I- — Organisation professionnelle
Formation technique et sociale des cultivateurs basée sur le syndicat communal, affilié a une fédération plus étendue* Le syndicat est la cellule initiale autour de laquelle se groupent successivement :
lres mutualités diverses qui garantissent leurs membres contre les risques auxquels ils sont exposés.
Les entreprises de coopération : production, transformation, vente, dont il importe que le statut juridique et fiscal soit défini au plus tôt.
Les caisses de crédit mutuel*
Les enseignements technique : champs d’expérience, concours, comices, etc.
Les oeuvres sociales agricoles ; habitations à bon marché, allocations familiales, etc.
UO
IL — Organisa lion municipale:
Destinée à rendre le séjour des campagnes plus attrayant, plus sain, plus agréable, par l'électrification complète, l'assainissement, l’adduction d'eau potable, l'amélioration des chemins ruraux, l'extension du réseau téléphonique automatique et l'embellissement des villages.
ÏÏL — Collaboration de l’Etat pour :
— faciliter rétablissement et l'accession à la propriété des fermiers et ouvriers agricoles, par la généralisation du bien de famille insaisissable; l'extension du crédit à long terme ; la réglementation rigoureuse des ventes morcelées de biens ruraux, avec droit de préemption pour le fermier ; le remembrement ; V assouplissement de la loi Loucheur ;
— assurer la prospérité et l'indépendance de la profession par le vote de l’indemnité de plus-value ; l'encouragement aux baux de longue durée ; nue politique vigilante de protection douanière ; une poétique suivie pour la fabrication. Je transport et la vente des engrais; le retour à la liberté des bouilleurs de cru ; les encouragements à l'exportation ; h répression des fraudes, etc.;
— procurer aux ouvriers agricoles des avantages égaux à ceux des ouvriers des villes, par des lois sociales appropriées, la protection de l’artisanat rural et la création de petites industries à domicile.
L'agriculture est l'industrie fondamentale de noire pays. En augmentant le bien-être et le pouvoir d’achat de l'élément agricole, on assurera par contre-coup le succès de tout notre marché commercial intérieur. Les intérêts des diverses branches de l'activité nationale sont intimement solidaires.
Mes chers Concitoyens,
J’ai voulu vous exposer nettement les divers points de mon programme ; vous jugerez s'il est conforme à vos idées*
Partisan d^une politique d'ordre, de progrès économique et social, je veux l'appliquer dans un large esprit de tolérance et. de justice, ainsi que Font fait les présidents Poincaré, Laval et Tardieu.
Je veux en particulier rendre à la classe agricole la place qui lui revient dans les conseils de la Nation, c’est-à-dire la première*
Je ne suis pas l'homme des promesses fallacieuses dont vivent les politiciens professionnels, mais vous pouvez être certains que si vous me faites 3 'honneur de me choisir pour représenter au Parlement notre cher arrondissement de Morte gne, je consacrerai à cette tâche toute mon activité et tout mon dévouement*