‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 176 sur 260 · M, A N DR AUD, S. F. L · texte numérisé non relu

M, A N DR AUD, S. F. L

Elu au premier tour de scrutin. — 9,692 voix.

Quand, durant quatre années, on a apporté au service du peuple le meilleur de soiniême, Quand on a conscience d’avoir, en toute heure et en tout lieu, défendu sa cause* Quand on est certain de n’avoir exercé aucune vengeance, de ne sêtre associé à aucune injustice. Quand on sent autour de soi l’émouvante affection de scs amis et le respect de ses adversaires de bonne foi, on ne redoute pas et on ne quémande pas les suffrages du peuple.

Le peuple est juge. Le peuple est libre.

Et le peuple est juste aussi. Seulement, courbé sur sa tâche que îe progrès, contrairement à son but, n’a pas allégée, trompé par une presse qui souvent déshonore I intelligence française et dé6e rhonnêteté, je crains que la vérité lui échappe parfois.

Alors, dans ces quelques lignes, plutôt que les promesses rituelles et vaines, je voudrais lui dire passionnément ma révolte et mon espérance.

Le monde est bouleversé par une crise sans précédent. Âingt millions d hommes, chefs de famille pour la plupart, tendent leurs bras désespérés vers le travail qui leur est refusé et vers le pain dont ils ont faim — et pendant ce temps, on jette des denrées à la mer comme tous les journaux vous en ont informés. Des ouvriers à la rue voient leurs enfants marcher pieds nus — parce qu ils ont trop produit de chaussures. La machine et le progrès, au lieu d’être mis au service de la collectivité pour alléger son effort et améliorer son sort, sont uniquement mis au service du profit et des parasites.

Le travailleur sans ouvrage n’achète plus, on achète moins, le commerce est dans le marasme, le paysan ne vend plus ses produits.

Qu’est- ce qu’une société qui n’est pas capable de distribuer les richesses qu elle produit ? Qu’est-ce qu’une société qui vient dire aux hommes qu’il faut mourir de faim parce qu il y a trop à manger? Et qui, aux yeux des producteurs affamés, détruit le fruit sacré du travail ?

Qu’est-ce qu’une société où ta guerre, c’est-à-dire la mort et la ruine sont devenues la grande industrie, maîtresse de tout ?

Qu’est-ce qu’une société où le travail et l’épargne ne garantissent pas! existence, ne sont pas protégés ?

Qu’est- ce qu’un régime qui, ayant pu faire librement, depuis un siècle son expérience et ses preuves, a apporté au monde les résultats suivants ; la guerre — 12 millions de cadavres — et aujourd’hui, la misère dans l’abondance?

Alors, on voudrait que nous ne dénoncions pas cela ? On voudrait que nous conseillions au peuple de se courber un peu plus, de se résigner, de souffrir sans espoir ?

Nous lui disons qu’il a son destin entre ses mains. Qu’il y a du pain ei du travail pour tout le monde. Que la paix est possible. Mais qu’il faut le vouloir.

Nous sommes de ceux qui le veulent.

Nous dénonçons la malfaisance et la trahison des puissances d’argent, de la haute banque et de l’ industrie des armes.

Nous montrons aux hommes comment ils sont bernés, trompés, pillés par ceux qui osent se prétendre leurs amis et basent tout leur système sur l’exploitation et la spoliation.

Nous leur montrons le vrai visage de notre Parti, si souvent calomnié, injurié', maï qui de l’avis de nos adversaires eux-mêmes, est le « grand espoir de paix dans le monde T De notre Parti vers qui tous les gens sérieux se tournent à l’heure où apparaît à tous lwl pacilé et la faillite du grand capitalisme.

Le socialisme, vous le savez (car ces vieilles légendes n’ont plus cours dans nos campagnes), n’a jamais voulu dépouiller qui que ce soiL, sinon les malfaiteurs qui s’approprient la fortune gagnée par le travail des autres.

