‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 108 sur 260 · VI. — ■ Problème social · texte numérisé non relu

VI. — ■ Problème social

a) Je suis du peuple. Je veux la protection du travail,

Àujourd hui, le capital est tout. Je dis qu'il est nécessaire de sauvegarder les droits du travail.

Une évolution est souhaitable.

No 2145

Nous voulons, par une politique de progrès social, voir s’instituer une collaboration harmonieuse et équitable.

Nous voulons faire porter là nos efforts et c'est pourquoi nous sommes absolument partisans de l’éducation du peuple. Nous protégeons et encourageons par tous les moyens l’accession a la petite propriété,

h) Je veux la révision des lois insuffisantes :

Celle de 1898, sur les accidents du travail ;

Celle de 1930, sur les assurances sociales ; je suis partisan de t’assura nce-chômage,

c) Je suis pour la laïcité.

Je ne conçois pas la République sans la laïcité.

Car laïcité veut dire : neutralité; respect de toutes les croyances, de toutes les convictions.

Laïcité -Liberté,

Nous ne voulons pas de religion d’Etat officielle. Chaque Français est libre d’avoir ses opinions.

d) Je suis pour l’école laïque.

Le programme et les chefs dont je me réclame sont les héritiers de Jules Ferry.

Je serai toujours le défenseur de L'école laïque.

e) Je suis pour Lécolc unique, dont Herriot est l’apôtre. C’est-à-dire pour la gratuité de renseignement secondaire et supérieur : la possibilité, pour f enfant du peuple, d’accéder par cet enseignement, aux plus hautes situations.

C’est Légalité devant l’instruction,

/) Je veux le développement des œuvres sociales de prévoyance, d’assistance, de solidarité.

De toutes mes forces, je les aiderai.

Je veux encore une politique du logement,

g) Contre les ecumeurs je serai le délenseur de la petite épargne, si secouée,

h) Je pense quil faut donner aux commerçants le statut qu’ils attendent encore, et que la loi du 30 juin n’a que trop imparfaitement esquissé,

VII, — Les anciens combattants,

J ai 32 ans, mon âge m’a dispensé de connaître les horreurs de la guerre.

Mais je sais la dette de reconnaissance que j’ai contractée à l’égard des anciens combat ta n ts„

De nombreux délégués d’associations m’ont entendu au cours de la campagne électorale et m’ont déclaré qu’ils mettaient plus de confiance eu moi qu’en certains qui, malgré de véhémentes déclarations, n’avaient, au cours de la 14e législature, rien fait

Je promets solennellement d’êLre, avec ardeur, le défenseur de leurs légitimes revendications.

Jamais, dans cette circonscription, la bataille électorale n’aura eu un sens plus clair.

Voyez les programmes, les votes — que j'ai fait connaître — et les hommes.

fout sépare I honorable M. Gignoux de moi. Vous choisirez entre :

Lie parti de l’aristocratie et le parti du peuple.

Le parti de la finance et de la Journée Industrielle et celui de la démocratie,

Le parti clérical et réactionnaire et le parti laïc.

Electeurs de la: 2B cire omscrip lion de Roanne,

La féodalité économique mine sourdement la République que nos aïeux nous ont donnée.

Redressez-vous. Faites, îe 1er mai, votre devoir.

Vive la 2* circonscription de Roanne !

Vive la démocratie I

Vive le progrès social 3 La fraternité et la solidarité !

Vive la vraie République !

Vive le rapprochement des peuples 3 Vive ïa paix !

Georges FOUILLANT)

Avocat à la Cour d'appel.

Secrétaire de la Fédération radicale-socialiste du Sud-Est, Candidat du biac radical- aocîalî s te et républicain v&ocia liste*

lre circonscription de SAINT-ÉTIENNE.

M. VER N A Y, radical-socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin, — 11.55! voix.

P R OG H ÀMME MI N 1 MOM .

