‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 177 sur 260 · E. MASSÉ · texte numérisé non relu

E. MASSÉ

Député sortant.

Secrétaire de la Corn mission de législation civile.

Membre de la Commission cousu It&ii va interministérielle de législation viticole.

Conseil lar mtinripa! do Riom.

Ancien conseiller d'arrondUsemcnl d'Ennem. Vice-président de la Caisse départementale de crédit agricole et de la Société d'agriculture de Riom.

Chevaiier de la Légion d'honneur.

Candidat du parti républicain radical et radical -socialiste.

2e circonscription de RIOM.

M. Alexandre VAREN N E, S* F, I. O.

Elu au premier tour de scrutin, — 9,938 voix.

Citoyens,

En me présentant ™ pour la huitième fois — h vos suffrages, mon premier devoir est de vous redire ma gratitude infinie pour les marques d estime, de confiance et d’amitié que vous m’avez si longtemps prodiguées. J'en serais bien indigne si je n’en gardais le souvenir ému et la juste fierté.

Peu de parlementaires peuvent s’enorgueillir d’une si constante fidélité de leurs électeurs. Elle honore grandement celui qui en fut l'objet. Elle demeure à ses yeux la plus haute récompense que puisse ambitionner un citoyen.

Une occasion nouvelle mes! offerte d utiliser au service du pays la longue expérience des affaires publiques que je dois aux mandats si longtemps exercés en votre nom. Je croirais manquer à une obligation impérieuse si je ne me mettais une fois encore à votre disposition pour concourir de mon mieux à la bonne marche des affaires de l’Etat en cette période particulièrement difficile et troublée de la vie nationale,

La législature qui vient de finir va laisser aux successeurs un héritage bien chargé* Elle avait reçu un budget en excédent; elle rend un budget en déficit. Elle avait vu s’accumuler des réserves de trésorerie de près de 20 milliards ; il en reste à peine 2. Elle avait promis au pays la grande prospérité et c’est la crise qui est venue»

Grise qui a atteint les classes les plus intéressantes de la population : l’agriculteur par la mévente, l’ouvrier par le chômage, les classes moyennes par la baisse des valeurs et la paralysie du commerce.

Il serait sans doute injuste de faire porter à la majorité élue en 1928 toute la responsabilité de ces difficultés. Mais elle en a sa bonne part. C’est de ses rangs que sont sortis les gouvernements qui ont eu en mains la charge des affaires publiques; c'est elle qui les a suivis et soutenus. Si la situation était belle, elle ne manquerait pas de s’en prévaloir. Puisqu’elle est mauvaise, c’est elle qui doit en répondre*

La Chambre prochaine aura pour tache essentielle de réparer le mal et de redresser la situation. Avant de songer à de nouvelles étapes vers le progrès social, il lui faudra consolider les conquêtes d’hier ébranlées par une politique d’imprévoyance et de poudre aux yeux. Refaire les finances du pays, réveiller son acti vité économique, faire face avec énergie aux effets de la crise, telle sera sa mission.

Mais, par-dessus tout, et parce que cela commande tout le reste, il lui faudra assurer la paix. Nos budgets succombent sous le poids des charges militaires. Quatorze ans après

une paix victorieuse, pourtant si chèrement payée, nos dépenses de sécurité sont plus fortes qu'avant la guerre. Aucun équilibre budgétaire, aucun relèvement économique ne ,eront possibles tait que le peuple français supportera le fardeau écrasant qu'on a laissé au'on a alourdi encore sur ses épaules. * 1

\ ous me connaissez assez pour savoir qu'il ne saurait être question à mes yeux de laisser le pays sans défense pendant que ses rivaux garderaient leur armure I e désarme ment, pour résoudre l’angoresant problème de la paix internationale, ne peut être nue simultané et contrôlé, amorcé par la limitation, poursuivi par la réduction achevé par la suppression des armements. 1 1

tC;,e:tr(œ;Vrrf ,éba““e ù Genève- La France- qui y a fait si grande figure avec l’apostolat d Aristide Briand, doit s’y présenter après les élections comme le champion hardi de cette grande cause. Pour cela, elle doit déléguer au Parlement eL au pouvoir des hommes résolus à la servir, et non pas du bouL des lèvres, avec des réserves, des réticences des a® re-pensees, mais avec la pleine sincérité de leur cœur.