Le socialisme veut, au contraire, garantir à tous les travailleurs la propriété de leur instrument de travail. Pour vous,. c’est la terre. Pour d’autres, c’est l outil ou ia valeur oui le représente. "

Il veut, au contraire, arracher tous les travailleurs à l’exploitation honteuse de <^ens sans qualité, d’affairistes improvisés, de financiers tarés, de spéculateurs éhontés.

II veut mieux répartir entre les travailleurs, les fruits du travail.

Il ne veut pas admettre qu’une année d'abondance (hélas! si rare !) se traduise pour le paysan par un excès de misère, parce que les boursiers, les agioteurs, les spéculateurs se sont entendus pour acheter bon marché au producteur et revendre très cher au consommateur

I! veut, même au détriment du monde de la haute noce, assurer une vieillesse digne et paisible à ceux qui se sont usés à la tâche et dont l’effort a créé de la richesse pour la collectivité. 1

Et il veut aussi protéger l’épargne, l’économie, si difficile à réaliser contre ceux qui les pillent (avec l'appui des puissants du jour quelquefois), contre les spoliateurs qu’il se flatte d avoir dénoncés devant l’opinion publique et livrés à la justice.

Il veut enfin que le peuple s’élève par l’instruction. C’est pour cela que, défenseur convaincu de l’école laïque, il est, avant tout, partisan de l’établissement d’un système d’éducation plus rationnel, accessible à tous-, non par la fortune, mais par le mérite intellectuel, II faudrait des pages pour donner, ne fût-ce qu’un aperçu, de notre programme de construction et d assainissem eût1. Je ne saurais le faire ici.

Mais n en êtes -vous pas instruits ? Ne voyez-vous pas, tous les jours. Je développement de notre action, le rayonnement de la pensée de nos chefs ?

\ous, combattants* mes camarades, dont la rude vie fut la mienne, ne savez-vous pas ce qu’est et restera dans r histoire, l’ Oeuvre formidable de notre Parti pour rétablir la paix, difficile, certes, à réaliser, mais que nous imposerons’.

Que dïs-je ? La vérité est là, puissante et claire, aux yeux du monde, et vers nous montent de partout les' aspirations populaires; si cruellement déçues par les autres partis.

Je ne suis qu un très humble ouvrier de cette œuvre immense, mais à cette œuvre j’ai donné toute ma foi et l'effort de tous mes jours.

J ai conscience ainsi d avoir servi votre cause. Votre cause à tous, même ceux qui ne se rangent pas avec nous parce qu'ils ont peur des mots, mais qui sont aussi victimes et aussi exploités.

^ la tribune de la Chambre qui n’est pas plus* difficile à aborder que toute autre, j ai été, paysans, ouvriers, anciens combattants, artisans et petits commerçants, votre porte-parole. J ai dit, quand il la fallu, les vérités qu’il fallait. Il n’est pas durant cette législature' un acte, il n est pas un vote que vous puissiez nie reprocher.

Je connais vos intérêts parce que c'est auprès de vous que je m’en suis informé. Fendant quàtic ans, vous m avez vu chez vous, dans1 Vos communes, dans vos villages^ sur vos chemins, parfois la nuit, accomplissant ma tâche tranquillement cl simplement.

ht je puis me dire aujourd’hui, qu’il n’est pas un hameau où je ne compte une amitié. Qu il n est pas un homme, fût-il mon pire adversaire, k qui mon concours ait été refusé. I as un appel qui m’ait laissé indifférent. Pas une cause juste qui m’ait trouvé inattentif.

Je connais cet arrondissement, j’ose affirmer mieux que quiconque tout mV attache, et m y rattache, ma famille et mes amis, mes souvenirs et mon amour pour lui. Je connais sés besoins, je pourrais citer quels sont ceux de chaque commune et de chaque village. Je le

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servirai demain, avec l'expérience acquise, comme je l'ai servi hier, de tout mon cœur el de toute mon énergie.