Le citoyen Alfred Vernay propose aux électeurs de la lre circonscription un programme précis et sans équivoque de liberté, desolidarité, de justice et de paix,

Po lüiq ue in téri e u re .

Maintien et développement de la législation de liberté, de laïcité et de, progrès social acquise, au patrimoine de la République, législation qui garantit la liberté de conscience et conditionne la paix religieuse,

développement et protection de renseignement public et de l'école unique.

Obligation scolaire et prolongation de la scolarité. Obligation de l’enseignement postscolaire, technique, des cours professionnels, de l'inspection médicale scolaire, de l'orientât ion professionnelle.

Gratuité de l’enseignement à tous les degrés et des fournitures scolaires. Attribution de bourses de compensation aux familles.

Développement des sports populaires.

Ex tension des libertés communales. Justice rapide et moins onéreuse, protection de la liberté individuelle.

Garantie1 des intérêts civiques, des droits professionnels et syndicaux des fonctionnaires*

Défense et protection des droits de toutes lès victimes de lu guerre.

Politique sociale*

Développement de la législation du travail, extension des contrats collectifs , lutte contre les fléaux sociaux et le taudis : amélioration des maisons ouvrières des villes et des campagnes ; multiplication des habitations à bon marché*

Protection de la famille, aide aux familles nombreuses, allégement des charges de la famille.

Protection et aide aux victimes du travail, aux vieux travailleurs et pères de familles nombreuses non pensionnés.

Garanties à prendre contre cet autre fléau social qu'est le chômage*

Révision des barèmes de mortalité en usage a la Caisse autonome des mineurs par le Bureau international du travail; réorganisation financière delà Caisse; ratification delà Convention de Genève sur la durée du travail dans les mines.

Création d’une caisse autonome de retraite du personnel de la métallurgie.

Politique financière et économique.

Sincérité financière absolue et équilibre rigoureux du budget.

Meilleure adaptation de l’impôt aux facultés de chacun.

Assainissement des finances publiques* Réalisation des économies nécessaires par une réorganisation profonde des services publics civils et militaires.

Développement de P outillage national. Création d’un organisme desLînè à alimenter par l'emprunt de grands travaux dans le but de remettre en circulation les capitaux immobilisés et de lutter contre le chômage.

Adaptation du régime économique actuel aux conditions nouvelles de la production.

Lutte contre la vie chère.

Contrôle rigoureux des banques et monopoles de fait.

Commerce , industrie.

Réforme d'ensemble de la législation fiscale. Organisation du crédit, contrôle des opérations bancaires. Amélioration de la loi sur la propriété commerciale. Révision des baux et de la loi sur les faillites. Réforme de la patente.

Reprise des relations économiques normales avec l’étranger sur la base de nouveaux accords commerciaux,

P o lï t iq u e ne/ ricoh .

Développement de l’électrification des campagnes ; amélioration du réseau routier, de la politique des engrais, des crédits et des assurances et coopératives agricoles.

Extension des pouvoirs des chambres d’agriculture.

Organisation du tourisme dans les communes rurales.

P o ïitiq ue internat îo nale.

La paix de l’Europe ne peut être consolidée que par un effort, prolongé de reconstitution économique et de solidarité.

L’oeuvre immédiate doit être le règlement des conflits entre nations par une procédure pacifique sous l1 égide de la Société des Nations ; la réalisation de la formule : arbitrage,

sécurité, désarmement; inorganisation internationale du travail, de 3a production et de la consommation mondiales ; le rapprochement des esprits et des cœurs pour la paix définitive Locamo, le pacte Briand-Kellogg, les Etats-Unis d’Europe, le désarmement simultané et contrôlé, autant de propositions efficaces illustrées par Aristide Briand* Il appartiendra à la Chambre nouvelle de réaliser la pensée du grand pacifiste dont l1 univers entier pleure la disparition.

ÀLFKim VERNAY

Député sortant.

Secrétaire de la Cotn miss ion des mines.

Membre de la Commission de renseignement.

Conseiller générai.

