CONCLUSION
Je conclus :
Entre nous, mes chers concitoyens, pas de phrases inutiles, pas de promesses trompeuses, mais la vérité telle qu’elle est*
Des agriculteurs, des commerçants, des hommes du peuple, des combattants de mes amis sont venus me dire : c< Nous cherchons un homme n*
Oui, un homme I un homme énergique, actif, prêt à combattre du matin au soir et tous les jours pour défendre vos justes revendications quelles qu'elles soient et pour porter à la tribune de là Chambre le cri incessant de vos droits et de vos libertés.
Je fais appel à vos volontés, à votre indomptable et légendaire obstination de Flamands,
Si nous sommes d’accord, vous et moi, dans le fond de nos cœurs, ré,pondez-moi d'un seul mot, un mot net, clair et bien français, celui que je vous ai adressé moi-même : s Présent 1 »
André PARMENTIER Avocat.
Chevalier de la Légion d'honneur*
Croix de guerre {4 citations)* Blessé de guerre.
Croix du combattant (carte jVord, n* 1ÛÛ.b79),
l10 circonscription d?H AZEBROU C K ,
M. Kene FAURE, indépendant.
Elu au premier tour de scrutin, — 7.144 voix.
Mes chers Concitoyens,
Dans la lettre de remerciements que je vous adressais au lendemain du scrutin de ballottage du 29 avril 1926 je vous disais :
Par 8.309 voix, vous avez voulu affirmer sur mon nom votre indépendance r vous avez voulu affirmer votre désir do paix sociale et religieuse, dans Tunion de tous les citoyens,
Voulant oublier les incidents de la lutte électorale, je iTal qu’un désir : travailler et me dévouer pour le bonheur de tous et de notre chère Flandre.
Vous pouvez compter sur toute mon activité et sur la fidélité à mon programme pour la défense de vos intérêts, de vos droits et de vos libertés.
Et mon programme comportait les articles suivants :
Défense du franc. — Revendications familiales. — Défense de l'agriculture, de l'industrie et du commerce, — Artisanat, fonctionnaires, victimes de guerre, paix religieuse, guerre et paix mondiale, assurances sociales, réformes administratives.
A de cette législature, je crois de mon devoir de vous rendre compte du mandat que vous m'avez confié.
Défense du franc .
Sous le ministère Poincaré, en juin 1924, la livre valait 70 francs et le pain 1 fr. 20 le kilo. Malheureusement, dans un moment d'égarement, M. Poincaré fut chassé du pouvoir par les hommes du cartei qui conduisirent rapidement la France au bord du gouffre de la banqueroute. En juillet 1926, la livre valait 240 francs et le pain plus de 3 francs. Complètement désemparé devant la faillite de sa gestion, le cartel n'eut qu'une ressource pour sauver la situation : faire appel à M. Poincaré, — Dans nia profession de foi de 1928, je disais : « Le saint du franc, la nécessité de son assainissement complet exigent que Raymond Poincaré conserve la première magistrature ministérielle, après le renouvellement de la Chambre, Je m'y emploierai si vous m'envoyez au Parlement, n
Qu'ai-je fait depuis cette date ?
J ai soutenu en toutes circonstances les Gouvernements d'union nationale : Poincaré, Briand, Tardieu et Laval. Mes votes sont connus et je puis affirmer que la promesse que j ai faite en 1928 a été tenue. Mais la tâche heureusement entreprise qui a déjà donné de si bons résultats sera longue. Quatre années de guerre, de destructions sans nombre, la réparation des dommages, les fautes du cartel et la chute du franc, maintenant le chômage qui nous étreint (moins durement il est vrai que les autres nations), exigent encore et plus que jamais cette union nationale qui a sauvé la France de la catastrophe.
B e m n d ica t îo n s fa m ilia l es .
Membre de la Commission du suffrage universel, du Groupe parlementaire des familles nombreuses et de la natalité, j'aî toujours défendu les revendications des familles nom-
brcuses,, j’ai voté îe suffrage familial, le vote des femmes et cette loi des allocations familiales qui assurera à nos ouvriers agricoles chargés d'enfants les mêmes avantages qu’à leurs camarades des professions industrielles et qu’aux diverses catégories de fonctionnaires.
