M. WOLFF, U. K. D
Elu au premier tour de scrutin, — 11.049 voix.
À F extérieur :
Une politique de paix, sauvegardant les droits acquis à la France par sa victoire et par les traités ;
Une politique de sécurité qui, sans arrière pensée agressive à l'égard d aucun Etat, préservera notre pays de toute nouvelle guerre ;
Une politique de collaboration internationale, tant au sein de la Société des Nations que par la conclusion de pactes politiques et de traités commerciaux.
À l'intérieur :
Une politique de réformes sociales, de réconciliation et de paix entre les classes, réprimant les abus de toutes sortes, aidant les plus faibles par le développement de la législation sur l'hygiène et les assurances sociales, de celles en faveur des familles nombreuses et des habitations à bon marché;
Une politique de paix religieuse, basée sur la suppression de toute loi rî1 exception eu France et sur le respect effectif et intégral de nos institutions religieuses et scolaires;
Une politique fiscale, tendant à réviser la répartition des charges entre l’Etat, les départements et les communes, [en vue d'alléger les budgets locaux et de faciliter ainsi F unification législative dans ce domaine; à assurer une gestion très prudente des finances publiques permettant de poursuivre F amélioration de notre fiscalité ;
Une politique économique, développant les institutions de crédit et de coopération, enrayant le chômage par le perfectionnement de l’équipement national dans le sens des projets déposés et partiellement votés au cours de la dernière législature ;
Une politique de reformes administratives, poursuivant la simplification des méthodes et une décentralisation sérieuse et permettant, sous le contrôle de F E/ta t, la mise en œuvre des initiatives et ressources locales.
Pour notre département :
Défense de tous les interets moraux et matériels du département de la Moselle ;
Dans les régions où la langue française n'est pas actuellement la langue usuelle, 1 adaptation et l’assouplissement des programmes scolaires, conformément à la motion adoptée par l’assemblée générale du parti le 30 mai 1927 et aux différents vœux émis par le Conseil général de la Moselle ;
La réfection accélérée de nos routes jusque dans les plus petites communes, notamment aussi dans la région des travaux de fortification ;
Protection plus efficace de la main-d’œuvre locale, réserve faite des besoins spéciaux a l'agriculture*
Jules WOLFF Député sortant*
Circonscription de FORBACH.
M. DOEBLÉ, indépendant*
Élu au deuxième Lourde scrutin. — 6.349 voix.
Électeurs eL Concitoyens, *
Après avoir eu l’honneur, durant la dernière législature, de représenter au Parlement, la circonscription de Forbach-Sarralbe et après avoir rempli mon mandat de mon mieux, je me permets de solliciter de nouveau vos suffrages pour les prochaines élections,
Pendant les quatre dernières années écoulées, j’ai toujours été fidèle h mes engagemen s. Mes nombreuses interventions à la Chambre ainsi que mes votes prouvent suffisamment oue ie suis resté le défenseur des intérêts des ouvriers, employés et commerçants.
À l’avenir, comme par le passé, je veux rester fidèle à cet idéal eL représenter toujours
les Intérêts des classes laborieuses*
En qualité de candidat indépendant, en dehors de toute dictature de parti, je pourrai, Tfâce enfin à un contact plus étroit avec toutes les organisations et associations syndicales, me consacrer plus entièrement à la réalisation des vœux multiples des citoyens de ma circonscription et devenir ainsi, mieux qu’autrefois encore, l’interprète de leurs désirs et de leurs revendications.
Pour le cas où voire confiance me serait renouvelée* Ü me sera possible désormais, grâce à l’expérience acquise en quatre années de vie parlementaire, d’agir plus efficacement encore pour la défense de vos intérêts*
Demain comme hier, j’agirai donc conformément à mon programme social et eeono-
Vous énumérer mes différentes interventions à la Chambre et vous rapporter la part que j’ai prise dans l’élaboration de divers projets de loi, me conduirait trop loin Dans le cadre étroit de cette profession de foi, je tiens uniquement à vous faire connaître les lignes directrices de mon programme.
Politique intérieure.
Développer la constitution républicaine selon les désirs et les intérêts des classes laborieuses; combattre la spéculation dans ses formes diverses, fixation légale des prix aes marchandises de consommation courante; droit de vote pour les femmes, rejet de toute dictaturc ainsi que des lois d'exception*
P o ! it iq a e ex té r ie n re ,
Pour une union économique européenne; développer la Société des Nations et étendre Incompétence ; déclarer la guerre hors la loi. Désarmement international et utiliser les credits de guerre ainsi épargnés pour 1 amélioration économique des pnjs, politique c e paix d'entente entre les nations*
Administration politique.
Reconnaissance et prise en considération des légitimes revendications particulières à A s e-Lorrame Elargir les droits des Conseils généraux avec droits de compétence admi s rative aussi étendus que ] exigent nos affaires particulières; rejet d’une diète d’Alsace
^“lagf6 aUt0ll°mie’ CCS « pouvant que prolonger et'
; Politique religieuse.
Liberté cîc conscience absolue et respect de toutes les croyances religieuses, j’ai montré a mes électeurs durant la duree de mon mandat que j’ai observé d’une manière méticuleuse a tolérance religieuse, bilinguisme dans toutes les administrations et surtout devant les tri bunaux, respect des 2 langues et étude de l’allemand pendant lés trois premières années sco aires dans la région de langue allemande (voir mon intervention au Journal officiel du 5, MI. 28 J. Accès des enfants doués de la classe laborieuse aux belles situations.
Politique sociale.
Elever le niveau d’existenco'pour la classe ouvrière et moyenne, garantie d’un minimum d existence conforme au prix- de la vie, pas de baisse de salaire, droits syndicaux- et de coalition juridiction ouvnère, Bourse de travail, protection de l’ouvrier, de la femme et de 1 enfin t; vacances payées, création de délégués à la sécurité- pour toutes les industries , ournee de six- heures de -travail pour les mineurs, de sept heures dans les autres industries sans leduction de salaire, ceo par un accord international pour réduire la crise économique mondiale, amélioration des assurances sociales, réforme de 1 assurance-accident, réglementation des maladies professionnelles et inclure celles-ci parmi les accidents de travail défense des -revendications des invalides du travail, des- mutilé* d’à vaut et d’après guerre
xrr ,rre *» ^ f-m* * r»*», des
nombreuses, acceptation immédiate du rapport Doeblé accordant 5,000 francs de retraite
Z aU*r, JUin °blCn,ion de la rente «validité en même temps
r: . ‘ . e,n CtaS daT < e traval aux mines’ auomenlaLon des salaires et nouvelle
eglementalion du temps de travail de nos cantonniers (défendus par lüoeblé voir Journal officiel dü 23. XL 28, 26, 27, 28 XL 28, 5 X11. 28, 21, XL M Z)’
Pour les employés de chemins de fer et les fonctionnaires.
droiMvndTcT rindrféide 1,llillguisme’ droits acff”is des fonctionnaires et cheminots, droit syndical pour les fonctionnaires* augmenter les droits des employés privés et perfectionner les assurances pour employés privés.
