‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 166 sur 260 · ORNE · texte numérisé non relu

ORNE

Circonscription d’ALENÇON.

M. DARIAC, radical indépendant.

Iîlu au deuxième tour de scrutin. — 6.333 voix.

La Chambre, élue en 1928, a fait œuvre utile, mais a été trop fréquemment le théâtre de luttes politiques passionnées, Dans le heurt des partis, le groupe auquel j appartiens s'est toujours efforcé de dégager une majorité de large concentration républicaine — à laquelle a fait constamment appel -l’éminent homme d’Etat Raymond Poincaré - , également éloignée et de ceux qui, adversaires de la propriété individuelle, prêchent la lutte des classes et de ceux qui, de moins en moins nombreux d’ailleurs, rêvent le retour à un régime périmé et n’acceptent pas franchement, loyalement, sans arrière-pensée, les lois fondamentaies de la République.

C est cette majorité, toute de discipline et de sagesse raisonnées, qui devra traiter et résoudre les problèmes que pose une situation internationale angoissante, une crise économique mondiale sans exemple, un malaise intérieur sans précédent. Les défaillances calculées du Reich, les ambitions et les jalousies avouées ou dissimulées de certaines puissances ont créé une atmosphère de suspicion qu’il faut dissiper. Rappeler les Etats au respect des engagements qu’ils ont contractés ; fixer enfin un règlement définitif des dettes de guerre; organiser un contrôle efficace de la Société des Nations sur les armements et assurer, par la création d’une force internationale, l’exécution de ses décisions; maintenir les droits, si chèrement acquis, d’une France pacifique mais vigilante, telle est la lâche qui s impose aujourd’hui à Genève, demain à Lausanne, si l’on veut garantir la paix du monde par la mise en action de la brève et saisissante formule ; Sécurité, arbitrage, désarme-

La crise économique résulte tant d'une surproduction et d'une sous-consommation mondiales que de l’immobilisation ou de la thésaurisation des capitaux. Elle se traduit par un ralentissement sensible des transactions ; par l’avilissement des prix à la production industrielle et agricole ; par le déséquilibre général des budgets ; par des mesures fragmentes de protection et une véritable guerre douanière — qui prolongent et qui aggravent les désaccords entre les peuples — ; par un chômage intense auquel' la France elle-même n échappe que partiellement.

Pour stimuler nos exportations, pour rétablir* notre balance commerciale déficitaire, pour accroître notre bien être, il est indispensable que l’Etat, donnant lui- même l’exemple une prudente gestion, s’astreigne à établir un équilibre rigoureux entre les recettes et les

dépenses de nos budgets. Il y parviendra, 'sans renoncer aux œuvres do solidarité et de prévoyance qui sont l’honneur de notre régime et sans méconnaître les droits des victimes de la guerre :

En réduisant son train de vie ;

Kn révisant, dans un esprit de simplification, notre système fiscal et notre organisation administrative ;

Kn procédant à une large décentralisation qui permettra de diminuer le nombre des fonctionnaires ;

En envisageant le concours de nos organisations mutualistes pour l’application de la loi sur les assurances sociales, qui a suscité tant de critiques justifiées et dont il sera nécessaire d amender et de simplifier les dispositions ;

En répartissaut pins équitablement les Lrop lourdes charges qui grèvent ceux qui

agriculteurs, petits et moyens commerçants, petits et moyens industriels — personnifient les qualités d'épargne et de probité de notre race.

Il y aura lieu, dès lors, de pratiquer résolument de sévères économies, si nous voulons échapper aux conséquences désastreuses d’une nouvelle inflation monétaire. Enfin, il conviendra de restaurer dans sa plénitude l’autorité de l’Etat en fortifiant le sentiment de la discipline et du devoir national,

Ennemi de tout sectarisme et des surenchères démagogiques qui conduiraient le pays aux pires aventures, je vous demande do me renouveler le mandat dont~voûs“m'hônoTeï depuis 1910. Je n’ai pas à rappeler ici mon effort constant pour hâter la réalisation des vœux d’intérêt départemental ou local, les résultats heureux auxquels j’ai fréquemment abouti, ma collaboration efficace à la défense des droits du récoltant, qui ne sauraient Être plus longtemps méconnus.

Je li ai pas à rappeler que j’ai toujours pratiqué, en toute loyauté, la politique de la 1113111 ouvorte! que j’ai toujours soutenu les revendications légitimes qni m’étaient soumises et donné mou appui à toutes les causes justes,

\ ingt deux ans de fidélité, de compréhension et de confiance mutuelles me donnant un nouveau titre à vos suffrages.

Vous manifesterez sur mon nom votre attachement à une politique d’union, de eonloi de et de pt o^ïès social dans 1 ordre et dans la liber te T et votre [foi dans les destinées d© la France républicaine.

Vive la France !

