‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 146 sur 260 · M. G AMI ER, S. F. LO · texte numérisé non relu

M. G AMI ER, S. F. LO

Elu au deuxième tour de scrutin — - 12.503 voix.

Citoyens,

Vous, connaissez notre programme. C’est celui que nous défendions il y ,% quatre ans. G’ est celui qui, fut, défondu opiniâtrement, par nos camarades du Groupe socialiste nu Parlement luttant contre une majorité prisonnière, de la haute finance et de, la grande industrie*

Voici les réformes immédiates que nous soumettons à vos suffrages.

Finances :

Réduction massive des budgets de guerre et affectation des crédits aux œuvres de science, d’instruction et de solidarité ; politique de dégrèvements envers les petits commerçants, les petits cultivateurs et la classe ouvrière; suppression de la taxe sur le chiffre d'affaires. Restitution à la Nation des monopoles capitalistes ruinant l'Etat et accablant la production : assurances, chemins de fer, mines.

Contre la spéculation capitaliste : lü protection de l'épargne; 2(> en attendant leur nationalisation, contrôle immédiat des banques, d’autant plus légitime qu'avec les deniers de 1 Etat les gouvernements les renflouent quand les menace La faillite.

Agriculture :

, Office national des céréales sous le contrôle des producteurs, des consommateurs et des pouvoirs publics prenant toutes mesures utiles pour enrayer la crise qui sévit actuellement sur l’agriculture ; lutte énergique contre les spéculateurs et les gros minotiers qui rançonnent les paysans.

Office national des engrais livrant à la cuUure les engrais à leur juste prix. Extension des caisses de crédit agricole afin de permettre l’accès de la propriété terrienne aux travailleurs des champs.

Développement des écoles d’agriculture, des associations et coopératives agricoles, etc.

Travail :

Réorganisation de l’inspection du travail ; révision des lois sur les accidents du travail et leur extension aux maladies d’origine professionnelle ; congés payés pour tous les travailleurs ; respect absolu du droit syndical ; un vaste programme d’équipement national alimenté par des crédits soustraits aux budgets de mort et emploi des chômeurs à ces travaux.

Education nationale :

L’école unique qui permettra la sélection et lf orientation des élèves d’après leurs aptitudes et non plus d'après leur origine sociale ; éducation populaire par Inorganisation méthodique des œuvres complémentaires de Pécole, toutes mesures destinées à élever le niveau de la culture de la masse, à développer les recherches scientifiques, à mettre à la portée des travailleurs les améliorations matérielles, les satisfactions intellectuelles rendues possibles par l’effort collectif ; défense énergique de la laïcité*

Solidarité :

Un Etat assurant, autrement que par la mendicité, la vie des citoyens ; construction de préventoria et de sanatoria ; larges subventions aux laboratoires d’hygiène ; des justes relèvements des taux d’assistance aux femmes en couches, aux infirmes, aux incurables ; des assurances sociales à la charge exclusive des patrons et de l'Etat et leur extension aux travailleurs à domicile ; lutte énergique contre les fléaux sociaux : tuberculose, syphilis, cancer.

Organisation de la paix :

Par le désarmement général, simultané et contrôlé : réduction du service militaire à six mois permettant aux jeunes recrues des campagnes de partir après les gros travaux des champs et de rentrer à l’approche des moissons.

Justice égale pour tous :

Abrogation des lois scélérates; liberté de la presse; l’amnistie pour les délits politiques ; la prison pour les Lripoteurs et les écumeurs de l’épargne*

Telles sont îes réformes sur lesquelles le Parti socialiste vous invite à vous prononcer.

Travailleurs de toutes les conditions, vous ferez, le 1er mai, triompher ce programme en votant pour :

Maurice GAMIER.

Le Comité électoral.

Chers Electeurs,

Désigné à l’unanimité par les sections du Parti socialiste auquel j’appartiens depuis plus de trente ans, je me présente à vos suffrages.

Vous me connaissez. Bien des fois dans vos communes j*ai exposé les grandes lignes du programme que e défends et qui est le vôtre.

Si vous me confiez l’honneur de vous représenter à la Chambre des Députes, je m engage formellement à vous rendre compte de mou mandat et de mes votes.

6 8 von action passée répond de mon action de demain.

J'attends avec confiance le verdict que vous rendrez dimanche et que nous saluerons au

cri de t

Vive le Parti socialiste !

Vive la République du travail \

Maurice C AMIE K

Rédacteur eu chef de i’Atiewir du Cumbi'ésis* Conseiller municipal de Cambrai.

