‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 110 sur 260 · M. BESSON, U. R. D · texte numérisé non relu

M. BESSON, U. R. D

l'Ju. au deuxième tour de scrutin, 8.51 J

voix.

Electeurs,

HoHÏpolt °amPa"neS ^ 110tamm°nt d6# ChefS'iieUX d° ^erdé un,

Cultivateurs ! Vous avez compris que le seul candidat capable de vous détendre à la Chambre, de monter a la tribune pour mettre fin au scandale de l’électrification des campagnes et a celui de la tuberculose bovine, est Philibert Besson.

Electeurs du P„y Après vos applaudissements unanimes an ModermCinéma lundi dernier, ainsi que samedi devant 4.000 personnes sur la place de la Halle, loin de voua toute la journée de dimanche, en panne de moto sous la pluie, je ne pensais pas alors que tant

le , J cZ r Tl™ qUartr P°PUleUX dC U ViHe pui5Sent V0US faire o»b«er

ie seul candidat qui lut i objet de vos acclamations

Néanmoins, I, tait d'ami, obtenu sa„, r.ppui ni la conoou,, de persounc ni

dauoun journal, un nombre de vont approchant celui do Jules Bojer : 4.549 contre 5 375 ma gre sabot.gc de mon étalon dans le canton do Vorey, où cinq nommone, s„r 2 ont . eu aucun programma, tandis pon fci^U oenrir ,, bruit que je m'é. i, L'ï

pour Jules Boyer, prouve que vous m’avez compris. ‘ ~ 1

i i Jr0US’ V°US a7eVugé est &ralld temps de casser les vitres pour mettre fin aux seau es financiers ot a la spéculation, qui nous ont conduit on sabots," notre g JTu“ ui b... t e notre , ndn.tr,, et de notre commerce, devant le gouffre de la crise ITklffÛt, du chômage et de 1. famine, dan, l'attente de I, guerre ou de 1, révolutio n ’

0M ceui CI‘“ ” P*« été capables de prévoir ni de prévenir la crise actuelle ne sont

pas davantage capables de la guérir. 1! faut d’autres méthodes.

A l’intérieur :

rationmb” m1™”1'1"'"”", eii6e™1 que l'union soit possible et l'admimslrati,

sur ton, le.'p/od,Sr’,oU • * 'ouïe. Borle.y comprise la spéeulali,

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Je les accuse de voler lent le fruit du travail de» classes laborieuses peur t r.erVTe„ el" 158 d“ W embusqué, dan, le. e.nlissas de la poli, in,

•' I. Chambre et au SéL '''J"8™1*’ s°“l ,a P'aP1'1 nos représenta»

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Bernai n, ce seront des criminels.

Us préféreront la guerre à la révolution.

A r extérieur :

Lorsque les classés laborieuses seront moins exploitées : le cultivateur, Lout en vivant plus aisément pourra vendre meilleur marché ses produits sur lesquels oo le vole de plus de la moitié : une partie par spéculation, une autre par impôts, dont un budget de guerre formidable nécessité par des frontières douanières toujours plus hautes, pour permettre à la haute finance de revendre au commerce, sans être inquiétée par la concurrence étrangère, les produits nationaux qu’elle a achetés à bas prix.

L'ouvrier dépensant moins pour vivre, pourra fabriquer des produits manufacturés sur lesquels toute spéculation egalement supprimée, le prix de revient permettra de concurrencer les produits étrangers ou tout au moins de ne pas les craindre.

Conséquence : Libre échange, plus de frontières douanières, collaboration des peuples dans la production et la consommation de tous les produits. Désarmement et paix.

^ A la base de tout : Supprimer la pourriture politique, économique et sociale qui nous étoulfe et qui prend sa source dans les scandales financiers de toutes sortes. Ensuite, administration rationnelle de la France et union de tous les Français par le respect des libertés de chacun :

Assez de scandales financiers et de spéculations.

Assez de politique de partis, de désunion et de pagaille.

Assez de favoritisme, d injustice et d’abus.

Du travail à ceux qui réclament du pain.

Et la prison à ceux qui volent les millions.

Voila ce que le peuple attend, et voilà ce que je suis décidé à lui procurer, dusséqe passer le premier pour leur montrer le chemin.

Merci à tous, électeurs, de la sympathie générale que vous m’avez manifestée.

Merci de votre confiance et de vos suffrages*

Demain ma victoire sera notre victoire.

Merci enfin à M. Laurent Eynac, qui a bien voulu transmettre et recommander à M. le Garde des Sceaux, mon dossier, pour me faire amnistier par M. le Président de la République et me permettre d’être demain son collaborateur.

Anciens combattants :

Je vous avais dit :

Choisissez entre Jules Boyer et Philibert Besson.

Je vous répète ;

Choisissez entre Jules Boyer et Philibert Besson. Tous les autres concurrents étant hors de combat*

Si la politique, actionnée par les vautours qui nous exploitent, faisait surgir de nouvelles candidatures pour me barrer la route, vous ne vous laisseriez pas dérouter.

Bloquez en masse sur Philibert Besson,

Demain comme hier, il sera seul à la bataille» Il ne craint personne.