Vive l'arrondissement d* Alençon !

Adrien DARIAC

Ancien Ministre.

Ancien Président de la Commission des finances.

Chevalier de la Légion d'honneur*

Député sortant.

Candidat d’ Union républicaine.

Circonscription d’ ARGENT. AN.

M. D’A UDIFFRET -PASQUIER, U. R. D.

Dlu au premier tour de scrutin, — 8.462 voix.

Messieurs et chers Concitoyens,

Les difficultés de la situation actuelle nécessitent aujourd'hui, plus encore qu’en 1928, un grand, elïort cl union nationele et de concorde républicoïne.

Il s’agit, de consolider définitivement la paix dans le monde et de redresser un avenir économique compromis par une crise mondiale sans precedent.

Cette crise, noos en sortirons par notre travail et notre énergie, en groupant derrière un Gouvernement fort, une large majorité fermement résolue à assurer "ce redressement.

Toute notre activité doit tendre au maintien de !a paix, le plus précieux de nos biens.

Pas de désarmement sons avoir assuré notre sécurité par le renforcement de l’autorité de la Société des Nations et la création d’une force internationale mise à sa disposition comme la France 1 a propesé à Genève à la Conférence du désarmement où le président André Tardieu a indiqué au monde la vraie voie de la coopération internationale.

11 nous faut, dans le respect scrupuleux des traités, exiger le payement des dettes et des réparations que nous doivent nos ex-ennemis, de façon qu’en remboursant nous-mêmes nos créanciers, nous soyons assurés en notre faveur du solde net établi par Te plan Younq.

SatisfatLe d’avoir pour sa part établi la paix dans le monde, la France devra assurerle bien-être de tous scs enfants.

Partisan de la liberté de conscience la plus absolue, nous réclamons, dans la laïcité de 1 Etat :

1 our les cultes, 1 absence de toute entrave à leur exercice ;

Pour les congrégations, le droit commun à toutes les associations ;

Pour tout Français et pour toute Française, la liberté d’enseigner, sous l'unique garantie des diplômes assurant leur capacité professionnelle:

Pour les enfants, l égalité devant les subventions de l’Etat, des départements et des communes, a quelque école qu ils appartiennent, et quel que soit le genre d’enseignement

(TU I le Cinimnl

Nous voulons garantir aux citoyens la pleine jouissance de leurs droits fondamentaux.

Respect de !a propriété et de la liberté Individuelle,

Pour la famille, faculté de se développer par des encouragements à la natalité, extension de la liberté testamentaire, suppression de la taxe successorale destructive du patrimoine familial.

En matière de fiscalité, l’Etat doit s’inspirer du grand principe : régler son train de vie sur ses ressources, on révisant les lois dont l’application se révèle trop onéreuse.

L avenir doit également amener à la réduction des impôts qui pèsent trop lourdement sur le travail et la production.

L’ère des dégrèvements instituée par la dernière législature à laquelle nous sommes redevables d un degrèvement d’impôts de près de six milliards doit être poursuivie, l'Etat co n -muant à prendre à sa charge les dépenses d'un caractère d’intérêt général qui grèvent trop murdemenl les budgets, de nos communes.

Noos ne négligerons pas la politique d* amortissement de notre dette> gage de la valeur de notre monnaie* dont près de vingt milliards ont déjà été amortis.

En exigeant la protection des rentiers qui ont confié leurs économies à TEtat. je ne ferai que continuer l'œuvre que j'ai entreprise en faveur des petits souscripteurs qui ]ui ont remis leurs épargnes, et qui ont droit à la revalorisation de leurs avoirs pour assurer la paix de leurs vieux jours*

Dans une meilleure rédaction des lois, nous rechercherons, avec la collaboration éclairée du Conseil d’Etat, à enlever toute notion socialisante qui favoriserait l'ingérence de l'Etat dans nos affaires.

Nous devrons éviter l'introduction dans les lois nouvelles des dépenses qui ensuite se développent automatiquement dans les budgets suivants*

Touchant les assurances sociales, je reste nettement opposé à la loi actuelle que je n'ai pas votée*

Pas de sanctions,

Pas d'obligation,

L’assurance facultative pour tous.

La mutualité substituée à l’Etat dans toute la mesure du possible.

Adversaire irréductible du principe de l’obligation, j'ai soutenu à la tribune de ia Chambre, le 52 avril 1030, un amendement demandant que la loi reste facultative.

J'ai réclamé également l'ajournement de toutes sanctions contre les contrevenants jusqu’en 1933. »

Ce faisant, je devançais dans leurs revendications les présidents de nos associations agricoles qui à Rennes, Caen, Lisieux réclament aujourd’hui ce que j’avais demandé à la Chambre deux ans auparavant.