Premier ad j dut au maire de Salat-E tienne.

Ancien combattant. — Croix do guerre.

2° circonscription de SAINT-ÉTIBM NE.

M, DES GEO RG ES, radical-socialiste.

Citoyens,

Voîrc inoubliable et si émouvante manifestation d attachement et d'affection au grand nom de D tira tour, notre chef si vénéré, nous fait un devoir de vous présenter, pour lui succédei, dans 3a noble tache que,, pendant un quart de siècle, sans relâche, il poursuivit parmi vous, un citoyen qui est à la fois de sa petite et de sa grande famille.

Proche parent du grand et noble Dura four, auquel vous venez d’accorder pins de b. 000 suffi âges, le citoyen Etienne üesgeorges esL aussi le hls affectueux de ses pensées. Il a toujours partagé son culte pour l idéal républicain, plus qu’en paroles, son amour des humbles et des déshérités. Politiquement, il se place très à gauche, avec les purs laïcs, dont les œuvres lui sont chères, et l’ecole unique n’aura pas, si vous lui faites confiance en le désignant pour votre représentant, de plus ardent et de plus dévoué défenseur que lui.

Socialement, il appartient à cette grande phalange républicaine et sociale qui veut, pour le peuple, toujours plus de lumière, toujours plus de justice C’est à son bien, matériel et moral, estime-t-il, que doit surtout travailler l i démocratie, sous peine de cesser d’être la démocj atie 11 faut laire pénétrer dans les âmes incultes le soleil vivifiant de 1 instruction J il faut aussi chasser du modeste logis des travailleurs la menace hideuse et sans cesse renouvelée du chômage et de la misère.

Le chômage, qu est-ce donc, sinon une crise de sous-consommation? Une société anandiique laisse dans la de tresse la plus atroce et la plus imméritée les créateurs de la richesse. À cause même de cette richeise, qui les fait sans- travail en grand nombre, les prolétaires se voient refuser les moyens de vivre. On s’expliquerait cet état de choses qui, s il devait durer, condamnerait sans appel notre état social tout entier, s il y avait disette, pénurie des aliments essentiels; mais non: par un paradoxe monstrueux, cest l’abondance qui engendre 1 insécurité, et plus l'abondance est grande, plur sont nombreux ceux qui manquent du necessaire. Gela ne peut durer. Il taut un remède immédiat, et qui donne tout apaisement pour fa venir.

Comment ? Mais d abord, ainsi que l’expliqua Dura four, organiser de grands travaux,

à l'échelle de l’Europe ; II faudra aussi réduire internationalement la journée de labeur, sans réduction de salaires. Car a quoi servirait-il de limiter à quarante heures, par exemple, la durée de la semaine de travail, si les salariés ne pouvaient ensuite que racheter une part encore diminuée de leur production. Ce serait la crise à l’état permanent. Le remède ne ferait qu’accentuer le niai. Donc disons sans hésiter, avec tout citoyen conscient des pressantes nécessités de l’heure, qu’eu diminuant la durée de la présence à l’atelier, qui permettra à celui-ci d’absorber un plus grand nombre d occupés, il faut maintenir le taux des salaires à son niveau ancien.

D’autre part, il n’est pas un sociologue averti pour penser que le salariat est éternel. Le monde évoluera vers une forme sociale qui restituera à l’ouvrier, déjà citoyen, la possession de ses instruments de travail et en fera un homme véritablement libre. Les syndicats prépareront les assises du monde de demain, dont nous ne faisons qu’entrevoir les grandes lignes. Mais le législateur a aussi sa lâche à remplir, afin d'écarter de révolution inéluctable des sociétés, les violences, les soubresauts sanglants, dont les malheureux sont les premières victimes. Il doit, sans tarder, œuvrer dans le sens de l’instruction secondaire et du contrat collectif du travail qui prépareront intellectuellement l’ouvrier au grand rôle social que l’avenir lui réserve, quand il occupera le premier rang sur la grande scène de l’Hîstûire.

