‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 188 sur 260 · J. JULIEN · texte numérisé non relu

J. JULIEN

Député sortaDc.

No 2145

4* circonscription de LYON.

M. ROLLAND, radical-socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 4,375 voix.

Le Parti radical-socialiste est convaincu que le redressement économique ne peut être mené à bien qu'avec des finances saines, un budget sérieusement équilibré et un système fiscal juste et équitable.

Nous inscrivons dans notre programme les réformes suivantes :

Abaisser le taux des impôts de consommation. Assurer dans les cédules un abattement à la base, notamment pour l’impôt sur les salaires. Frapper d’un taux différent les revenus du Capital et ceux du Travail. Instituer une progression réelle adaptée aux facultés de chacun. Répression énergique de la fraude fiscale. A l'impôt sur le chifTre d’affaire, substituer une taxe unique à la production. Aménagement des charges des commerçants et industriels. Mettre fin au régime inique de la patente. Codification claire des lois et règlements fiscaux,

Reco nstru ctio n êc onom ique>

Les charges fiscales, môme équitablement réparties, ne sont pas faites pour « renflouer» les grandes entreprises et les banques mal dirigées, mais pour assurer une sage gestion clés services publics.

Pour avoir un budget équilibré, il faut une économie prospère.

Nous voulons donc :

Un plan rationnel d’outillage national et international, une exploitation méthodique de ros richesses coloniales, développement de la civilisation française par un effort de collaboration et de compréhension humaines. Donner au Conseil économique un rôle d’orientation, d initiative et de contrôle. Combattre la spéculation sous toutes ses formes. Réduire les banques à leur fonction normale d'établissement de crédit et non en maison de jeux. Contrôle étroit des entreprises qui ont eu recours à l'Etat et subordination aux pouvoirs publics des grandes formations d'intérêt. Défendre les monopoles d'Etat en les réorganisant. Remanier la loi sur la propriété commerciale en y incorporant les justes revendications des groupes et syndicats de défenses des commerçants.

Ré for m es so c ia 1 es .

A 1 heure où tant de citoyens sont victimes du chômage total ou partiel ou accablés par des difficultés économiques et se sentent dominés par des forces obscures et injustes, la propagande des partis extrêmes trouve un aliment favorable qu’elle ne manque pas d'exploiter.

Faisant l'économie d'une révolution sanglante dont les petits seraient inévitablement les premières victimes, notre Parti proclame que le progrès social durable est indissolublement lié à l'évolution démocratique.

Pas de promesses magiques, des actes.

Notre programme social est celui de la G. G, T.

Convention internationale réduisant la journée de travail, congés payés, perfectionnement des assurances sociales dans le cadre des syndicats et de la mutualité. Création d'une assurance- chômage* Politique de l'émigration des étrangers. Assurer aux chômeurs du travail et non l'aumône. Habitations à bon marché et a loyer moyen, contre le taudis Réadaptation des crédits en faveur des vieillards, femmes en couche, familles nombreuses mères nourrices, enfants du premier âge. Vote de la loi Massimi attribuant une allocation annuelle aux mutualistes retraites. Exécuter au profit des anciens combattants, veuves ascendants et descendants les engagements solennements pris. Extension de la carte de combattant à certains exclus ayant subiL des risques immédiats de guerre. Assimilation des mutilés du travail aux mutilés de guerre* Création de délégués à la sécurité dans les entreprises dangereuses et renforcement de l'inspection du travail. Minimum légal de salaire. Péréquation des retraites. Au profit des cheminots, respect des droits acquis et réajustement des traitements et retraites, tant pour les grands réseaux que pour les réseaux secondaires. Réintégration des cheminots révoqués. Ratifier toutes Je s conventions internationales du travail. Défense des libertés syndicales,

Politique intérieure.

Attaché à la laïcité de FEtat, seul garant de la liberté de conscience et de la tolérance, le Parti radical-socialiste ne permet pas que l'on porte atteinte aux lois fondamentales delà République.

