M. EVRARD, S. F.LO
Elu au deuxième tour de scrutin* — 7.014 voix.
N O T RE PROGR 4MME .
Contre la guerre :
Nous voulons l'organisation de la paix, et nous la voulons par F arbitrage et le désarmement générai simultané et contrôlé. Là seulement réside, pour chaque nation, la sécurité! Par ces moyens seulement, l'humanité pourra se sauver.
Contre l'insécurité du travail ;
Nous réclamons :
a) L'assurance-chômage sans contribution patronale ni ouvrière ;
h) La semaine de quarante heures à salaire égal ;
c) Le contrôle ouvrier.
Contre l'anarchie de la production :
Nous réclamons la création d'offices publics régulateurs des prix pour le blé, le vin, les engrais chimiques, les sucres, etc, institutions destinées à protéger les commerçants, les consommateurs et les producteurs contre les spéculateurs.
Nous réclamons aussi la nationalisation des mines., des chemins de fer, des assurances, etc., en un mot des industries qui font l'objet d'un monopole de fait.
Contre la spéculation capitaliste :
Nous voulons que l'épargne publique soit protégée contre ses détrousseurs par le contrôle des banques, de la bourse des valeurs, et des sociétés financières de toute espèce*
Gontre l'iniquité politique :
Nous continuerons à œuvrer pour l'institution de îa représentation proportionnelle, pour le suffrage féminin, le vote par correspondance, une représentation plus juste des cantons dans les assemblées départementales. Ces deux derniers points ont, d'ailleurs, fait l'objel de propositions de loi de notre ami Raoul Evrard,
Contre l'ignorance ;
Notre parti s'est fait le champion de la gratuité de l’enseignement à tous les degrés. Cette réforme lui tient à cœur. Il ne négligera rien pour la faire aboutir. Et il continuera à défendre l'école laïque.
Pour les mineurs :
Raoul Evrard s est fait, à la Chambre, un de leurs meilleurs meilleurs défenseurs. Chaque fois que l'occasion lui eu a été offerte, il est monté à la tribune pour les défendre* Ces jours derniers encore, il a failli obtenir, pour les vieux, que leur retraite soit portée à 0 000 francs* Raoul Evrard redoublera d’ardeur dans cetle voie.
Pour les commerçants ;
Leurs intérêts, ils le savent bien, furent sans cesse défendus par les spécialistes des questions commerciales du groupe socialiste au Parlement. Ils trouveront demain chez eux, et en Raoul Evrard, la même activité en leur faveur*
Pour les cultivateurs :
Outre que nos élus ne cessent de prendre leur défense au Parlement, les cultivateurs n’ignorent pas que leur action pour défendre le niveau de vie des travailleurs permet., à ces derniers, d’absorber toujours plus leurs produits* Ils ne l'oublieront pas* Ils voteront pour Raoul Evrard*
Pour les petits fonctionnaires:
Ce n’est point nous qui disons, aux petits fonctionnaires, qu’ils sont trop payés et qu’ils n’ont pas le droit de parler. Nous laissons cela à M. Vende ville. Les petits fonctionnaires connaissent la sollicitude des socialistes à leur égard. Et ils savent qu elle leur sera continuée.
Mutilés et anciens combattants :
Raoul Evrard a connu vos souffrances pour les avoir lui-même endurées. Il vous a défendus hier, il le fera encore demain. Aucun de vous ne peut s’abstenir de voter pour lui !
Citoyens,
Voilà, brièvement résumées, les très grandes lignes du programme de notre candidat et ami Raoul Evrard. Rien* dans ces lignes, qui ne soit l’expression de la vérité ou de la pensée socialiste I
Le comité électoral socialiste du canton de Caruin*
6* circonscription de BÉTHUNE,
M. BELTRÉMÏBUX, S, F. I. 0*
Elu au deuxième tour de scrutin* — 11,757 voix.
Notre plateforme électorale*
Notre plateforme électorale comporte cinq points principaux : Lutte contre la guerre et lutte pour la paix, lutte contre l'insécurité du travail, lutte contre 1’ anarchie de la production, lutte contre la spéculation capitaliste, lutte contre l’ignorance*
Lutte contre la guerre et lutte pour la paix.
Le parti socialiste a entendu inscrire en tête de sa plateforme électorale la lutte contre la guerre, la lutte pour la paix.
Nous reprenons la formule que nous avons posée pour la première fois dans notre programme de 1928 et qui reste entièrement nôtre : arbitrage international obligatoire* désarmement général* simultané et contrôlé*
Par l’arbitrage, proclamé universel et appliqué comme loi internationale, les souverainetés nationales devront céder à la souveraineté internationale. Par F arbitrage, sera connu et dénoncé l'Etat agresseur et des sanctions internationales pourront être prises contre lui*
Nous pensons, d autre part, que la paix ne saurait être obtenue par les armements ou par les alliances* lout armement provoque chez le voisin un surarmement en réplique; toute alliance appelle une contre-alliance dont le résultat est la guerre*
G est pourquoi il faut désarmer pour que les peuples puissent se rapprocher sans crainte et sans défiance sous la garantie d’un contrôle international égal pour tous*
II est enfin necessaire de désarmer pour faire tomber le poids intolérable des dépenses militaires coûteuses et ruineuses pour toutes les nations*
Nous ne croyons pas qu'il y ait d'autre moyen d’empêcher le retour de ïa guerre qui est cause de tous nos maux et de toutes nos souffrances.
Lutte contre V insécurité du travail.
Depuis plusieurs années, le monde entier subit, avec une intensité qui varie suivant les pays, une crise économique redoutable dont nul ne peut dire quand elle finira* Peut-être même, y a-t-il lieu de penser qu elle ne comporte pas de solution naturelle compatible avec le maintien du régime capitaliste de production.
