IV. - — Au point de une économique
Industriels et commerçants peuvent compter sur mon appui énergique pour soutenir leurs légitimes revendications. Je suis l'adversaire des réglementations tracassières et m'efforcerai de favoriser au contraire les initiatives individuelles.
La transformation commencée de l'impôt sur le chiffre d’affaires doit se poursuivre à bref délai.
Il est indispensable de recourir à des moyens énergiques pour remédier à îa crise que traverse en ce moment notre pays. Le commerce et l'industrie doivent être protégés contre la concurrence déloyale de l’étranger, notamment par des barrières douanières élevées contre le système dît « dumping », et par le développement de notre représentation consulaire orientée vers l'essor de nos exportations. L'État doit être en rapports étroits et constants avec les groupements industriels et commerciaux, et les moyens d'action de ceux-ci doivent être élargis,
V, — Au point de vue agricole .
Les agriculteurs et les ouvriers de la terre, si nombreux dans noire région et si méritants par leur labeur acharné, doivent être défendus et protégés. Qu’il s'agisse de îa protection douanière, de la lutte contre la spéculation, de l'organisation de la production agricole, des encouragements a donner à cette production, ils peuvent compter sur mon appui le plus complet, car en travaillant pour l'agriculture, j’ai conscience de travailler pour le sort de la nation.
Partisan de l'accession à la petite propriété, je reste convaincu que le salut de nos campagnes réside dans le respect des droits acquis. Seule une administration s'inspirant des doctrines républicaines nationales peut sauvegarder les intérêts particuliers et généraux, à 1 exclusion de toutes théories socialistes et collectivistes.
VL — Au point de vue social ,
Fidèle à mon passé, je demeura partisan d'une politique généreuse et hardie de réformes, conforme à l'idéal démocratique : accession à la propriété par les habitations à bon marché; aide efficace aux familles nombreuses; protection morale de l’enfance; lutte contre la mortalité infantile et îa tuberculose; défense de la santé publique; développement des œuvres d’hygiène sociale ; extension de i apprentissage et de renseignement technique avec le plus large concours de l’initiative privée.
Je continuerai à défendre d'une façon constante. et énergique les droits des anciens combattants et des victimes de la guerre. La dette envers ceux qui ont sauvé le pays doit être intégralement reconnue et acquittée.
La loi des assurances sociales, indiscutable dans ses principes, demande d’importantes modifications dans son application,
La législation des secours aux chômeurs devra également être améliorée.
Chers Concitoyens,
Cet exposé n’est pas seulement l'énumération d'une série de promesses destinées à rester stériles. Si vous me faites confiance, j'aurai à cœur d'être, avant tout, un réalisateur.
Industriels, commerçants, agriculteurs, travailleurs des villes et des campagnes, chacun de vous peut être assuré de trouver en moi le représentant de ses aspirations et le défenseur de ses droits.
Mon passé constitue le plus sur garant de F avenir.
Le programme que je viens de vous ébaucher et auquel je ne faillirai pas est celui des grands Français, Poincaré, Laval et Tardieu, qui ont assuré le redressement financier de notre pays et maintenu la confiance malgré les difficultés sans nombre, en gardant à la France son prestige séculaire.
En l'approuvant vous Ferez acte de patriotes avisés et de bons républicains.
C'est avec confiance que j attends votre vote.
Vive la France!
Vive la République !
Joseph T IL LIE
Conseiller rour.icspal de Saint-Omer.
Conseiller général du Pas-de-Calais* Président de la commission départementale* Candidat républicain national.
2* circonscription de SAINT-OMER,
JW. de SAINT-J UST, U* R* D.
Elu au premier tour de scrutin* — 9.639 voix.
Mes clicrs Électeurs et Amis,
Encouragé par un grand nombre d'entre vous, je me représente à vos suffrages* -
Très touché par la magnifique majorité que vous m'avez donnée en 1928, j’ai tenu eu honneur et conscience à me donner tout entier à vos intérêts généraux et particuliers. Tout mon temps a été uniquement consacré , à vous, tout ce que je pouvais donner de moi-menue Fa été pour vous.
Au Parlement, j'ai été le porte-parole des sentiments qui vous animent contre les forces de désordre complices des manœuvres de l'étranger.
J'ai soutenu les Gouvernements d'ordre Tardieu et Laval, continuateurs de Poincaré.