Dans les administrations, réorganisation profonde cl simplification des services publics afin de réaliser par de sérieuses compressions, en même temps que des économies indispensables, une activité des bureaux.

L’agriculture qui traverse une crise grave, veut être protégée ;

— par le relèvement des droits de douane;

une politique de contingentements bien ordonnée.

Cette œuvre, commencée par les derniers gouvernements dans des circonstances difficiles, conditionne la prospérité agricole, facteur de la prospérité générale.

C est une nécessité vitale pour nous. La lâche est ardue, mais pas au dessus de nos énergies. Ayons confiance en nous-même et dans notre pays.

Pas de défaitisme économique! v

Je revendiquerai tout spécialement et de façon pressante l’abrogation de la loi néfaste de 191/, Des la rentres du Parlement, je réclamerai la liberté complète des bouilleurs de cm, comme le Sénat vient de la voter par le retour pur et simple au régime de la loi de 190b, suivant la proposition que j’ai moi-même déposée à la Chambre en février dernier.

Forts de notre bon droit, nous devons triompher dans les délais les plus courts.

Plus d inquisitions : liberté pour tous de disposer de leurs récoltes et de leurs biens.

Les habitants de nos campagnes, qui ont particulièrement souffert de la crise, sont bien fondés à exiger :

une large rémunération de leur travail leur permettant de vivre dans l’aisance et d assurer à leurs employés des salaires égaux à ceux de l’industrie, en leur accordant l’extension du sursalaire familial;

la continuation de l’abaissement des impôts qui frappent l'agriculture comme nous 1 avons obtenu récemment pour les herbages et les prairies par la réduction du coefficient.

la refonte de la loi Loucheur sur les habitations à bon marché, permettant non seulement des constructions nouvelles, mais aussi aux propriétaires de remettre en état les

maisons qui tombent trop souvent dans nos villages, pour les laieser à la disposition de leurs collaborateurs,

— une large politique dfélectrification et d'adduction d'eaux potables dans nos

campagnes,

d’importantes subventions pour mettre en état nos chemins ruraux si défectueux

encore.

Pour faciliter l'accroissement des affaires du cultivateur, il faut rendre le crédit agricole plus facilement accessible à tous et le doter de subventions toujours plus larges ; une vaste politique d'engrais à bon marché ; le développement de renseignement agricole et de l'apprentissage.

Pour les commerçants :

— une facilité plus grande des échanges par des mesures favorisant la circulation des marchandises,

— - la simplification des impôts par une feuille annuelle unique,

— le remplacement de T impôt sur le chiffre d’ affaires par une taxe unique, la suppression de la taxe de luxe,

— la modification profonde de la patente devenue prohibitive,

— en un mot, en maintenant notre entente avec les groupements économiques, écarter des commerçants toutes mesures vexatoires*

Dans l’intérêt général, il faut perfectionner notre outillage national, créer et améliorer les réseaux routiers et ferroviaires, rendre les transports plus rapides et plus économiques ; intensifier F exploitation de notre beau domaine colonial ;

Organiser la protection du travail sous toutes ses formes, l'obligation actuelle de remédier au chômage, objet de toutes nos préoccupations, nous créant le devoir de donnei aux ouvriers le travail auquel ils ont droit.

Je n’oublie pas non plus mes anciens camarades de combat dont les légitimes revendications ont toujours trouvé en moi un défenseur résolu. Leur rappellerai-je que la dernière législature leur a apporté des satisfactions d’ordre budgétaire se chiffrant par un supplément de près de deux milliards et demi ?

Dans l’avenir, je défendrai résolument la retraite du combattant nouvellement votée.

Je soutiendrai les victimes de la guerre qui ont obtenu péniblement certaines améliorations de leur pension.

Je m’efforcerai de parfaire la législation actuelle pour les plus éprouvés, et notamment pour les blessés multiples, les prisonniers de guerre, les ascendants, les mutilés, les veuves %i les orphelins.

Pour réaliser cette œuvre, je suis et resterai en parfaite communion d’idées avec tous les groupements d’anciens combattants et victimes de la guerre.

Les serviteurs de 1 Etat ont obtenu la revalorisation de leurs traitements et l’amélioration de leurs pensions. Pour ceux qui sont arrivés au ternie de leur carrière, nous poursuivrons 1 exécution de la loi de péréquation.

Passionnément attaché aux beautés naturelles de notre région ornaise que j’aime pardessus tout, je veux voir ses sites protégés, ses ressources augmentées, son bien-être accru par les larges travaux qui régulariseront nos cours d’eau, mettront en valeur nos terres, et par la conservation de nos forêts, nous garderons à l’abri des ravages des eaux.

J accorderai tout mon concours pour l’accomplissement de cette œuvre indispensable aux syndicats d initiative, de même que je poursuivrai la création des terrains de sport si necessaire au développement physique et à la saine émulation de notre belle jeunesse.