2e circonscription de CAMBRAI»

M. DELIGNE, radical indépendant Elu au deuxième tour de scrutin, — 11 -'275 voix.

Aux électeurs.

Depuis quatre années, vous m’avez vu à l’œuvre. Par votré vote, jugez-moi.

Lef principes, les grandes lignes de mon programme et de ma profession d'avril 1928, je n'ai point à les modifier. Qu’il s'agisse de la politique générale, des questions K'iJ. O» fiscales, do. progrès .oci.» à rf.h.or o» do. roformo. . accomplir je resterai ce que j’ai été durant toute la législature qui prend fin.

ion sful et constant! souci, vous le savez, a été de servir, sans faire aucune d|mcUon de partis, les intérêts de tous i les intérêts particuliers de la petite pa. ne > que j ai ™ de représenter au Parlement, les intérêts généraux, dans tous les domaines de tout entière. Je continuerai,

Progamme politique.

Personne n’a le droit de contester mes opinions républicaines qu’attestent tout mon

passé et mon attitude au Parlement. . ^ ^ tmif

D’esprit laïque, je considère la tolérance comme une vertu et je reprouve

SCCt ParTsan résolu de toutes les libertés légitimes : liberté de penser, liberté de conscience de réunion, d’opinion, liberté d’enseignement, je n’en conçois 1 usage que 1 ordre

et, par conséquent, dans le respect des lois établies : et celles- e., toujours perfecüWea doivent, à mon sens, être appliquées dans un esprit tel qu’elles ne constituent pour aucune conscience un instrument d'oppression.

Je suis, d’une part, contre tout projet de monopole de 1 enseignement pai 1 LUI, et, d’autre part, pour le maintien de la laïcité de nos écoles publiques et, par voie de cons quencc, pour le maintien également de la neutralité de ces écoles pu i iquc».

Il faut développer l'instruction, permettre aux enfants et aux jeunes gens t c ou es

dasses^e la société de s’élever el d'accéder à l'enseignement secondaire ou supérieur importe, dans ce ,l»ut, d opérer dedans sélections parmi les élèves. et de ciéer des bourgs en nombre su lisant Le. des gagnes, doivanL notamment,. sous,

Ure plaoes-soir r lin pied # ri égalité avec, la* é lèves desVi Mes. ■ 1

Situation économique.

Aucune nation n’a pu éviter la crise économique très grave, conséquence de la -rande guerre, qu, secoue le monde entier. La France, grâce à la réforme monétaire accomplie dan des cordions parfai tes -sous le ministère de M. Raymond Poincaré, grâce à sa prudente ! sage politique, échappa pendant un certain nombre de mois à la tourmente ; elle est atteinte a son tour. Certes, .des mesures exceptionnelles, à l’intérieur du pays, ont été prisés pour secourir ceux qui souffrent et remédier efficacement au chômage : mais c’est surtout ^ar des accords internationaux que l’on retrouvera l’équilibre nécessaire.

Politique étrangère.

Une entente une coopération européenne s’impose, plus que jamais dans les circonstances actuelles. Sans confiance entre les peuples, sans sécurité tour chacun d 'euT uL situation economique normale ne pourra s’installer. II importe donc de persister dan. une politique de rapprochement et d’entente entre nations. Là est le salut.

"T* f TX’ t0US les Français Ia irlésireRt- dons Û- la veulent ardemment mais, retue A \ "e sera obtenu que si, comme l’a proclamé à différentes

reprises AnstmeBnand la sécurité est assurée par l’arbitrage dans le cadre et le respect es rade». Faisons confiance à nos représentants à Lausanne, à Genève et partout ailleurs . etranger, ils savent que des problèmes à résoudre dépendra l’avenir de notre pays.

Programme financier,

b dn1f?c?re dCS TUr6S èéVèreS,P°ar meltre «“ équilibre nos budgets, également notre réforme mZIZï ' C n*m'*nw ^loupeme«t ^ Caisse d’amortissement qui, après notre V eUPeUSen!eat ^e0m^ie’ aidera Pùî”*»™*‘ à la solidité 'de noire à dis Z m ’ T eX,ffer le Pa^'ement de «> qui ««us est légitimement dû, - procéder des économie, massives en réduisant notamment le nombre des fonctionnaires et en leur

de no’ di&e,,u ■“■** *•

obliee“l 4 restrei,,dr"1

,Les impôts sont trop. lourds à. supporter, ijs sont mal répartis.

• „ ’mp0rtr f leS re';isei;et éventueil(;meat de les réduire.. Pins particulièrement, en ce

a.: 3X6 T- le t h,ffre d’affai^s* perception doit se faire à la, production ou à

i importation chaque fois que cela est possible.

