satisfaisantes applications* Mais j'estime qu'il convient d'aller jusqu'au bout dans cette voie, comme de faire droit aux très légitimes revendications des commerçants en ce qui concerne la réforme de la patente et les abattements à la base.

Nos artisans, en particulier nos artisans ruraux, dont je suis le conseil et l’ami depuis plus de vingt-cinq ans, savent qu’ils peuvent compter sur mon attentive sollicitude* Leur travail qui représente, par sa forme familiale, par son caractère d’indépendance et par sa production de qualité, l'une des formes les plus intéressantes du labeur humain, mérite d 'être largement encouragé* Selon les revendications de leur Confédération générale, il mporte d’élargir leurs équitables avantages fiscaux, d'organiser pour eux le crédit et la coopération, de créer les institutions destinées à faciliter sous toutes les formes leur utile effort*

De même que les représentants des agriculteurs et des commerçants, les associations ouvrières, celles des mutilés du travail, des retraités, des anciens combattants, des familles nombreuses, des fonctionnaires et des employés, ont toujours trouvé auprès de moi V accueil

le plus empressé et le plus cordial et je me suis toujours efforce de les aider à réaliser leurs aspirations légitimes.

En un mot, j'ai consacré mon activité à servir sous ses différentes formes l'intérêt de notre arrondissement et à venir en aide à toutes les catégories de travailleurs, en particulier aux plus modestes d'entre eux, dont le labeur est le plus pénible et trop souvent le plus ingrat.

île *

Mais le mandat que vous m'avez confié m’imposait des devoirs plus hauts encore envers le pays, et j’ai voulu les remplir dans l'esprit même du contrai qui m’unissait à vous.

Républicain de principes et de tradition, fermement attaché à la laïcité de l'Etat et de l’école, à la tolérance mutuelle et à la paix sociale, épris de justice et de progrès humain mettant par-dessus tout le souci de la paix extérieure dans la sécurité de la France, j’ai tenté à la fois de défendre loyalement ces principes et de travailler à réaliser autour des grandes tâches nationales l’union des républicains.

Que ce soit à la tribune des congrès politiques ou à celle de la Chambre, dans les Conseils du Gouvernement ou simplement à l'occasion des crises ministérielles, c’est la même attitude que je n'ai jamais cessé d'observer dans l'intérêt du pays. Ce passé est pour vous la meilleure garantie des engagements que je prends à nouveau devant le suffrage universel.

Si vous me faites l'honneur de me renouveler mon mandat, vous trouverez en moi comme par le passé un défenseur attentif et dévoué de vos intérêts légitimes comme le représentant loyal et conciliant des idées démocratiques et de Tunion féconde des républicains au service de la nation.

C’est l’honneur de la République de poursuivre, en dépit des obstacles que rencontre la vie nationale, son œuvre de progrès moral et social : aussi la Chambre prochaine devrat-elle s’attacher à développer les institutions destinées à accroître le bien-être du peuple, achever une réforme scolaire qui donne à tous les enfants l’égalité devant l’instruction, améliorer notamment pour les travailleurs des champs le régime des assurances sociales, et résoudre pour eux tous les problèmes que pose leur dure existence.

Mais la nouvelle législature sera avant tout dominée par deux problèmes essentiels qui commandent l’avenir de notre pays : le rétablissement de la situation économique et financière, et à 1 extérieur la defense des légitimes intérêts de la France et l'organisation de la paix dans la sécurité.

l.n face d un budget en déficit de plusieurs milliards et d’une Trésorreie dangereusement appauvrie, il importe, si l’on veut éviter de recourir à l’impôt ou à l’emprunt, de s’unir dans une commune volonté de comprimer énergiquement les dépenses publiques.

I our mettre fin à une crise économique profonde et remédier au chômage, il faut aller au delà des expédients fragmentaires et entreprendre, avec le concours du Conseil national économique eL des grandes forces productrices du pays, une énergique réorganisation de notre économie nationale afin d’encourager le libre essor des légitimes activités individuelles tout en réprimant les abus de la spéculation et du privilège.

A l’extérieur, il appartiendra au Gouvernement républicain de demain de défendre le droit de la France aux réparations en sachant le concilier avec la solidarité qui nous unit aux autres nations, et de travailler au développement harmonieux d’une union économique internationale.