Nous avons au Gouvernement actuel une équipe d'hommes de premier plan, gardon s-les jalousement, nous n'eu avons pas de rechange et si le pays veut vivre et traverser sainement cette crise qui nous atteint à notre tour, il se gardera bien de Lfaire revenir au pouvoir les nauf rageurs de 1926, les banqueroutiers du franc et du crédit.
Ce ne serait pas long* Si le cartel revenait, en moins de i5 jours le franc serait à 10 centimes, les 75 milliards d'or de la Banque de France repartiraient comme ils sont venus* Un nouveau redressement ne serait plus possible, c'est une opération qu'on ne réussit .quTune fois*
La sirène socialiste a beau jeu d'offrir la lune maintenant* Ah! le moment est bien, choisi. Tous les pays qui ont fait Fessai du socialisme : l'Australie, l'Angle terre H notamment, viennent de le rejeter après la ruine désastreuse et critique pour Pune, après la chute de l'orgueilleuse livre pour T autre, et ce n'est pas fini,** Quant à la Russie, elle est la victime
martyrisée du socialisme évolué c’est-à-dire du communisme dont il est, qu’on le veuille ou non, le fourrier et l’aboutissement. L’esclavage y est rétabli, les travaux forcés règlent la nourriture. Pas de chômage, pas de grèves, les mitrailleuses les suppriment. Merci bien pour je socialisme qui n’est que le communisme à retardement.
Il n'y a plus que deux blocs, celui de l'ordre contre celui du désordre, toutes les questions de couleurs, de nuances sont secondaires, arrière tout ce qui divise, traitons tout ce qui nuit*
Jamais législature en effet n’aura eu plus de problèmes angoissants à résoudre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Par tous mes votes j’ai secondé l’idée de paix qui anime tous les Français sans exception, mais nous, gens de la frontière, toujours indiquée et Lentante pour l’envahisseur, nous ne voulons pas que des Français, rassurés par leur éloignement, nous fassent courir les risques d’une nouvelle invasion en supprimant l’armée, notre chien de garde.
Avec le Gouvernement actuel, je dis : sécurité d’abord, désarmement ensuite. La ■ formule inverse est une' formule allemande', n'en déplaise à M. Blum qui la défend.
Vous en voulez des socialistes, tenez en voilà un, leur chef ! Il vous- promet, en outre s’il prend le pouvoir, de mettre la légalité — et la liberté — en vacances. Trois mois aorès ce serait Moscou. Grand, merci !
Je continuerai à défendre l'agriculture, base de la richesse française et garantie d’un bon marché intérieur pour le commerce et l’industrie.
Plus d'impôts nouveaux — des diminutions au contraire — des économies, réduction de notre train de vie et- mise en harmonie avec nos ressources diminuées par la crise
Qréation du travail pour réduire le chômage et son cortège de misères. Nous avons l’équipement national pour le conjurer; nous pouvons ajouter les dégrèvements fiscaux suffisants dans bien des cas pour permettre aux usines de marcher.
Tout le monde y gagnerait, les ouvriers retrouveraient un travail normal et l’Etat
en fait le contribuable — pour lequel la prime aux chômeurs est bien plus onéreuse, ferait une importante économie,
La loi des assurances' sociales est à refondre immédiatement et comme je vous le disais eip928, dans le cadre de la mutualité, pour éviter de nouveaux fonctionnaires. Ceux-ci coûtent 60 millions, tandis qu’il n’est versé que 4o millions aux: assurés. — Le système est jugé. ^
J ai conscience d’a.voir rendu service à vos familles et surtout à vos enfants, en faisant interdire on hrance, pour le pain, l’empioi des poisons étrangers dits « améliorants de la farine ». Enfin les planteurs de chicorée penseront peut-être avec raison que je n’ai pas été étranger à la revalorisation de leur gagne-pain.
Mais une infâme rumeur circulerait, paraîL-il.
Tai posé à la Chambre une question relatée comme suit à l'Officiel : « Les déserteurs seront-ils admis à bénéficier des avantages proposés pour les prisonniers de guerre ? » et la rumeur répand que j’ai voulu confondre les déserteurs et les prisonniers do guerre ! — Que pensez-vous de cet odieux travestissement de la vérité?
Mes chers amis — vous m’avez donné le droit de vous appeler ainsi — plus que jamais je sms vôtre et complètement.