Lisez, Citoyens, dans le calme de votre foyer ce que vous écrit un homme qui peut se dire votre ami, qui fut simple et reste simple, qui n’est riche que de son idéal, qui n’a d’autre passion que le bien du peuple, d autre ambition que de voir un jour les foyers plus heureux et les mères moins inquiètes*

Vive la République sociale î Vive la paix !

lî ens v ANDRAUD

Député sortant.

lr* circonscription de RIOM.

M, Emile MASSÉ, radical-socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin* — 7,044 voix.

Chers Concitoyens,

Désigné à 1 unanimité par les Municipalités et les Comités de la Fédération républicaine radicale et radicale- socialiste de la circonscrigtion.de Riom et par la Fédération départementale, je viens solliciter de votre confiance le moment devons représentera nouveau. Ai-je mérité eet honneur? A votre conscience de répondre^ à votre raison de méjuger.

J’ai vécu toutes les semaines au milieu de vous, répondant à tout appel de vos organismes administratifs, économiques et professionnels, écoutant vos doléances et vos désirs, es résumant pour vous défendre et vous être utiles, cherchant vos suggestions, me renseignant sur vos besoins,. luttent,; pour ensuite Lâcher d’obtenir la légitime; satisfaction que ^ous espériez* \ ous me rendrez cette justice : vous avez trouvé en moi un représentant qui ne voulait être que votre ami.

Si \olis faites de moi votre élu, je n'aurai d’autre ambition que de vous rester de plus

en p us dévoue* toujours penché vers vous, pour repousser l'injustice, vous soutenir et vous défendra.

Mes collègues du Parlement ont jugé mon action, je vous prie de le retenir* A quatre reprises ils m ont désigné comme membre de la Commission de législation civile, ils raont, en ouüe, honoré de la charge de secrétaire,, J’ai été nommé membre de I& Commision interministérielle de consultation juridique viticole, où je suis Lun des deux députes qui en °nt partie. J ai été élu, au premier tour* à une très importante majorité, membre ue la Commission Oustric*

A mon arrivée au Parlement, la situation delà France exigeait lh plus entière et la plus ^nc.e attention. Je n ai, certes, pas la prétention osée d’avoir été infaillible, car ce qui MV erite *er devenait erreur le lendemain, par suite du cours des chocs économiques.

î . ( * eVan^ ma C0Ï1 science et sur mon honneur, j affirme avoir mis au dessus de tout les interets supérieurs du pays,

A \ous maintenant de dire si je suis digne d’obtenir vos suffrages.

Politique extérieure .

Assurer l’existence de la France, c’est le premier devoir du Parlement, Telle a été ma directive. Obtenir pour notre pays une paix durable et éternelle, telle a été mon ambition* Chercher h régler tout conflit ou toute difficulté entre les peuples par P arbitrage. Etendre et fortifier la Société des Nations* Faire comprendre à chaque homme que la guerre est un acte insensé. C’est travailler à reconstruire le monde dans la paix.

Mais notre volonté doit être entière d’assurer jusqu’à ce que cette heure ait sonné, la plus complète sécurité de notre pays, li doit posséder en lui la force nécessaire pour qu'il ne soit pas la proie facile d’un adversaire envieux.

Politique intérieure*

La question financière :

Tous les Français sont h juste titre préoccupés par la situation financière. Malgré les redoutables crises que notre pays a traversées, le crédit national est intact et les peuplasse tournent vers la France. Mais la crise mondiale nous a frappés à notre tour et la situation du contribuable est devenue des plus douloureuses. N’oublions pas que la France a donné dans f histoire des exemples uniques de travail réalisateur et de rétablissement victorien*, que notre pays est encore le mieux équilibré du monde par la répartition admirable de ?es sources de production et par l'effort laborieux de ses habitants.

L’absorption d’économies, une situation budgétaire pénible, la dette accrue imposent donc â vos représentants un devoir impérieux.

Poursuivre une politique sage, exclusive de vaines promesses ou de suggestions démagogiques, maintenir l’équilibre budgétaire, assurer l'amortissement de la dette, faire la compression des dépenses, refuser les crédits inutiles, c'est ce que je considérerai comme îe premier de mes devoirs.