Défense de V agriculture m
Dans notre arrondissement essentiellement agricole, les hommes de simple bon sens apprécient à sa juste valeur le rôle de premier plan de l'agriculture dans l'économie nationale; ce qui fait dire très logiquement : « Quand l'agriculture marche, tout marche». C’est pourquoi son représentant au Parlement doit assurer aux revendications de la culture la première place dans son programme. Comme membre du Groupe des députés indépendants, j'ai eu l'honneur d’être, dès juin 1928, élu membre de la Commission d'agriculture et îe suis resté pendant quatre ans. J'ai assisté à toutes ses réunions, d^ns lesquelles bien souvent nous avons discuté avec les Ministres de F Agriculture les questions du plus grand intérêt : application de la loi des assurances sociales a la culture, habitations ouvrières à hou marché, régime et protection douaniers, etc. Et je puis affirmer que si le cultivateur français ne connaît pas la misère dont souffrent les cultivateurs étrangers, c'est à la vigilance avertie et à la protection constante que lui ont données les Gouvernements d'union nationale qu’il le doit. L'histoire impartiale, — après vous, messieurs les électeurs, — dira quT André Tardieu, à l’exemple de Jules Mélinc, fut un des plus grands Ministres de l'Agriculture de la troisième République,
Défense de l? industrie et du commerce ,
Le député ne peut être le défenseur d'une seule classe de citoyens : il est le mandataire de tous et le défenseur de tous les intérêts d’une circonscription en fonction de ceux de la France, Bien que notre circonscription soit plutôt rurale, il ne faut pas oublier que des industries diverses et florissantes y sont installées et font vivre de nombreux ouvriers (textile, brasserie, briqueterie, minoterie, etc,), la prospérité commerciale est liée à la prospérité agricole. Les commerçants, et en particulier le petit commerce, ont été lésés par une fiscalité outra ncière, confuse, trop souvent arbitraire et parfois injuste, comme le chiffre d'affaires, qui frappe plus durement les petits que les gros. Membre du Groupe de la défense du petit commerce, j'ai toujours voté en sa faveur, La prochaine législature devra tendre à remplacer l'impôt sur le chiffre d'affaires par un impôt à la production Un aménagement en ce sens a déjà été réalisé dans la 14e législature pour certaines professions. L’exemple a été donné, il faudra en poursuivre l'extension.
Artisans et ouvriers .
À maintes reprises, je suis intervenu pour les artisans.
J’eus la joie d’obtenir à la tribune de la Chambre, le 5 décembre 1929, la suppression du chiffre d'affaires et de l’impôt des bénéfices industriels et commerciaux pour les éeangueurs de lins, modestes ouvriers de nos campagnes. Des sommes importantes qu’ils avaient payées leur furent remboursées sur mes interventions. J'estimais, en effet, qu'un ouvrier agricole qui, pendant la longue période d’hiver, travaillait dans sa petite grange, ne pouvait et ne devait être considéré comme un industriel. C’était une injustice qu'il fallait faire disparaître. D’ autre part, la question du logement m’a toujours fort intéressé, et je suis intervenu en faveur de l’habitation à bon marché (lois Ri bot et Loucbeur).
Pour les ouvriers de l'industrie et du commerce, j'ai volé les réformes sociales et fus toujours partisan de la répression des abus de toutes sortes ; aidant les faibles par 3e développement, de la législation sur l’hygiène et les assurances sociales. J'ai volé au
Parlement les crédits pour venir en aide aux chômeurs, ainsi que toutes les dispositions qui ont été prises pour enrayer le chômage eL cela dans un esprit de réconciliation et de paix entre les classes. *
Fo nctionnaires ,
J ai, maintes fois, témoigné mes sympathies aux fonctionnaires en intervenant en leur faveur; j’ai voté différents réajustements de salaires et indemnités, mais si quelques votes ont parfois été contraires, c’est qu’en raison de la situation financière du pays et de l’équilibre budgétaire le Ministre posait la question de confiance. Le mandat que vous m’avez confié m interdisait de faire échec à des Ministères d'union nationale, j’ai eu le courage de le dire a ceux qui m en laisaieut la remarque, et les électeurs de bonne foi comprendront qu’un candidat loyal ne doit pas les berner en promettant ce qu’il ne pourra pas donner. Ce serait une flatterie malhonnête dont je me refuse de vous faire les dupes.
Victimes de guerre et du travail el anciens combattants.