Servir ma circonscription c’est continuer à servir mon pays jusqu’au bout cL toujours sous les couleurs tricolores.
\ ive la République française !
Général ue SAINT-J US i
Candidat d’ÏJnion républicaine nationale
Circonscription de S AI HT- PO L .
M* SÀLMON, républicain de gauche.
Arrivé au terme de mon deuxième mandat de député, je viens à nouveau faire appel à vos suffrages. Je les sollicite en toute confiance, croyant avoir rempli loyalement et fidèle* ment le mandat que vous m'aviez renouvelé.
J’ai soutenu de mes votes les gouvernements d’union nationale, Poincaré -Briand, Tardieu Laval, qui ont, par fanion de tous les républicains, redressé et stabilisé la situation financière de la France.
J'ai aussi soutenu de mes votes la politique extérieure de M* Briand , politique de paix et de sécurité, continuée aujourd’hui par M. Tardieu : basée sur l'organisation d'une force internationale mise â la disposition de la Société des Nations, elle seule peut amener le désarmement général et garantir 3a sécurité des peuples.
Agriculteurs :
Représentant d'un arrondissement agricole, j’ai eu le souci constant de la défense de vos intérêts : vice-président de l'importante Commission des douanes, j’ai été fier de colla borer avec notre éminent homme d’Etat, André Tardieu, pour le vote des lois assurant à vos produits la protection indispensable et leur réservant la priorité sur le marché intérieur.
Je puis affirmer que si les culiivateurs français ne connaissent pas la misère dont souffrent les cultivateurs étrangers, ils le doivent à la vigilance avertie et à la protection constante des gouvernements d’union nationale. C'est avec raison que l’on a dit ; André Tardieu, à l’exemple de Jules Méline, fut un des plus grands Ministres de l'Agriculture de la IIIe République*
Les cultivateurs m’ont fait l'honneur de me nommer Président de la Fédération des sociétés d’agriculture et des syndicats agricoles du département du Pas-de-Calais* Ils m'ont élu aussi vice-président de la Caisse départementale du crédit agricole. Fier de leur confiance, je continuerai à veiller à la défense de leurs intérêts, à assurer leur prospérité qui conditionne la prospérité de notre commerce et de notre industrie, en un mot la prospérité générale de notre pays.
Commerçants, industriels :
Les commerçants se plaignent et a juste raison d'une fiscalité outrancière et surtout des inquisitions fiscales.
Ils réclament notamment la suppression du chiffre d’affaires, l’exonération à la hase dent profitent d’autres contribuables, la réforme de la patente, le salaire pour la lemme mariée. Ils protestent contre les avantages fiscaux dont bénéficient certains organismes.
Reconnaissant leurs justes revendications, convaincu qu'ils sont les citoyens les plus chargés d’impôts, jTai fait partie, à la Chambre., du groupe constitué pour la suppression du chiffre d’affaires i et du groupe de défense des contribuables.
La suppression du chiffre d’affaires, obtenue pour certains produits, doit être poursuivie vigoureusement, et remplacé par une taxe à la production.
La réforme de la patente, décidée pour 1933, sera accomplie prochainement.
Le salaire pour la. femme marié, limité à un chiffre raisonnable, ci la réduction à la base pour les commerçants seront des mesures de justice et d'équité fiscales.
Je déclare nettement que, partisan des unions et syndicats corporatifs, je ne saurais cependant admettre que ces organismes jouissent de privilèges tels quTils puissent mettre notre activité commerciale en péril.
La prochaine législature aura la devoir impérieux de mettre un frein â l'accroissement des dépenses afin de permettre la réduction de l'impôt et de décharger ïte contribuable des lourdes charges fiscales qui l'écrasent Tous mes efforts tendront vers ce but.
Ouvriers mineurs ;
Depuis longtemps, je connais votre situation et le lourd labeur auquel vous êtes astreints. Aussi vos revendications sont toujours l'objet de mes préoccupations.
Membre de la Commission des mines, j’ai demandé en cette période de chômage qu’avant tout le travail soit réservé à l’ouvrier français : si une diminution de la maind’œuvre doit être faite, qu’elle le soit sur la main-d’œuvre étrangère : d’abord, la France aux Français I
J ai demandé egalement que par un meilleur aménagement des ressources de la Caisse autonome et une légère taxe sur les charbons, on rende possible l'élévation à 6.000 francs de votre retraite,
J ai enfin déposé une proposition de loi pour établir la retraite proportionnelle, quel que soit le nombre des années de présence à la mine.