Elevé parmi vous, agriculteur comme vous, connaissant toutes vos idées par le libre exposé que vous m’en avez fait si souvent, fort de l’expérience que treize ans de vie parle-

mentaire m’ont donnée, appuyé par am Gouvernement où je compte tant d'amis, je puis vous assurer que vous aurez au Parlement un député

qui a les mêmes aspirations efcles mêmes intérêts que vous, qui a toujours défendu vos justes revendications,

qui, par votre constante 'fidélité, se trouve plus à mêm e que jamais de travailler à la satisfaction de tous vos besoins.

C’est pourquoi, avec la plus entière confiance, je vous demande de renouveler pour la quatrième fois le mandat que vous m’avez confié a la fin de la guerre.

L’imposante majorité que* vous^m? apporterez le l*r mai me donnera une force nouvelle pour représenter au Parlement l'arrondissement d 'Argentan et travailler au bien de la France»

D’AU D1FFRET-PASQUIER

Vicep résident de la Commission d'agriculture de la Chambre.

Vicerprésidenttdu Conseil générai de l’Orne,

Chevalier de la Légion d'honueur, Ci oîjc de guerre.

Maire de Saint-Oimtûphe-Ie-JajoleL Candidat id’Umon républicaine nationale.

Circonscription de DOMFROIÎT.

M* RÜULLEAUX-DUGAGE, U. R. D,

Elu au premier tour de scrutin. — 12*086 voix.

Mes chers Concitoyens,

Au mois de mars 1930, en sollicitant pour la première fois vos suffrages, je vous déclarai : « Si vous me faites f honneur de m'élire, je reprendrai là oii il l'a laissée et dans la même ligne politique, la tâche interrompue de mon frère..*

* . 4 (/Normand de vieille souche, comme vous, je n’ai qu'une ambition ; servir de tout cœur les intérêts de notre beau pays et contribuer à sa prospérité en pratiquant une politique de conciliation et d'union nationale. >î

A une importante majorité, vous avez bien voulu me témoigner votre confiance ; cette manifestation d’amitié qui s’adressait au frère de votre ancien député, ma profondément touché. Dès lors, tous mes efforts pendant ces deux années ont eu pour bot de justifier votre choix, de vous prouver que vous ne vous étiez pas trompés.

Aujourd’hui, demain, comme hier, mon entier dévouement vous est acquis.

J’ai conscience de n’avoir marchandé ni ma peine, ni mes fatigues et d'avoir loyalement tenu mes engagements.

Vous rn avez vu à l’œuvre, vous me connaissez, vous pouvez me juger.

Le Ier mai, vous direz par vos votes si je me suis acquitté de ma tâche comme vous l'entendiez, en accord avec îe programme que vous aviez approuvé.

Mes chers Concitoyens,

La prochaine législature aura une œuvre particulièrement difficile à accomplir.

Dans le monde désaxé par la guerre, après une courte période de prospérité plus

artificielle que réelle, toutes les nations sont aux prises avec; une crise économique^ presque sens précédent clans Fbisloire, qui a diminué les recettes: fiscales des Etais ■ et fait naître partout le chômage*

Parmi les peuples- d'Europe, la France est encore le moins profondément atteint. Elle le doit a son heureux équilibre agricole et indus triel, aux magnifiques et tradUionuelLes vertus de sa race, à son esprit de travail et d'économie.

Certains symptômes de reprise des affaires nous donnent d'espoir que la phase la plus critique touche à sa lin. Pour que notre pays soit F un des premiers à reprendre! vier -et activité, ii est indispensable que règne la confiance dans la paix et dans F ordre social.

La paix extérieure.

Tous les Français, sans exception, veulent cette paix qui, M. Pierre Laval iFafiirmait il y a quelques mois à la tribune de là Chambre, « n’est le monopole de personne, ni d^auctm parti ».

La politique d entente internationale doit cire réalisée dans la sécurité de notre pays et dans le respect des traités.

« Sécurité, arbitrage et désarmement », tels senties termes inséparables de la trilogie proclamée par M. Tardieu dans son discours d’Alençon, en septembre 1930, et qu’après M. Briand il défend à Genève avec fermeté et avec un sens profond des réalités.

La pa ix in iér ieure, pi

La paix religieuse :

Autant que la paix extérieure, la paix intérieure nous est nécessaire. $1

La République n est le monopole d’aucun clan. Elle ne peut être la proie de politiciens dont 1 unique souci est de l'exploiter pour la satisfaction de leurs passions ou de leurs appétits.

Elle doit se montrer accueillante pour tous, libéralement, fraternellement ouverte à tous les citoyens sans aucune exclusive.

Le principal souci de tout Gouvernement vraiment national sera dône dé maintenir la concorde et là paix .entre les Français.