Mais que pourrions-nous dans ce sens, si la paix internationale ne nous était pleinement assurée? 11 faudra donc que les démocrates reprennent l’œuvre inachevée d’Aristide Briand dont le nom demeurera éternellement vivant dans le coeur des femmes, des épouses et. des mères jusqu’à la fin des générations et qui a emporté dans la tombe Pèlera elle reconnaissance de tous les pacifistes du monde. Aussi, disons-nous: désarmement universel et simultané, entente économique des nations, création d’un ordre européen.

Citoyens électeurs,

La Chambre qui vient de finir a trahi les espérances de la démocratie. Elle a gaspillé l’énormq avoir de la trésorerie qui, en 1928, était de f 9 milliards ; elle a, de plus, laissé à scs successeurs un budget en déficit de 7 autres milliards. Elle ha rien fait contre le chômage et ne pouvait rien, prisonnière d’un nationalisme étroit et borné, qui lui interdisait toute vue large du problème à résoudre. Sa sollicitude a été aux banquiers, aux grandes firmes industrielles, dont elle a fastueusement, avec notre argent, réparé les conséquences de leur impéritie. Et quand elle a été acculée à rendre enfin des comptes à la nation, les misérables politiciens do sa majorité ont osé menacer ce pays des pires catastrophes écono^ iniques et financières, s’il essayait de s’arracher au joug ignominieux des hommes d’argent. Ainsq à les entendre, nous n’avions le choix qu’entre l’esclavage ou la misère. Le Ier mai a été 3a solennelle et décisive réponse à ces insolences et à ces puérilités séniles. Le 8 mai va achever la déroute des impuissants semeurs de panique, dont les propos infâmes nous ont tout au moins permis d’apercevoir quelque chose du fond boueux de leur âme et de mesurer la véritable nature de leur « patriotisme »,

La Chambre prochaine va avoir une rude lâche à remplir. Il y faut des hommes compétents, dévoués, attachés à leur petite et h leur grande patrie, comme l'est noire candidat, le citoyen Etienne Dcsgeorges. Enfant de Saint-Etienne, il en connaît admirablement les besoins et les aspirations, conformes à son génie particulier. Il saura servir et défendre notre cité, comme elle mérite d’être servie et défendue.

Donc, tous aux urnes, citoyens, le dimanche 8 mai.

Pour la République laïque, démocratique et sociale

Pour le citoyen

Etibkke DESGEORGES

Avocat.

Ancien combattant, mutilé de guerre.

3* circonscription de SAINT-ÉTIENNE.

M. GREYSSEL, radical-socialiste.

Élu au deuxième tour de scrutin* — 0.731 voix.

Citoyens,

L’heure est grave* La majorité sortante, par la voix des Ministres qu’elle a doublement soutenus, est contrainte de reconnaître ;

Le déficit du budget ;

Le vide du Trésor;

Le déficit croissant de la balance commerciale ;

Le chômage étendu à plus de deux millions de travailleurs et grandissant chaque mois comme un cancer social ;

La fin des réparations*

Et, sur tous ces mauxT l’ombre menaçante de la guerre qui risque de sortir du trouble universel*

Devant tant de calamités imminentes ou criantes, 3a majorité La vaLTar dieu-Mann ne sait dire qu’un mot : « Union nationale »,

Ce qui veut dire ; « Réélection ».

Citoyens,

Vous direz le Lr mai s’il vous convient de continuer votre confiance à ceux qui vous ont trompés et mal servis.