Son arme : La vérité,

M. Boyer, comme toujours, sera sans doute accompagné de personnalités de marque. Il en a bien besoin...

A vous, électeurs, de distinguer où sont la vérité et la compétence, pour la proclamer à pleins poumons.

Electeurs : Ceux qui n’osent venir me répondre en face, je les méprise, ainsi que tous leurs racontars et calomnies*

Votez tous.

Philibert BESSON Can d i d a t î n dép en dap t«

Ancien maire et conseiller d’arrondiasernent de Vorey*

Ancien combattant. — Engagé volontaire.

Ex' lie u tenant d’artillerie de montagn^.

Croix de guerre* Médaille commémorative de la dé fû g se ^ i’Ari^go,

Blessé-

Ingénieur électricien, diplômé de l'Institut électrp-tecbmque de Grenoble* Iugjriietir mécanicien diplômé de FEcole de mécanique de Parts* Officier mécanicien de 1» classe de la marine marchande.

Sorti n* 1 de France* Session 1925*

Ex-chef mécanicien.

Parle anglais, italien, espagnol, portugais, patois.

Je vous disais la semaine dernière : Aidez les maires pour que l’élection soit honnête. Surveillez le scrutin. Cela signifie qu’à partir de 6 heures du matin, jusqu’au dépouillement il ne faut pas laisser l’urne une seule minute sans surveillance. Je fais appel pour cela à trois ou quatre partisans et amis par commune pour monter la garde. A cette condition la victoire est a nous.

En dernière heure, je viens d’apprendre que des agents spécialisés dans la fraude électorale ont reçu des instructions.

Citoyens, empêchez le vol de vos bulletins* Constituez partout des comités de stricte surveillance.

2e circonscription du PUY.

M. Laurent EYNàC, radical indépendant.

Elu au premier tour de scrutin* — 9*31$ voix.

Mes chers Concitoyens,

Attendez-vous de moi une profession de foi ?

Je vous apporte mieux : près de vingt ans de vie politique active, pendant lesquels j’ai assumé, dix ans durant, les responsabilités du Pouvoir.

Appelé pour la première fois dans les conseils du Gouvernement par Aristide Briand, n large de la création d un important Ministère de défense nationale par M. Raymond roi n car é, membre des Cabinets qui ont réalisé la réduction du service militaire, fait la

ret] ai te du combattant, préparé 1 organisation de la paix, j’ai conscience d’avoir servi mon pays.

Je crois pouvoir dire, qu’en ces vingL dernières années, il n’es.L. pas un acte de la vie départementale, de l’activité locale de nos cités et de nos campagnes aunuei mon nom ne soit associé.

C o ace ni rat io n rép ublî ca ine.

Ma conviction forgée aux épreuves du pouvoir est absolue : le salut du pays ordonne le rassemblement de tous les républicains sincèrement attachés aux lois fondamentales du régime, c'est-à-dire prêts a les défendre, prêts aussi aux réalisations de la justice fiscale et du progrès social, qui sont les raisons d’être de la démocratie ; — fidèles à l'œuvre scolaire de la République dans le respect des croyances et des libertés de tous ; — passionnés pour l'organisation méthodique de la paix, par une Société des Nations apte à faire respecter son arbitrage et à mettre fin aux conflits armés, sanglants et ruineux pour tous les pavs.

La paix*

Sur le plan international, les Gouvernements responsables ont décidé d’étudier à Lausanne et à Genève les moyens de rétablir la confiance et la sécurité.

Fidèle au souvenir du grand homme d’Etat que pleure la démocratie française, m’hono-r rant d’avoir été pendant de longues années le collaborateur d'Aristide Briand, je continuerai à soutenir toute politique qui rétablira des relations entre les peuples, qui maintenant la sécurité et les droits essentiels de la France, recherchera dans le respect des traités un accord entre les puissances intéressées*

Un tel accord n’esi réalisable cpie dans l’équité, et nous ^accepterons pas que la France soit appelée à payer les dettes alliées si elle ne peut pas recouvrer ses créances sacrées des réparations sur ses propres débiteurs* La France a assez payé dans la guerre pour avoir le droit de n’être pas ruinée dans la paix*

Par un meilleur aménagement et une conception plus moderne, la défense nationale doit être assurée en recherchant, en décrétant toutes les économies possibles sur les budgets militaires dont il faut arrêter la constante progression ; le plus sûr est de parvenir, par une action méthodique et concertée, à la limitation des armements. Cette limitation des dépenses militaires est raisonnablement possible si nous fortifions par ailleurs les pouvoirs de la Société des Nations.

Aucun retour à la prospérité ne sera possible, aucun redressement économique, aucune réforme sociale, aucun progrès, ne seront valables ou durables si nous ne garantissons au pays le bénéfice de la paix.

Le programme français — arbitrage, sécurité, désarmement, constitution d’une force internationale — conduit à l'organisation effective de la paix. L’heure est venue d'aboutir*

Dans l'ordre intérieur t politique d'économie.