Politique économique.
Etendre le réseau d'AU.c.-Lorraine, le» roules loul particulièrement le» voie» d. eraude communication el le» can.ur, Développement di 00mmerce tSJgT
ÎIT^XÎ' 18 ré*°” rrortiè™' — * *>*• —
ïmpûts .
Diminution rie l'impôt de succession, foncier, sur les salaires et professions et suppression de ce dernier en cas der chômage annuel supérieur à treri te jours, Facilités de payement pour tous les contribuables atteints par la crise économique, pas de nouvelles impositions pour ceux gagnant moins de 20.000 francs par an. Pas d'augmentation de tarifs pour les chemins de fer, autobus, benzine, réduction du budget de la guerre pour couvrir le déficit. Nouvelle imposition pour ceux gagnant 200,000 francs Pan. Discuter de nouveau la réforme des impôts, le rapport Nommé ne nous donnant pas entière satisfaction.
Pour r agriculture.
Développer les chambres d’agriculture, les droits des syndicats et sociétés coopératives agricoles. Réforme des écoles d’agriculture et de perfectionnement. Réforme de la chasse et de la pèche, accorder de longs crédits au Laux de 2 0/0 au maximum, réduction des tarifs de chemin de fer pour les cultivateurs. Prise en considération par T Etat des produits agricoles régionaux (alimenter les garnisons) de la part des grosses industries (coopératives)* Terminer 1 électrification des campagnes^ introduction dgs lois sociales dans l'agriculture»
Pour les artisans ..et ..profession* Uhénales.
Réforme de l'apprentissage, développer les écoles de perfectionnement, aider les artisans et les professions libérales, améliorer la loi Loucheur pour la construction des habitations à bon marché.
Electeurs et Concitoyens !
Natif Bu canton de Forbach, me consacrant entièrement aux devoirs attachés rau m an dat législatif, convaincu d'avoir dans la dernière législature défendu avec succès les intérêts de toutes les classes laborieuses, je me représente devant vous au 1er mai pour solliciter votre suffrage, étant le candidat de concentration de boutes des classes travailleuses populaires*
Victor DOEBhÉ Député sortant.
Candidat indépendant des classes laborieuses*
lr4 circonscription de METZ.
JJ. MO N CELLE, républicain de gauche.
Elu au deuxième tour de scrutin. ~ 10.139 voix.
À r extérieur :
Une politique de paix, sauvegardant les droits acquis à la France par sa victoire et par les traités ;
Une politique de sécurité qui, sans arrière-pensée agressive à J egard d'aucun Etat, préservera notre pays de Loute nouvelle guerre ;
Une politique de collaboration internationale, tant au sein de la Société des Nations que par la conclusion de pacLes politiques et de traités commerciaux*
A l'intérieur : \
Une politique de réformes sociales, de réconciliation et de paix entre les classes, réprimant les abus de toutes sortes, aidant les plus faibles par le développement de la législation sur l'hygiène et les assurances sociales, de celles en faveur des familles nombreuses et des habitations à bon marché ;
Une politique de paix religieuse, basée sur la suppression de toute loi d'exception en France et sur le respecL effectif et intégral de nos institutions religieuses et scolaires.
Une politique fiscale, tendant à reviser la répartition des charges entre l’Etat, les départements et les communes, en vue d’alléger les budgets locaux et de faciliter ainsi l'unification législative dans ce domaine ; à assurer une gestion très prudente des finances publiques permettant de poursuivre l'amélioration de notre fiscalité;
Une politique économique, développant les institutions de crédit et de coopération enrayant le chômage par le perfectionnement de F équipement national dans le sens des projets déposés et partiellement votés au cours de la dernière. législature ;
Une politique de réformes administratives, poursuivant la simplification des méthodes et une décentralisation sérieuse et permettant, sous le contrôle de l'Etat, la mise en œuvre des initiatives et ressources locales.
Pour noire département :
Défense de tous les intérêts moraux et matériels du département de la Moselle :
Dans les régions où la langue française n'est pas actuellement la langue usuelle, Fadap; tation et Fassouplissement des programmes scolaires, conformément a la motion adoptée par l'assemblée générale du parti le 30 mai 1927 et aux différents vœux émis par le Conseil général de la Moselle ;
La réfection accélérée de nos routes jusque dans les plus petites communes, notamment aussi dans la région des travaux de fortifications ;
Protection plus efficace de la main-d’œuvre locale, réserve faite des besoins spéciaux à F agriculture.
Édouard MO N CELLE Député sortant.
Vice-Président de Chambre* Candidat républicain national*
2e circonscription de METZ.
M. SÉROT, U* R. D,
Elu au premier toor de scrutin. — 9.921 voix.
A l’extérieur :
Une politique de paix, sauvegardant les droits acquis à la France par sa victoire et par les traités ;
Une politique de sécurité qui, sans arrière-pensée agressive à l’égard d’aucun Etat, préservera notre pays de toute nouvelle guerre ;
Une politique de collaboration internationale, tant au sein de la Société des Nations que par la conclusion de pactes politiques et de traités commerciaux.
À l’intérieur :
Une politique de réformes sociales, de réconciliation et de paix entre les classes, réprimant les abus de toutes sortes, aidant les plus faibles parle développement de la législation sur l’hygiène et les assurances sociales, de celles en faveur des familles nombreuses et des habitations à bon marché ;
Une politique de paix religieuse, basée sur la suppression de toute loi d’exception en France et sur le respect effectif et intégral de nos institutions religieuses et scolaires ;
Une politique fiscale, tendant à re viser la répartition des charges entre l’Etat, les départements et les communes en vue d’alléger les budgets locaux et de faciliter ainsi Tunifi cation législative dans ce domaine ; à assurer une gestion très prudente des finances publiques, permettant de poursuivre T amélioration de notre fiscalité ;
Une politique économique, développant les institutions de crédit et de coopération, enrayant le chômage par le perfectionnement de l’équipement national dans le sens des projets déposés et partiellement votés au cours de la dernière législature ;
Une politique de réformes administratives, poursuivant la simplification des méthodes et une décentralisation sérieuse, et permettant, sous le contrôle de l’Etat, la mise en œuvre des initiatives et des ressources locales.