Profondément attaché à la liberté de conscience, je suis partisan convaincu dè l’abrogation des lois d exception et dé îa liberté d’enseignement,

L Etat doit assurer à tous les bienfaits de l'instruction. Les écoles officielles doivent observer une absolue et respectueuse neutralité. Mais le droit intangible, qui appartient à la famille, de choisir et de contrôler la formation intellectuelle et morale de ses enfants, exclut par cela même le monopole de l’enseignement que je repousse et que je combattrai ' sans faiblesse au nom de la liberté.

Nous demandons la création d un office national des .bourses. S’inspirant à la fois du statut en vigueur de nos pupilles de la nation et- de la législation scolaire d’autres pays, il accordera équitablement à tous les enfants du peuple, des villes et des campagnes, jugés capables d en profiter, des bourses d’entretien d’enseignement secondaire (externat ou internat) indifféremment dans les écoles libres et dans lès écoles dé PElat,

Paix sociale :

, ^cs expériences politiques qui se sont révélées désastreuses dans d’autres pays* doivent etm épargnées au nôtre.

, . ^es ^rar*çais comprennent quelles intérêts de toutes les classes, , loin de supposer, vent trouver dans une collaboration; mutuelle du capital et. du travail, le véritable et seul nio^en de réaliser la justice et la paix sociale.

TVétalisme, avec ses lois ruineuses, voilà l'ennemi.

Ost dans la conception mutualiste, syndicaliste et professionnelle qu’on trouvera la solution de la plupart des difficultés sociales de notre époque.

C'est ainsi que la loi des assurances sociales, qui grève si lourdement les industriels les exploitants el les ouvriers, doit être remaniée, confiée aux mutualités et rendue facultative

Une généreuse politique sociale et économique facilitera l'accession de tous à la propriété et, par le développement dos sociétés d’habitations à bon marché, de crédits immobiliers, de jardins ouvriers, assurera aux travailleurs une vie meilleure et plus douce

La politique familiale.

La 14e législature a marqué de grands progrès en faveur de la famille. Il est plus nécessaire que jamais, dans notre France qui se dépeuple, de poursuivre hardiment les réfcrflies, de diminuer les taxes successorales, et même de les supprimer totalement en ligne directe, pour protéger Je patrimoine familial.

Il est également nécessaire d'encourager la famille par les allocations, le sursalaire familial, Je vote familial (proposition Henry Roulleatix-Dugage) ;

De développer de plus en plus l'hygiène sociale par la lutte contre les taudis, contre la mortalité infantile et la tuberculose.

Encourager la natalité, protéger les familles nombreuses et les favoriser, spécialement en^ cette période de crise et de chômage, telle est, en résumé, la politique à défendre dans ce domaine.

Réformes politiques el réformes fiscales.

U est urgent d adapter à notre époque les institutions don les rouages vieillis sont à réformer eL a moderniser :

Pouvoir executif renforcé, initiative parlementaire limitée en matière de dépenses, décentralisation de l’Etat, réduction du nombre des députés, vote personnel, collaboration des chambres professionnelles d’agriculture et de commerce dans 3a confection des lois, voila quelques réformes à réaliser. Elles répondent au vœu du pays et permettront d'aboutir rapidement aux réformes fiscales.

Une sérieuse politique d'économie s'impose. Débordé par la surenchère démagogique et les progrès de 1 étatisme, notre pays voit sans cesse se gonfler ses budgets. Le Français, écrasé d impôts, réclame la simplification du système fiscal et s'oppose à toute dépense nouvelle,

L'Etat doit réduire son train de vie,

La taxe sur le chiffre d affaires, particulièrement lourde et vexatoire pour le commerce, est k supprimer dès que le permettront les circonstances et à remplacer par une taxe propre à donner satisfaction aux assujettis.

Politique agricole,

L agriculture, base même de la richesse de la France, a droit à une sollicitude parliez

hère qui se manifestera par la protection de ses produits, l'abaissement des tarifs de transports, la diminution du prix des engrais, l'amélioration du réseau routier, l'électrification des campagnes et par la simplification de la fiscalité, le développement des caisses da crédit agricole, qui sont à l'agriculture ce que les caisses de crédit commercial sont au commerce*

Les propositions concernant 1 indemnité de plus-value au fermier sortant et la révision des baux à ferme, votées par la Chambre, sont actuellement devant le Sénat. Il faut espérer que la Haute Assemblée, dans un but d'apaisement social, saura sagement concilier les intérêts en jeu.

La liberté des houilleurs de cru *

Les bouilleurs de cru réclament la liberté de disposer à leur gré de leurs produits* lia ne demandent ni faveur, ni exonération, mais le retour à la loi de 1906, qui garantira leur droit et l’inviolabilité de leur domicile.