Ouvriers des champs et de l’usine :
La prospérité de l’agriculture est liée à la prospérité de l’industrie ; elle conditionne donc votre salaire et par conséquent votre bien-être.
D'importantes lois sociales ont été votées en votre faveur ; L'une d’elles, la loi des allocations familiales, assurera a 1 ouvrier agricole chargé d'enfants, les mêmes avantages qu'aux ouvriers de l'industrie*
Dois* je vous rappeler la loi sur les habitations à bon marché, lia loi Loucheur, qui vous permet de devenir propriétaires d'une maison saine et confortable grâce à des prêts â taux réduit et à de larges subventions ?
Une autre- loi, la loi sur les assurances sociales, ru' a pas été1 bien accueillie par vous, parce1 que trop Compliquée, trop onéreuse, et noyée dans la paperasserie. Indiscutable dans ses principes, elle demande d importantes modifications et notamment une réduction dés cotisations. La simplifier pour la mettre' à votre1 portée sera l’ oeuvre a laquelle je vais me consacrer.
Lu cette période de crise économique, j’ai voté les crédits pour venir en aida aux chômeurs. Je proclame pour l'ouvrier le droit au travail : Aussi, en ce temps de chômage, c est le devoir de l’Etat, des départements et des communes de procurer du travail aux ouvriers plutôt que de leur octroyer des allocations de chômage.
Ouvriers agricole: on industriels, mineurs ou cheminots :
Soyez assurés que tous mes efforts tendront, par une sage politique d’économies et de compressions des dépenses, à faire diminuer le coût de la vie, sans provoquera baisse des salaires.
Mutilés anciens combattants :
Hdèle aux promesses que je vous ai faites, n’oubliant pas la dette sacrée du pays envers ceux qui Font sauvé, j'ai toujours soutenu, au cours de la législature, vos légitimes
revendications.
J ai notamment volé le rajustement des pensions des mutilés, veuves, orphelins et
ascendants de guerre. J’ai voté la retraite du combattant, ainsi que les diverses lois en faveur des victimes de la guerre. Vous pouvez être assurés que toujours vous trouverez en moi un fidèle défenseur.
Fonctionnaires :
J’ai été heureux de participer aux votes qui ont amélioré votre situation. Soyez assurés à nouveau de mon entier dévouement.
Artisans :
La législature qui se termine a voté un crédit de cent millions pour permettre aux artisans ruraux de contracter des prêts aux caisses de crédit agricole.
Convaincu de la nécessité de défendre et de maintenir l'artisanat, je poursuivrai la réalisation de votre programme.
Mes chers Concitoyens,
Vous avez pu vous rendre compte au cours de ces quatre années de législature avec quel dévouement et quelle ténacité j'ai défendu les intérêts de notre cher arrondissement.
Je me félicite notamment tTavoïr contribué au rétablissement de noire tribunal d arrondissement* et aussi d’être intervenu heureusement pour empêcher la fermeture définitive dTun établissement financier dont la chute eût entraîné la ruine de nombreux commerçants et épargnants de la région.
Je me suis tenu constamment en contact avec mes électeurs, heureux de les recevoir soit chez moi, soit à Saint-Fol, heureux surtout quand je pouvais leur rendre quelque service.
Gomme par le passé, vous pouvez toujours compter sur moi, comme du reste je compte sur vous le 1er mai prochain.
Electeurs,
Sincèrement républicain, membre du groupe des républicains de gauche dont le chef est M. Tardieu, je suis pour le respect scrupuleux de nos lois républicaine*, notamment celles qui concilient la laïcité de l'Etat avec les droits et les libertés des citoyens, a quelque religion qu’ils appartiennent.
Ma politique est celle qui doit rassembler tous ceux qui, d une part, défendent 1 ordre économique et social fondé sur la propriété privée et qui, d autre part, acceptent les lois fondamentales de la République.
Ma politique est celle qui réalise une large concentration de tous les républicains, a l'exception des socialistes.
Vous prouverez le 1er mai prochain que cette politique est la vôtre.
Vive F arrondissemen t de Saint-Pol I
Vive la République !
Alfred S A LM O N Député sortant.
Conseiller général du Pas-de-Calais*
Maire de Pérnei-en-Àrtois.
Candidat de concentration républicaine.