Pour permettre le développement du progrès social et le retour à la prospérité des affaires, la seule politique qui réponde aux exigences de l'heure est une politique de déflation budgétaire sévère, de réformes fiscales d'inspiration démocratique, d’économies rigoureuses, de mise en valeur de nos richesses nationales : arrêt de V augmentation des charges des contribuables.

En conséquence :

1° Pas de charges fiscales nouvelles, directes ou indirectes ;

2° Pas d’augmentation des tarifs de chemin de fer, ni de charges frappant les automobiles et les transports sur route ;

3* Pas d’emprunt dont les annuités sont en définitive supportées par les contribuables ;

4° Pas de renforcement des mesures d’inquisition ni de coercition à l’égard des contribuables ;

5° Un peu plus de confiance de la part de l'Etat dans l'effort individuel et collectif qu 'agriculteurs, commerçants, artisans, industriels mettent au service de T économie française.

Nous voulons protéger tous les producteurs, ceux qui vivent de leur travail, les ouvriers et les paysans, le commerce honnête et l’industrie laborieuse, l'artisan si méritant, mais non les spéculateurs invisibles et irresponsables dont Faction a si largement contribué au désordre actuel de l'économie mondiale

GJest bien d avoir réalisé la propriété commerciale, le statut des représentants de commerce* le crédit artisanal, mais le mouvement des affaires ne peut reprendre que par l'allégement des charges, qui doit être recherchée dans le sens d’une répartition de l’impôt qui tient compte de l’effort personnel ou familial ; que dans l'élaboration d'un plan démocratique de justice fiscale.

Mes chers Compatriotes,

Attendez-vous de moi des promesses faciles ?

Je leur préfère la réalité des résultats.

Dans 1 ordre social, ancien combattant, j'ai été le défenseur attentif des revendications mondes et matérielle* des mutilés et do toutes les victimes de la guerre, de tous les ayants droit, des mutilés du travail, des retraités, des chômeurs, des victimes de la vie»

Rappeleraïs-je ce que j ai fait pour les habitations à bon marché, pour les assurances sociales en collaboration avec la mutualité, pour la mobilisation du crédit populaire, pour l'application de la loi Loucbeur à l'agriculture.

Nous avons obtenu pour notre département, pour notre ville, pour nos cantons, le maximum possible de crédits d'Etat sur le programme d'outillage national pour l'électrification des campagnes, pour Je développement des autobus, des courriers et des téléphones ruraux, pour les constructions scolaires, pour les améliorations rurales, fontaines, adductions d'eau, assainissement, aménagement des villages, au titre du génie rural et du pari mutuel.

Nous avons poursuivi la réforme des finances départementales et communales qui allégera les charges des collectivités locales ; nous avons fait voter la caisse d'avances aux communes qui est prête à leur rendre tant de services*

Nous avons obtenu sur îe dernier exercice budgétaire plus de quinze millions pour la mise en état de nos routes; nous avons fait classer au réseau national des chemins de grande communication dont l'entretien n est plus à k charge du département.

Nous avons fait doubler les crédits de désenclavement afin de hâter F exécution des travaux qui, à tant de chefs- lieux et de villages apportent des éléments de travail et de prospérité.

Nous avons poursuivi la construction de la ligne de chemin de fer du Puy à la vallée du Rhône dont le premier tronçon est en voie rapide d'achèvement.

Nous avons défendu nos commerces, nos industries, l'activité de nos cités, la production et l'élevage de nos montagnes, car ici les intérêts sont solidaires et la prospérité de la ville est en fonction de k prospérité de nos campagnes.

A la tribune de la Chambre, j'ai défendu les institutions de crédit agricole, commercial, artisanal, les syndicats d'élevage, j'ai préconisé avec succès une politique de défense rurale par des tarifs protecteurs et des contingentements d’entrée sur les importations de bestiaux et de céréales de l’étranger qu'il fallait enrayer si nous voulions sauver la production nationale.

Enfin, à la Chambre des Députés, j'ai Tait voter une nouvelle loi sur la tuberculose bovine qui met fin au régime d'injustice et de vexations dont ont si longtemps souffert nos éleveurs et nos cultiva leurs.

J ai apporté mon vote et mou action en faveur des familles nombreuses, des œuvres d assistance, de prévoyance, de mutualité, par quoi doit s'affirmer k solidarité nationale.

Fils de la démocratie,, je suis pour la suprématie du suffrage universel, j’ai confiance dans les libertés populaires (libertés ouvrières, corporatives, professionnelles).

Partisan de l’accès gratuit de tous les enfants à tous les degrés de F instruction, selon la s&ule règle de la capacité, je reste immuablement fidèle à la liberté de l'enseignement,

La République ne petit pas manquer à sa raison d’être : révolution dans le progrès,

Chers Compatriotes,

Pour la défense des intérêts de notre petite patrie.

Pour la démocratie républicaine.

Pour la prospérité française.

Pour la paix.

Je vous fais, en toute confiance, appel. Au drapeau.

Vive la République !

Lauiœkt EYNAC

Député sortant, Conseiller général. Ancien Ministre, Président de F (Jnîon fédérale des associations agricoles de la Haute-Loire.

Circonscription d’YSSTNGEAUX .

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