De même* et ce sera notre tâche essentielle envers ia France et l'humanité, il nous faudra poursuivre, dans toute la mesure compatible avec la sécurité nationale, l'œuvre de réduction des armements et de rapprochement des peuples sous l'égide de la Société des Nations, en demeurant fidèles à la généreuse pensée d'Aristide Briand, le grand Français dont le nom demeure dans le monde entier le symbole de la paix.

Tels sont, mes chers concitoyens, les grands devoirs qui nous attendent. Je vous apporte l'assurance que je m’attacherai à les remplir de toute ma conscience et de tout mon patriotisme.

Certain d’avoir répondu de mon mieux à la confiance que vous aviez mise en moi, j'atiends avec sérénité le verdict de votre libre suffrage* Permettez -moi seulement, en vous apportant la nouvelle expression de mon entier dévouement, d’adresser à votre amitié un chaleureux appel pour que votre adhésion massive dès le premier tour de scrutin me donne une autorité plus grande pour servir utilement la République et la France*

Camille CHàUTEMPS

Député sortant.

Ancien Président du Conseil.

Président d’honneur do la Fédération radicale de Loir-et-Cher* Candidat d'Union des républicains*

2e circonscription de BLOIS*

M. MÀÜGER, S. F* ï. O*

Elu au deuxième tour de scrutin. —7.711 voix.

Mes chers Concitoyens, mes chers Amis,

Le dimanche 14 février dernier, sTest tenu à Contres, salle des fêtes de l’Hôtol-de- Ville, un congrès des organisations de gauche de ta 2e circonscription, chargé de désigner un can-* didat aux élections législatives du 1er mai prochain.

Ce congrès, composé de la grosse majorité des ordres, adjoints, conseillers municipaux et délégués des organisations républicaines de la circonscription, m’a acclamé, à l’unanimité des 600 membres présents, comme seul candidat d'union des gauches aux élections législatives prochaines

J’ai accepté d’être le porte-drapeau de notre idéal commun.

J ai parcouru les 59 communes de notre circonscription et devant des auditoires de plus en plus nombreux, attentifs et enthousiastes, j’at longuement développé mon programme qui est un progamme de réalisations possibles et immédiates.

Mon programme, je vous le résume de nouveau :

Question financière :

J estime qu’il est possible d’assurer l’équilibre normal du budget sans qu’il soit néces-

saire de recourir à de nouveaux impôts. Les facultés contributives sont, clans l'ensemble du pays, épuisées du fait de la crise économique. Je suis partisan de la transformation en monopole de droit des deux monopoles de fait qui existent déjà et qui concernent les essences et T assurance-incendie, Il faut suspendre la politique de la Caisse d'amortissement dans les circonstances exceptionnelles que nous traversons. Pas d’emprunt. Pas d'inflation dont la conséquence immédiate serait îa hausse des prix.

Politique sévère d’économies. Dans le budget de la guerre seul, notre éminent ami Paul-Boncour a déclaré que, sans nuire aux nécessités de la défense nationale, on pouvait, dès maintenant, réaliser une économie globale de 15 0/0.

Cessation de la politique de prêts d’argent aux Etats étrangers, cet argent servant sur-» tout à accroître les armements des peuples et à enrichir les fabricants de canons.

Domaine international :

Continuation de la politique inaugurée par Léon Bourgeois qui^ le premier, a préconisé l'arbitrage obligatoire ; maintien de la politique de paix défendue par Edouard Ilerriot, Aristide Briand et par notre éminent concitoyen Paul-Boncour qui est, actuellement, le porte-drapeau Indiscuté de la politique de paix dans le monde.

Acceptation des principes généraux du Protocole de 1924, c'est-à-dire organisation générale de la paix par l'arbitrage sanctionné, par la sécurité assurée par le désarmement contrôlé, universel, progressif et simultané, par la constitution d une force de police internationale et par l'assistance mutuelle.

Désarmement moral des peuples par l’éducation des esprits et par la réalisation d'une politique systématique de paix entre les peuples. Education des démocraties. La paix véritable ne sera réalisée que par P avènement au pouvoir des partis foncièrement et sincèrement démocratiques.

Travailler en conséquence à la liquidation définitive et amiable des dettes et des réparations, La politique des réparations est liée à la question des dettes.