Il est nécessaire d’adapter la charge fiscale aux facultés de chacun, tout en difïéreneiant les revenus du travail et du capital, de dégrever la consommation des charges qui font ia vie chère, d’établir la justice et de réprimer implacablement la fraude dans l’impôt.

La question agricole :

La crise a frappé toutes les nations et la France n’y a pas échappé* L’agriculteur doit être assuré de trouver chaque année la légitime récompense de son travail en obtenant une vente rémunératrice de ses produits.

Lorsque la production est adéquate à la consommation nationale, des droits protecteurs à la frontière doivent assurer des prix rémunérateurs afin de défendre le producteur contre la concurrence des nations, victimes de la surproduction ou ayant un change déprécié. Ces droits doivent être respectueux du consommateur. Lorsque la France bénéficie d'une année de surproduction, il faut assurer l'écoulement des produits à l’étranger. Chaque nation soutient la même politique et veut bien exporter ses produits sans cependant accepter l'importation chez elle. Les droits producteurs ne constituent donc qu'une guerre économique.

Le problème ne peut être résolu que par une entente entre les nations librement discutée et volontairement consentie, permettant l’écoulement de la surproduction par une répartition faite dans chaque pays dans la limite des besoins et les proportions les pins efficientes.

Cette politique du contingentement, c’est celle que j’entends suivre.

L’agriculteur a droit à notre attention la plus active. JI doit être défendu dans ses droits, protégé dans son labeur, soutenu pour que le prix de revient de ses produits soit diminue et que ses prix de vente soient rémunérateurs.

No 2145

L’exercice de mon mandat m’a permis de coopérer au relèvement et au maintien du prix du blé, d'éviter au viticulteur l'interdiction de vendre des vins ayant moins de 12°, de faire du vin de sucre et de chaptaliser, de planter de nouvelles vignes et de frapper les contrevenants d'impôts spéciaux très élevés. J’ai contribué à écarter pour vous la visite domiciliaire des agents de la régie pour vérifier la qualité, la quantité, l'usage que vous ferez de vos vins.

Membre des deux groupes parlementaires de défense paysanne, j'ai consacré tous mes efforts à réglementer l'importation de la viande sur pied et de la viande frigorifiée l'importation qui amène des fluctuations de cours néfastes à f éleveur et au nourrisscur*

J'ai uni mes efforts à ceux de mes collègues et c'est dans une audience du Ministre des Finances que nous avons obtenu Jes droits protecteurs qui ont sauvé la production betteravière.

J'ai voté la loi rétablissant le privilège des bouilleurs de cru.

J’ai soutenu et voté Jes articles de la loi de finances de 1932, qui a amorcé la réalisation de votre désir ancien : la protection par l'Etat de l'agriculteur contre les intempéries»

J'ai, en un mot, consacré toutes mes forces pour donner à l'agriculteur la possibilité de vendre ses produits à des prix rémunérateurs.

J’ai la conscience de n’avoir jamais émis un vote contraire aux intérêts des populations agricoles.

Plus particulièrement, je soutiendrai, comme dans le passé, l’enseignement, Jes offices et les coopératives agricoles, les syndicats, les mutuelles; la conservation de vos produits doit être assurée parla création de greniers et de silos professionnels, vous permettant d'obtenir des avances auprès des caisses de crédit agricole qu’il faut réorganiser. La circulation sur les voies ferrées des produits du sol à des conditions meilleures, le service des sélections des semences, la fourniture des engrais à bas prix : autant de questions qui retiendront toute mon attention.

Je poursuivrai, sans faiblesse, toute cause de fluctuation des cours des denrées et des animaux, fluctuations qui parfois vous font vendre à bas prix pour acheter à un prix plus élevé.

Les travailleurs de la terre doivent être défendus et le fruit de leur travail ne doit pas servir à enrichir, à leurs dépens, les spéculateurs quels qu’ils soienL.