Depuis que j'ai l'honneur de vous représenter au Parlement, j’ai été un de ceux qui ont combattu avec le plus d’ardeur et de ténacité pour le retour intégral à la loi de 1906 ; je me guis efforcé, en plein accord avec tous les défenseurs des bouilleurs à Ja Chambre, de vaincre les difficultés, de persuader les adversaires et d'entrer enfin dans la voie des réalisations.

Un grand pas vient d'être fait* Le Sénat a voté le retour à la liberté complète* Ce résultat reste acquis, Ce sera la tâche de la Chambre prochaine, sous l’impulsion du groupe de défense des bouilleurs de cru, de donner entière satisfaction aux agriculteurs de nos régions*

En attendant, des instructions sont données aux agents de la régie afin que cessent toute tracasserie arbitraire et toute vexation.

Les anciens combattant s ^ pensions , retraites.

La Nation a contracté une dette envers les anciens combattants qui furent les premiers artisans de la victoire et de ia paix, envers les victimes de la guerre, les veuves et les orphelins. C’est donc dans un esprit de justice et de large bienveillance que sera revisée la liste des unités combattantes pour accorder la carte du combattant et la retraite à ceux qui les ont bien gagnées.

Les formalités actuellement imposées aux demandes de pensions seront simplifiées et les délais réduits*

Le pays a le devoir de soutenir les droits sacrés des anciens combattants et de leurs familles, en reconnaissance des sacrifices par eux consentis à la Patrie.

Mes chers Concitoyens,

Voila, dans ses grandes lignes, mon programme.

Si vous me faites Phonneur de m’accorder à nouveau votre confiance, je le défendrai de mon mieux*

Je me consacrerai entièrement à ma tâche, fier de représenter à la Chambre ce beau pays normand auquel je suis profondément attaché et nos populations laborieuses dont la saine vertu de bon sens est à juste titre renommée*

Gomme par le passé, en toute indépendance et en me tenant au-dessus des rivalités de personnes, de groupes ou de partis, j'essaierai de vou3 être utile à tous*

Ma seule ambition sera de faire triompher, en défendant vos intérêts et vos libertés, dans le cadre des institutions républicaines, une politique d'ordre, de progrès et de concorde dans T uni on de toutes les bonnes volontés, pour le salut et la grandeur de la France*

Georges ROULLEÀUX-DUGAGE Député sortant*

Maire de Saïnt-Rémer-lea-Forges.

Président du Syndicat départemental des bouilleurs de cru.

Membre du Conseil national de la Fédération républicaine de France Membre des Commissions du suffrage universel et d’administration générale, départementale et communale de la Chambre des Députés.

Croix de guerre française.

Médaille militaire britannique.

Candidat (TUnion nationale républicaine démocratique*

Circonscription de MORT AG HE.

M. DUPRAY DE LA MA H Ë RIE, U. R. R Elu au deuxième tour de scrutin. — 9.430 voix.

Mes chers Concitoyens,

Après avoir, pendant plus de dix-sept ans, accordé si justement votre confiance à M. de Ludre, vous avez tenu à lui accorder un nouveau témoignage de votre sympathie en le faisant succéder, à la Haute Assemblée, à notre vénéré et regretté sénateur M. Fleury,

Il vous faut donc, aujourd'hui, choisir un député.

Encouragé par de nombreuses et bienveillantes amitiés, j’ai 1 honneur de solliciter vos suffrages.

Né à Pervenchères, j’ai pressé toute ma vie dans notre arrondissement. Agriculteur, comme vous l'êtes en grande majorité, je connais les besoins particuliers de notre région; et, si j’aspire à la représenter, c’est avec le désir et l’espoir de pouvoir le faire utilement.

De nos jours, plus que jamais, il faut des situations nettes; l’heure n’ëst plus aux déclarations éloquentes et creuses. Je veux que vous connaissiez d’une façon précise l’homme qui se présente aujourd’hui devant vous, et voici, dans ses grandes lignes, le programme que j’aurai l’honneur dé défendre*

Politique extérieure .

La paix est, pour l’Europe entière, une nécessité vitale.

Convaincu que le maintien et l’organisa lion de la paix extérieure ne sauraient être assurés par une: politique, égoïste de. force et de prestige, je soutiendrai tout ce qui peut contribuer, au désarmement moral, à. la .pacification des esprits, à la collaboration et à l’entente dans îe cadre de la Société des Nations,

Mais je. ne saurais oublier les progrès incessants de Tes prit de revanche ouLre-RMn, les nuages qui s amoncellent; sur 1 Europe Centrale^. la menaçante inconnue soviétique.

Je ne saurais oublier non plus que le voisinage de gens qui élèvent' la mauvaise foi à la hauteur d’un principe de gouvernement impose des précautions.

Et pour que le, paysan de France, ne paye pas, comme toujours, de son sang les erreurs et les utopies dTun pacifisme aussi aveugle que dissolvant, je conclus ;

1° Evitons ries occasions de1 conflits en imposant aux nations rivales l’arbitrage de la Société des Nations.