Maintien, consolidation et mise au point de la retraite du combattant.

Laïcité; — Enseignement :

Maintien, dans un large esprit de tolérance et dans la paix publique, des lois fondamentales de la laïcité républicaine.

Respect absolu de toutes les convictions dans la seule limite du maintien de l’ordre public.

Il faut réaliser la paix sociale. Pour y parvenir, il Importe de donner à tous les enfants le maximum d’instruction sous la seule réserve die l’intelligence et de 1 aptitude. La République doit se constituer un réservoir d'élites issues du peuple lui-même* Il faut donc réaliser l’école unique, qui n’a nullement pour but de porter atteinte aux droits des pères de famille, mais qui se propose seulement d’unifier les diverses catégories d’enseignement de l'Etat. Cette école unique doit être gratuite à tous les degrés.

Transports :

Réduction sensible des tarifs de transports dont l’exagération paralyse les transaction et l'acheminement normal des denrées indispensables à l'agriculture.

Tarifs réduits spéciaux pour les vins, les engrais, les grains de semence et tout L’outillage indispensable à l’ agriculture*

Politique douanière :

Tarifs producteurs et contingentement des entrées afin d’empêcher, dans les circonstances internationales présentes, la ruine totale du vignoble et de f agriculture. Contingen-

— 5 il —

tement rigoureux ou interdiction Lolaie de l’entrée des vins étrangers suivant les circonstances. Organisation internationale du marché des vins sous les auspices de la Société des Nations.

Programme agraire :

Défense de la terre, — Transformation des conditions de la vie des campagnes qui doivent bénéficier totalement des mêmes avantages sociaux ou financiers que les habitants des centres urbains. Electrification rurale. Amélioration des transports en commun. Réfection et entretien en bon état de viabilité constante des voies de communication. Eau potable pour les campagnes. Réalisation d'un plan rationnel d'outillage naLional en réservant les crédits les plus importants pour les besoins du génie rural.

Création d’un office national du blé, du vin et des engrais chimiques.

Création immédiate d'une caisse nationale d’assurances mutuelles contre les calamités des éléments : gelée, grêle, inondations, ladite caisse dotée de ressources suffisantes permettant la réparation totale des dommages causés.

Commerçants :

Protection du petit commerce. Suppression radicale de l'impôt sur le chiffre d'afïaircs. Etablissement d'une taxe unique a la production. Réduction de l’impôt cédnlairc sur les bénéfices industriels et commerciaux.

Œuvres sociales :

Aide aux familles nombreuses.

Amélioration de la situation pitoyable des mutilés du travail. Extension aux campagnes des œuvres sociales urbaines.

Protection et développement de la petite et moyenne propriété individuelle. Remembrement de la petite propriété morcelée. Mainmise de là société sur les trusts, et les coalitions d'intérêts qui rançonnent le publie. Contrôle ou nationalisation des banques dont les faillites scandaleuses sèment la ruine chez les épargnants. Protection totale et absolue de l’épargne publique chaque jour menacée davantage par les aventuriers de la finance internationale.

Combattants :

Extension de la carte du combattant aux vieilles classes mobilisées, aux bataillons de travailleurs et aux escadrons du train des équipages.

Citoyens,

Enfant du pays, né, élevé, et ayant toujours vécu au milieu de vous, vous me connaissez tous !

Vous m'avez tous enlendu au cours de mes réunions développer longuement mon programme. Vous avez pu me demander, et vous l'avez fait, des précisions sur les questions que vous aviez spécialement a cœur et partout vous avez été satisfaits de mes réponses netles, loyales et courtoises.

Nulle part je n'ai attaqué personnellement mes honorables concurrents. Au cours de mes réunions, je n'ai jamais prononcé leurs noms. Une fois ou deux seulement, ayant été mis en cause, j'ai apporté avec correction et courtoisie les précisions nécessaires.

Jamais, de part et d'autre, campagne électorale n aura été plus digne et plus honorable.

C’est avec confiance que j'attends votre verdict.

Citoyens,

Los modestes ressources que je puis consacrer à la campagne électorale sont avouables et tort limitées. Cette circulaire sera la seule que vous recevrez de moi, plus un numéro spécial de notre cher Nouvelliste qui , depuis si longtemps mène, pour la République, le bon combat que vous savez. '

Electeurs, mes amis !