Je me maintiendrai en contact avec tous vos organismes et avec vous-même, pour donner toute protection à vos intérêts et toute défense à l’agriculture qui est l'élément le plus vital de la prospérité nationale.

La question industrielle et ouvrière :

Je suis de ceux qui pensent que Funion du capital et du travail doit être réalisée dans l’exercice des droits de tous et des devoirs de chacun.

Pour l'industriel, à un moment où la crise s'abat si durement, je soutiendrai toute politique donnant plus de stabilité dans les relations internationales, soutenant les crédits bancaires, assurant l'exportation,, protégeant l'industrie.

Pour 1 ouvrier, participation aux bénéfices, défense de ses intérêts par des délégués comme dans les mines, respect de sa liberté de penser, de sa personnalité : Établissement d un minimum d’existence pour lui et les siens. Création d’un système d'assurance contre le chômage, droit à la retraite sur la vieillesse, repos annuel payé.

Pour éviter de compromettre les intérêts de la nation si notre pays votait seul ces reformes, un accord enregistré par le Bureau international du travail doit sanctionner ces améliorations.

J entends rester en relation permanente avec les organismes professionnels et économiques, artisanat, association des mutilés du travail, syndicats et associations. Je veux lIïc le défenseur de tons leurs intérêts et rester à leur côté dans l’effort tenté pour obtenir les légitimes satisfactions auxquelles ils ont droit.

L ouvrier de la ville et des champs a droit à notre sollicitude ; loi assurer une existence

plus heureuse, lui donner du travail et un salaire utile, le protéger contre les malheurs et les déboires de la vie, telle est mon ambition,

La question commerciale : ^

Le commerce a été durement frappé par la crise. Toute mesure tendant h lui rendre la vitalité et la prospérité qu'il mérite s’impose au législateur,

L État doit le protéger contre F activité faussée par l’étranger et contre toute atteinte spéculative a la libre concurrence^

U ne réclame ni faveur ni privilège pour lai, mais il veut le respect des droits du consommateur comme de même il entend que Ton respecte les siens.

■Lai contribué à faire obtenir aux commerçants, rabattement à la base de 5.000 francs sur l'impôt des bénéfices commerciaux, la réduction de 20 0/0 sur le montant de l’impôt sur les bénéfices commerciaux pour la femme travaillant avec son mari et dont les bénéfices ne dépassent pas 20,000 -francs, l'annulation de la patente commerciale sur les locaux privés à partir de 1033, la diminution de l'impôt sur Je chiffre d’affaires, concernant certains articles de première nécessité (sucre, café et denrées périssables) ; la réduction du délai de vérification des agents du fisc à trois au lieu de cinq années.

Il n’est pas admissible que le petit commerce disparaisse devant les grandes entreprises de maisons à succursales multiples. Ce serait livrer le consommateur à la seule volonté des grosses sociétés. Ce serait anéantir le fruit du travail et des efforts du petit commerçant et consacrer1 sa ruine,

Js soutiendrai légalité devant l'impôt en demandant pour le commerce le meme abattement que pour les autres contribuables; que le salaire de fa femme mariée soit en totalité déduit de la base imposable comme pour fous les autres Français Fannuîation totale de la partie de la patente, basée sur les locaux privés, l’impôt perçu h la production ou à T entrée en France pour les marchandises importées.

J’ai soutenu, de tous mes efforts, le thermalisme ef le tourisme ; j’ai été de ceux qui ont voté le crédit thermal. Je défendrai toujours ces importantes questions qui intéressent tant notre Auvergne et ma circonscription.

Les anciens combattants et les victimes de la guerre :

Je garderai aux anciens combattants et aux victimes de la guerre îa meilleure part de ma sollicitude.

Confiant dans la haute autorité morale et sociale de leur Confédération nationale, je m engage à ne pas émettre de vote avant de m’etre mis d’accord avec les représentants qualifiés de cet important groupement.