Le jour où les peuples civilisés, qui dépensent plus de 100 milliards par an en prévision d une guerre qui d ailleurs, si elle devait revenir, utiliserait des moyens de destruction inouïs capables de produire de tels ravages que la civilisation entière risquerait d’v sombrer le jour ou les peuples consacreront à des œuvres de paix b pactole qu’ils engloutissent dans es œuvres de mort, ce jour-là seraient aisément résolus les problèmes les plus urgents de la vie sociale. Que ne créerai t-on pas de bien-être, de santé, de richesse avec ces immenses

armée ?CSS ? ^ ^ travaÜ ^ hommes Pour être jetées au gouffre de la paix

' « ■ ,Don,C I#a“ d’abord- Tout « qui sera possible pour la faire solide et définitive U Société des Nations, arbitre souverain des litiges internationaux, les peuples se jugeant euxmemes a Geneve parleurs mandataires, la force militaire, dans la mesure où elle restera necessa.re pour faire respecter les décisions du juge suprême, mise uniquement à son service interdiction du port d’armes pour les Etats, la Société des Nationsjouant entre eux le rôle de gendarme en même temps que celai du juge.

EsL-ce lu un idéal impossible à atteindre? L’humanité, qui, en moins d’un siècle a

redomVl SnS *T nS d0mairieS deS pr°&rès P^^gieux, qui a fait reculer tant de fléaux

seul vér,*eY ’e e U1,Capable de^PP1'10161'^ plus hideux de tous, qu’il dépend de son geme, de sa seule volonté de faire disparaître à jamais ?

etde^aTcbnce^0'18 °el*' ^ ^ dése8pérer de ravenipdu genre humain, de la civilisation

tien Si,TUS aVOnS enc0re foi dans une B n mani té meilleure, travaillons avec obstina-

des ;eui:nfI1ÜUS?Srae i 1riC°r,?bat!0n de PEuroPe etd” monde, au repos et au bonheur peuples. Il n est pas de tâche plus haute. 11 n’en est pas de plus urgente.

nou^TalS "CrUpule à insis,ter enüore sur ceLLe grande idée de la paix par le droit. Si j’ai

ulim dT "T,"0" ^ COnW 61 d’eSp°ir- C’eSt que j'ai pensé traduire le vœu

repM‘ dep“i’ i“i d’an"éM ot doni jo “n“is bi°n

cmirs^mlV3'*1 Lallberté dans la République, le pouvoir à la démocratie. J’ai vu, a laient au bie^T*6 aamere> défiIer bl«n des gouvernements. J'ai soutenu ceux aui travail oligarchies. ° U PeUpl6’ J’ai ^mbaUU *ui ”’étaienL 9uo les serviteurs de

d«s béllle 1Etf SUr,leS intérêt9 privé9’ S* Puissant? qu’ils Sûient, indépendant

-iété moderne S fW"ent not"

B administration au service des contribuables, mettant son zèle à les aider et non à le.

brimer, les lois sociales appliquées sans paprasserie inutile, sans complications ruineuses et décevantes*

Les communes et collectivités locales encouragées a la fois par l'aide de l'Etat et par le concours de ses agents, nos budgets départementaux et communaux pourvus de ressources nouvelles par la réforme depuis si longtemps attendue des finances départementales et communales, des crédits à bon marché largement ouverts pour tous nos travaux communaux, pour nous donner de la force motrice et de la lumière, de beau potable, des chemins praticables pour nos villages.