Programme économique,

sunn^^te!|h®8W^î;.l>KteW^ ,^S ,^0P0les' ’faTOr*We,à la loi de. huit. heures. etj suppression des privilèges.

», |> * ^e-°*n -d ajouter queinotre industrie, noire commeree,. notre agriculture,, qui s

defc^ttiTTaA,0”,,d0i^t faV0,’’iSéS Ct Pn0^5’ SWt0ut de crise. ;

des conventions douanières. et, des contingentements.

— 799 — No 2145

Notre domaine colonial doit, plus que jamais, être mis en i^aleur ; il faut continuer à favoriser la production sous toutes ses Formes et augmenter encore notre outillage national .

Je veux développer i1 atelier familial, favoriser l'artisanal, les protéger par tous les moyens*

Pro g ra m m ê so c i&t .

Je suis partisan résolu du développement de toutes les œuvres eL lois sociales qui ont, d'ailleurs, déjà profondément transformé notre société (lois d’hygiène, sur les habitations à bon marché, les jardins ou%rriers, les familles nombreuses, etc,)

Collaboration sincère entre le travail et le capital, telle est la formule que je préconise ardemment dans révolution mondiale actuelle,

La loi sur les assurances sociales doit être maintenue dans ses principales dispositions, niais il convient d'en simplifier les rouages et de supprimer une paperasserie devenue vrai’ iii ent ■'excessive'-:

Je souhaiterais surtout voir la mutualité tenir une place plus grande* dans? l'application de cette loi nécessaire,

J 'admets le syndicalisme le plus: large des travailleurs et des ouvriers sur le terrain

professionnel i

Des^ satisfactions’ nnt été légitimement accordées aux anciens eombattaïUs ; jk mérite* ront1 toujours notre sollicitude comme1 notre! reconnaissance, et nous n ^hésiterons jamais à faire droil, dans1 la plus large’ mesure, à leurs nouvelles et légitimes- revendications^ Gertains vüeux émis par les prisonnierÊ àë t guerre militaires ou civils méritent aussi J toute; notre attention.

Et je termine, mes chers électeurs, en vous déclarant ce que vous savez depuis longtemps : je combats le communisme qui nous conduirait à la révolution ; le socialisme international, qui se1 dit évolutionniste mais qui. est, lui aussi, pour la* lutte des classes et la propriété colleoiive.

Les partis d'ordre, seuls* dam une majorité républicaine élargie, seront capables,

1 expérience la prouvé à l’étranger, de rétablir dans le monde Y équilibre économique? et dériver progressivement à la suppression de ce fléau si terrible qu'est le chômage^

Tel est mon programme.

Vous me direz le lPr mai, par votre voie, si vous me conservez votre confiance*

Mau a ick D EL 1 G NE Candidat d’Uniou républicaine.

lrB circonscription de DOUAI.

M. DE LS ART, républicain de gauche.

Elu au deuxième tour tie scrutin. — 9,703 voix.

Mes chers Concitoyen s ,

Cédant aux sollicitations de nombreux amis républicains de la lre circonscription de Douai, j'ai accepté de poser ma candidature aux élections législatives de !93’2, avec la volonté de réaliser une large conciliation républicaine qui puisse représenter les intérêts de tous les électeurs, sans distinction de classe ni de parti.

M'offrant à représenter une des circonscriptions les plus peuplées et les plus laborieuses de France, candidat indépendant, sans compromission d’aucune sorte, ni collusion avec la haute finance et d'autres forces occultes, j’entends défendre tous les intérêts légitimes dans Lous les domaines, m'efforçant seulement de faire triompher toutes les justes revendications et d’assurer l'amélioration du sort de tous, dans le cadre de l'ordre, de la paix et de la liberté.

Maire de Nomain depuis dix ans, j'y ai réalisé l’union de tous les républicains contre les partisans de la lutte des classes et des théories destructives du collectivisme.

Partisan des réformes les plus hardies k une heure où la lutte économique mondiale nous met aux prises avec une crise sans précédent, je soutiendrai la politique d'union nationale en tant qu’elle poursuit une œuvre d’assainissement et de compression des dépenses publiques, sans que puisse être à aucun titre interrompue ni sacrifiée l’évolution des réformes sociales, les droits sacrés et intangibles de tous ceux, qui, à un titre quelconque, sont les créanciers de l'Etat.

Cette politique est la seule qui puisse nous débarrasser de la crise actuelle dont nous souffrons tous, et du chômage ; les expériences socialistes à l'étranger en sont la meilleure preuve.

