M. MICHEL, U. R. D
Elu au deuxième tour de scrutin, — 7, 4SI voix.
Mes chers Concitoyens,
Il y a quatre ans, près de huit mille électeurs m’ont Fait l 'honneur d^approuver mon programme.
J’ai le devoir de ne point les abandonner et de leur permettre de nouveau de se grouper, Cette fois encore, il le feront sur ufi programme qui, s’il n'a point la vaine prétention de plaire à tous, est loyal et net,
Profondément respectueux des convictions de tous, je veux pour tous la liberté de conscience et la libéré de renseignement qui en est le corollaire est pour moi un principe saevé.
Au point de vue de la politique extérieure et financière, y admire les magnifiques efforts des gouvernements Laval et Tardieu dans leur difficile tâche pour conserver la paix et pbur assurer la stabilité de notre monnaie au milieu du désarroi financier et économique mondial.
Cette stabilité, héroïquement reconquise par des gouvernements d’union nationale, ne manquerait pas à nouveau d’être compromise si nous ne nous attachons à de sévères économies.
Le contribuable plie sous le poids de Timpot, il grondé, il se constitue en syndicats. De nécessité absolue, il faut s’appliquer â alléger ses charges, A toute dépensé nouvelle doit correspondre une économie au moins égale. Nous ne voulons plus d’impôts nouveaux et je considère que votre députe aura le mandat impératif dè veilter à un exact équilibre budgétaire.
Je connais bien les revendications agricoles posées avec tant de sagesse et de pondération par les membres distingués des chambres d'agriculture. Dans notre arrondissement la prospérité de tous est liée à celle du paysan. De tout mon cœur je m'attacherai à la défendre, certain que je défendrai par là celle de nos commerçants,
La collaboration effective du capital et do travail, la défense de l'ouvrier, du petit artisan, du petit cultivateur, du petit fonctionnaire ou employé, le sage développement des lois d'assistance et de prévoyance nie semblent la vraie garantie de la paix sociale.
Notre industrie de la soie doit être protégée* Il faut faire F impossible pour éviter le chômage à nos passementiers* Leurs ateliers familiaux sont à la base de la richesse et de la santé morale de nos principaux cantons.
Ma profession m’a permis de connaître les justes réclamations des mutilés du travail, des victimes de la guerre. Les familles nombreuses savent qu'elles ont en moi un défenseur ardent et convaincu.
Il faut que la carte du combattant soit donnée, sans d’injustes restrictions 5 a ions ceux qui ont partagé les dangers du front.
Nous ne voulons plus la guerre — N’ est- ce pas, chers Camarades ? — Je pense qu'il est possible, par un concours actif apporté à la Société des Nations, d’augmenter son influence pacificatrice et l'autorité de ses arbitrages.
Voici, mes chers concitoyens, l’énoncé succinct d’un programme qui voudrait, comme je le souhaitais en 1928, une France plus douce au contribuable, plus sûre du lendemain par l’état de ses finances et son autorité pacificatrice dans le monde, plus largement reconnaissante à ses mutilés et à ses combattants victorieux.
Pour cela, avec Vous et pour vous, je voudrais travailler d’abord et avant tout à la prospérité de notre arrondissement que j’aime de toute mon a me, auquel j’appartiens par toutes les fibres dé mon corps et dont je crois bien connaître les besoins et les aspirations*
Vive l'arrondissement d’Yssingeaux 1 Vive la République 1 Vive la France !
Augustin MICHEL
Maire d' Y ssi n geaùï .
Conseiller général de la Haate-Loirè.