Tous aux urnes pour combattre la réaction blanche ou camouflée qui, de nouveau conduit à grands pas notre pays à la guerre !

Ne dispersez pas vos votes î

Vive la 2e circonscription de Blois I

Vive la République I

Vive 1 union des gauches, toujours plus active pour la consolidation de la République I

Vive la paix: et J a fraternité des peuples !

Robert MâUGER

Maire de Co aires.

Candidat d'union des gauches*

Circonscription de KOMORAWTIN.

M. DUMORET, républicain de gauche.

Élu au deuxième tour de scrutin. — 8.422 voix.

Chers électeurs.

J’ai l'honneur de me présenter à vos suffrages, fort de l’estime, de la sympathie, de 1 amitié d un grand nombre de vos concitoyens.

Je vous dois mon programme* Le voici :

Mes premiers mots ont été pour indiquer que je combattrais des idées, non des hommes, J aurai suivi cette ligne de conduite jusqu'au bout.

Mon ad\ei;,airo parle, dans sa profession de foi, de campagne « la plus abjecte, la plus mensongère, de truquages, de falsification de testes ».

El il ajoute qu il me méprise.

Les injures se retournent toujours contre ceux qui les écrivent ou qui les prononcent. Lue M. Georges Richard porte donc la responsabilité de ses attaques personnelles.

\ setd mon honneur d avoir repoussé toutes les calomnies, toutes les injures pour rester dans le domaine de la politique pure.

Mon passé politique :

I l 11 candidat en 1925 et je 1 ai prouvé. En 1928* j’ai estimé que les hommes d , . *? tlcI,dion de la gueue ne devaient pas se combattre et je me suis effacé devant le Président des aveugles de guerre, Georges Scapmh

Avec la confiance et l’appui de M* le président Milliès-Lacroix, vice-président du Sénat, radical de toujours, et de tous les sénateurs des Landes, j’ai fait une campagne de seize jours pour la politique de Poincaré, d'Herriot, de Pahdevé et de Briand: la concentration républicaine, et j’ai combattu un homme : Léo BÛUYSSOU, qui avait voté avec les communistes contre Lunion des bons républicains*

Fidèle a cette politique, fidèle à mon programme de 1928, je suis partisan, aujourd’hui comme hier, de la concentration, c’est-à-dire de l’union de tous les bons républicains, ennemi* des extrêmes, tant à droite qu'a gauche* 11 faut au Gouvernement de demain une majorité qui devra comprendre les radicaux soucieux des intérêts supérieurs du pays : ni réaction., ni révolution.

Indépendant :

Indépendant, je veux l’être pour suivre l'exemple que m’a donné il y a quelques mois mon grand ancien Paul-Bon cour, auquel j'ai eu l'honneur de succéder, ainsi qu'à Henri- Robert et Raymond Poincaré, comme secrétaire de la Conférence des avocats.

L’indépendance est la plus belle des vertus civiques. Pas de dictature de parti, pas d’attaches qui vous paralysent, l’intérêt supérieur du pays d’abord et avant tout.

Je m’engage à assister personnellement aux séances de la Chambre, à voter moi -même* Vote obligatoire pour le député, plus encore que pour l’électeur»

Je suis partisan de la réduction de l'indemnité parlementaire et du traitement des gros fonctionnaires*

Le dépu Lé est un citoyen comme les autres. On ne paye pas l'ouvrier ou le cultivateur qui ne travaillent pas. Il n'y a aucune raison de rétribuer un députe qui ne fait rien. Je suis donc partisans de payer les députés en proportion de leur travail et de leur présence à la Chambre par le système des jetons de présence*

Les membres d’un parti sont liés et n’ont pas la liberté de proposer de telles réformes. Un indépendant peut le faire.

Républicain-radical ;

La République est le seul régime possible. Son idéal tient en trois mots: liberté, égalité, fraternité.

Toute ma vie, tout mon passé témoignent de mon attachement à ces principes.

La République* ce n'est pas la stagnation, mais le progrès.

Pas de socialisme, mais des réformes sociales* Voilà ce qui sépare nettement le radicalisme du socialisme,

11 faut qu'enfiu l'équivoque disparaisse et que les radicaux se séparent nettement des socialistes*

Ainsi seulement le Gouvernement pourra être assuré d'une majorité forte et pratiquer une politique sévère d'économies*

I* — Politique intérieure.

