M. MA ES, S. F
Elu au deuxième tour de scrutin. — 7.029 voix.
Notre programme.
En face de la carence des partis de droite, le parti socialiste a dressé un programme dont Maes saura poursuivre énergiquement la réalisation et dont nous voulons indiquer les grandes lignes.
Contre l'insécurité du travail, nous réclamons l'assurance-chomage sans cotisation patronale ni ouvrière; la semaine de quarante heures à salaire égal., le contrôle ouvrier*
Contre l'anarchie de la production, nous réclamons la protection des consommateurs et des producteurs contre la spéculation. Nous voulons la nationalisation des mines, des ch emtns de* fer , des ■ as sura nces \ e te .
Contre l’ignorance, nous voulons la gratuité de renseignement à tous les degrés.
Les commerçants, Jes cultivateurs, les, petits fonctionnaires n'ignorent pas que les élus sooialistes. au Parlement ne cessent, de prendre en mains leurs intérêts et leur défense. Ils peuvent compter, comme par le passé,, sur. Maës, pour, sauvegarder leur situation chaque jour menacée par Je déséquilibre économiques
Si, pour les travailleurs en général, nous: reprenons, à, notre compte le programme de la Confédération générale du travail,, il est, parmi eux, upc catégorie pour laquelle Alfred Maës est un, défenseur pour ainsi dire « naturel » » .
Ce sont les ouvriers mineurs qui connaissent le dévouement qu'il apporte à. leur cause et; l'activité dei tous des jours qu'il prodigue, pour, écarter dm ux la menace que crée, une crise sans précédent.
Les résulta tss quai a obtenus : ont*, on peut le dire, sauvé de la catastrophe. l'industrie minière de notre région*
Maës ne s'arrêtera pas dans cette voie- Il continuera ses, efforts avec ténacité, conscient de sauvegarder ainsi les intérêts, non seulement des mineurs, mais de toute une population qui j viL de il eu r t r aval 1 -
Voilài , citoyens, IesÉ dénia rations que, le parti, socialiste avait le devoie.de vous faire, concernant son programme et son candidat Alfred Maës, à la veille du scrutin.
La Fédération socialiste.
4e circonscription de BÉTHUNE,
M. AP PO U RC H AUX, républicain de gauche. Élu au deuxième tour de scrutin. — voix.
Mes chers Concitoyens,
À l’heure actuelle, nous sommes menacés des mêmes épreuves qu'il y a six ans, et la situation commande les mêmes mesures de défense contre la démagogie socialiste. La France ne se relèverait pas une deuxième fois d'une expérience 'carteUisle, Il est nécessaire actuellement de mettre un frein aux.. dépenses excessives que supporte l'État, aux budgets démesurément gonfles par la faute de ceux qui, s’ils savent proposer des dépenses, se refusent à les voter.
Politique extérieure.
En matière de politique extérieure, il n'est pas un Français qui ne veuille la paix; celle-ci n'est le monopole d'aucun parti.
Cette poliLique de paix et de collaboration internationale, par l'intermédiaire de la Société des Nations ; cette politique de reglement pacifique des conflits et d’arbitrage, je l’ai toujours passionnément défendue, tout en affirmant la nécessité de concilier cette politique de solidarité entre les peuples avec le respect de la parole donnée, le maintien des traités librement acceptés, et le souci de garantir la sécurité du territoire français.-
Je demeure au surplus convaincu que la Société des Nations ne pourra remplir efficacement son rôle d'arbitre et empêcher les conflits armés aussi longtemps qu elle ne sera pas
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dotée de la force internationale récemment réclamée à Genève par MM. André Tardieu et Paul-Boncour, Il sera alors possible de procéder en toute sécurité au désarmement général qui allégera les budgets de la guerre et éloignera les menaces de conflagration.
Arbitrage, sécurité, désarmement, chacun de ces mots conditionnant T autre, tel est le programme préconisé par la France, et tout spécialement par la génération du feu, que je continuerai de défendre devant le Parlement,
Politique intérieure.