Les conséquences de cette crise se traduisent par du chômage, des diminutions de salaires* des licenciements et des brimades*
Devant cette grave situation, le parti socialiste réclame les mesures immédiates suivantes ;
^ instauration légale de la semaine de quarante heures avec maintien du salaire hebdomadaire complet afin de permettre le remploi immédiat d’un grand nombre de chômeurs et 1 augmentation du pouvoir d'achat de la masse des consommateurs;
— l’organisation du contrôle ouvrier ;
- l’organisation d’un véritable service public de l’assurance- chômage qui se substituerait au régime d'assistance actuel, régime précaire, insuffisant et fragmentaire;
— la mise en exécution d’un vaste programme de travaux internationaux et de travaux nationaux d’intérêt international financé par les Etats intéressés et qui aurait pour conséquence de diminuer d’une manière appréciable le nombre des sans-travail, enfin l’extension en attendant la création de l’assurance-chômage, des mesures d’assistance prises en faveur des chômeurs*
Le Gouvernement n’a, en effet, pris que des mesures étriquées en faveur des chômeurs et il a fallu que les municipalités suppléent à cette carence de l’Etat et du patronat. Partout les municipalités socialistes se sont efforcées de venir en aide aux ouvriers en chômage en créant des fonds municipaux de chômage qui distribuent les allocations maxima prévues par les règlements en vigueur, en ouvrant des chantiers communaux sur lesquels elles occupent une grande partie des « sans-travail », en distribuant des secours en nature ; charbon, chaussures, vêtements, enfin, en subventionnant aussi largement que possible les bureaux de bienfaisance à l'intention des chômeurs partiels*
Lutte contre l’anarchie de la production,
La production, livrée au hasard des. égoïsmes, est déréglée* Au même degré que la disette, 1 abondance des produits fait la misère du producteur dont elle devrait accroître le bonheur et provoque, d autre part, la mévente, le chômage, la baisse des salaires et les crises.
Le parti socialiste estime que pour remédier à cette anarchie, il y a lien de poursuivre :
1° La création d offices nationaux pour le blé, le charbon, le vin, le sucre, les engrais, les alcools où les représentants élus des producteurs, des consommateurs et des pouvoirs publics seront appelés à régulariser la production, à stabiliser et fixer les prix de telle sorte qu un juste bénéfice, a I abri de la spéculation, récompense le labeur du producteur sans rançonner le consommateur;
La nationalisation des chemins de fer, des engrais, des mines, des assurances ;
0 3 La mise sur pied d un vaste plan d’outillage national;
4 La réglementation de la machine qui, au lieu d’alléger le fardeau du travail et amésorer les conditions de la vie ouvrière, est au contraire une cause de désordre économique et de misère*
Lutte c.QHtj'ê lu spéeuhï (ion capitaliste et défense de V épargne*
Les affaires Hanau, Oustric, Banque nationale de Crédit, la ruine de grandes éntreprjses industrielles s’écroulant avec les organismes financiers qui les contrôlaient, le pillage de I épargne, le trouble de la vie économique constituent le triste bilan de îa spéculation capitaliste et de la législature qui expire.
} Le socialisme a toujours lutté contre cette spéculation en dénonçant à la tribune du arlement, au mépris des calomnies et des menaces, tous les scandales de bourse et de unique, en déposant un grand projet tendant ù la protection de l'épargne, en demandant le contrôle des banques et en proposant des mesures pratiques pour réorganiser' la Bourse, contrôler les sociétés, réglementer leurs bilans et leur publicité financière.
Bans 1 avenir, il continuera son action contre les détrousseurs de l'épargne et les ennemis de la démocratie*
Lutte contre l’ignorance*
Dans le domaine de l'enseignement, le parti socialiste veillera d’abord à protéger contre y es assauts, la laïcité, dont l’idéal est fait de raison, de tolérance et de chaude sollid- < e pour tous les enfants de la nation.
Nous entendons détruire le privilège qui s’attache aujourd’hui à la condition sociale, c’est-à-dire à la fortune et nous nous proposons d’assurer l’égalité de tons les enfants devant l’ instruction, chaque étape du savoir s’ouvrant désormais au mérite et non plus au seul hasard de la naissance.
Tel est pour nous Je sens de la formule de l’école unique.
Ainsi s’élargira et se renouvellera la recherche des élites dont la démocratie, moins que tout autre régime, ne saurait se passer.
Ces hauts soucis ne nous font pas oublier les intérêts de la région et de nos commettants» Les uns et les autres ont toujours trouvé et trouveront toujours en moi un défenseur actif
Fils de paysan, j’ài toujours gardé contact avec les cultivateurs et je connais leurs besoins.
Avec mon parti, j’entends défendre la petite propriété paysanne et la libérer des charges qui pèsent sur elle, charges qui résultent des impôts, de la spéculation, des trusts qui font vendre le blé du cultivateur moins cher quil n’est payé par le boulanger, acheter les engrais au prix quil plaît aux puissantes firmes qui les ont accaparés.
Afin de remédier à la crise agricole qui a pris une acuité particulièrement angoissante, nous demanderons la création d’offices publics des engrais, du blé, le développement et Fax tension des syndicats, des mutuelles et des coopératives agricoles, du crédit et de renseignement agricoles, l’application de toutes les lois ouvrières et de prévoyance sociale aux travailleurs de la terre, l’interdiction des chasses gardées et l'organisation d’un service public contre les risques agricoles de toute nature.
Les ouvriers mineurs qui voient la souffrance et la misere s installer au sem de leurs foyers en raison des diminutions de salaires qu’ils ont dû subir et du chômage qui les frappe durement depuis Tannée dernière, savent qu’ils peuvent compter sur mon concours le plus entier pour défendre leurs intérêts.
Dans une circulaire spéciale, nous indiquerons les mesures que nous préconisons pour remédier à une situation qui devient de plus en plus tragique, et pour assurer, comme 1 a dît excellemment par ailleurs notre ami Cadot, une large aisance au sein des familles des ouvriers mineurs, pour la plupart nombreuses, aisance nécessaire à nos héros de 1 obscurité dont on admire le courage mais dont on ne récompense pas comme il le mérite le travail, si dur, si dangereux, exécuté dans les entrailles de la terre, loin du soleil et de Ikir
pur.
Pour les réformes sociales, j’accepte sans hésitation ni réserve, tout le programme de la Confédération générale du travail: lutte pour les salaires, pour les retraites, amélioration des indemnités pour les accidentés du travail, congés payés, contrôle ouvrier, contrats collectifs, droit syndical pour les fonctionnaires.
Les petits commerçants et petits industriels qui sont accablés d’impôts et ruinés par le grand capital et les maisons à succursales multiples, peuvent compter sur mon concours» Le parti socialiste a toujours lutté contre la création et Taugmeiitalion de l’impôt sur .e chiffre d’affaires; ii a, d’autre part, toujours marqué sa ferme résolution de réaliser la justice fiscale par une équitable répartition des impôts établis proportionnellement et progressivement à la richesse de chacun et par refonte de notre système fiscal qui devra assurer la prédominance de Timpôt personnel sur les impôts de consommation frappant si injustement les familles nombreuses et Les classes laborieuses du pays.