Laïcité :

Maintien absolu des lois laïques sans atteinte à la liberté de conscience*

Ecole unique :

d en suis partisan sans restriction*

Au cours de mon enlance malheureuse, je n’ai pu faire mes études et m’élever qu'en surmontant les pires difficultés.

Je souhaite donc .de tout mon cœur que tous les enfants de France, les plus humbles, plu» déshérités, puissent s’élever par leur travail, leur intelligence, qu’ils soient à la

campagne ou. à la ville T et qu'on leur accorde, lorsque cela sera nécessaire, la gratuité de l'internat»

Assurances sociales :

Un referendum permettra de savoir dans chaque commune si la majorité des électeurs est pour le caractère obligatoire ou facultatif de la loi.

Il faut refondre les assurances sociales dans le cadre de la mutualité*

Il y avait assez de dévouement parmi ceux qui s’occupaient de caisses mutuelles. II était inutile de les remplacer par des fonctionnaires qui grèvent lourdement le budget de

l'Etat.

Le fonctionnement de la loi coûte actuellement aux contribuables français 690 millions.

Il y a là une première économie à réaliser.

Familles nombreuses :

Dans la crise que nous traversons, l’Etat ne s’occupera jamais assez de ceux qui sont chargés d’une nombreuse famille.

Il ne faut pas qu’il y ait une telle disproportion entre ce que reçoit un fonctionnaire père six enfants et ce que touche un simple citoyen père de six enfants, qui n’est pas fonctionnaire.

On doit instituer partout des primes à la natalité*

Commerçants et artisans :

Je suis partisan de la suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires et de son remplacement par une taxe unique à la production. Plus d’inquisition fiscale. Réduction de 1 impôt sur les bénéfices commerciaux.

Je suis partisan de la réforme envisagée de la patente. Les commerçants doivent, comme tous les contribuables, bénéficier des mômes abattements à la base sur les impôts céd claires.

La crise actuelle atteint le petit commerce, auquel les banques accordent difficilement les avances nécessaires.

II faut organiser le crédit pour le petit commerce*

Je m’elForeerai, dans toute la mesure du possible, de favoriser les justes et légitimes revendications des artisans, qui jouent un rôle important dans l’activité du pays.

À g ri c ult e u r s - vi tic ulteu r s :

Il faut plus de justice dans la répartition des impôts sur les bénéfices agricoles.

L’agriculteur travaille toute sa vie ; il ne faut pas que l'impôt le prive de ressources pour ses vieux jours, car il n’a pas, lui, de retraite.

On doit loi en tenir très largement compte.

Dans les moments difficiles que nous traversons, il faut que les caisses de crédit agricole puissent faire aux agriculteurs des avances plus larges ; qu’on exige moins de formalités, Qu’on réduise au moins de moitié la caution exigée, qu’on la remplace, si c’est nécessaire, par une caution morale d'un groupement agricole.

Les commerçants sont protégés par la loi sur la propriété commerciale*

Il faut donner toutes garanties de même ordre aux cultivateurs et aux fermiers*

Rien ne doit être négligé pour l'amélioration du bien-être dans les campagnes, Feutretien des routes et des chemins, l’adduction d’eau potable, l’électrification.

Il ne suffit pas de parler du retour à la terre. Il faut, avant tout, permettre à ceux qui la travaillent d’y rester par F organisation d’assurances contre les calamités agricoles, F amélioration do la fiscalité rurale, le développement de la coopération agricole, à laquelle il faut donner un statut juridique et fiscal. On doit donc développer le crédit agricole, réduire les cautions exigées, simplifier les formalités actuelles*

- 545 - No 2145

Tout doit être Lez, té pour la baisse, tant du prix que des frais de transport, des entrais de toute nature et des sulfates pour les vignes* *

Une protection douanière s’impose devant la concurrence étrangère dans tous les ordres d'idées.

L’importation des vins étrangers ne doit pas permettre une concurrence de nos vins régionaux. J appuierai les revendications des organisations agricoles et viticoles On doü simplifier les lois sociales sur l’accession à la petite propriété et les habitation à bon marché.