Elevé dans le respect des traditions républicaines, j'entends vous faire connaître en toute loyauté les principes que je veux défendre en serviteur fidèle de la démocratie.

En ce qui concerne h politique extérieure.

Notre génération a été trop meurtrie par la guerre, notre région à peine reconstituée a été le théâtre de trop de ruines et d'horreurs pour admettre un seul instant que ridée de paix puisse être uniquement exploitée par les partis politiques qui se prétendent internationalistes.

Je fais miennes sur ce point les théories incarnées par Aristide Briand, maintenant défendues par nos représentants à la Société des Nations et telles qu'elles sont complétées par les récentes proclamations de M, Tardieu. J'adopte pleinement leur politique de coopération et d'entr'aide internationales, seule susceptible d'amener le désarmement moral des peuples, comme j’approuve la politique de sécurité et de déiense nationale.

Car si je suis partisan de la réduction des dépenses militaires, je ne puis l’admettre que dans la mesure compatible avec notre sécurité. Condamné à mort par les Allemands en 1917 pour Services rendus à l'armée anglaise, j'ai attendu dix jours pour voir ma peine commuée en douze ans de travaux forcés. Traîné de camp en camp, j'ai connu la cellule et les fers. Mon passé sera donc pour vous la plus sûre des garanties.

No 2145

En ce qui concerne la politique inférieure .

Sans pouvoir dans le cadre d'une profession de foi me prononcer sur toutes les questions d’ordre général, intéressant la vie de la Nation, je veux apporter ma bonne volonté au service de toutes les revendications légitimes.

Ma première pensée va naturellement à toutes les victimes de la guerre. Membre du bureau des prisonniers politiques de l’arrondissement de Douai, j’ai assisté à tropf- de détresses injustes pour ne pas utiliser les moyens que vous me donnerez, au service des anciens combattants, des veuves de guerre, des otages, des pupilles de la Nation, et surtout des mutilés. Ceux-là ont acquis des droits intangibles dont l’application équitable mérite une attention constante.

Mes premières préoccupations iront aussi aux mutilés du travail dont la situation doit être améliorée par une révision de la législation actuelle.

Commerçants ;

Les impôts que vous supportez doivent être immédiatement allégés ; notamment une taxe unique à la production doiL remplacer sans délai la taxe sur le chiffre d’affaires, cette mesure devant rétablir 1 égalité de tous devant l'impôt et supprimer 1 inquisition fiscale.

J’estime que vous avez droit à une exonération à la base avec déduction du revenu imposable de la femme mariée travaillant avec son mari. Ennemi des trusts, sous quelque titre qu’ils se présentent, je proclame le droit pour tout citoyen d’être protégé dans le libre exercice d un commerce qui doit légitimement assurer son existence.

Agriculteurs :

Cultivateur, membre de la Chambre d’agriculture du Nord de la France, chevalier du Mérite agricole, j’ai le droit de proclamer qu’aucun problème intéressant la cullure de ma région ne m’est étranger. Vous n’ignorez rien des périls qui entourent les travailleurs de la terre, "Vous savez comme moi que si la politique de protection suivie jusqu’à ce jour, et qui demande d’ailleurs des mesures chaque jour plus vigilantes, faisait place à la politique du libre échange proclamée par les socialistes, vous n 'auriez plus qu’à renoncer à la terre puisque ses produits ne pourraient plus payer les dépenses que vous avez faites pour elle. Par ailleurs, vous connaissez la légèreté avec laquelle les intérêts des cultivateurs du Nord ont toujours été sacrifiés : vous pouvez compter entièrement sur moi pour combattre ces inégalités.

Mutualistes ;

La loi sur les assurances sociales, dont le principe est intangible, doit être remaniée dans le cadre de la mutualité.

Travailleurs de la mine :

Pour ceux d’entre vous qui sont on activité, il ne peut être question en aucun cas de réduction d’e salaires. Le salaire actuellement en vigueur doiL, quci qu’il advienne, être considéré comme un salaire minimum, compte tenu de vos fatigues et des dangers incessants qtn vous entourent. J’estime encore que pour ceux d’entre vous qui ont pu atteindre l’âge de la retraite, la pension a toucher doit être portée immédiatement de 5.000 à 6,000 francs.

i ous pouvez compter trouver en moi un défenseur convaincu de vos revendications car, a mon sens, la justice exige qu’il soit tenu compte des risques professionnels considérables auxquels y ou s. êtes exposés.

iûi

Cheminots :

Dès que vous avez eu connaissance de ma candidature, vous m'avez demandé mon opinion sur les réformes vous intéressant. Candidat indépendant, je vous ai répondu par écrit que j’acceptais de défendre vos propositions parce qu’elles me paraissaient légitimes. Mon avis est que vous devez bénéficier de tous les avantages accordés aux fonctionnaires, votre situation devant être assimilée a la leur.