Pour notre département :
Défense de tous les intérêts moraux et matériels du département de la Moselle ;
Dans les régions où la langue française n’est pas actuellement la langue usuelle, l’adaptation et l’assouplissement des programmes scolaires, conformément à la motion adoptée par l'assemblée générale du parti le 30 mai 1927, et aux différents vœux émis par le Conseil général de la Moselle ;
La réfection accélérée de nos routes jusque dans les plus petites communes, notamment aussi dans la région des travaux de fortifications ;
Protection plus efficace delà mai m d’œuvre locale, réserve faite des besoins spéciaux à lagriculture.
Rorert SÉROT Député sortant
Ancien Sous-Secrétaire d’Etat à T Agriculture.
Gir conscription de SARREBOURG.
M. PETEE, républicain de gauche.
Élu au premier tour de scrutin, — 10.249 voix.
Électeurs et chers Concitoyens !
Je vous convie, chers amis, à vous unir de nouveau comme en 1928 pour faire triompher mon programme qui est le vôtre, et pour permettre J a continuation de l'œuvre commencée.
Voici mon programme ;
Po litiq u e ex ter ie u re *
Je soutiendrai une politique orientée vers la paix et Ten tente entre les peuples, basée sur le respect réciproque des souverainetés nationales.
- — Encouragement des aspirations de la Société des Nations*
— Respect des traités,
— Désarmement sans exclure les précautions indispensables à notre sécurité.
Politique intérieure.
Je défendrai une politique de Tordre et du progrès social. Je demanderai , dans un commun accord avec mes collègues, une décentralisation raisonnable et la simplification du rouage administratif, pour arriver k un régionalisme sérieux étendu à T ensemble du pays, qui seul peut sauvegarder les besoins particuliers de chaque région*
Pour noire région*
Je revendique le respect des droits acquis et des avantages résultant de la situation particulière des trois départements* Le maintien du statut religieux et des écoles confessionnelles*
Pour la région de langue allemande : renseignement de T allemand dès la première année dans les écoles primaires, le bilinguisme devant les tribunaux et la publication dans les deux langues de toutes les communications des administrations* Suppression ou au moins révision de 1a convention de 1921 sur les chemins de fer*
Mon point de vue financier*
Révision et allégement progressif des impôts; répartition des impôts d'une façon équitable. Dégrèvement d'impôt des classes laborieuses, des familles nombreuses, des victimes de la guerre, des invalides du travail et des petits rentiers frappés par la situation d’après
guerre ; défense de l’épargne. Modification de la taxe sur le chiffre d'affaires; répression énergique de la spéculation ; une saine politique financière.
Mon point de vue économique.
Le développement du crédit à l’agriculture, au commerce et en particulier au commerce d’exportation. Protection de la petite entreprise agricole ; perfectionnement de l'outillage agricole et l’amélioration du rendement du sol. Protection des bouilleurs de crus. Maintien des droits aflouagers. Perfectionnement de l’enseignement technique et professionnel. Organisation moderne de la circulation et des transports. ( jonstruction de bonnes routes. Diminution des tarifs ferroviaires. Répartition plus équitable des crédits votés pour les calamités publiques*
Mon poïné de vue social.
Juste et avantageüse collaboration de toutes les classes et de tons les milieux sociaux. Extension de la législation sociale. Subvention en cas de chômage.. Réduction delà maind'œuvre étrangère. Extension des lois de protection du travail. Repos dominical. Subventions aux familles nombreuses et protection de la famille.
Lutte contre les maladies contagieuses (tuberculose, etc.); Marges crédits pour l'hygiène, logements sains et la prévoyance sociale.. Lutte contre 1 exode ruraL Défense des revendications des victimes de la guerre, des invalides d avant guerre et du travail*
Défense- des intérêts des employés et ouvriers et amélioration de la situation faite aux retraités*
Mes chers Concitoyens*
Telles sont les grandes lignes du programme auquel, comme en 1928, je suis attaché* Mon programme vous garantit le respect de vos convictions qui sont aussi les miennes* Mon passé est pour vous le plus sûr garant de ce que je pourrai faire dans l'avenir. Je demeure persuadé que vous voudrez, cette fois encore, m’accorder cette majorité qui donne à l’élu l’autorité nécessaire pour défendre, comme il convient, les grands intérêts qui lui sont confiés.
Tons aux urnes Le dimanche 1er mai.
Pas d’atoatentionsL
Faisons l’union contre l’adversaire commun : le communisme*
Émile PETER
Député sortant.*
Coû^eiller général de la Moselle*
Circonscription de SARREGUEMINES.
M. NOMINÉ, U. R. D.
Elu au premier lour de scrutin. — il. 267 voix.
Electeurs,
Fort de la confiance unanime des 312 délégués communaux de l’Union républicaine démocratique de la circonscription, réunis en assemblée générale, le Député sortant soussigné vient vous demander de lui assurer, dès le premier tour, une majorité écrasante contre le communisme.
le programme communiste représente toutes les idées dissolvantes et subversives du marxisme et tend ouvertement i
■ à 1 anéantissement de ]a famille, de la démocratie et des religions ;
— à la séparation complète des trois départements recouvrés de la France j à ] expropriation totale de la propriété privée en faveur de FEtat soviétique ; à la suppression de la liberté individuelle et au travail forcé j en un mot a la Révolution avec toutes ses conséquences et a une dictature semblable à celle que nous voyons sî établir en Russie, d’où vient directement le candidal communiste après avoir passé par l’école Lénine à Moscou 1
La conception du Député sortant est exactement opposée et son activité pendant la 14e législature en lait foi, aussi bien que Y accomplissement de son mandat, trois fois renouvelé, de maire de la ville de Sarreguemines et celui récemment et brillamment renouvelé au Conseil général.