Epris de justice pour tous, mais désireux de stigmatiser les abus, je m’efforcerai de provoquer le reexamen, des droits des non-combattants que l'opinion publique s’alarme de voir nantis de pensions mal justifiées.

Par contre, je tacherai de faire reconnaître droit à réparation, aux poudriers et autres mobilisés qui ont vraiment altéré leur sauté au service de la défense nationale..

Chers Concitoyens,

Comme par le passé, j'entends et je veux rester en contact avec vos organismes pour mieux connaître vos besoins et les défendre avec vous.

Reste maintenant à préciser ma position politique.

Respectueux de toutes les libertés, qu’elles soient de la conscience, de la pensée ou du travail, j estime qu elles constituent la personnalité humaine sur laquelle nul n’a le droit de porter atteinte. Je la défendrai contre tout heurt ou toute dictature, qu elle émane de l’État, d'une classe, d’un homme ou d’une puissance économique. Cette liberté doit s’étendre aussi bien aux collectivités qu’k la nation elle-même, dans le respect de l’ordre social et des droits de chacun.

Je me déclare l’ami de l'école publique, mais partisan de la liberté de l’enseignement, qui laisse aux pères de famille le libre choix de l’éducation de l’enfant. J'ai voté les lois qui permettent à toute la jeunesse d’accéder à l’enseignement secondaire. Je reste convaincu que l’État n'a pas le droit de refuser à un enfant l’accession à tout enseignement si haut soit-il, afin de ne pas laisser stérile une intelligence susceptible de devenir un jour’utile an pays.

Je soutiendrai toujours les œuvres pr. s t scolaires et les sociétés sportives Je reste convaincu que la jeunesse doit former son corps et son âme pour devenir ensuite des citoyens avertis et des chefs de famille valeureux.

Partisans respectueux de la propriété individuelle, j’estime qu'elle doit être entière et ne pas constituer un simple instrument de travail qui disparaîtrait dès que l’homme ne pourrait plus travailler. Elle doit être l’aboutissant du travail, de la vie et des privations de chaque jour, pour assurer le repos et l’existence de la vieillesse et, après nous, à nos enfants que nous chérissons, des jours meilleurs et des heures plus heureuses.

Tout effort doit tendre à élever le prolétariat, à donner au travailleur le moyen de devenir lui-même propriétaire, pour qu’à son tour il connaisse, à ses derniers jours, le repos qu’il mérite et laisse à ses enfants le fruit de son labeur et de ses peines.

J estime que la famille est la cellule fondamentale de l’organisme social. Elle doit être défendue et protégée et, pour ce faire, il faut lui donner, sans réserve, l’exercice de ses droits que le législateur doit fortifier par tous les moyens qui lui assureront dans l’État le rôle qa elle doit y jouer.

,J’ai été le collaborateur de votre ami Clémente), qui, pendant plus de trente ans, n’a cesse par ses efforts, de rendre nos 'populations plus heureuses et de vous consacrer toutes ses forces et tout son cœur. Il m’a donné sans cessé les leçons de son expérience et l’amitié la plus affectueuse. Retenu encore au loin par une convalescence qui va bientôt faire place à son entière guérison, il a bien voulu, an moment où je me représente devant vous m ecnre combien il était avec moi et combien il désirait, qu’investi à nouveau de votre confiance, je puisse, à ses côtés, poursuivre sa politique réalisatrice. Qu’il reçoive ici le

témoignage public de mon. inaltérable reconnaissance, démon indéfectible attachement et de ma déferente amitié.

Mes chers Concitoyens*

Profondément pénétré des devoirs et des responsabilités qui s'imposent au parlementaire, je n’entends pas m’y dérober. F

de PS:13110"5 étr°Ue8aVeC respectueux de vos droits et de vos libertés, soucieux aliser vos espérances, je vous demande de m’accorder vos suffrages, et, si je suis votre

dwfdeïrT yolje confiance et votre amitié les forces nécessaires pour me montrer éi0ne de defendre vos interets et ceux de notre pays.

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