Qui vous ont trompes : car les hommes de droite qui se sont succédé depuis 1928 n’ont pas cessé de traiter Fopînion publique comme leurs amis de la haute banque et de la haute industrie traitent et dupent leurs actionnaires : par le bluff*

BluIT de la « prospériLé » alors que déjà le chômage sévissait et que la crise s’annonçait ; alors qu’en proclamant notre fausse richesse, on nous donnait figure de grippe-sous aux yeux de l1 Amérique et de F Allemagne,

Bluff de « l’équipement national » qui attend encore, tandis que les chômeurs, non employés, reçoivent de chétives et précaires aumônes au lieu d’un vrai salaire en échange d’un travail utile*

Bluff de la politique « ouvrière » alors que les économies de Chêron sont dilapidées en secours aux banques ou en prêts (?) aux gouvernements étrangers*

Bluff des « dégrèvements » alors que nous sommes le peuple le plus imposé d’Europe.

Bluff de la politique ti pacifiste » : Briand éliminé de F Élysée et des affaires, tandis que 1 on reprend à Londres la politique des alliances*

Bluff de la politique « agraire » quand la France, pays de cultivateurs, en est réduite a importer 14 milliards de produits alimentaires et n’en exporte que 4 milliards*

Et, tandis que Û Gouvernement volait au secours de la livre, il a laissé les conservateurs anglais, ses amis, fermer les marchés anglais à vos fruits : de même qu’il laissait ncs marchés ouverts aux fruits américains.

No 2145

Vous r e n d rez 1 a Cran c e a ux ré p u bl i câi n s .

Vous mettrez fin à la politique de confusion et de mensonge.

Si vous voulez la paix entre les peuples.

Si vous voulez la justice dans le pays, indemnités aux victimes de la guerre, aux victimes du travail, aux victimes de la crise, aux vieillards non pensionnés.

Si vous voulez l’amélioration du sort des travailleurs dans la liberté.

Si vous voulez Fécoie unique et le maintien de la laïcité*

Si vous voulez la lin de la crise par la diminution internationale des heures de travail* Si vous voulez la fin des scandales financiers.

Votez tous pour le citoyen

Paul CRÉYSSEL

Avocat à ta Cour d’appel.

And eu combattant.

Légion d: honneur. — Croix de guerre.

4° circonscription de SAINT-ÉTIENNE.

M. Pktrus FAURE, socialiste-communiste.

Elu au premier tour de scrutin. — 11.505 voix.

Notre programme électoral.

Face a cette situation dont la gravité n échappé à personne, notre parti" présente des solutions qu'il croit susceptibles de résoudre la en se actuelle.

Bien mieux, il pense que le dilemme se po^e ainsi : ou l’on s’orientera vers les moyens quü propose et I1 humanité pourra continuer son évolution dans la voie du progrès et du bien être pour lous, ou les différents pays, en particulier la France, combineront ïa poli^ tique suivie jusqu’alors qui conduira notre pays et le monde entieFà l'anarchie, au désordre, à la ruine et à la guerre.

Cri: e financière.

Il est indispensable pour sa vitalité que notre pays ait une situation financière saine.

L’exemple des crises financières de 192fi et de celles d’Allemagne et d’Angleterre qui ont failli mener ces pays à V abîme doit être salutaire.

Ilien n’est plus dangereux pour les peuples que de dépendre de la finance international^

Des mesures urgentes doivent être prises pour remettre de l'ordre dans les finances. Le fait que d’autres pays sc trouvent également dans une mauvaise situation financière n’est pas un argument.

il faut d’abord diminuer les impôts qui écrasent et paralysent le commerce, l’industrie et l’agriculture.

Notre pays est celui où par tête d’habitant les impôts sont le plus élevés.

Les prix de gros ont atteint ou sont même inférieurs, en francs or à ceux d’avant guerre.

Quant aux prix de détail, ils sont plus élevés parce que les impôts directs ou indirects pèsent considérablement sur eux.

Comment diminuer les impôts ? En diminuant les dépenses de guerre.

On ne peut songer à diminuer les pensions, la retraite du combattant et toutes les charges imposées par la guerre, Ï1 en est de même pour l'application des lois sociales* r instruction, l’agriculture, les travaux publics, le commerce qui sont d’ ailleurs une faible partie du budget.

C’est donc par la compression des dépenses militaires qui s’élèvent à plus d'un tiers du budget qu'il faut diminuer les impôts.