Il a rendu compte de ses travaux dans toutes les communes aux applaudissements de ses électeurs.
Fidèle au programme de son parti, il tient à affirmer sa solidarité dans les questions de politique générale et départementale avec ses collègues, les Députés sortants, MM/ Schuman, Sérot, Moncelle et WolfF.
Comme par la passé il revendiquera avec eux.
À l’extérieur :
L ne politique de paix, sauvegardant les droits acquis à la France par sa victoire et par les traités;
Une politique de sécurité, qui sans arrière-pensée agressive à l’égard d’aucun Etat, préservera notre pays de toute nouvelle guerre ■
Une politique de collaboration internationale, tant au sein de la Société des Nations que par la conclusion de pactes politiques et de traités commerciaux,
À rintérieur :
Une politique de réformes sociales, de réconciliation et de paix entre les classes, réprimant les abus de toutes, aidant les plus faibles par le développement de la législation sur 1 hygiène et les assurances sociales, de celles en faveur des familles nombreuses et deâ habitations à bon marché ;
Une politique de paix religieuse, basée sur la suppression de toute loi d'exception en France et sur le respect effectif et intégral de nos institutions religieuses et scolaires ;
Une politique fiscale, tendant à reviser la répartition des charges entre l’Etat, les départements et les communes en vue d’alléger les budgets locaux et de faciliter ainsi l’unification législative ; à assurer une gestion très prudente des finances publiques permettant, de poursuivre l'amélioration de notre fiscalité;.
Une politique agricole* tendant à protéger et régénérer la branche la plus importante de la production nationale de façon efficace et continue ;
Une politique économique, développant les institutions de crédit et de coopération, enrayant le chômage par le perfectionnement de l'équipement national dans le sens des projets déposés et partiellement votés au cours de la dernière législature ;
Une politique de réformes administratives, poursuivant la simplification des méthodes et une décentralisation sérieuse et permettant, sous le contrôle de l’Etat, la mise en œuvre des initiatives et ressources régionales et locales.
Défense de tous les intérêts moraux et matériels du département et notamment de ceux de notre arrondissement et des villes de Bitche et Sarreguemines.
Dans les régions ou la langue française n'est pas actuellement la langue usuelle, l'adaptation et l'assouplissement des programmes scolaires, conformément à la motion adoptée par l'assemblée générale du parti le 30 mai 1927 et aux différents vœux émis par le Conseil général de la Moselle sur la proposition du conseiller général, M. Henri Nominé, Député sortant.
La réfection accélérée de nos routes jusque dans les plus petites communes, notamment aussi dans la région des travaux de fortifications ;
Protection plus efficace de la main-d’œuvre locale.
Sauvegarde des intérêts lorrains lors du changement dans la situation politique de la Sarre.
Nous aspirons simplement à être plus heureux dans une France plus heureuse, à vivre en paix et à travailler dans un monde, où la collaboration internationale est de plus en plus affranchie des entraves que lui créent la méfiance et les égoïsmes nationaux. Les différends entre nations doivent être réglés par une procédure pacifique : arbitrage obligatoire, recours au Conseil de 3a Société des Nations ou à la Cour de justice internationale de la Haye.
Ainsi sera réalisée la condition préalable qui, avec la sécurité indispensable, permettra de réduire les armements au plus strict minimum.
C’est notre politique d’hier, ce sera notre politique de demain l La majorité de mes compatriotes et concitoyens certainement la soutiendra.
Electeurs,
Soyez aussi nombreux que possible le l*r mai pour exercer votre devoir civique.
Pas d’abstentions qui favoriseront l’adversaire.
He*bï NOMINÉ
Député sortant.
Conseiller général.
Maire de la ville de Sarreguemines, Ancien combattant, blessé au feu.
Circonscription de THION VILLE (Est),
M * SGH HJ MA N f i;nd épe n d a n L Elu au premier tour de scrutin. — 10-068 voix.
Electeurs,
C’est la quatrième fois que ma candidature est présentée à vos suffrages. Je suis avec mon collègue et ami Sérot le seul candidat de la Moselle ayant depuis plus de douze ans représenté et défendu à la Chambre française les intérêts de la Moselle et plus spécialement ceux de notre arrondissement.
\ ous avez pu suivre dans les journaux le travail accompli durant la dernière législature, et la centaine de réunions électorales, dans lesquelles je me suis personnellement présenté, a permis à ia plupart d'entre vous d’apprendre tous les détails désirables.
Je puis affirmer qu’aucun texte n’a été voté concernant vos intérêts particuliers, sans que j y aie participé soit comme auteur de nombreuses propositions de loi, soit comme rapporteur, soit comme président de la Commission d’Alsace et de Lorraine, soit en ma qualité dé membre de l'importante Commission des finances, dans laquelle je siège depuis le début d'c £930, comme unique représentant des départements désannexés.
Le rôle qu’il mTa été ainsi permis de jouer au Parlement, vous est la meilleure preuve de l'a confiance que m’ont témoignée mes collègues des différents partis et de toutes les régions de France. J’ai, en effet, donné la préférence aux solutions de conciliation et écarté tout ce qui divise inutilement. Cette politique apaisante et réalisatrice, je l’ai pratiquée de même dans ma circonscription.
Elle a été comprise par vous, puisqu’aucune candidature dissidente ne m’a été opposée. Le résul tat du scrutin du ior mai ratifiera définitivement mon attitude.
\ eus trouverez, ci-après, commenté et complété, le programme commun des candidats affiliés à mon- parti et sou tenus par lui.
Politique extérieure,
Xous sommes partisans d une' politique de paix qui aura à sauvegarder les droits- acquis à Ta France par sa victoire et par Mes traités ;
D une politique de sécurité qui, sans a mère- pensée agressive à l'egard d1’ aucun1 Etat, préservera notre pays de toute nouvelle guerre ;
D une politique de collaboration internationale, tant au sein de la Société d*ès Nations que par la conclusion de pactes politiques et de traités commerciaux.
J ai fidèlement soutenu, depuis 1920, la politique de M. Briand qui a été et restera celle de MM. Tardieu et Laval. J’ai voté les crédits nécessaires aux. travaux de protection le long de nos irontières, comme je m’associerai à toute, masure de désarmement général, si elle est accompagnée des garanties internationales indispensables.
Politique scolaire et religieuse ,
Nous continuerons h poursuivre une politique de paix religieuse, basée sur la suppression de toute loi d exception en France et sur le respect effectif et intégral de nos institutions religieuses et scolaires.