2* Pacifions les esprits par de3 accords de collaboration Internationale. Dotons 1 Assemblée de Genève d’une puissance matérielle suffisante pour imposer aux récalcitrants 3e respect dès traités, afin d’assurer la sécurité.

3* Ensuite, mais ensuite. seulement,, quand les précautions prises auront mis les hommes de bonne volonté à l’abri des surprises mortelles, ce sera avec soulagement et avec joie que nous procéderons au désarmement.

C est là une politique pacifique, sans visées impérialistes, mais digne du passé de notre pays. Nous sauvegarderons ainsi les droits de la France dans le monde, la sécurité

de ses frontières et de : son : domaine colonial et nous assurerons la protection des petites nations qui , elles aussi ,■ ont le droit de vivre*

Politique Ultérieure,

La paix est aussi nécessaire au dedans qü’ati dehors* Dans les heures graves que nous traversons, alors qu’une crise sans précédent ébranle les assises du mond°e entier, il n’est pas trop des efforts réunis de Lous les citoyens pour conjurer les périls qui nous menacent.

Dans le cadre des institutions républicaines que la France s’est données et dont le principe ne saurait etre mis en cause, il y a place pour tous les Français. La République appartient à tous ; elle ne doitipas, elle ne peut pas être la propriété d’une coterie.

Partisan d’une République largement et sincèrement ouverte à tous ceux qui ont le eourage de subordonner les intérêts particuliers à l'intérêt supérieur du pays, je serai l’adversaire résolu de la .politique .cartel lis fcj, qui prétend monopoliser la République et

veut bannir, à. grands coups d exclusives, les citoyens qui repoussent les directives colléeü vis tes.

Il est nécessaire que. le Gouvernement assure sans faiblesse la justice à tous, la liberté à tous et que les pouvoirs publics soient au service de tous, au lieu d’être le privilège de quelques-uns* 1 c

Dans cet ordre d'idées, je réclame donc ;

— - La liberté des opinions*

— La • lib er té des croyait c es re li gi e oses *

La liberté d enseignement, pour tous ceux qui le désirent et par tous ceux que leur compétence, reconnue par I obtention des diplômes exigés par J'État, en rend dignes*

. L,f *?oit commun pour tous les> citoyens, quel que soit, le vêtement dont il.leur plaît de s habiller, “

Et 1 égalité de tous, devant les subventions, au même, titre que devant l’impôt.

Et c’est en vertu des mêmes principes que je comprends la laïcité de l’État, ,à condition bien entendu, qu’elle ne dégénère jamais en sectarisme.

Politique financière et fiscale *

Le budget est le fonds commun des services généraux du pays,

Il tend à devenir un godffre sans fond, où tout le monde se croit autorisé à puiser et ou s engloutit chaque année le tiers du revenu national,

•V ebt sous peine de catastrophes, de revenir à une conception plus saine du rôle

de 1 Liât,

La faculté contributive des citoyens est dépassée ; tels prélèvements supportables en période de prospérité deviennent mortels en temps de crise.

Par leurs multiples incidences qui se superposent, les impôts constituent actuellement une part si considérable des prix de revient que nous ne pouvons plus lutter contre la concurrence étrangère. Il -faut, sous peine de compromettre notre relèvement économique ) remedier par les moyens suivants :

D abord, maintien du crédit public par une résistance invincible k l’inflation.

- morUssement progressif deJa dette publique. Rigoureux équilibre budgétaire. Protection ne i épargne,

loi, „Pu-T^ -oppression des dépenses. Suppression des rouages inutiles. Simplification des aatièrTikdépe^K1,018 ^ ^ ^ perceplion’ SuPPression de l’initiative parlementaire en

Enfin, encouragement à la formation de la richesse publique, par l'esprit d’initiative et d’épargne. Remplacement de certaines taxes justement impopulaires, comme la taxe sur le chiffre d’affaires par une taxe unique à la production. Protection des commerçants et agriculteurs contre les exactions du fisc. Allégement des charges du capital qui travaille. Diminution des droits de succession en ligne directe, spécialement pour la petite propriété rurale. Aménagement tant attendu des finances départementales et municipales, afin de permettre aux petites communes de faire face aux charges qui leur incombent.

Politique sociale .

Aucune infortune sociale ne peut laisser le pays indifférent et la collaboration des classes serait vaine si on la limitait au seul terrain de l’économie, fl importe, tout en maintenant les lois d’assistance, qui sont des lois de secours immédiat, de multiplier surtout les lois de prévoyance, qui permettent aux travailleurs de toutes catégories de réaliser, dans la sécurité et la justice, le « mieux-être » auquel ils aspirenL légitimement.