Pour tous les fonctionnaires, les cheminots, les employés des P, 1. i du commerce et de l'industrie, les ouvriers du bâtiment, je m’efforcerai toujours de faire aboulii erevendications contenues dans les programmes établis par leurs organisations syndicales»
Anciens combattants, mutilés de la guerre, veuves, orphelins, comme vous, j ai connu les souffrances et les horreurs de la guerre» J’estime que le sentiment de solidat i t o qui edn> alors que nous étions tous sous les rafales meurtrières ne peut être atténué. C est au nom de ce sentiment que je poursuivrai la réparation intégrale dû à toutes les victime & Le guerre.
— 897 — No 2145
Pour ce qui concerne l'hygiène, l’assistance, la prévoyance sociale, )e parti socialiste a toujours sollicité la création d’œuvres en faveur de l'enfance, la refonte des lois d'assistance et une véritable politique de l’hygiène et do logement.
Citoyens î
Telles sont les grandes lignes de mon pro gamme qui s’inspire [de ce socialisme réaliste et constructeur qui a été la doctrine de toute ma vie.
Ce programme, j’ai la ferme volonté de le défendre de toutes mes forces si votre confiance me renvoie au Parlement,
Je resterai le serviteur fidèle, désintéressé et libre de l’intérêt général et je continuerai à apporter la même ardeur à la défense des intérêts particuliers de notre région.
Pour appliquer sans sectarisme et sans faiblesse ce programme de rénovation de notre démocratie, ü faut au Parlement des hommes qui aient d’abord le souci de réalités pratiques et non pas celui de formules vaines ; il convient donc de ne pas rêver ou de disputer mais d’agir.
Je demande à tous mes concitoyens de ne pas se laisser entraîner vers des former d’action politique réactionnaire.
Je leur demande surtout de ne pas céder au nrrage d’un communisme de dictature dont les lendemains n’apportent au peuple abusé que misères et désillusions. Le bolchevisme a pu détruire un régime politique abhorré mais il n’a pas construit une société nouvelle, une société vraiment socialiste, ni donné la liberté politique au peuple. ^ a
C’est dans le développement d’une démocratie politique en une démocratie sociale que résidé à l’heure présente la meilleure garantie d’une vie plus libre pour les citoyens, plus juste pour les hommes, plus fraternelle pour tous.
C’est pour cette œuvre que je vous demande votre confiance.
Gaston BELTRÉMIEUX
Député sortant.
Conseiller général, Maire de Fresnî court.
Président de la Fédération des municipalités socialistes du Pas de- Calais,
Ve circonscription de BOULOGNE.
M. B ACQUET., républicain de gauche.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 7.229 voix.
Mes chers Concitovens.
Je me présente librement à vos suffrages,
Ghoisi en assemblée plénière, le 29 mars dernier, par la très grande majorité des membres de la section boulonnaise de l1 Alliance démocratique^ seul j’ai reçu l’investiture de ce parti. La Fédération républicaine a donné à ma candidature d’union nationale un appui confiant et loyal, et le parti démocrate populaire ma accordé, par discipline républicaine, son soutien.
Je suis assuré, d'autre part, que de nombreux radicaux indépendants approuvent pleinement, ma. candidature à laquelie leur adhésion confère son véritable caractère : candi* dature du centre accueillie par tous les partisans de l’ordre, du progrès et d'une évolution sociale généreuse, hardie mais sage* Sur mon nom s’est ainsi réalisée 3a concentration des partis qui, depuis quatre ans, ont fidèlement soutenu la politique de M, Poincaré, continuée par MM. Tardieu et Lava U
Mai S’ sachez, bien que, je n'ai rien abdiqué, de mon indépendance: d’esprit et de caractère.
Mon programme, je vous en ai donné à connaître, les grandes lignes par la déclaration présentée au congrès national de l’Alliance démocratique en 1,932.:
Paix à l'extérieur d'abord, par le désarmement moral, prélude nécessaire à la réduction simultanée des armements sous le contrôle de la Société des Natio ns, dont l'autorité et la force accrue donneront aux. peuples les garanties et les sécurités indispensables*, Soyons loyalem en L et. passionné mon t pacifiques j mais ntaublion s. pas qu'un e V ran ce désarmée incûnn sidéré mont, ne serait pas un exemple, mais une teoitation pour certaines nations qui la jalousent. Et pour être bien certains de ne plus jamais avoir la guerre, le plus horrible des üéaux de l'humanité^ restons conciliants* animés dlnne. volonté inébranlable de paix, mais forts.