No 2145
Nous demandons dans la région où la langue française n’est pas actuellement la langue usuelle l’adaptation et l'assouplissement des programmes scolaires, conformément à la motion adoptée par l’assemblée générale du parti le 30 mai 1927 eL aux différents veeux émis par le Conseil général de la Moselle. Je suis d’avis que renseignement de l’allemand à l’école primaire devrait se faire dès la première année, conformément aux méthodes préconisées par le personnel enseignant et pratiqués avec succès dans d’autres pays.
Grrce à mes interventions personnelles, le crédit exceptionnel prévu dans le plan d’outillage national^ au titre de subventions aux constructions scolaires dans les trois départements recouvrés, a été porté de 10 h 31 millions,
La région thionvilkùse a obtenu a elle seule les deux tiers du crédit réservé à ïa Moselle. Le lycée de Thionville, doté du statut français parla loi du 14 mai 1930, ainsi que les écoles primaires de cette ville et de sa banlieue en profiteront largement. Cet effort sera îi continuer dans d’autres communes, où les locaux sont insuffisants.
Enfin, la ville de Sierk a vu renaître son collège supprimé après 1870,
Politique sociale.
Notre politique est une politique de réformes sociales, de réconciliation et de paix entre les classes, réprimant les abus de touLes sortes, aidant les plus faibles par le développement de la législation sur T hygiène et les assurances sociales, de celles en faveur des familles nombreuses et des habitations à bon marché.
Le budget social de l'Etat a passé en " quatre ans, de 958 à 2.600 millions. La loi Loucheur a permis de construire à bon compte 160.000 logemenis ; 100.000 autres sont en voie d’être achevés. La révision des rentes-accidents anciennes et du taux actuel de cette assurance, l’augmentation du subside de l’Etat aux rentes invalidité et vieillesse, la réforme des caisses minières devront être poursuivies. Des résultats appréciables sont déjà obtenus ; âge de la retraite fixé à 60 ans au lieu de 65 ; subside de l’Etat porté de 50 marks à 500 francs ; subvention annuelle à nos caisses minières (13 millions) et aux corporations agricoles (4,5 millions), etc.
Nous avons voté la retraite du combattant (coût J. 140 millions en 1932) et de fortes majorations de pensions de guerre (760 millions par an depuis 1928,). Noue demandons une indemnité en faveur des prisonniers de guerre lésés par suite de leur captivité.
P o lit iq u e èco n omi que .
Une politique économique, développant les institutions de crédit et de coopération, enrayant le chômage par le perfectionnement de Y équipement national dans le sens des projets déposés et partiellement votés au cours de la dernière législature : tel est notre programme d’avenir.
Le classement de certaines routes, actuellement à la charge des communes ; la remise en état des rouies détériorées par les travaux de fortification ; l'exécution, avec l’aide de l’Etat, des projets de voirie, d’électrification, d’adduction d’eau ; la protection de notre production agricole, industrielle et forestière contre la concurrence malsaine de l’étranger ; la répression des abus dans Inoccupation de la main-d’œuvre étrangère, avec un meilleur aménagement des secours aux chômeurs totaux ou partiels — voilà une série de réformes auxquelles je m’emploierai particulièrement.
Je voterai le projet rétablissant la liberté de la distillerie pour les bouilleurs de cru. La mise en œuvre de la récente loi sur l’assurance- grêle et les calamités agricoles, l’achèvement du canal de la Moselle, les accords nous réservant le marché sarrois seront au premier rang de mes préoccupations.
Le déficit des chemins de fer rend urgente une réforme complète des méthodes d’exploitation et la suppression de la convention de 192 L
Po litiq ne ad ni in is ira t ive ..
Nous voulons une politique de réformes administratives, poursuivant la simplification des méthodes, une décentralisation sérieuse et permettant, sous ie contrôle de l'Etat la mise en œuvre des initiatives et ressources locales.
J'ai obtenu le rétablissement du tribunal de Thionviüe qui reste à doter d’une chambre commerciale et de locaux plus appropriés.
Je m'opposerai à la suppression de l'indemnité spéciale de 16 0/0 allouée aux fonctionnaires des deux cadres ainsi qu'à la lésion de tout droit acquis lors de la révision des limites d'àgc. Je m’efforcerai de faire aboutir mes propositions relatives à la loi Dessein (fonctionnaires anciens combattants), à l’indemnité pour services pénibles des douaniers, au reclassement du personnel des chemins de fer et à la suppression de la retenue de 3 0/0, au cumul des rentes- accident avec le traitement, etc.
Politique fiscale.
Nous pratiquerons une politique fiscale tendant à reviser La répartition des charges entre l'Etat, les départements elles communes en vue d'alléger les budgets locaux et de faciliter ainsi 1 unification législative dans ce domaine ; à assurer une gestion très prudente des finances publiques permettant de poursuivre l’amélioration de notre fiscalité.
La dernière législature a apporté, malgré le vote des réformes indiquées ci-dessus, un dégrèvement pour l'ensemble des contribuables d'un total annuel de 6 milliards et demi et amorti notre dette de 13 milliards.
Electeurs,
Tel est le bilan de notre activité ; tel est mon programme. Vous les approuverez sans doute en grande majorité.
Mais, ce qui devra avant tout déterminer votre attitude, c'est le front unique contre le communisme antinational, contre les agents delà guerre civile et de la révolution 3
Robert SCHUMAN
Député sortant.
Circonscription de THIONVILLE (Ouest).
M, HERON, socialiste communiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 8.446 voix
Travailleurs des usines et des champs,
C om m e rç a n ts , A r tisans.