L’État doit intervenir en cette matière pour parer au plus pressé, pour aider, diriger et contrôler, mais il ne doit pas faire tout, seul ! L’ État-Providence est une utopie socialiste, donc anti-sociale et anti-démocratique. La mutualité professionnelle reste la base necessaire

de toute Y organisation sociale, ,

A l’État revient la protection de la santé publique, celle des enfants en particulier,

La lutte contre les fléaux sociaux : tuberculose, etc,

La lutte contre le taudis et les conditions insalubres de travail.

La protection de l’épargne par une réorganisation sévère et sanct.onnée de la loi sur les société^

La lutte contre Le désastreux chômage dont les ouvriers, irresponsables de la crise, ne doivent pas être les victimes. Sur ce point précis, et en plus de secours directs l’Etat doit agir activement par l’outillage national et colonial, la protection de la main-d œuvre

nationale, V organisation du marché intérieur, etc.

Les lois de prévoyance, au contraire, mises en œuvre avec la participation de 1 b at, des employeurs et des employés, doivent être appliquées sur le terrain de la mutualité

contrôlée.

Dans cet ordre d'idées, nous avons :

L'appui aux familles nombreuses par la protection de la maternité, les secours aux

jeunes mères, les allocations familiales.

L’assurance contre les risques humains ; maladie, accident, vieillesse, décès. L’amélioration des conditions matérielles de l’existence; habitations a bon marcie,

jardins ouvriers, etc., etc. ,

Si à titre transitoire, l’Etat est obligé d’assumer ces diverses charges, il faut que des organismes appropriés le délivrent, au plus tôt, d’obligations pour lesquelles il n’est pas

qualifié, . .

On le voit bien avec la loi des assurances sociales, dont le principe est excelle» , e

l’application déplorable!

Une complication extravagante, une paperasserie inouïe, entraînant une bureaucra îe ruineuse, rendent cette loi impopulaire au point de la compromettre.

La responsabilité unique — et inique — de l’employeur, transforme cette loi de prévoyance en loi d’assistance et fausse complètement le principe. ' ,

Le calcul des prestations-maladie est lait de façon telle que les ruraux, éloiBnes médecin, touchent beaucoup moins que ce qui leur avait été promis.

La gestion étatiste s’avère une aventure financière dont personne ne sait comment on

sortira. . t

fl faut que cette loi simplifiée et rendue facultative, restitue aux employeurs et au.

employés les responsabilités qui leur incombent, que le fonctionnement en soit assuré par la seule mutualité et que, jusqu'à cette transformation nécessaire, les sanctions soient suspendues*

Ceux-ci, comme toutes les victimes de la guerre, ont des droits imprescriptibles sur la Nation qu’il ont sauvée et leurs légitimes revendications trouveront en moi un défenseur convaincu*

Politique économique et agricole.

Je considère que les bases nécessaires de notre société civilisée sont la propriété Individaeile, l'initiative individuelle clans le cadre des professions organisées, et la protection du travail sous tontes ses formes. C'est un droit naturel, imprescriptible, de pouvoir disposer, à sa guise, du fruit de son travail et de le léguera ses enfants*

Je combattrai donc les doctrines socialistes, basées sur r étatisation et le collectivisme, qui ont infligé des désastres retentissants à tous les pays qui les ont appliquées : Angleterre, Allemagne, Australie, etc*

Fermement convaincu que la lutte dès classes n'est qu’une guerre stérile, je demande, au contraire, une collaboration de plus en plus étroite de tous les éléments de la production française*

Eu cette matière, l’Etat doit être le protecteur, le conseiller des initiatives privées ; i! ne doit jamais se substituer à elles, ni assumer un rôle de patron pour lequel il n’est pas fait! Donc, pas de nouveaux monopoles; étude de l’amodiation possible de certains monopoles existants ; pas de réglementations tracassières établies sans l’avis des groupements compétents*

Toutes les nations ne produisent pas dans des conditions identiques; certaines sont plus favorisées par la fertilité de leur sol, la proximité des matières premières, la modération des charges fiscales, l’abondance de la main-d'œuvre, etc. Une sage protection douanière est nécessaire afin que notre industrie, notre commerce, notre agriculture ne soient pas écrasés par les dumpings menaçants* Mais il faut, parallèlement, améliorer nos moyens de production, afin de pouvoir soutenir la concurrence et reconquérir notre part légitime dans les échanges internationaux* 11 faut, en particulier, équiper méthodiquement notre magnifique empire colonial qui peut assurer à la métropole des débouchés considérables.

Quant à la politique agricole qui intéresse spécialement notre arrondissement, c’est un sujet familier auquel, agriculteur moi-même, je travaille depuis vingt ans dans mon pays.

Une part du travail incombe aux agriculteurs eux-mêmes, une autre aux municipalités qu’ils élisent, et une autre à l’Etat,

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