Les cultivateurs doivent être protégés contre les dégâts commis par le gibier et iustcment idemnisés, ° J

Chômage :

L impossible doit dre fait pour supprimer le ehômege, tant par une politique douanière appropriée, que par limitation de la main-d’œuvre étrangère en France.

Anciens combattants ;

Fondateur de l’Association générale des mutilés de la guerre, je me suis toujours consacie a la défense des droiLs des anciens combattants, qui ont sauvé le pays et qui mènent 3eur action en faveur de la paix. 1

Je les remercie des témoignages {innombrables de sympathie qu’ils m’ont adressés et je ciatllnttte^ 0n P°^OUteS 1CS qUeSti°nS qüileS intérGSsent; Pensions, cartes du

Les mutilés du travail, d’autre part, doivent être plus largement indemnisés et rééduques-

L'épargne :

J î“ P"1*» «P"*™»*. '«» P** U. petit, retraité» „„t été constamment «cri.

lat ria r'1"5 ' ‘ de la 1” * l'élévation croissante du

Ils méritent la sollicitude de l'Etat dont ils sont une des armature, les plus solides

La conversion des rentes envisagée ne doit pas leur être préjudiciable.

— Politique extérieure.

Il n’y a pas un Français digne de ce nom qui ne désire sincèrement la paix l as de politique de haine,

mcfpfrtZ"' 4 G“iïe’ PO,ili<,ne * “”'æ4 - «■.r.iscment préco-

C’est cette politique que j’avais soutenue en 1928 et que je soutiens aujourd’hui, s ouhaitons qu’à Genève, toutes les nations représentées tombent d’accord sur un plan que d assistance mutuelle, sur une force internationale capable d'empêcher la guerre

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æs Hitlériens font chaque jour en Allemagne des progrès pour ûZ jccriÏT P“ * «À F» 1= renonciation „„ pl„

Je suis pour la thèse des hommes sensés, raisonnables et pacifiques comme Paul- Boncour, contre la folie démagogique de M. Georges Richard.

Les socialistes internationaux n’ont pas pu empêcher la guerre de 1914. L’imprévoyance

actuelle de certains d’entre eux est criminelle.

Avant de parler de la paix mondiale, qu’ils renoncent donc à la lutLe de classes entre Français et à la révolution annoncée par leur chef, Léon Blum, a Narbonne.

Je suis pour l’union de tous, dans l’ordre et dans la paix, contre le désordre et la

violence* , .

Pour le respect de la liberté et de la propriété individuelle, contre 1 emprise de 1 Etat,

Pour dos réformes sociales, contre le socialisme.

Chers électeurs,

Voilà en quelques lignes les idées qui me sont chères et que je soutiendrai.

Né près de Paris, comme mon adversaire, mais électeur à Mennetou et Solognot d’adoption, je prendrai toujours au Parlement la défense de vos intérêts.

Vous connaissez mon passé tout de labeur et d’bonnctelé, mon dévouement pour toutes

les œuvres sociales, #

M'élevant au-dessus des injures, des insinuations, des calomnies anonymes, je lutterai jusqu'au bout et de toutes mes forces pour h amélioration du sort des travailleurs, la diminulion des impôts qui les écrasent, le contrôle sévère des dépenses publiques, l’allégement des charges militaires, proportionnellement à notre sécurité pour la grandeur de la Répn- Mique et le respect de ses libertés*

Le 1er mai, vous connaîtrez votre devoir, puisque je serai seul à représenter les hommes dTordre contre les partis de désordre*

Vive la circonscription de Romorantîn !

Vive la République laïque, pacifique, démocratique et sociale !

J ban- Jacques DUMORET Avocat à la Cour d’appel de Paria,

Circonscription de VENDOME*

M* BESNÀRD-FERRON, S. F, I. O.

Elu au deuxième tour de scrutin, — 9.460 voix*

Mes chers Concitoyens,

En 1928, Funanimité des républicains vendômois m'avaient envoyé représenter notre

bel arrondissement à la Chambre des Députés*

Pendant ces quatre années, je n ai pas cessé de défendre avec activité, énergie e

tolérance, la cause de la démocratie que vous m aviez confiée, a ,

J’ai voulu en meme temps défendre les intérêts généraux du Pays et les intérêts particuliers autant que légitimes de notre bel arrondissement*

Je l ai toujours fait avec la volonté d'être juste pour tous mes concitoyens, car ne connaît pas de frontières politiques ou confessionnelles*

Citoyens »

J’ai tenu fidèlement les promesses que je vous avais faites.