Paix :à d'intérieur aussi, la paix dans les esprits et dans les coeurs,, la, coopération conllante. outre les autorités et les citoyens,, l'entente entre le capital et le travail, Th an* monie entre tous les éléments de l'économie nationale, la fraternité entre les citoyens,
La République est le gouvernement de tous. Elle se doit d’assurer la, liberté. de conscience* la liberté religieuse dan» le, respect. de& lois républicaines fondamentales* Elle se do i t , a u s si d'è Lm 1 argem exih toi éra n te pour tous ce ux.qui, 1 oy a le me nt , . s e . fo n t .1 e s. c h amp i on s d'une idée. Elle se doit enfin, mais sans immixtion dans les. affaires industrielles et commerciales, de susciter et d'aider les initiatives privées pour le bien général*
Le Parlement doit donner l'exemple de h apaisement par un travail sérieux, ordonné et calme- Il ne doit pas.-hésiiteixà se réformer luLmême pour éviter certaines critiques justifiée?» L'intérêt de parti ne doit, en aucun cas, prévaloir contre l’intérêt public, notamment lors de rétablissement du budget' dont1 l 'équilibre ne doit pas être faussé par des mesures démagogiques ou masqué par des artifices. L'intérêt général doit toujours prédominer et, pour queda Chambre dès Députés soit' vraiment lé miroir-dû pays, il faut que les marins en mer au jour du scrutin et les autres électeurs absents pour force majeure puissent voter et que le suffrage des femmes et que le vote familial soient adoptés*
Le Gouvernement a le devoir d'assurer à tous les fonctionnaires un traitement équitable et des retraites suffisantes, des garanties aussi contre F arbitraire, de bonnes conditions de travail et la défense de leurs intérêts professionnels, — T autorité souveraine de l’Etat restant entière. 1! a, par contre ÿ le droit d'exiger dé ceux qui le servent, le plus souvent avec distinction et dévouement, un rendement qui permettrait, dans certains cas, d’en réduire le nombre. Tous les membres des adminisimiions! doivent jponvoir collaborer à la simplification des méthodes de celles-ci dans l'intérêt du public dont les avis, exprimés par les grandes organisations professionnelles, seraient -précieux-
Cette collaboration s'impose surtout en matière fiscale. Les particuliers n'ont pas à assurer la collecte des impôts. Les percepteurs et agents des services financiers de l’Etat ont été créés pour cela* Les contributions de toute nature pèsent lourdement sur 3e contribuable qui travaille un jour sur trois pour payer l’impôt sous toutes ses formesj De sérieuses économies, un réajustement des taxes, des simplifications administratives, une résistance courageuse aux surenchères de la démagogie, fille du socialisme, sont de rigueur*
Et cela d'autant plus que pour combattre la crise, phénomène économique mondial, dont la France souffre depuis moins longtemps sans doute et moins que les autres pays qui ont fait l'expérience dé gouvernements socialistes ou socialisants, mais dont elfe souffre, il faut concilier la protection des industries, dü commerce et dé l'agriculture avec Je dëvelop-
pement des exportations. Des ententes ' i ri fcetfn a ti o na le s sont nécessaires, J es mesures de contingentement ne pouvant être que provisoires. Le but immédiat à se proposer eét de lutter immédiatement et efficacement contre le chômage, qui atteint trop d’hommes courageux qui ne demandent qu a travailler ? et aussi contre la vie chère. La répression de ta spéculation, la protection de l'épargne contre d'impudents brigandage?, la défense du patrimoine national contre tous les accaparements et celle des initiatives privées contre le monopole de l’Etat, sont des devoirs primordiaux*
Le plan d'outillage national, dont la mise , à exécution a .été retardée .partde surenchères démagogiques, doit être poursuivi avec activité parce qu'il peut donner du travail à ceux qui en manquent et assurer Fessor économique du pays et surtout il faut que renaisse la confiance dans la France 'et^ses destinées. Pour cela, un Gouvernement fort et sage est nécessaire qui puisse s'appuyer sur une majorité stable*
La France doit avoir -une 'politique sociale généreuse et ardente.
Tous les déshérités de la xnc doivent pouvoir compter sur une aide effective .
îls doivent être assurés montre les risques de F existence, mais la loi sur les accidents du travail est perfectible, et la loi sur les assurances sociales, excellente dans son principe, doit être refondue, simplifiée, et l’application en être confiée à la mutualité dont Faction ne sera jamais trop encouragée.
Tous ceux qui le veulent sincèrement, doivent être à même d’améliorer leur situation et celle de leurs entants, de faire donner à ceux-ci une instruction complète et adaptée h leurs dispositions naturelles, d'acquérir la propriété, à tout le moins la possession paisible d’une maison de famille et d’un jardin. Et je reprends ici tout le programme social et familial delabbé Lemire, qui fut mon:ami et mon maître, le créateur du bien de famille et des jardins ouvriers, le promoteur des habitations à bon marché et du crédit immobilier, l'inventeur des allocations familiales, et dont le grand cœur s'affligeait de tontes les souffrances imméritées.
Les familles nombreuses doivent être tout particulièrement encouragées et aidées, mais sans brimade a 1 égard de ceux qui n'ont pas la joie d'avoir des enfants.
La défense contre les maladies sociales, notamment contre la tuberculose et leurs principales causes, le taudis et 1 alcoolisme, doit être énergique. Et comme mieux vauL prévenir que guérir, la santé publique doit être protégée à Fëcole, dans la famille, dans les bureaux et ateliers, parLout.
La législation sociale et la réglementation du travail sont les meilleurs garants de la dignité et de la liberté humaines.
Les victimes de la guerre, et tout spécialement les anciens combattants, ont une créance sur le pays qui leur doit pour unie grande part son indépendance, je le sais et je les soutiendrai. .
Mes c b ers G on ci to y e u s ,
Né dans le Boulonnais, j'habite Boulogne depuis quarante-quatre ans. Elevé parmi vous, j ai Famé foncièrement boulonnaise, mais notre ville et ses voisines, Saint-Martin, mmeretrx, Wimille, comme nos campagnes ont toujours été accueillantes à tous ceux que le charme ou l'activité du pays boulonnais ont attirés et retentis parmi nous. J'aspire à être le députe de tous les habitants.
J'aborde la vie publique avec foi et courage. Je ne suis pas un professionnel de la politique, et je n'en serai jamais un. Fort de l'appui de trois grands partis qui groupent p us de 3.000 adhérents actifs, j’espère fermement que vous confirmerez le choix qu'ils ont ait de moi et que vous aurez foi en ma bonne volonté aussi sincère que loyale.
J entends bien rester en contact étroit et constant avec vous tous, quelle que soit votre pro essieu, votre situation, vos opinions. Et. je voudrais, renseigné et éclairé par nos sondes institutions : municipalité, ehanîbre de commerce, sur toutes les questions intéressant la ville, les communee, îa plage et le port, documenté sur leurs besoins et leurs désirs P^r es syndicats patronaux et ouvriers, les groupements professionnels, commerciaux,
agricoles, Partisans et autres, par les associations diverses, servir utilement, et de tout coeur, les intérêts de Boulogne et de ses cantons.
Mais je voudrais avant tout me dévouer de toutes mes forces h la solution des grands et graves problèmes de l'heure présente, avec la seule préoccupation du bien public.
Vive la France î
Vive la République I
Vive Boulogne et le pays boulonnais !
Paul B ACQUET
Avocat au barreau.
Docteur en droit
(ès sciences politiques et économiques).
Adjoint au Maire de Boulogne.
Candidat de l'Alliance républicaine démocratique et d'Union natîouaSe.
2e circonscription de BOULOGNE.
M. Leon VINCENT, républicain socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 12,259 voix.
Ma politique et ses buts*
Je suis, plus que jamais, résolu à poursuivre une politique franchement républicaine, foncièrement laïque, c'est-à-dire observant une stricte neutralité religieuse dont la tolérance n'est pas exclue, et sincèrement démocratique.
Je demeure partisan de l'école unique qui permettra à tous les cerveaux favorablement doués de se développer pour le bien de la nation.
Fidèle à mon passé, je m'attacherai sans trêve à la réparation des injustices sociales, à T amélioration de l'existence des travailleurs, à radoucissement du sort des déshérités de îa vie.