J’ai voté le réajustement des pensions de mutilés, veuves, orphelins et ascendants de guerre et du travail ainsi que les suppléments d’allocation aux grands invalides. Eu ce qui concerne les ascendants, sitôt que la situation financière l’a permis, j’ai voté l’assimilation des ascendants veufs aux ascendantes veuves, c’est-à-dire pension égale et complète pour l’un comme pour l’autre. J’ai voté la relraite des anciens combattants (500 francs à 50 ans, 1 .200 à 55 ans) l’état du budget ne permettant pas de faire plus pour le moment. Il est très facile de faire de la démagogie, comme certains, en promettant de doubler les taux de cette retraite, encore faut-i! tenir compte des possibilités financières du pays.
Paix religieuse.
Nous souffrons depuis de nombreuses années dans notre vie nationale, des fautes commises au début du siècle. Voici mon opinion sur cette angoissante question. La liberté d’association et la liberté d’enseignement sonL des droits sacrés. L’union de tous les citoyens sur la question religieuse, peut et doit se réaliser, si on lui offre pour base des principes, tellement certains que personne ne puisse les suspecter. Ces principes sont ceux dont se réclame toute République. En vertu du principe de liberté, la jouissance de la totalité et de la plénitude des droits civiques ne peut être refusée à aucun citoyen. Nul ne doit se voir mis « hors la loi », condamné à un régime d’exception à raison de ses convictions, de ses pratiques religieuses, des règles de son for intérieur, du genre de vie qu’il adopte, L’Etat doit veiller à ce que, sur ce point, la complète indépendance de chaque individu dans le respect des autres et dans le souci de la moralité, soit scrupuleusement respectée. En vertu du principe d’égalité, il ne doit plus y avoir de Français de deuxième zone, aucun citoyen ne doit être inquiété, qu’il croie ou no croie pas. L’Etat a ie devoir de tenir la balance égale entre tous ; il ne doit s’immiser en aucune façon dans la conscience des citoyens. Ce sont des principes de justice qui ont. dicté mes votes à la Chambre et qui dieteront ma conduite future si je suis réélu.
Guerre el paix mondiale.
Ancien combattant et mutilé de; guerre, j’ai, sitôt élu, donné mon adhésion au groupe parlementaire à TUmon universelle « pour supprimer ce crime : la guerre »/ groupemenl qui compte 314 Députés et 156 Sénateurs appartenant à tous les partis politiques* Je suis fermement partisan de la Société des Nations et du rapprochement des peuples, sans toutefois désarmer la France devant les autres nations armées. La formule de républicains nationaux est la mienne « sécurité d’abord, arbitrage et désarmement ensuite ».
Assurances sociales ,
gur cet Le question comme pour les autres, je dirai franchement ce que je pense. La loi des assurances sociales, indiscutable dans ses principes, comme le disait, il y a quelques jours, le Président Tardieu, est, à mon avis, avec la loi Ribot-Loucheur (habitations à bon marché) seule capable de retenir à la terre la main-d’œuvre agricole. Mais celte loi demande d'importantes modifications particulièrement dans ses rouages administratifs.
En raison de la situation économique du pays, de la crise industrielle et commerciale que nous subissons, il est indispensable de prendre des mesures si on veut la sauvegarder. Ce sera le travail d’adaptation de la prochaine législature.
Réforme adminisl ru t ire.
En ce qui concerne la réorganisation administrative de 1926 qui avait si gravement compromis les intérêts de la ville d'Hazebrouck et de son arrondissement, j’avais promis de faire tout Je possible pour rétablir la situation antérieure. Si je n'ai pu obtenir 3a réinstallation de la sous-préfecture, j'ai le plaisir de dire qu'à la suite de mes nombreuses interventions à la préfecture, j'ai sauvé la prison dTIazebrouck et jTai coopéré par mes démarches et par mes votes à récupérer, en 1930, le tribunal de notre arrondissement.
Mes chers Concitoyens,
Mieux que de longs discours ce compte rendu vous dira, je l’espère, comment j’ai rempli le mandat que vous m’avez confié, le 29 avril 1928.
Pendant quatre années, vous avez pu suivre mon activité au Parlement, Vous m'avez toujours trouvé prêt, n’est-il pas vrai, à vous rendre service, à vous aider; — que ce soit chez moi, ou à mon bureau dTIazebrouck, chaque lundi matin, vous avez toujours reçu ïacçueil le plus chaleureux.