Contrairement à mes prédécesseurs, j'ai rendu compLc de mon mandat dans toutes les communes de l'arrondissement.

J'ai voté toutes les lois de protection de l'agriculture, permettant ainsi à nos laborieux producteurs agricoles de vendre leurs produits à un prix rémunérateur.

J'ai voté à deux reprises la suppression de la taxe sur le chiffre d'affaires qui frappe lourdement nos petits commerçants et U nTa pas dépendu de moi qu'elle ne soit pas remplacée par une taxe unique à la base, qui simplifiera la fiscalité et supprimera l'inquisition dont est victime le commerçant et ] 'industriel.

Grâce à mes démarches pressantes et réitérées, notre tribunal d'arrondissement est rétabli à Vendôme.

Enfin, je suis convaincu que tous les viticulteurs vendômois n’oublieront pas que c'est grâce à mon intervention énergique et vigoureuse qu’ils peuvent vendre, aujourd’hui, nos vins délicieux et si appréciés.

La crise économique redoutable qui sévît dans le monde entier et dont notre pays est cruellement atteint, et le déficit budgétaire qui est considérable, imposeront au Parlement de demain des mesures indispensables et urgentes.

Pour le commerce et l'industrie :

Nécessité de la réduction des tarifs de transport dix fois plus élevés qu’avant guerre ;

Suppression de la taxe sur le chiffre d'affaires ;

Protection de la propriété commerciale ;

Création d'un crédit industriel et commercial a bon marché ;

Extension du crédit artisanal et création d'une chambre des métiers à Vendôme;

Réforme de la patente et vote de toutes mesures utiles et urgentes qui favoriseraient l’effort tant attendu et indispensable pour amener la réduction progressive de la cherté de la vie.

Pour l’agriculture :

Les deux plus grandes associations agricoles régionales : la Fédération des associations agricoles du centre et le Syndicat des agriculteurs du Loir-et-Cher ont publié un programme d'action auquel je donne une complète adhésion et dont il faut poursuivre la réalisation totale.

Protection nécessaire et suffisante des produits agricoles permettant aux cultivateurs de vendre leurs produits à un prix rémunérateur ;

Fourniture des engrais à bon marché ;

Développement des associations mutualistes et de renseignement agricole ;

Extension du crédit agricole qui permettra l 'accession à la petite propriété pour les travailleurs de la terre, assurant une production sélectionnée plus abondante, qui doit permettre une vie plus facile pour l'ensemble des consommateurs.

Il faut aussi améliorer sans retard la loi des assurances sociales par la suppression du précompte qui soulève dans le monde agricole une opposition justifiée.

Pour les ouvriers de l'usine et de l’atelier :

Le chômage grandit de jour en jour, aujourd’hui c’est déjà la gêne et la souffrance dans les ménages ouvriers, demain c'est peut-être la misère qui viendra peser lourdement sur les ouvriers de l'usine et de V atelier et leurs familles.

C’est un problème vaste et complexe, qui doit, au premier chef et sans tarder, préoccuper les pouvoirs publics et le Parlement.

Je déclare, sans hésiter, que le moyen le plus efficace de soutenir les chômeurs, c'est de leur donner du travail, et il est regrettable que le Gouvernement n'ait pas prévu un programme de travaux importants pour occuper les chômeurs, en premier Heu la réfection de notre réseau routier qui laisse tant à désirer dans notre Vendômois et particulièrement dans le Perche.

Emploi de la main-d'œuvre française avant tout.

Emploi des centaines de millions, que Ton destine aux gouvernements étrangers, pour faire des travaux en France,

Protection de l'enfance, aide aux familles nombreuses, lutte contre les maladies contagieuses et, en particulier, la tuberculose.

Politique du logement pour combattre les taudis, la crise et la cherté des loyers.

Protection de la main-d'œuvre, protection des salaires permettant aux ouvriers d'assurer leur puissance d'achat.

Développement du droit syndical.

Pour les anciens combattants :

La loi créant la carte du combattant a créé des injustices criantes.