Pères de famille :

Je désire que renseignement de tous les ordres et de tous les degrés devienne accessible aux enfants bien doués et laborieux de parents peu fortunés. Cette réforme qui n’est qu’amorcée doit être généreusement poursuivie dans un but exclusivement social, avec l’unique souci de l'avenir des enfants, el en tenant compte du droit sacré des parents*

Vous savez que je prends place dans les rangs des familles nombreuses, puisque je suis père de six enfants. A ce titre, vos revendications sont dès à présent les miennes, et, tant en ce qui concerne les allocations qu’en ce qui concerne le vote familial, je soutiendrai de toutes mes forces les droits de la famille.

Fonctionnaires :

Je suis soucieux de ménager les contribuables, mais je sais aussi quelles difficultés vous rencontrez dans votre vie journalière. Je serai le défenseur de tous vos intérêLs. J'estime qu'il ne faut pas étendre inconsidérément le nombre des fonctionnaires, mais je veux vous assurer par contre le salaire el la retraite auxquels vous donnent droit les indiscutables services que vous rendez à T Etat.

Ha tel i ers :

Je veux corriger une injustice dont la plupart d'entre vous ont souffert. Il est urgent de vous faire obtenir comme domicile de secours celui de la commune dans laquelle vous pourriez avoir besoin d’assistance*

Artisans :

Je suis de ceux qui recherchent dans F éducation professionnelle te moyen le plus efficace d'assurer l'avenir de l'artisanat, que je considère comme Finie des branches les plus utiles à la prospérité de la France*

Vous ayant ainsi fait connaître mon point de vue sur quelques-unes des questions quî m'apparaissent parmi les plus importantes de l'heure actuelle, je m'en voudrais de ne pas dire mi mot de ce que je considérerai comme un des devoirs les plus évidents de la prochaine législature, savoir la protection de la main-d'œuvre française* Je laisse ù ceux qui se prétendent internationalistes le soin d’expliquer au travailleur français comment ils lui assureront un travail rémunérateur tout en laissant nos frontières grandes ouvertes à tous ceux qui viendraient en France gagner la journée de l’ouvrier français pour ensuite rentrer chez eux dépenser le fruit des économies faites chez nous* Pour moi j'estime que la maind’œuvre étrangère ne doit être tolérée que lorsque le travailleur français est assuré d'un salaire qui lui permet, non seulement de vivre, mais d’élever dignement sa famille*

Enfin, défenseur du droit de propriété, je souhaite le plus large développement des lois Ribot et Loucheur, quî permettent la construction des habitations à bon marché, et mettent le travailleur à l'abri des difficultés locatives, tout en fournissant du travail aux ouvriers du bâtiment.

Mes chers Compatriotes,

En dehors des questions d'ordre général, vous avez le droit de me demander la promesse de m'intéresser à toutes celles d'ordre plus particulier, trop diverses pour être touchées

dans une profession de foi, et dont vos groupements qualifiés me saisiront en temps opportun. Je ne souhaite que mieux connaître vos pensées, vos sentiments, et me tenir fréquemment en contact avec vous pour vous aider à faire valoir tous vos droits»

Vous savez que vous pouvez compter sur mon entier dévouement, mes actes ne devant avoir d'autre but que de mériter votre estime et votre sympathie.

J'ai prouvé par ma conduite jusqu’à ce jour que je suis respectueux de toutes Ses convictions sincères, et mon attachement à la République et au bien public vous donne l'assurance que, pour moi, l'intérêt général primera toujours toute autre considération*

Pour toutes ces raisons, j’ai le plus ferme espoir de réaliser sur mon nom Fumon républicaine démocratique dans la lr* circonscription de Douai,

Pour le drapeau tricolore contre le drapeau rouge I Vive la France 1 Vive la République !

Vive la 1 re circonscription de Douai I

Léon DELSART

Cultivateur.

Maire de Nomain,

Membre de la Chambre d'agriculture.

Chevalier du Mérite agricole.

Décoré de la Médaille do la ReconDaissnnce française et de la Médaille militaire anglaise.

Gaudidat d'union républicaine.

2” circonscription de DOUAI,

M* RAMETTE, communiste.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 10.717 voix.

Page 1