Comme par 3e passé, vous pourrez toujours compter sur moi comme je compte sur vous pour Je 1er mai prochain. C'est par une majorité encore plus grande que celles que vous m’avez données en 1924 et 1928, que vous enverrez à la Chambre celui que vous avez choisi librement, sans pression, pour défendre vos droits et vos libertés, dans la paix et dans l'Union,
Vive la France !
Vive la Flandre 1
Vive la République l
Re?uj FAURE
Chevalier de la Légion d’honneur.
Croix de guerre, carte du combattant fXord n° 2395).
Maire d’Oxelaerc, — Conseiller général.
Député républicain indépendant.
2e circonscription d'HAZEBROUCK.
M. PLICHON, U, R. D.
K!u au deuxième Lour de scrutin, — 5.648 voix.
Messieurs les Électeurs et chers Compatriotes,
Sans cLe ' T i”1B’ ™e d°niliez P0Ur la lumière fois votre confiance
.ans cesse, vous me lave,, renouvelée depuis. Un pareiî honneur n'a que bien peu
dexempies Jeu reste profondément touché; et ma reconnaissance n’a d'égal qu/fe do vouement absolu que j ai voué à mes compatriotes. °
l0nffUC pél',i0de’ bIen des événements se sont succédé ; tes hommes ont * , avec leurs espérances, leurs erreurs ou leurs passions. Mais nous avons tons été mus par une seule pensee : la grandeur et la puissance de la France.
Notre pays a traversé des heures tragiques. Mais l’union de ses enfants lui a conservé vie, et a cimente plus etro.tement encore l’unité d’une nation qui fait l’admiration du monde au point d en exciter parfois la jalousie.
cl'im p.ys, Bon intérêt général, sont représentés par la somme dos interets particuliers. Les intérêt, particulier, do pays sont donc cens ]*, l’aUeiilion doit
Intérêts d’ordre matériel*
la ProvidmmT ElîTn! 7 7™™' ™ P3JS adrail'able ct admirablement servi pw
Zt ns ! T PK,dr ' Pe° PrÈS t0Ut CC f*ui 6S{ ■*— * à sa subsistance.
nos sa“r “r^TÜPélt’ hti man<IUent;
échéant Nmrc 1 ’ succédanés pouvant le remplacer Je cas
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On ne saurait nous taxer d’égoïsme si notre pensée va d’abord à nos concitoyens à nos
Ïnln" é“,rI„ °kC, ,e"‘" ** ^ ^ *“’“t **”* to“‘ — ^ons réservé “ L-l.aâ
aide à des voisins dansTT^0* W EuroPéens ’ .)amais nous avons hésité à venir en à rép^e :F^Sl^raS ; malS ^ *“ SOie"1 3eS circonstances, n’hésitons pas
produulVZZuT1’ dfTB dU traVail I,ati°naI- Défellse de not™ agriculture dont les de noire mono! P7 f S°n indéP«*lance et assurent la stabilité
étrangers. ’10US * maSSifs décaisseme^ pour payer des produits
produits Sïr’ü" FTT C°niStHuent 13 «*“de d- consommateurs de nos
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le gage de la pérennité de la race française. On a beaucoup fait, mais il reste
k faire ; car, lorsque, dans toute entreprise, on s’arrête, on recule; et le progrès quotidi n est le gage de la prolongation de l'effort.
Au fermier, il faut un statut lui garantissant, en cas de départ, la légitime indemnité de ses efforts comme de ses capitaux.
L'agriculture désire d’autre part — et elle a raison — voir le Gouvernement poursuivre rabaissement du prix des engrais. Depuis plusieurs années, MM. Tardieu et Laval, appuyés par les républicains nationaux, se sont attelés h cette besogne, et, pour éviter que les puissants producteurs étrangers d’engrais ne puissent ^e coaliser et imposer chez nous des tarifs excessifs, nos Gouvernements ont organisé la production française. Enfin — et c'est la un point capital — pour éviter des spéculations dangereuses pour l'agriculture, les Chambres ont décidé que le prix des engrais serait fixé par l'État.