Nos camarades anciens combattants qui faisaient partie des unités du train des équipages, qui ravitaillaient les tranchées sous une grêle d'obus, toutes les vieilles formations territoriales du génie, les bataillons de travailleurs, les poilus de l'année d'Orient et nombre d'unités qui ont beaucoup souffert de la guerre ont été oubliés et n'ont pu bénéficier de la carte du combattant.

Ils peuvent tons compter sur moi et je m'efforcerai de leur faire rendre justice.

Lutte contre la guerre et organisation de la paix :

En politique extérieure, j’ai soutenu avec ardeur, par mon action au Parlement, dans la presse et dans le pays, la politique d’Aristide Briand } que continue notre ami et éminent compatriote Paul-Boncour, qui a toujours été le collaborateur assidu et dévoué de ce grand Français,

C'esfla politique de Genève et deXocarno, la politique du Pacte de Genève et du Pacte de Paris, la politique de la lutte contre la guerre et de l'organisation de la paix.

Sous la poussée de l'opinion publique française, le Gouvernement réactionnaire français a été contraint de se rallier à cette politique ; car aucune autre n'est possible,

M. Tardieu, lui-même, a reconnu, dans son discours de Bullier, que cette politique a été combattue avec acharnement par une importante fraction de sa majorité.

Ions les candidats s'en réclament aujourd’hui, c'est la politique que je vous exposais déjà en 1928, et que je vous ai préconisée dans toutes mes réunions.

Aux électeurs vendômois d'apprécier qui doit leur inspjrer le plus de confiance pour maintenir cette politique.

Est-ce ceux qui, comme moi, f ont toujours soutenue, ou mes quatre concurrents qui, eux, l'ont toujours combattue et s'y rallient hypocritement aujourd'hui ?

N oubliez pas, électeurs, q^e leurs amis ont empêché d'arriver à la Présidence de la République notre grand ami Aristide Briand, l'Apôtre de la Paix, qu'ils ont chassé du Pouvoir.

J ai toujours été un partisan convaincu de la participation de mon parti au pouvoir.

Je déclare nettement que, seul, un Gouvernement de gauche peut défendre tes intérêts de la classe ouvrière et paysanne, de la démocratie et de la paix.

Candidat d'union des gauches, je ne refuserai jamais ma voix à un Gouvernement de gauche et je ne renierai pas ceux dps nôtres qui y entreraient pour J animer de leur conviction et de leur ardeur républicaine et socialiste.

Citoyens,

Votre choix est facile*

Entre un avocat inconnu, réactionnaire avéré, presque étranger au pays, non électeur dans 1T arrondissement, ignorant complétant les intérêts et les besoins de notre bel arrondissement et que vous ne reverrez jamais*

Entre un banquier opulent, ignorant complètement les revendications des ouvriers, des artisans, des petits commerçants, incapable, par la plume comme par la parole, de les défendre et représentant la dictature de l'argent, corrupteur qui achète les hommes et avilit les consciences*

Entre un agent d’assurances, qui n’a pas osé se présenter dans sa circonscription, n1 ignorant pas le sort qui lui était réservé et qui cherche à duper les agriculteurs en leur faisant des promesses démagogiques et irréalisables*

Entre le représentant de la 32É internationale, du communisme et de la dictature bolcheviste, ri 'apportant au peuple abusé que misères et désillusions*

Et votre député sortant,

Qui a défendu pendant toute la législature les intérêts de toute la démocratie laborieuse et de la paix et qui, depuis quarante ans, est toujours resté fidèle à son idéal républicain, laïque et socialiste.

Qui a assisté régulièrement à toutes les séances de la Chambre,

Vous ne pouvez pas hésiter.

En votant pour moi.

Vous affirmerez à nouveau votre aversion a la distature, votre foi dans les destinées de la République, que voulez toujours meilleure et pins fraternelle pour tous.

Vous voterez pour un homme qui restera tou jours honnête, qui vous a servi tous avec activité, avec dévouement les uns et les autres et qui s’est attiré les sympathies et F estime de tous ses adversaires qui lui ont, maintes fois, rendu hommage.

Electeurs,

Pas dabstensions 1 Tous aux urnes !

Que pas un républicain ne manque ;î Fappel pour assurer la victoire au premier tour de scrutin.

En avant, toujours en avant I A bas la guerre I Vive la paix universelle î Vive la République sociale !

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