En votant pour le candidat du « bloc ouvrier et paysan », vous approuverez et manifesterez pour notre programme d'action :
Contre toute diminution des salaires et traitements et pour le rétablissement des salaires de 1930 et les traitements basés sur les minima établis par la Commission Hébrard de Villeneuve et le coût réel de la vie ;
Pour l'introduction de la loi « Dessein » ;
Pour la journée de sept heures et la semaine de quarante heures avec égalité de salaire ;
Pour des congés payés ;
Pour des indemnités aux chômeurs partiels et complets, égales aux salaires de base de leur catégorie ;
Pour l'assura nce-chômage aux frais des patrons et de l'Etat;
Pour les revendications des accidentés et pensionnés du travail ;
Pour l’aide aux familles nombreuses ;
Pour mi moratoire des loyers aux chômeurs et propriétaires de maisons « Loucbeur » et contre les expulsions das chômeurs et pensionnés, des logements des usines et des mines ;
Pour une véritable réforme fiscale ;
Pour la suppression dn concordat;
Pour Je bilinguisme ;
Pour l’annulation de toutes les dettes de guerre;
Pour des indemnités aux paysans expropriés et subissant des dommages pour les travaux des fortifications ;
Pour les revendications des anciens prisonniers et anciens combattants et victimes de la guerre ;
Contre la dilapidation d'environ 12 milliards aux banquiers, aux industriels et aux pays vassaux de la France ;
Pour une véritable politique d'aide financière aux travailleurs, paysans et classes moyennes, sous le contrôle de leurs organisations professionnelles ;
Pour le maintien de la paix et la lutte contre la guerre en Chine et contre les provocations guerrières contre PUnion soviétique;
Pour le Gouvernement ouvrier et paysan en France.
Ce programme a été défendu avec vigueur par les 11 membres de la fraction conimu-
nîste au Parlement. Ce sont les partis gouvernementaux qui l'ont combattu et gaspillé les milliards qui auraient contribué à sa réalisation.
C’est pourquoi vous donnerez vos voix au candidat du « Bloc ouvrier et paysan
Emile BÉRON Hé pu té sortant.
f*e Comité électoral du bloc ouvrier et paysan de Thionville-Ouest.
Mes chers Concitoyens,
Je me présente à vos suffrages, avec la seule ambition de vous apporter un dévouement ardent et sincère, au service des idées d’ordre et de bon sens, contre les forces dissolvantes d'une démagogie qui mène le pays au chaos et à la ruine.
Il faut que la nation souveraine, appelée à reviser son choix sur les hommes, s'apprête, avec une gravité particulière, à fixer son choix sur les doctrines ; iî faut qu’elle décide en toute clarté, entre ceux que de viles ambitions personnelles ou de généreuses utopies sociales entraînent vers des solutions révolutionnaires, et ceux qui gardent la foi dans l'efficacité bienfaisante des vieilles institutions républicaines.
Une crise mondiale sans précédent a engendré de légitimes mécontentements, qui usent la confiance et conduisent les esprits vers l’espoir de solutions nouvelles.
Mais je suis de ceux qui pensent que îa gravité de la situation se dénouera bien moin3 dans des innovations dangereuses que par un effort de redressement accompli dans le cadre du régime actuel.
Pas de réaction anti-républicaine, pas de réaction collectiviste..,, mais un bloc solide de tous les hommes de bonne volonté, lassés des vaines querelles politiques, soucieux de se libérer des vieilles consignes et des vieux préjugés de parti qui entravent la liberté du jugement et anéantissent la conscience individuelle.
Un bloc de citoyens animés du désir sincère de faire la concentration de toutes les forces vives de la nation républicaine T pour travailler consciencieusement et honnêtement au progrès et à la justice sociale, à la pacification des esprits et des peuples.
Politique extérieure .
L’immense majorité des Français est sincèrement attachée à l'idée de paix et bien décidée à travailler à sa réalisation.
Ï1 esL nécessaire de combattre avec passion les polémiques outraucières qui tendent Jà troubler artificiellement l'union de tous les Français de bon sens devant le grave problème du désarmement
Il fauL désarmer le plus rapidement possible, mais en corrélation avec les garanties internationales de sécurité, La sécurité doit croître à mesure que l’armement décroît.
La L rance a le devoir de se défendre, et de défendre du même coup ce qui reste de civilisation et de liberté dans le monde.
Tels sont les principes généraux qui m'inspirent, ceux qui ont dicté le manifeste des anciens combattants, ceux qui ont animé la politique suivie depuis .de longues années par les Briand, Poincaré, Tardieu, ceux qui viennent d’être affirmés à nouveau par M. Paul- Boncour, délégué de la France à la Conférence aie Genève.
Politique intérieure .
Assurer, dans la paix sociale, la sauvegarde de tous les citoyens, en travaillant à Lamé- Jioration constante des institutions républicaines.
Réagir vigoureusement contre le relâchement des mœurs électorales et politiques stimuler la conscience civique. * *
Réformer les méthodes dn travail parlementaire, en exigeanL des représentants une action plus efficace par une discipline sévère les obligeant à une noL.on plus exacte de la ( ignite de leur charge et de la gravité de leurs .responsabilités (.notamment réforme du
vote, obligation de [présence, etc., réduction du nombre des députés par la péréquation des circonscriptions)*
Instituer un vaste débat sur la réforme électorale, afin de rechercher, en dehors de toute préoccupation personnelle, un meilleur aménagement de la représentation nationale notamment par le vote des femmes.
Organiser une liaison plus efficace entre les pouvoirs publics, les chambres professionnelles et les organisations syndicales, sans altérer l'indépendance ni la force de l’Etat ‘démaarütique.
Poursuivre la réorganisation des services administratifs et des grands organismes de I Etat, pour en obtenir un meilleur rendement ; assurer î’i «dépendance de l’administration .communale ^départementale, bous de contrôle de l’Etat.
iJans le domaine judiciaire :
L ndimnmtrjitian judioiaine doit être 'réformée -pour assurer aux citoyens plus de garantie, d indépendance, et une justice prompte et moins coûteuse.
ILfaut entreprendre sans retard l’important travail de -codification des fois éparses.
Dans le domaine de renseignement :
mJSZSÏZZÏÏ? *™"ds r™»P» * l'obl'8«ion * 'I.
Respecter la liberté de l'enseignement, élément essentiel de Üa liberté que le droit .commun reconnaît ra Laos les français ; reconnaître l’égalité de toutes les familles devant les subsides .accordés jpar i Etat,
Assurer à tousdes .citoyens de toutes classes, et de toutes religions, et de toutes conditions la possibilité d accéder aux diplômes les plus élevés et d’atteindre le même degré struction e d educaLion : cette égalité, essence même de notre démocratie, qui s'impose ^ ous es républicains sincères, dod être réalisée, sans recourir au monopole de l’enseigne- 3 lberté 13 plUS SaCrée' Cdle du fo^er fan»lial> ne doit être atteinte
■par 1 etatisme.
Politique sociale.