Entre le fanatisme intolérant et la dictature communiste, je place la méthode ration- ' nelle des efforts constants, en vue du progrès social illimité, dans l’ordre et la légalité.
Je considère que les œuvres sociales doivent se manifester autrement que par des .promesses trompeuses et décevantes. Mais je me garderai bien de vouloir rémunérer l'inaction à l’égal du labeur.
J'estime qu'assurer aux travailleurs les satisfactions légitimes et nécessaires, auxquelles nous convie d'ailleurs la G. G, T., c’est barrer la route au communisme destructeur.
Au surplus, c’est par des réformes hardies que Ton fera reculer le communisme et qu on ralliera l’immense majorité de la classe ouvrière aux partis républicains. Une lutte efficace contre le taudis et contre la misère vaudra mieux que les discours les plus belliqueux ou un déploiement inusité de forces policières à l'occasion du 1er mai.
1 oujours respectueux de la propriété individuelle, trop souvent acquise par une vie pénible de labeur et de sacrifices, je reste formellement résolu à soutenir toutes mesures qui tendront non seulement à la maintenir, mais, encore et surtout, à en faciliter l'accession à tous.
Dans la rapide évolution que nous subissons vers les trusts., les consortia, les grosses entreprises anonymes, la participation aux bénéfices me paraît nécessaire pour combler les vides de l’artisanat.
Le problème financier se pose chaque jour avec une acuité nouvelle, fl serait téméraire et vain de préconiser telle méthode pour une solution toujours placée sous l'emprise des circonstances
Par l'application d une rigoureuse justice dans l’impôt, le redressement de certaines erreurs fiscales, comme la patente, et l’implacable répression de la fraude, Ton pourrait envisager, sans crainte d’un déséquilibre budgétaire, rabaissement du taux des impôts de consommation, h élévation de la limite des dégrèvements à la base, la substitution de la taxe à la production à la taxe sur le chiffre d’affaires.
La protection de l'épargne française contre les entreprises intéressées ou simplement aventureuses retiendra tout particulièrement mon attention.
Mais les difficultés financières 11e sauraient servir de prétexte à un recul politique ou social que n acceptera jamais notre démocratie*
Pour la paix universelle.
Je m'étais rallié à 3a devise : « De Paul-Boncour aux disciples de Waldeck Rousseau » ; je reste persuadé que cette formule est le symbole de la politique nécessaire à la paix intérieure de la France.
Disciple et ami du grand pacifiste Aristide Briand, j’ai été et je resterai fidèlement attaché à la politique extérieure poursuivie par cet ’éminent homme d'Etat et tendant au rapprochement des peuples, indispensable pour rétablir l'équilibre économique européen et écarter le terrible fléau qu'est la guerre.
Poursuivant son œuvre, avec Paul-Boncour et Édouard Herriot, je demeure inébranlablement partisan du protocole : Sécurité, arbitrage, désarmement, seule formule qui puisse, en plaçant notre pays à l’abri d’une agression, nous permettre de réaliser notre idéal de paix. Avec Paul Painlevé, je considère qu’ « une France désarmée serait une France convoitée ».
Le pays d’abord, les partis ensuite.
Ce ^qui précède constituera, à la fois, mon programme et le compte rendu de mon mandat politique.
Le travail accompli.
Mais, j’ai pensé que vous exigeriez de votre député une activité ne se limitant pas à l’application de théories, conceptions ou doctrines générales.
Représentant du peuple, je me suis efforcé d’étre également le mandataire avisé d'un Calaisis trop longtemps méconnu et Tardent défenseur de ses intérêts économiques. Ma conscience m’affirme que j’ai fait ce que j'ai pu dans ce sens.
Les passions politiques ne doivent pas faire oublier les services rendus.
Aucune administration publique, aucun groupement professionnel, aucune association corporative, philanthropique ou sportive, aucune branche, même la plus modeste, de notre activité locale n'a jamais fait en vain appelâmes démarches presque toujours couronnées de succès.
Les agriculteurs voudront bien reconnaître mes heureuses interventions dans la question de l'électrification des campagnes, dans ies mesures prises pour sauver la plantation de la chicorée et sauvegarder la culture betteravière, dans la défense des étalonniers boulonnais et dans toutes autres dispositions conformes à leurs intérêts bien compris.
Je reste convaincu qu’on ne retiendra l’ouvrier agricole à la terre, qu'en facilitant son accession à la petite propriété ; toute une législation doit être modifiée ou créée pour atteindre ce* but.
L importante partie de la population de Calais et ses environs qui tire ses ressources de notre belle industrie des tulles et dentelles sait comment, malgré les embûches, j’ai pu m employer à écarter les dangers qui menaçaient celle-ci et qui pouvaient être funestes à la
place toute entière. Il reste beaucoup à faire en présence de cette guerre douanière qui noua vaut, actuellement, des représailles redoutables*
Les milieux maritimes, les dockers me rendront cette justice que, élevé parmi eux, j’ai ■toujours travaillé avec acharnement à. aider au développement du trafic ede notre pori, Ils en ont. constaté les .effets favorables*
Les marine auxquels j’ai .depuis toujours voué un affectueux at taehem en tn e saura iûnt .oublier la ,paiit que j’ai prise, au Æein de la Commission de lamai-ine marchande, pour la majoration si impatiemment attendue par les intéressés du taux -des pensions de la Caisse ,des invalides. Ils ne peuvent méconnaître davantage les efforts .que, dant .comme président de la caisse locale du crédit maritime que personnellement, je multiplie pour ;faire -revivre notre industrie de la pêche.
Je me suis efforcé d’éviter le chômage aux ouvriers carriers du.Funt-Nieulay elarapBrsonnel des câbles sous-marins, qui m’en ont su gré.
Les ouvriers du bâtiment reconnaîtront un jour prochain les avantages que leur procurera le développement de la station balnéaire.
Les ouvriers de toutes autres catégories, comme les commerçants, dont les intérêts sont intimement liés à la prospérité générale, n’ignorent rien de .üheureuse répercussion qu’apportera à leurs corporations respectives la réalisation de mes initiativss tendant à.un « plus grand Calais ».
Les douaniers, les instituteurs, les. cheminots, .les modestes fonctionnaires des P. T. T. et des services des ponts et -chaussées ont eu de nombreuses occasions de mettre favorablement mon dévouement à l’épreuve.
Les anciens combattants, à quelque groupement qu’ils appartiennent, ont constamment trouvé en leur camarade, un ami disposé à leur faire rendre justice.