Partisan de la paix entre les peuples, je la souhaite plus ardemment encore à l'intérieur. Assez libéral pour admettre toutes les opinions et toutes les croyances, attaché aux lois fondamentales de ia République que personne ne discute plus, respectueux à la fois du principe de la laïcité, tel que Font conçu ses initiateurs et de la liberté de renseignement, je souhaite ardemment dans Tordre, F union entre tous les Français,
Désireux de permettre aux enfants des classes laborieuses l'accession à tous les degrés, je favoriserai de tout mon pouvoir toute mesure susceptible d'offrir aux enfants des ruraux comme a ceux des villes et spécialement aux plus doués d’entre eux les mêmes possibilités de recevoir de l’État un enseignement de plus en plus complet,
Améliorer la situation du travailleur, par une législation plus humaine et mieux adaptée aux conditions modernes; élever le niveau de vie de la famille ouvrière, en augmentant son bien-être; perfectionner la loi de|1898 sur les accidents du travail ainsique celle sur les congés payés, toutes deux actuellement encore devant le Sénat ; simplifier et rendre vraiment pratique îa loi sur les assurances sociales, dont les travailleurs de la ville comme des campagnes ressentent dès maintenant les bienfaits ; assurer l’application aussi rapide que possible de la loi sur l'obligation des allocations familiales, par les caisses de compensation, votée en fin de législature par la Chambre et le Sénat ; lutter contre les fléaux sociaux, contre les taudis, par une politique d'habitation h bon marché, de jardins ouvriers, de développement du sport, par la création de stades, de squares, de piscines, etc,,.. ; d'électrification rurale, enfin promouvoir une législation bienfaisante en matière d'hygiène et d'assistance sociale en faveur des vieillards et des déshérités delà vie, qui ne bénéficient point encore des assurances sociales, tels sont, entre tant d'autres, les principaux chapitres d'une politique sociale, que j'ai déjà défendue et que je continuerai de défendre de Loute mon énergie et de tout mon cœur.
Au milieu de la crise économique dont après tant d’auLres nations, mais à un degré infiniment moins sérieux, la France est à son tour atteinte, par ricochet, et sans qu'on puisse nous accuser d'en être responsables, il est de notre devoir d'apporter un soulagement immédiat à la détresse des ouvriers, de leurs femmes et de leurs enfants. À eeUe œuvre, je ne faillirai point, convaincu toutefois que ce remède serait inopérant et illusoire si on ne s’efforçait pas de procurer avant tout, aux ouvriers français, d'abord du travail.
Sans méconnaître la nécessité des accords internationaux, capables de solutionner la crise économique mondiale, encore faut- il antérieurement assurer la protection du travailleur et du producteur français, étroitement associés dans la même communauté d'intérêts.
Sur ce programme de bonne foi et de bonne volonté, je demande à vous tous, mes ehers concitoyens, de vous prononcer.
Chefs de famille ;
Père de famille, comme la plupart d'entre vous, je connais vos besoins. Inscrit au groupe parlementaire de la famille et de la natalité française, je n'ai cessé, comme je le ferai encore demain, de protéger la cellule qu est la famille française et de réaliser le large statut familial qu'elle réclame.
Mutilés et anciens combattants :
Ancien combattant comme vous, je n'ai jamais pensé qu’un parlementaire ne puisse plus être avec vous « uni comme au front ». Dans ces conditions, de même que j’ai voté la retraite du combattant, ainsi que toutes les lois qui ont amélioré la situation des victimes de la guerre, de même que j’ai fait adopter par la Chambre des Députés, d’accord avec vos associations, une proposition de loi actuellement pendante devant le Sénat el relevant de la forclusion les victimes de guerre qui ne s’étaient pas pourvues, dans les six mois, devant le tribunal départemental des pensions, je défendrai dans la prochaine législature, vos droits ceux des prisonniers de guerre, ceux des veuves, des ascendants, des orphelins et des pupilles de Ja nation,
La créance que vous avez sur le pays est sacrée, rien ne peut la prescrire I Ouvriers mineurs :
Député dune région minière, je n’ai cessé au Parlement, tant à la Commission des mines qu’en séance publique, par mes rapports et propositions de loi, de réclamer pour vous la protection de votre travail, la garantie eL la sécurité de vos vieux jours après tant d'années d’un labeur particulièrement pénible et dangereux. Je commuerai â batailler de toutes mes forces pour réaliser les revendications de vos syndicats professionnels, notamment pour la retraite proportionnelle intégrale, la relraiLe à 6.000 francs et à 50 ans d’âge résultats qui peuvent être obtenus par l’application d’une table de mortalité « ouvriers mineurs », par un meilleur aménagement des ressources de la Caisse autonome et la création d une legere taxe sur 1 importation des charbons étrangers.
