Questions internationales
Règlement définitif des dettes interalliées en les liant au règlement général des dettes internationales nées de la guerre : moyen incomparable cle servir la paix et de réduire les obstacles qui s’opposent, encore au ra pprochement des peuples*
Continuation de la politique de Briand, avec persévérance, avec ténacité pour aboutir :
Au désarmement général, pr ogressif, simultané, contrôlé par la Société des Nations, avec mise à la disposition de la Sociét é des Nations d'une force internationale*
Interdiction totale de la fabrication et de l'exportation du matériel de guerre par l'industrie privée*
Suppression des ententes secrètes.
Respect des traités. Ceux-ci, lorsqu’ils ont été librement consentis, lorsqu'ils ont été ratifiés par les Assemblées législatives, ne doivent pas pouvoir être contestés à chaque instant.
Citoyens,
Les élus que vous allez choisir vont se trouver devant de lourdes responsabilités.
Jamais le monde n’a été en présence d'une situation sociale semblable à celle qui le bouleverse profondément.
Jamais il n’y eut pareille paralysie de l’homme par les torces animées, fécondées par lui : 16 millions de chômeurs, l'enlisement dans la surproduction.
Je viens de vous exposer mon programme de réalisations pratiques et immédiates.
J’ai la prétention d’être un honnête homme et d’être libre.
Eu ce qui me concerne, mon passé, ma gestion des affaires communales témoignent assez en faveur de mes convictions républicaines, de mes aspirations démocratiques et sociales pour qu’il soit besoin d’autres preuves de mon loyalisme.
Aller droit aux réalités, aux réalisations possibles, voilà mon but*
Pour réaliser cet idéal, je fais appel à tous ceux qui, au-dessus de leurs divergences d’appellation, ne veulent voir que l’intérêt général des travailleurs :
Travailleurs intellectuels, manuels, petits commerçants, petits industriels,
À tous les démocrates sincères,
A tous ceux qui rêvent d’une société plus juste, plus fraternelle, plus humaine.
M. DEUDOM Maire de Mauîieüge*
3e circonscription d’AVESNES.
M. LA COURT, radical-socialiste*
Elu au deuxième touf de scrutin* — 8,204 voix*
Mes chers Concitoyens,
II y a quatre ans, lors des élections législatives, vous m'avez honoré d'un nombre imposant de suffrages qui ma encouragé à me présenter aux élections cantonales suivantes, dans le canton ouest du Quesnoy; les électeurs de ce canton mont manifesté leur sympathie et leur confiance en m’envoyant siéger au Conseil général.
Vous trouverez d’autre part, le compte rendu sommaire de mon action à cette assemblée.
Vous êtes appelés, le mai, à élire votre représentant au Parlement; lier de famitié dont vous m’avez en toutes circonstances honoré, de nouveau je fais appel à vos suffrages*
Le candidat que vous devez choisir doit vous donner, en plus de ses qualités de bon administrateur, des garanties de son loyalisme républicain; il doit être un fervent démocrate, amoureux de toutes les libertés de développement dans Tordre, respectueux de celle des consciences, si nécessaires à la concorde des citoyens.
Depuis trois ans que vous m’avez vu à l’oeuvre à l’assemblée départementale, vous avez pu juger de mon activité au travail et de mon dévouement à la chose publique : j’ai conscience d’avoir répondu à vos aspirations et mérité l’honneur de vous représenter à la Chambre.
C’est au moment d’une élection que la politique de certains s’étale dans toute sa laideur : les murs sont les réceptables des plus audacieux mensonges, parfois même des pires injures, et les journaux s’en font l’écho, vous y verrez cette année des affiches nationales qui disent exactement le contraire de la vérité,
1 Votre vote peut être influencé, même insidieusement préparé par des campagnes mensongères *
Je vous mets en garde contre ces manœuvres et vous demande de n’écouter que la voix de voire conscience pour choisir le candidat qui répond le mieux à votre idéal, qui vous inspire le plus de confiance dans sa défense et qui vous donne le plus de garantie de sécurité politique,
A vous de dire si vous me jugez digne de votre choix en vous comptant en masse sur mon nom le 1er mai prochain*
À qui me dira : « confiance », je répondrai : a dévouement >k
Alfred LâCOURT
Les principes du parti radical
Les radicaux ont un idéal : la République fondée sur la liberté, T égalité et la fraternité humaines, et ils veulent la réaliser dans tons les domaines de la vie individuelle et sociale*
Les principes du parti radical ? Ledru-RolLn les a rappelés en 1847 : « Nous sommes le parti des hommes qui veulent faire entrer dans la réalité de la vie le grand symbole de la liberté, de I1 égalité et de la fraternité* » La lâche est grandiose et veut un effort infini. D aucuns diront que cette trilogie idéale républicaine, banalisée par un siècle et demi de
proclamations réitérées, est maintenant admise dans le domaine commun des partis. C’est mie erreur que de grandes et célèbres polémiques ont mise en évidence.