Avec eux je me suis dressé, avec eux encore je m’élèverai contre les « marchands de gloire ».
Les nnilualistes, dont j’ai toujours partagé le noble idéal, me trouveront à leurs côtés dans l’application des « assurances sociales », dont le fonctionnement doit être débarrassé d’un formalisme abusif et d’une paperassie inutile.
Les retraités, les pensionnés, les mutilés de la guerre et du travail, que j’unis dans une meme considération, les médaillés du travail voudront bien me faire confiance pour continuer à poursuivre avec eux, la défense opiniâtre de leurs justes revendications.
Les sportifs, mes camarades, ont pu apprécier les services que j’ai rendus ou tenté de rendre a l'éducation physique, un domaine qui nous est commun.
lel est le bilan de mes quatre années d’un labeur acharné, telle -continuera d’être ma lign e de condui te dans 1 ’a t m nir ,
Électeurs,
L accomplissement eIc mon dexoir ira pas désarmé dos adversaires implacables que vous retrouvez aussi rarouchement dressés contre moi.
Je dois encore lutter contre le iparttepris d’intérêts coalisés,
ÀidezTmoi à triompher -et faites bloc au premier tour sur mon nom pour affirmer, à te lois, \oLre désir de travailler en paix dans une région toujours plus prospère et votre volonté de vivre sous un régime véritablement démocratique.
Léon VINCENT
Maire rie Calai g,
-Président du Couaeil d1 arrondisse ment de B o u 1 ogtre-s ur-VI er. Secrétaire de la Ghambro 1 des 'Députés . lice-président de la Commission de la marine marchande,
Secrétaire de la Commission des douanes et des conventions commerciales. Député sortant.
circonscription de BOULOGNE,
M. A BR A Ml, radical indépendant.
F lu au deuxième tour de scrutin* — 9,324. voix*
Mes chers Amis,
Du résultat dos élections prochaines, le sort de la France et de votre région, la reprise des affaires ou 1 aggravation de la crise économique et dû chômage, la paix sociale, ou la misère et le désordre vont dépendre. Vous l’avez compris.
Le pays a, plus que jamais, besoin de tranquillité et d'ordre. II ne veut entendre parler ni de lutte de classes, ni de luttes religieuses; il sait que la prospérité publique dépend de Lumon des citoyens et non de leurs discordes et que e’esL dans le- respect des opinions d autrui, dans, la pratique de la. liberté de conscience,, dans ht. collaboration. du. travail et du
capital, que réside l’ équilibre, d'un grand peuple et que se réalisent les conditions du progrès social* r
I, —. ta République a déjà fait beaucoup pour améliorer le sort des classes laborieuses. bile se doit d’y persévérer hardiment. Convaincu par tous les exemples des Etats qui en ont fait la lamentable expérience que le collectivisme ne peut apporter au monde que la disparition des capitaux, Te ralentissement de la production, le déficit dés finances publiques et l'aggravation du chômage, nous croyons au contraire que l’Etat doit s’efforcer
e aire accéder, le plus tôt possible, le monde des travailleurs à la propriété individuelle au logement salubre, à i 'épargne. Nous pensons, d'autre», part, que c’est en respectant là liberté de chaque travailleur,, et non par la. contrainte et la menace, que les assurances sociales exerceront,: peu ài peu, leur pouvoir éducateur1 et bienfaisant,; et pour en assurer- le onctionnement, ne recourons pas à l’Etat, gaspilleur et traoassier : adressons.- nous, à. la mu, ua ilé, après avoir rendu, pour les. travailleurs des villes, comme- pour ceux des champs I assurance facultative et .volontaire* r
II, — Les agriculteurs, après avoir pu craindre le retour des années ruineuses d’avant t U e'i SGi sa'Rnt aujouid hui protégés , ils ne représentent pas seulement la masse essentielle de la nation : c’est eux qui assurent notre stabilité politique et sociale. Mettre leur proc ucLion à abri des coups de la concurrence étrangère, développer parmi eux la pratique
U crédit agricole, tout en accordant aux chargés de famille des avantages que la loi actuelle reben e aux seuls mutilés; organiser le marché de la production agricole et celui de la eu t par e stockage collectif, la création de silos, la diffusion des achats communs telle est la voie où il convient de s’engager*
U est temps, d autre part, d’achever l'électrification de nos campagnes, de porter l’eau potable dans les moindres hameaux, d’aménager nos routes en vue des charrois agricoles :
largement graîl<ft pub,Ics’ conçi1 Par le Gouvernement de M. Tardieu, y pourvoit
III, — La crise économique qui sévit sur le monde entier a atteint notre pays, raréfié
,CS 1'™sai'UoHS. diminué le rendement des impôts, fait apparaître le chômage dans l’industne et le déficit dans le budget.
Le chômage no sera vaincu ni par des palliatifs, ni par des mesures révolutionnaires : disparaîtra de lui-même avec la reprise de* affaires. Pour qu’elles puissent reprendre, pas ej. nacL3 con ho la production, pas d impôt sur le capital, de charges fiscales nouvelles :
îv i CI asent déjà le commerce, 1 industrie, la propriété bâtie, les professions libérales D abord, des économies.
S'il est nécessaire de rétribuer honorablement les fonctionnaires, il est possible, dans tous les domaines, d'en réduire le nombre.
Réduire également le nombre des députés par la disparition des circonscriptions minuscules et la péréquation : remplacer l'indemnité parlementaire par le système des jetons de présence, ce serait introduire plus d'équité dans l’équilibre des votes, entre le Midi et le Nord, et plus de justice dans le mode de rétribution des élus, 11 est également possible de réduire les dépenses militaires, sans affaiblir 3a défense nationale ; dans tous les services de l’Etat, une chasse impitoyable doit être faite au gaspillage, aux emplois inutiles, à la mauvaise gestion.
La refonte de notre système fiscal s'impose : le contribuable n’est pas seulement écrasé, il est perdu dans une forêt d’impôts souvent inextricable. Leur simplification serait déjà un soulagement; la réforme des textes concernant le chiffre d'affaires, la taxe de luxe, l’impôt foncier est attendue et promise, et je pense que la modération des coefficients de progression actuellement appliqués à l'impôt sur le revenu, loin d entraîner une chute dans les recouvrements, les accroîtra, au contraire, en diminuant les fraudes.