Mon œuvre d’hier est la meilleure garantie de ce que j’accomplirai demain en faveur des travailleurs du sous-sol.
Industriels et commerçants :
Représentant d’un arrondissement économique au sens le plus large du mot, je ne manquerai pas de défendre notre commerce, de protéger par la conclusion d’accords aussi favorables que possible, notre production industrielle, de lutter pour la simplification des impôts, contre 1 inquisition fiscale et comme je l’ai demandé, dans une proposition de résolution, le remplacement complet de la taxe sur le chiffre d’affaires par la taxe à la production, suivant le vœu des groupements commerciaux et industriels. Je sauvegarderai egalement les intérêts des peLits commerçants, des marchands ambulants et forains, en faveur de qui, en collaboration avec tout le groupe parlementaire de défense foraine, j’ai lait adopter par la Chambre un texte de loi qui les exempté des mesures exceptionnelles que leur appliquait injustement la loi de 1912.
Artisans des villes et clés campagnes :
Membre du groupe parlementaire de défense artisanale, j'ai toujours collaboré à œuvre nécessaire de rénovation artisanale, entreprise par Ja Confédération générale de artisanat fiançais. Convaincu de la nécessité sociale de défendre votre corporation, je poursuivrai la réalisation de votre programme, notamment en ce qui concerne l’application e a me 10 ration de la loi du 30 juin 1923 et de celles qui l’ont complétée, ainsi que Je
développement dn crédit artisanat
Cultivateurs, agriculteurs, exploitants :
.Je défendrai comme par le passé les intérêts de cette classe rurale et paysanne qui reste armature de la France et lui assure cet équilibre économique qui lui a permis de mieux resis er a a crise économique actuelle. Il n est pas un cultivateur qui ne rende justice à 1 œuvre qu a accomplie André Tardieu comme Ministre de l'Agriculture, tant en protégeant
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les produits de l'agriculture française, qu'en s’efforçant d’assainir le marché en luttant contre la spéculation et aussi en développant l'équipement rural par l'octroi d’importantes subventions pour 1 électrification des campagnes et les travaux d’adduction d’eau.
Je continuerai de défendre de même les intérêts des planteurs de tabacs et comme je l’ai fait jusqu’à présent sur toutes les questions telles que celles concernant 'l’indemnité à accorder au fermier sortant. Je ne cesserai de me faire l’écho des revendications des syndicats agricoles et des sociétés d’agriculture avec lesquels je n’ai cessé d’être en contact constant.
Cheminots :
Il y a quatre ans, je consacrais à votre corporation un long passage de ma profession de foi. Je n’ai rien a y changer, vos revendications sont les miennes et comme membre du groupe de défense des cheminots à la Chambre, j’en poursuivrai la réalisation, notamment en ce qui concerne l’organisation d’une collaboration méthodique entre tous les moyens de communications et l’adoption définitive du projet Chariot sur les retraites.
Employés et travailleurs de toutes catégories :
Faisant appel à votre faon sens, je ne crains pas d’affirmer que c’est dans le retour à la confiance, par une sage politique d’équilibre budgétaire, de compression des dépenses publiques et la réorganisation de notre économie, que l’on arrivera à enrayer le chômage si angoissant pour vos familles.
Electeurs des cantons de Béthune et de Cambrin :
Tel est mon programme, qui se réclame entièrement de la politique de Poincaré- Tardieu- Laval.
Ennemi des surenchères, des utopies et des expériences hasardeuses dont le seul aboutissant est l’inflation, c’est-à-dire la vie obligatoirement chère, la diminution du pouvoir d’achat des salaires, la misère du peuple et la ruine du pays, je ne veux promettre que ce qui me parait réalisable et je continuerai d’appuyer de toutes mes forces toutes reformes capables d’apporter une amélioration réelle à la condition des travailleurs.
Ma fierté est d’avoir pu, pendant quatre ans, me donner sans compter à vos personnes, a vos intérêts, à ceux de la collectivité.
Je vous demande de me faire confiance. Continuons notre collaboration féconde dans avenir pour le bien être de vos foyers, la prospérité de notre région, la grandeur de
VivenL les cantons de Béthune et de Cambrin !
Vive la République !
Vive la France !
Jules ÀPPOURCHAUX Député sortant*
Avocat au Barreau de Béthune, Croix: de guerre.
Croix du combattant.
Candidat de concentration républicaine et d’action sociale.
5e circonscription de BÉTHUNE.