Pour les radicaux qui ne croient pas à une société future surgissant brusquement du monde immense comme une nouvelle Jérusalem de la catastrophe d’une révolution ou d’une conquête brusquée do pouvoir, îa montée vers la liberté, 1 égalité et la fraternité doit être incessante par la volonté éducative, par l'action ' politique et sociale des ciLoyens. La triple devise de l’idéal reste constamment présenle à l’esprit et au coeur des militants qui élaborent ]es programmes, des leaders, des hommes d’Etat etj des propagandistes qui les font entrer dans les institutions et dans les mœurs.
Le parti radical se doit d abord d’assurer d'assurer et de développer les libertés publiques.
Il doit améliorer sans cesse l'organisation administrative, ruiner la démocratie centrale routinière et instituer la vie et la liberté communales.
Le parti radical veut étendre aux campagnes des institutions dont jouissent les citadins en relevant la vie du paysan et des travailleurs agricoles : institutions de crédit, de prévoyance; et d’assurances sociales.
Il doit, au nom de Légalité sociale, répandre l'instruction, créer lecolë tôtàle et favoriser la liberté des vocations,
H doit préserver de la domination croissante des hauts spéculateurs les intérêts généraux du pays, la liberté et la fortune de tous, par une législation réprimant l-âgiolage, et faire rentrer dans le domaine de l'Etat les monopoles et les services publics suivant les exigences de la défense nationale et les intérêts de la production agricole et industrielle.
Les radicaux veulent une organisation égalitaire scientifique et moderne de la défense nationale, tant que le dévouement guerrier sera nécessaire dans le monde.
Ils ventent la montée du travailleur à la qualité d’associé et son accession à la propriété. Ils doivent favoriser la mutualité, le syndicalisme et la coopération.
Le parti radical veut la simplification dans le sens de l’équité de notre vieux régime fiscal et rétablissement enfin régulier de l’impôt général et progressif sur le revenu.
H a toujours, enfin, travaillé et travaillera toujours à assurer la paix dans le monde*
Le parti radical demeure prêt à assurer, le cas échéant et selon les traditions, les responsabilités du pouvoir, à réaliser l’union des républicains sincèrement laïques et épris de réformes social es^ autour d’une politique de progrès et dè paix
Cette politique vous la connaissez : faction laïque, les œuvres postscoîaires, féçole égale pour tous, pour apporter à tous les enfants le droit total à Lins truc lion*
La refonte des lois fiscales avec la collaboration technique des agents de l’Etat, en vue d’aboutir à un régime de justice et d’équité :
Une politique sociale généreuse qui se fonde comme fa voulu notre parti sur f application exacte et sincère des lois déjà votées, sur la mise en œuvre, loyale et rationnelle des assurances sociales, apportant aux travailleurs : indépendance, sécurité et dignité, qui se poursuivra par l’octroi de congés payés, par la participation à la gestion et au profit des grandes entreprises publiques et privées ; toutes mesures favorables à l'artisanat, politique qui se développera comme tout notre programme économique.
Une politique économique novatrice et avisée qui, fondant ses espoirs k l’intérieur sur la réforme du Conseil national économique et à l’extérieur sur les accords de base de la fédération européenne, organise et répartisse la production en harmonie avec les besoins de la consommation, qui, soucieuée du sort des petits dans les villes comme dans les campagnes, protège le consommateur contre les abus d’une fiscalité archaïque et vexatoiœ*
Une énergie politique agricole qui, par l’organisation lationnelle du marché; assure la stabilité' des cours, qui garantisse nos campagnes' contre les abus dës- t^usts et des spéculateurs, qui: procure* à nos populations rurales une juste rémunération de leur travail , un bénéfice comparable à celui des autres producteurs; une protection douanière suffisante et de nature k éviter les importations massives* et le plus souvent inutiles ; une répartition à bon compte dés engrais et des semences sélectionnées : qui leur procure les crédita à
Joug terme et à taux réduit, qui développe renseignement agricole, multiplie les formes d'entente professionnelle et coopérative, qui donne sans lésiner l'eau, l'électricité, les chemins et qui permette de réparer les effets désastreux des intempéries. Mesures nécessaires .pour protéger l’agriculture au cours d’une crise chaque jour accrue et généralisée qui, si elle se prolongeait, ruinerait plus de 9 millions de travailleurs de la terre, qui nourrissent la nation.
Une politique financière démocratique qui, au lieu de dégrèvements fallacieux, allège les charges des petits contribuables, des producteurs et des ■ travailleurs: demandait pins à Timpot direct et moins a l'im pot de consommation, qui assure Uéquiljbre sincère du budget, qui donne à l'épargne et au capital- en formation une protection .efficace.
Une refonte complète des impositions communales et ^départementales instituant un régime qui procurera des ressources suffisantes, permanentes et régulières.
Une oeuvre de cette ampleur se conçoit et ne peut se réaliser que dans la sécurité et la paix : elle est, d’ailleurs, tributaire de la prospérité de l'Europe, et de la solidarité dans le bénéfice de cette paix. Double raison pour que nous poursuivions, avec ténaciLé, une politique dont notre parti est l’initiateur.
Certains de répondre aux vœux du pays, nous appelons toutes les forces démocratiques à Tunion pourTaction républicaine, la pr ospérité nationale et la défense de là paix.
lre circonscription de CAMBRAI.