Pour prévoir des ressources nouvelles, il faut organiser le contrôle et la monopolisation des banques qui souvent amènent la ruine d une région (Banque nationale de Crédit, Lyon- Allemand, banque Hamel et Tardif, Oustric, etc.).

11 faut empêcher le gaspillage des finances publiques par l’Etat au profit de gouvernements étrangers, de banques, etc.

Il faut contrôler et monopoliser les assurances ce qui serait une source de revenus pour la collectivité et les grandes industries, mines et chemins de fer, dont la mauvaise direction crée un déficit que paye le contribuable.

Il faut surtout que l’Etat qui doit donner l’exemple aux communes, aux départements et aux particuliers ait une politique financière honnête et sérieuse.

C me éco no m iq a c .

Face à la crise économique, il est indispensable que des mesures urgentes soient prises pour F atténuer et la résoudre,

La situation ne peut durer ainsi qu’une moitié de la population travaille et que l’autre moitié chôme*

Cette crise de surproduction et surtout de sous-consommation a un caractère international*

L faut réglementer et diriger la production et la mettre en équilibre avec la consommation, Pour cela, il faut diminuer les heures de travail, augmenter T âge de la scolarité, donner des vacances payées aux ouvriers et abaisser Fâge de la retraite*

Il faut surtout augmenter la consommation par une politique de hauts salaires et par une diminution du coût de la vie.

Ces problèmes internationaux doivent ctre réglés par une conférence internationale.

En attendant, pour la France, il faut voter un véritable plan d’outillage national qui en perfectionnant Poutülage du pays donnerait du travail aux chômeurs*

Les travaux ne manquent pas à faire en France ; réseau routier, électrification, construction d’écoles, d’hôpitaux, préventoriums, centrales électriques, ports, canaux, etc., etc. II vaut mieux donner du travail aux chômeurs avec dés salaires normaux que des secours pour ne rien faire.

Un emprunt de 30 milliards pour ce plan serait amorti chaque année par la somme des secours donnés aux chômeurs et 30 milliards de travaux apporteraient 1 milliard et demi de recettes nouvelles dans les caisses de 1 Etat (chiffre d affaires, bénéfices commerciaux et industriels, taxes d enregistrement) etc,, en même temps qu’en donnanL de l’activité au commerce et à 1 industrie, il permettrait la rentrée normale des impôts*

Lu attendant, il laut assurer aux chômeurs totaux ou partiels victimes de la crise des allocations leur permettant de vivre eux et leur famille, et voter sans retard Fassurancechômage.

Crise agricole.

It est nécessaire de dire que notre parti n’a jamais demandé et est opposé à la socialisation la petite propriété rurale, comme il 1 est également pour le petit commerce, l’artisanat et la petite industrie*

Ce serait stupide et irraisonnable de parler de socialiser la terre dans notre région où le travail des champs se fait sous la forme familiale et où ceux qui la possèdent apportent avec leur famille la plus grosse partie du travail*

La petite propriété qui permet au paysan et à sa famille de vivre en travaillant, doit être respectée.

Il faut au contraire aider les habitants des campagnes à améliorer leur sort.

C est d abord l application complète des lois sociales aux ouvriers de l’agriculture (assurances sociales, accidents du travail, assistance médicale, etc*)*

Lest 1 électrification des campagnes, l'aménagement des chemins, le développement des transports, etc*

C est la création d un Office du blé préservant les producteurs et les commateurs de la spéculation et permettant la taxation des prix en tenant compte du prix de revient par

C’est la création d une Caisse d'assurances officielle et nationale contre les calamités publiques : perte de bétail, gel, grêle, inondations, incendie, etc*, dirigée et contrôlée par 1 Etat avec le concours des organismes agricoles pour assurer la sécurité du travail des agriculteurs.

Crise internationale.