IV. — - Introduction, dans les services producteurs de l'Etat, des méthodes de l’industrie et du commerce, et, dans les services de gestion, des méthodes de I administration privée; statut des fonctionnaires, qui, tout en leur reconnaissant sans réserve le droit syndical, les oblige à renoncer au droit de grève; retour du Parlement au respect de la séparation des pouvoirs, le rôle essentiel de la Chambre étant d établir le budget et d en contrôler l’appl ication ; collaboration du Conseil économique, des chambres d agriculture et de commerce, des grandes organisations corporatives à l'élaboration des lois; révision de leur texLe par une commission émanée du Conseil d’Etat et de la Cour de cassation ; je croîs ces mesures nécessaires a une révision des méthodes et des principes directeurs du travail de l'Etat comme du Parlement.
V. — Dans le chômage extérieur, respect de îa parole donnée, exécution des traités et des accords sur les dettes, mais payements français à l'Amérique dans la mesure où la France sera payée elle-même par l'Allemagne de ce qui lui est dû : si possible, annulation générale des dettes de guerre.
Politique résolue de rapprochement entre les peuples; conclusion de cartels internationaux entre producteurs, sous le contrôle de la Société des Nations et du Bureau interna» tionai du travail. Constitution de ligues et appuis officiels aux sociétés déjà existantes pour la compréhension mutuelle des peuples, l'échange international des écoliers et étudiants, la diffusion des idées humanitaires.
Constitution d’une force internationale au service de îa Société des Nations; mais surtout referendum sur la question de guerre. Les guerres sont le fait non des peuples, mais des gouvernements ; donner la parole aux peuples, appelés à se battre, c est être sûr d'avance de leur réponse ; ils voteront pour la paix. Hors le cas d agression, c est-a-dire de légitime défense, il n'est pas une cause qui vaille la mort des hommes.
Qu'il soit donc décidé que tout Etat, désireux de faire partie de la Société des Nations, impose dans sa constitution le recours du plébiscite sur la question de la paix ou de la guerre, et la guerre disparaîtra de l’horizon du monde. Alors, nous pourrons désarmer!
Agriculteurs, marins, commerçants, ouvriers, vous savez comment, durant quatorze années, j'ai servi et défendu vos intérêts : ayez confiance en moi; je resterai votre ami.
Vive la République!
Vive la 3e circonscription de Boulogne 1
Léon ABRAMI.
Circonscription de MONTREUIL,
M. DELESALLE, radical indépendant.
Elu au premier tour de scrutin. — 11.597 voix.
Citoyens*
Pour la seconde fois, j ai î honneur de solliciter vos suffrages.
Au cours des quatre années de la dernière législature, je me suis elTorcé, fidèle à mon programme, de prendre en main la défense des intérêts de l'arrondissement dont vous m’ aviez confié la charge.
Agriculteurs :
Seul représentant, à la Commission des finances, des cinq départements du Nord de la France, j ai veillé à la sauvegarde de tous les grands intérêts de cette région.
Je crois avoir été pour la culture le défenseur le plus attentif et le plus agissant.
\ ice-1 résident de la Confédération générale des planteurs de betteraves, par de multiples interventions, à la Commission des finances ou à la tribune du Parlement, j’ai assuré la sauvegarde d’une production gravement menacée à la fois et par la concurrence étrangère et par la surproduction intérieure.
Relèvement des droits de douane et textes législatifs obligeant les importateurs d essence à acheter toutes les quantités d’alcool produites par nos distilleries ; ces deux mesures ont permis le maintien des cours de la betterave, malgré la crise économique générale, la plus grave connue depuis de nombreuses années*
Associe à 1 action de mes collègues, j'ai assuré, parles protections douanières et le contingentement, la protection des céréales et du bétaîL
Enfin, membre du Comité consultatif dos tabacs, je n ai cessé dagir auprès du Ministre des Finances, en accord avec le Syndicat des planteurs de l’arrondissement de Montreuil, et c’est grâce à ces efforts que nous avons pu obtenir, mes collègues et moi, le relèvement continu du prix d'achat des tabacs.
Commerçants des villes et. des plages :
J’a* toujours poursuivi la défense du petit commerce au sein de la Commission des finances, et je n'ai pas hésité à voter contre M. Chéron, Ministre des Finances, qui se refu-
ait a accepter, dans le calcul des bénéfices commerciaux, la déduction du salaire de la Femme mariée*
A plusieurs reprises, comme en font foi les communiqués de la Commission des j fiances, parus dans la presse, je suis intervenu pour réclamer la suppression de la taxe sur 0 c '"re ^ affaires et son remplacement par une taxe à la production.
Partisan du développement des coopératives de production agricole, je me refuserai Ou e ois a voter des mesures fiscales d’exception en faveur de celles dont le but est de concurrencer le commerce; le principe de la justice fiscale doit être respecté.
Marins :
Vous savez quelle a été ma sollicitude à votre égard.
Membre du Conseil supérieur du Crédit maritime, j'ai commencé par faire voter une proposition de loi allégeant les charges des prêts, et, tous les ans, je me suis efforcé de faire augmenter la dotation de cette caisse
Inlassablement, j’ai poursuivi la majoration du taux de vos pensions.
Dans toute la mesure du possible, j'ai cherche à ce que le Ministère de la Marine mar^ chaude vous autorise à vous servir des engins de pêche jusqu'alors prohibés > dont l’emploi est devenu aujourd’hui nécessaire pour vous permettre de gagner votre vie*
J’ai plaidé de toutes mes forces la cause de patrons de pêche appelés à la Cour d’appel de Douai*
Enfin, j'avais promis aux pêcheurs d’Etapîes de faire voter les crédits nécessaires au dérasement de l’épave du « Merida ». C’est fait.
Anciens combattants :
Tous mes votes vous onf prouvé dans quelle reconnaissance devait vous tenir le pays ; et vous savez combien souvent, soucieux de vous prouver ma sollicitude, j’ai tenu à assister à la remise des drapeaux de vos sections nouvelles et à vos assemblées générales.
Membres de renseignement :
Vous n’ignorez pas de quels efforts j’ai encouragé la construction des bâtiments scolaires, et que je n’ai pas hésité, par mon vote, à faire réparer en votre faveur une injustice créée depuis la guerre.
Fonctionnaires :
Dans la mesure où l'ont permis les crédits budgétaires* je me suis efforcé de vous faire voter des traitements vous permettant d'assurer en toute indépendance et en toute sécurité matérielle la bonne marche des services publics.