Bref, un gouvernement énergique et laborieux, sachant bien et faisant bien son métier, qui est de gouverner pour tous et non pas seulement pour les puissants,

Ce gouvernemenl-là, seule une majorité de gauche, inspirée des directions d'un socialisme pratique et mesuré, hardie dans ses conceptions, résolue dans ses actes, peut nous le donner.

Depuis de longues années, la France, qui est républicaine dans les moelles, qui aime le qui a confiance dans les méthodes de k démocratie, qui veut en finir avec les partis de recul et de privilèges, a été, souvent par la faute de nos divisions, gouvernée contre son gré par des hommes et des partis dont les tendances et les opinions ne s'accordent pas avec celles des travailleurs qui forment la majorité du peuple français* Il est temps de revenir h la pratique normale du régime parlementaire en portant au pouvoirs de vrais républicains.

Ils y feront une politique de paix internationale et de progrès démocratique ; ils y défendront les intérêts de la masse contre les appétits d'un capitalisme de désordre et de misère responsable des crises qu'il a provoquées sans les avoir su prévoir et qui paraît de moins en moins apte à diriger l'économie dont il manie au hasard les commandes

Electeurs de Riom-Montagne !

Connaissant à fond et depuis tant d'années vos besoins et vos aspirations, je n’ai pas à vous détailler des promesses. Je vous demande de faire confiance au dévouement éprouvé de votre élu*

Membre du groupe de défense paysanne à la Chambre, j'ai soutenu de mes votes en toutes occasions les propositions favorables aux agriculteurs. Sur ce terrain de la défense de l1 agriculture comme sur les autres, on n'a pas une seule défaillance à me reprocher.

Les travailleurs de l'industrie, en particulier mes vieux amis les ouvriers mineurs, durement éprouvés par le chômage et la baisse des salaires, savent qu’ils ont en moi un soutien vigilant et résolu*

Les petits commerçants, les artisans de nos campagnes, qui ont tant de peine à faire face à leurs affaires et à se défendre contre les exigences implacables du fisc, peuvent compter sur moi pour les aider et les défendre*

Aux anciens combattants, qui ont tant à lutter pour faire admettre leurs légitimes réclamations, je demande de rester fraternellement unis et je leur promets, quand iis se seront mis d'accord pour présenter leurs revendications, de les appuyer de toutes mes forces auprès des pouvoirs publics.

A tous, je répète qu'ayant toujours fait démon mieux pour les conseiller et pour les défendre tous, amis ou adversaires, je compte être demain ce que je n ai cessé dêtre , le représentant impartial et iélé de tous les intérêts respectables.

Fort d'un long passé de devoir et de dévouement, je crois être en droit d'attendre e

vous comme couronnement d’une carrière vouée tout entière au bien public, un témoignage éclatant d’estime et de confiance.

Ce témoignage, vous l’apporterez par votre bulletin de vote le 1" mai à votre ami de trente ans qui n’a d’autre ambition que de continuer à vous être utile et à bien servir le pays et la République.

Vive notre belle montagne de Riom !

Vive la République sociale !

Alexandrb VARENNE

Docteur* en droit.

Avocat à la Cour d’appel.

Maire de Saînt*Eloy-Ies-Mi oes.

Conseiller général dn Puy-de-Dùrae.

Ancien Vice-Président de îa Chambre dm Députés. Ancien Gouverneur général de Via doctrine. Député sortant.

Candidat du Parti socialiste.

Circonscription d© THIERS.

M. PRADEL, républicain socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 9.667 voix.

Citoyens,

Soutenu et encouragé par de nombreux amis, j’ai pris la décision d’être candidat a l'élection législative du 1er mai dans l’arrondissement de Thiers

Fils d’un modeste émouleur de la montagne de Thiers, j’ai pu, grâce â des bourses, m’élever à une haute situation dans l’Université. Je n’oublie ni mes origines, ni la reconnaissance que je dois à la République et à son école laïque.