Le régime actuel a déjà prouvé qu'il pouvaiL réaliser le progrès social ; il faut le continuer avec ardeur et sincérité sans recourir à de vaines conceptions égalitaires ; le sens social est dans le coeur, en dehors de toute doctrine politique, ou il n’est pas»
Je veux défendre les petits et les humbles contre les plus forts, à la condition que les uns et les autres aient loyalement conscience de leurs droits et de leurs obligations réciproques.
Amélioration du bien-être social par des solutions trouvées dans une généreuse collaboration du capital, de l’intelligence et du travail ; lutte contre le chômage, par la mise en muvre de travaux nationaux ou régionaux, par la limitation de la main-d’œuvre étrangère • lutte contre les misères créées par la vieillesse et la maladie, en développant sans .relâche les œuvres et les lois d assistance, les œuvres de mutualité.
Reformer la loi sur les assurances sociales, par un aménagement plus simple et plus efficace, notamment en cc qui concerne ies assurés agricoles.
En résumé, travailler avec conscience pour que tous, agriculteurs, commerçants, intel-
ectuels, employés, ouvriers, puissent vivre et prospérer par leur travail honnête, et accéder à la propriété.
Politique économique et financière*
L économie mondiale obéit à des lois naturèlles, qu’il est vain de chercher à modilier. ' e uPParalL Plus que jamais conditionnée par l'interdépendance des peuples. Les mesures protectionnistes prises récemment dans tous les pays pour parer aux conséquences d’une crise sans precedent doivent être considérées comme des remèdes provisoires : il faut étudier profondément les mesures nécessaires, pour rétablir l’équilibre d’une économie qui doit e re « dirigée » dans une parfaite collaboration entre tous les peuples.
En matière financière :
Exiger la sincérité financière absolue et r équilibre rigoureux du budget.
Comprimer les dépenses par la réorganisation profonde des services publics, civils et militaires.
Réserver l’emprunt au développement de l’outillage national. baneair°L<^er ^ ^ar^ne Par 1111 contrôle permanent et efficace exercé par l’Etat sur le système
Ma.nlum le principe de légalité de tous devant l’impôt, et exiger l’application résolue loyale de 1 impôt sur le revenu ; poursuivre sans relâche la fraude fiscale.
endre à la diminution progressive des impôts indirects et de consommation, simplifier et réformer le système fiscal.
Politiq u e ng rie o ie ,
Mamtemr, quanta présent, les mesures douanières qui protègent l’agriculture française n re es importations étrangères. A la faveurde cette protection, travailler à l’amélioration oes prix de revient des produits agricoles.
. i ' me^eüre organisation de la production, développement de la science
' e“S-gn#ent a@nuoIe (instituteurs ruraux), amélioration des crédits agricoles et des
ealam!iVVe!!r !nSjle resPect des droi!s des petits commerçants; assurances contre les es, re on e du système iiscal qui charge abusivement les exploitations agricoles,
Cûn f . C Pouv°ir fies Chambres d agriculture, qui doivent se trouver en liaison constante avec les pouvoirs publics.
Permettre l'accession des travailleurs agricoles à la petite propriété, par le jeu toujours amélioré des crédits et des prêts agricoles.
En résumé, travailler avec ardeur pour donner aux agriculteurs de France la place et le rôle qu'ils doivent tenir dans la nation.
Politique coloniale.
Mettre nos colonies en valeur, en faisant loyalement appel à la collaboration des indigènes, dans un souci de progrès civilisateur et humanitaire.
Politique régionale.
Vieil ami du Morvan, où j’ai passé les belles heures de mon existence, j’ai souvent regretté que, par la faute des luttes politiques acharnées et stériles, notre région se modernise lentement. Î1 faut que Iss esprits s'apaisent et que toutes les bonnes volontés s'unissent pour concourir à l'amélioration régionale, hors de toute préoccupation politique.
Contact permanent avec les élus des cantons, des communes et les électeurs. Création d'une permanence où les électeurs pourront, à tout moment, être en liaison avec leur représentant et connaître toutes les dispositions législatives qui les intéressent.
Modernisation du Haut -Morvan, — Création d’écoles dans les hameaux. Electrification complète des campagnes. Création de lignes et de cabines téléphoniques. Multiplication des autobus» Amélioration des transports ferroviaires*
Activer les grands travaux dont notre région est appelée à bénéficier*
Organiser le tourisme* Encouragement aux sociétés morvandelles locales et parisiennes. Classification de nos monuments par les Beaux-Arts.
Paire du Morvan, la montagne la plus centrale de France, une Suisse à proximité de Paris,
Citoyens,
Vous me connaissez, vous m'avez entendu, vous m’avez vu parmi vous* vous savez quelle est ma sincérité, quel dévouement je veux apporter à défendre vos intérêts et ceux de notre Morvan ; vous savez que! est mon attachement aux institutions républicaines, laïques, démocratiques et sociales.
11 faut choisir :
D'une part, la tyrannie collectiviste ou l'hypocrite démagogie du parti S. F. 1. O.
D’autre part, les idées saines et claires au service de la concorde et de la collaboration sociale, pour réaliser le progrès dans la liberté et la paix.
De la fermeté, de l’honnêteté, de l'action !
Vive la République !
Vive l'arrondissement de Château -Ghinon !
Félix AULOIS Avocat à la Cour d*&ppel de Paris* Officier de la Légion d* honneur.
Croix de guerre*
Circonscription de CLAMECY.
M. de N A DA ILLAC* républicain de gauche. Elu au deuxième tour de scrutin. — 6/233 voix.
Mes chers Concitoyens,
Tout & est pas à louer dans l’œuvre de la législature qui s’achève* La démagogie, 1 esprit de surenchère, les mauvaises méthodes de travail Tout empêchée trop souvent de réaliser ses intentions, qui étaient bonnes*
Néanmoins, elle a stabilisé notre monnaie, et lui a assuré une fixité remarquable. Elle u fait 21 milliards d'économies consacrées à l'extinction de nos dettes de guerre, et réduit de 40 milliards le volume des bons de la Défense nationale* Elle a, en toutes matières, amorcé l’installation de l'esprit de paix et préparé le retour à un état de choses stable et acceptable pour tous.