Travailleurs de la terre et de l’usine :
Par le vote des crédits d’outillage national et par les mesures prises en faveur du chômage, je me suis efforcé d’atténuer dans la région les rigueurs d'une crise économique dont le mal séviL, hélas î sur le monde entier.
L’œuvre de demain apparaît particulièrement redoutable.
Malgré les efforts admirables de M Briand, secondé par les délégués de tous les pays à la Société des Nations, la paix n’est point encore consolidée*
À la Conférence de Lausanne sera réglé le problème des dettes et des réparations.
La Conférence du désarmement doit aboutir à un accord sincère de tous les pays du monde, si Pon veut résoudre le problème de l'équilibre budgétaire des grandes nations de l’Europe.
CT est à une armée internationale de Pair qu’il faut confier, dans Pavenir, la sécurité des frontières ; le désarmement national est fonction de l’organisasion et du développement de cette .force internationale.
Assurer à la fois et la sécurité et l’équilibre budgétaire parla mise à la disposition de la Société des Nations d’une force permanente capable d'imposer le respect de. ses décisions, tel est le but vers lequel doit tendre l’effort des républicains*
Votée dans un mouvement de haute philanthropie, l'a lof des assurances sociales doH être remaniée, en attribuant la part la plus large dans son application à la mutualité.
Devant la persistance de la crise économique, le Parlement devra,, dès la rentrée, voter une nouvelle tranche d’outillage national, assez importante pour ranimer le marché du travail .
Cultivateurs :
Voter une loi équitable de révision des baux, adapter aux campagnes une législation spéciale d’habitations ouvrières, faciliter F accession à la propriété par le développement du Crédit agricole, protéger particulièrement la culture du tabac.
Commerçants :
Suppression de la taxe sur le chiffre d'affaires et son remplacement par une taxe unique à la production ; réforme de la patente, dispositions fiscales spéciales pour les commerçants saisonniers des plages. *
Marins :
Réforme de toute la législation de la pêche, développement do Crédit maritime, protection du poisson pêché par les Français contre le poisson de provenance étrangère ; suppression des poursuites administratives qui paralysent et découragent les efforts.
Anciens combattants :
Défense de vos prérogatives méritées par quatre années de sacrifices.
Familles nombreuses :
Extension continue des lois de protection et d’encouragement.
Instituteurs et fonctionnaires :
Garanties de conditions de vie, matérielles et morales, en rapport avec l'indépendance et l'autorité de la fonction.
Ouvriers ;
Sauvegarde de vos légitimes intérêts par Famëlioration continue de la législation sociale.
Tels sont les buts vers lesquels j'entends diriger tous mes efforts.
Le principe de la laïcité ne peut être discuté dans un régime républicain, et j’entends assurer la sauvegarde des lois qui, depuis un demi-siècle garantissent la neutralité, et depuis un quart de siècle, la laïcité de F Etal.
La laïcité de l’école publique garantit la liberté de conscience, dans le régime de tolérance qu’ont entendu instaurer les fondateurs de la République.
Gomme t a dit Al. Laval, sans porter atteinte à la liberté de Fenseignement et dans le respect du droit des familles, F accession de tons les enfants, sans distinction de fortune et sous les seules conditions de leur intelligence et de leur travail, doiLêtre assurée à tous 1m degrés d e renseignement.
En homme libre que je suis, ne dépendant d’aucun comité, e Lu .'ayant d'autre souci que celui d assurer à la France le libre essor de ses forces de travail, dans la garantie de la paix, dans le maintien des lois républicaines de laïcité, dans la liberté de conscience des citoyens, je fais appel à la confiance de tous ceux qui estiment que seul un Gouvernement de concentration républicaine^ réunissant dans un même cabinet des hommes comme Tardieu, Laval, Herriot, Painlevé, Paui-Boncour, dont le patriotisme, Fintelligence, la probité et le haut esprit démocratique ne peuvent être discutés par personne, peut assurer à la fois et la sécurité et la prospérité.
Assurer k pak, supprimer le chômage, réduire les impôts, toutes nos divisions doivent s'effacer au regard de la solution de ces trois problèmes.
C'est ce que j’ai essayé de faire depuis quatre ans, en réunissant autour de moi, dans une action commune, les bonnes volontés des républicains de toutes nuances de l’arrondissement de Montreuil.
Celte concorde républicaine, il faut que les électeurs Pimposent au Parlement et au Gouvernement de demain. Le salut du pays en dépend.
Charles DELESALLE
Agriculteur*
Bépublïc&io de gauche.
1* circonscription de SAINT-OMER.
M. TILLIE, républicain de gauche.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 6,997 voix.
Mes chers Concitoyens,
L n candidat doit à ses électeurs dés explications nettes et sincères sur ses opinions politiques, économiques et sociales.
Quel est donc mon programme et quelle sera mon attitude ?
L — du point de vue politique extérieure.
Partisan convaincu du rapprochement des peuples, tout en faisant mienne la formule « sécurité, arbitrage, désarmement », j'estime que la France doit poursuivre une politique digne de son passé et, se gardant de tout esprit impérialiste, veiller à k sécurité de ses frontières et de son empire colonial.
Nous devons rester essentiellement pacifistes, car la paix est le facteur indispensable de notre prospérité et nous ne consoliderons cette paix que par le respect des traités et des pactes de sécurité, et par le développement d’une Société des Nations plus forte et mieux organisée*
ÏI. — Au point de vue inférieur.
Je suis partisan d une République nationale ordonnée et réformatrice, dkne administration dévouée aux grands intérêts nationaux, de la décentralisation et de la simplification des rouages administratifs, de Légalité stricte de chacun devant la loi et la justice.
La paix intérieure du pays est subordonnée au maintien des libertés dans Tordre social. Tous les citoyens, sans exception, ont un droit sacré et intangible au respect des libertés sans lesquelles il n’y a pas de vrai régime républicain, c’est-à-dire : liberté de conscience, liberté d’association, liberté d’enseignement.
1IL — Au point de vue fiscal et financier .
D une façon générale, des mesures positives s’imposent, notamment : une répartition plus équitable des charges ; une diminution progressive des impôts ; la protection de
l'épargne et des petits rentiers, principales sources de stabilisation et de confiance ; la r^pression de la spéculation qui trouble les marchés et fausse le cours.
En un mot, je préconise un système fiscal s’inspirant de cette double nécessité : réaliser la justice devant l'impôt et éviter de tarir les sources de la prospérité publique en décourageant l’esprit d’entreprise et l'esprit d'épargne,