Et, à ce propos, j’estime que l’un des premiers soins d’une démocratie doit être d’assurer l’instruction aux différents degrés, d’après l’intelligence, quelle que soit la situation de fortune*

Je me présente à vous comme socialiste indépendant. C’est vous dire que je serai pour toutes les mesures qui tendront à introduire plus de justice dans la société, et à améliorer le sort de tous ceux qui travaillent. Mais, d’autre part, respectueux des idées et des opinions des autres, je revendique, pour moi-même, le droit de penser librement, sans avoir à obéir à des mots d’ordre imposés d’avance.

L’arrondissement de Thiers est à la fois commerçant, industriel et agricole. Tous les travailleurs doivent comprendre que leurs intérêts sont solidaires; ils sont actuellement sous le poids déchargés écrasantes. Il faut au plus vite, par de sévères mesures d’économies, alléger le budget de l’Etat, de manière à diminuer progressivement les lourdes charges qui pèsent sur les contribuables spécialement sur les petits et moyens commerçants et. industriels.

L’industrie coutelière de notre région épargnée plus longtemps que d’autres, commence

a e re touchée seneusemenL par le chômage. La crise économique qui sévit dans [ml5 1 pays, occasionnée par la rupture des rapports indispensables entre la production et h sommation qui caractérisé celte époque d’après-guerre, ne peut être entièrement surmonté' que si on établit entre les différentes nations, particulièrement en Europe des T confiants et réciproques. ^ eb accords

débo^h^^ 11 f3Ut q“e Ia COutclleHe soit Protégée, il faut lui procurer de nouveaux . LS, e evi er que ceux qu elle possédait jusqu’ici lui soient interdiLs par des tarif douaniers prohibais. De la prospérité de l’industrie coutelière dépend le bien-être d’une grande partie de l’anondissement. * 1 e cl UIle

dontÏ pCMUre 3USSi 6Ï tOUCh^ Par la économique* Les cultivateurs, les paysans p mf 3eUr aS.£Ure ia SubslstaQce de la nation, ont besoin d’être protégés et défendus’ Pour favoriser le retour à la terre, il faut introduire plus de souplesse da„, ! agricole, indispensable à l’établissement des petits cultivateurs ; établir un contrôle sé^re

Z±ZTr, eTal8’,de mTère à abaisser le P- ; organiser les assurance! t„ „X

contrt let» risques des calamites agricoles.

Pour toutes les questions touchant l’agriculture je me tiendrai au courant et a.irai d accord avec les organismes qualifiés, dont je m’efforcerai de faire aboutir les revcndica-

A l’extérieur, il faut établir la paix véritable pour éviter le retour des horreurs d’une gueno qui marquerait, celte fois, la fin d’une civilisation.

mJrrfa’ faUt dével°PPer laforce de la Société des Nations, en lui procurant les Oj eus de faire respecter ses décisions. On pourra, alors, dans la sécurité arriver à réduire les charges militaires écrasantes qui pèsent sur tous les pays.

J’estime que les droits des anciens combattants, si solennellement proclamés jadis doivent etre energiquement défendus ^u’U est indispensable et piste que ceTqui ^ ex omis de la guerre mutilés ou amoindris reçoivent de la naLioti une légitime réparationmais qui importe, dans Pmtérêt même des véritables victimes de la guerre de faire cesser

souffert.'1 C PenSI°nS g“T frauduIeuscment attribuées à des gens qui n’en ont pas

trouvé Lsaueniîrdd ê’re V°lre ^ °Ü tout Ie mondo P™™ venir me

orsque le devoir, que je considère comme absolu d’assister aux séances de la

Chambre ou des Commissions, ne me retiendra pas à Paris.

Citoyens tous aux urnes le 1er mai pour la prospérité de notre cher arrondissement I

Vive la République démocratique et sociale !

Claude PRADEL

Agrégé de rUmyeriiité.

Candidat socialiste indépendant.

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