A tout producteur, il faut assurer la juste rémunération de son travail en lui permettant de lutter contre la concurrence étrangère et en lui permettant de vendre le fruit de sa production. L’exemple de la culture du houblon est présent à tous les esprits. Comme le disait H! lustre créateur de notre régime économique, M, Méline, les droits imposés h leur entrée en France aux produits étrangers doivent être compensateurs des charges que supportent nos compatriotes : la France doit toujours conserver la maîtrise de ses tarifs ne concédant des tarifs de faveur qu’aux nations qui, usant de réciprocité, accordent aux produits français désavantagés équivalents. Aussi, les conventions commerciales antérieurement conclues doivent-elles être dénoncées pour nous permettre d'élaborer de nouveaux accords, basés sur la situation économique actuelle.
En tout cas, la clause de la nation la plus favorisée a définitivement fait son temps. Elle doit disparaître.
L’industrie et te commerce doivent être protégés contre toute tentative de concurrence déloyale, qu’on J'appelle v dumping » ou autrement, et surtout quand il s'agit de pays qui n’ont pas hésité à ressusciter un véritable esclavage.
Le prix élevé de la vie déconcerte : les denrées, les objets de première nécessité sont payés à des prix qui ne correspondent pas aux prix de production. La lutte contre la vie chère est la grande préoccupation de Theure. L’effort demandera une longue patience ; mais l'effort ne devra lasser aucune patience.
Les charges que nous a laissées l'effroyable guerre écrasent les contribuables français.
Et pendant ce temps, on entend des voix étrangères plaindre ces pauvres Allemands, qui ont systématiquement et scientifiquement détruit dix de nos départements. Ces Allemands, qui se refusent avec arrogance à payer les réparations que les traités ont mis à leur charges. Les Allemands, qui réclament le désarmement de la France pour mieux 1 écraser, dans la guerre de revanche qu'ils préparent, et que cyniquement ils annoncent.
La France ne tolérera pas que l'Allemagne, auteur de tant de crimes, ne les répare pas, et en laisse la charge et en fasse supporter le poids à ceux qui en ont été les victimes.
Au moment où le chômage atteint si douloureusement nos populations ouvrières, ce serad le plus gros scandale, Nos industriels, dans l'impossibilité de lutter contre la concurrence allemande, outillée supérieurement grâce à des faillites supérieurement voulues, prevues et organisées, seraient écrasés par un concurrent déloyal.
Lois sociales*
La législation sociale est la grande œuvre des temps modernes. Là, comme partout, la France généreuse a hardiment marché de l avant. Mais, à l’usage, certaines dispositions de la loi sur Iss assurances sociales ont été reconnues comme devant être améliorées; la loi doit être rendue plus souple; la procédure grandement simplifiée.
Intérêts supérieurs du pays.
Le monde aspire à la paix. Mais aucun pays 11e la veut plus que la France, parce qu'aucun pays n a autant souffert de la guerre qui a ensanglanté son sol et détruit ses provinces
Mais la paix ne se décrète pas, elle se défend ; et tant qu'un arbitre suffisamment fort pour imposer sa décision n'existera pas, la paix ne sera assurée que par la force, qui, seule garantit la sécurité de nos frontières.
Ce qui se passe en Extrême-Orient en est la preuve la plus éclatante. Un peuple désarmé est à la merci de toutes les invasions. Et une Société des Nations, sans force, est impuissante à faire respecter ses décisions.
Le droit, pour être respecté, doit avoir îa force. Sans elle, il reste lettre morte.
Quant au désarmement des peuples, qui est le vœu unanime, il faut qu’il commence par le désarmemennt moral, seul gage de l'apaisement des esprits et de l'enchaînement des passions des hommes.
J ous souhaitent des ententes internationales par le rapprochement économique et politique des peuples, premier pas dans la voie du désarmement moral. Mais cela, dans le respect des traités, qui constituent le statut du monde.
Intérêés moraux ,
La conscience des hommes, comme celle des peuples, réclame le respect, la liberté des convictions et de la foi de chacun i Liberté de croire, de s'associer, d’enseigner.
Nul citoyen, plus que le citoyen irançais, n’est avide de cette liberté, pour laquelle il a tant lutté, qui lui est si chère et qui est devenue sa propriété propre.
v oici, messieurs, en termes largement esquissés, le programme qui, aujourd'hui relient notre attention et que je soumets à votre approbation, en sollicitant de nouveau vos libres suffrages.
J ban PL [CH ON
Député sortant*!
OfBrier de la Légion d'honneur* Candidat républicain d’union nationale.
No 2145
lrè circonscription de LILLE.