Comme il est dit d autre part, il est temps de faire œuvre utile pour la paix si Fou ne veut pas qu’une nouvelle guerre arrive*

Ou le désarmement ou la mort, tel est le dilemme ainsi posé* D'autre part, si les budgets de guerre ne baissent pas, alors que J’on a atteint le plafond des impôts, il ne sera plus possible de continuer le développement des lois sociales et l'amélioration des conditions de vie des classes pauvres qui au contraire tendront à devenir plus mauvaises*

La politique internationale doit être orientée vers la collaboration des peuples*

En ma tiers de questions étrangères, il n’y a plus place pour une politique nationale, C est en citoyen du monde que cette politique doit être faite* La politique d'équilibre qui a toujours été faite jusqu’alors a toujours amené des guerres.

Il faut supprimer la diplomatie secrète et les traités secrets qui livrent les peuples à leur insu, comme en 1914, à la guerre*

Il faut par une entente internationale s’orienter vers le désarmement qui sera la véritable sécurité des peuples et des pays*

lant qu il y aura des armées nationales, il y aura des guerres et aucune sécurité pour les peuples.

Meme î armement de la Société des Nations n’empêcherait pas la guerre sl un groupe d autres nations avait une armée aussi forte que la sienne*

L est dans le désarmement simultané et contrôlé de tous les pays total ou par paliers et p-n 3b contrôle de la fabrication des engins de guerre que l'on vaincra la guerre*

Cnse sociale et politique.

Comme dans les autres pays, les dirigeants de la grosse industrie croient essayer de passer la crise en en faisant porter les conséquences sur le dos des ouvriers dont ils diminuent les salaires* Alors que le coût de la vie a une tendance â la hausse et que les ouvriers chôment partiellement, les salaires ont éLé diminués d'une façon scandaleuse*

Le standard des conditions de vie de la classe ouvrière de notre région : passementiers métallurgistes, mineurs, etc., a diminué ci un bon tiers en quelques mois.

Les salaires minimum assurant une vie normale aux ouvriers doivent être obligatoires.

Les retraites doivent être acquises à tous les ouvriers de la ville et des champs vivant de leur travail.

Celle des mineurs, insuffisante pour leur permettre de vivre doit être portée de suite à 6.000 francs.

Alors que la Caisse autonome dispose d’un milliard de francs et qu’il aurait fallu une participation de 1 Etat de seulement 180 millions pour assurer cette retraite à 6,000 francs, la Chambre et le Gouvernement qui, d autre part, ont gaspillé les milliards, ont refusé ce geste.

Surtout pour les mineurs, Tage de la retraite doit être baissé.

Il faut établir des délégués ouvriers pour la sécurité et perfectionner les conditions d’hygiène du Lravaîj*

ïî (aut poursuivre V amélioration du sort des mutilés du travail, des mutilés de guerre, des anciens combattants, des familles nombreuses, etc*

Il faut surtout penser aux victimes de la vie et de la société : incurables et invalides non-pensionnés, exclus des assurances sociales, vieillards, etc., par le vote de lois les mettant à l'abri de la mendiciié.

Pour cela, il est indispensable que les ouvriers désunis depuis dix ans fassent leur unité syndicale et que les syndicats soient indépendants des partis politiques.

Dans le domaine politique, il faut développer et défendre 1 école laïque et l'organisation des œuvres post-scolaires.

Il faut lutter contre le fanatisme et les partis fascistes de dictature tendant à supprimer les libertés du peuple.

Il faut également refaire en France l’unité politique de la classe ouvrière et travailler à 1 union des ouvriers de La ville avec ceux des champs pour les préparer à leur complète émancipation.

Pour le triomphe de ses revendications, le parti d’Unité prolétarienne ouvrier et paysan invite les électeurs de la 4e circonscription de Saint-Etienne, ouvriers, paysans, petits commerçants, artisans, fonctionnaires, etc*, h voter le 1er mai sur le nom de son candidat

Fbtrus FAURE

Candidat dTun ion ouvrière et paysanne1.

No 2145

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