Elle s achève sous le signe d une crise dont elle n'est à aucun degré responsable, que les gouvernements ont fart leur possible pour atténuer, et qui a certainement dépassé son maximum d'intensité*
II vous faut aujourd'hui élire une Chambre capable de résoudre les problèmes de demain, de restaurer F équilibre do budget et de préparer le nouvel élan qui jettera le pays en avant sitôt la crise liquidée*
Ce travail, seule peut le faire une majorité compacte, ouverte à tous les hommes de bonne volonté, républicains convaincus et sincères, également éloignés de toute tendance réactionnaire et de toute influence socialiste*
Je me présente à vos suffrages comme candidat d’une telle majorité, nçüemenf républicaine et nettement nationale.
La situation financière née de la crise appelle notre plus sérieuse attention. Il ne peut être remédié au déficit que par Eesprit d'économie, la réforme de nos méthodes comptables vieilles de soixante-dix ans, un contrôle moins rigide, une initiative plus grande laissée à nos fonctionnaires* Le nombre de ces derniers est infiniment trop considérable dans les administrations centrales; leur effectif devra être 1res fortement réduit, dans le domaine civil et militaire.
Let esprit d'épargne et de sacrifice est le plus impopulaire qui soit. Il s’imposera avant lout autre ù la prochaine législature. La Chambre ne s'y engagera avec autorité qu'en donnant I exemple, par la réduction de l'indemnité parlementaire et la diminution du nombre es ^Putés* j6 m engage formellement à appuyer toute proposition dirigée dans ce sens* p r Pays sortira facilement de la crise si ses forces productives ne sont pas écrasées par a lsca ma*s soutenues par une politique sage. A ce point de vue, agriculteurs et cornberçants peuvent compter sur moi*
Les petits commerçants sont défavorisés par le mode d'établissement de l'impôt sur les eue ic es industriels et commerciaux. Je demanderai pour eux un abattement à la base . 171 me P0ür les bénéfices agricoles, la déduction dans tous les cas du salaire de leur femme ra\ai ant avec eux* Progressivement et prudemment, transformation de la taxe sur le
chiffre d’affaires en taxe à la production. Inutile d’ajouter que je défendrai la liberté du commerce, comme toutes les libertés.
Les agriculteurs sont redevables de la stabilité des cours du blé au Ministère Tardieu, qui a le premier étranglé la spéculation et bridé les gros importateurs.
Tardieu a sauvé de l’effondrement les cours de la viande en résiliant les accords commerciaux désastreux de 1927 et en réduisant >le contingentement à un chiffre négligeable. Nous persévérerons dans cette voie, et maintiendrons la défense de la production agricole française.
Les bouilleurs de cru peuvent compter sur moi pour obtenir leur liberté. Le jour où leur sort sc discutera, ils savent à l'avance que je serai, moi, présent a la Chambre-
Je tiens à redire d'ailleurs, que, candidat agricole, je défends mieux que tout autre, sous cet Le étiquette, l’intérêt des commerçants de la région. Le commerce local vit exclusi veinent de l'agriculture et la prospérité des uns est étroitement liée a celle des autres.
Les ouvriers qui vivent de leur travail ont droit à la sollicitude des Pouvoirs publics, qui doivent les aider à se protéger contre la vieillesse et. la maladie, fléaux bien plus redoutables pour eux que pour ceux dont la vie est indépendante.
À ce point de vue, les assurances sociales sont une œuvre de justice- Mais la loi qui les a instituées, votée par la Chambre du cartel sous une forme absurde, et mai préparée sous la législature actuelle, a réalisé ce prodige d’être impopulaire dans tous les milieux: elle est a refaire complètement.
L/Ëtat n'a rien à gérer en matière d'assurances : la mutualité libre le fora bien plus économiquement et à la satisfaction de tous.
En matière scolaire, j'estime qu'il faut assurer à tous les enfants le maximum d instruction dont ils peuvent profiter dans la vie, en mettant cette instruction à la portée des moins fortunés. 11 doit être entendu que T orientation des enfants appartient aux familles : l’Etat sc bornera à financer, lorsque les parents n'en auront pas les moyens, l'éducation qu’ils veulent donner à leurs lils susceptibles de faire des études, en observant la plus stricte neutralité religieuse, et en s'abstenant de toute pression sur les consciences. En cette matière comme en bien d'autres, LEtat n'a pas de droits, mais seulement des devoirs.
La politique de paix par l'entente des peuples a été inaugurée à Loearno par Aristide Briand, avec l’approbation du President Poincaré ; elle a été poursuivie sous les différents gouvernements, elle parti dont je me réclame l'a toujours fidèlement approuvée. Elle est continuée aujourd’hui par le Président Tardieu, avec les méthodes un peu différentes qu’aurait approuvées Briand s’il eut survécu, et qu'impose l'attitude de 1 Allemagne depuis que nous avons quitté les bords du Rhin : méthodes où la fermeté n exclut pas le dé.ir d’entente.
Cette politique d'entente, dans le cadre d'une Société des Nations dotée d une force internationale, nous conduira au désarmement, au désarmement simultané, progressif et contrôlé, suivant une formule émanée d’un parti qui n’est pas le mien, mais que j adopte sans restriction aucune.
Telles sont, mes chers Concitoyens, les grandes lignes de la politique que j enten s suivre, si vous m'accordez votre confiance. Je la suivrai d accord avec les républicains toute nuance ; car je ne formule d’exclusive contre aucun parti, pas plus que je n a me s qu'un autre parti n'en prononce. Je a ai pour adversaire que le collectivisme, et ceux qm s’allient plus ou moins franchement avec lui; entre la politique socialiste ouverte ou camouflée, et celle que je défends, il vous faut aujourd’hui choisir : il n’est pas de moyen
terme. . .
Enfant du pays, fidèle a une région que j'aime et où je compte d'innombrables amWrje sais, que vous aimez demander à votre Député d etre souvent au milieu de ^ou^ et mettre à votre disposition pour vous rendre service.
Sur ce point, mon passé répond à l’avenir. Assez d’électeurs peuvent témoigner de mon
activité en leur faveur et de inefficacité de mes efforts : vous pouvez être assurés que je continuerai , comme parlementaire, ce que j'ai fait comme particulier.
Vive la République !
Vive P arrondissement de Glamecy I
Jean de NâDAILLÀG
Ancien élève de T Ecole polytechnique.
Licencié en droit.
Avocat au barreau de News.
Secrétaire de la Chambre d’agrï culture.
Candidat de l'Alliance démocratique.
Circonscription de COSNE.