Il entend :

Défendre et consolider l’école laïque, rendre effective l’obligation scolaire, développer renseignement post-scolaire et ouvrir, avec l’école unique, à tous les enfants qui le méritent, l'accès aux enseignements secondaires, supérieurs et techniques.

Dans Tordre militaire, réduction de la durée du service, meilleur aménagement, de l’armée, réduction des dépenses en matériel vite périmé, d’où économie permettant la réalisation des réformes sociales dont il a été parlé.

Pour accorder à tous les garanties efficaces de justice, suppression de conseil des guerre et abrogation des lois scélérates dans ce qu1 elles ont d'excessif contre la liberté.

Politique in ter nationale.

Après l'évacuation de la Rhur et l'exécution du plan Dawes qui a fait rentrer 25 milliards dans les caisses du Trésor, après Locarno, le pacte Briand-Kellogg {préfacés par le Protocole de Genève).

Le Parti radical-socialiste persiste :

A poursuivre une politique d'entente et de rapprochement, seule méthode de paix. Règlement des conflits par une procédure obligatoire d’arbitrage, renforcement des pouvoirs de la Société des Nations, parlement des peuples ; application de la formule « à sécurité partielle, désarmement partiel ». Plan de désarmement général, simultané et contrôlé. Rapprochement franco-allemand clef de voûte de FUnîon européenne. Solution utile et équitable du double problème des réparations et des dettes interalliées; organisation inter-

nationale du travail, de la production et de ]a consommation mondiales^ désarmement économique et moral.

Mais nous n 'acceptons pas la formule démagogique : « pas un sou pas un homme » parce qu'elle n'est pas digne d’hommes sérieux, parce qu'elle encouragerait les nationalistes étrangers, parce qu'elle conduirait à la guerre.

Notre parti, qui a tant fait pour la paix, dans un passé récent, continuera à travailler pour elle, sans sacrifier les intérêts de îa France,

Maurice ROLLAND,

5e circonscription de LYON,

M. BRUYÂS, radical-socialiste.

Cette consultation électorale revêt une importance particulière. De l'aveu même de nos adversaires politiques, elle se produit à un moment où l'intérêt général est de toutes parts menacé.

Négligeant les avertissements des républicains, Gouvernements et majorité de droite ont placé ce pays dans une situation à tout le moins difficile.

Au point de vue financier, les Gouvernements « de la prospérité et de la bonne humeur i> et les droites « réalistes » lèguent à la prochaine législature :

bn budget en déficit (7 milliards), alors qu'ils Lavaient trouvé, en 1928, avec de larges excédents ;

Un Trésor presque vide, alors quJil leur avait été remis parfaitement opulent ;

Une dette en voie d accroissement, alors qu'il Pavait reçue en voie d'amortissement*

Dans le cadre économique, Gouvernements et majorité de droite ont su ni prévoir la crise, ni, non plus, en atténuer les effets, au moins au regard de la partie du monde du travail en chômage, par une mise en exécution rapide d'un programme de grands travaux, utilisant, à cette fin, 1 épargné française. Us ont fait mieux : ne se sont-ils pas refuses, en dépit de la pressante intervention du président Herriot, à étudier l'organisation de l'assurance- chômage, cependant pratiquée dans dix pays?

Ue plus, les plaintes légitimes du petit commerce et de la petite industrie n’ont trouvé nul écho chez des hommes préoccupes avant tout de répondre aux appels de détresse de grandes entreprises capitalistes en vue de renflouement,

far ailleurs, les partis de droite if ont-ils pas combattu cette réforme cependant lcgiimc de l égalité des enfants devant l'Instruction ?

Nous a-t-on, au moins, dans l'ordre extérieur, rapprochés de la paix ? Certes, pas.

Les grands problèmes internationaux des dettes, des réparations et du désarmement sont remis en cause.

Ce n est pas qu’en ces matières, les hommes de droite aient hésité dans les reniements.

Us avaient pris, devant le corps électoral, en 1928, rengagement de ne point accepter les ■dettes, qu’une clause de sauvegarde ne leur soit consentie*

Us nous ont fait débiteur sans condition*

Quant aux réparations, ils ont abandonne le plan Dawes, qui a rapporté 25 milliards à la France et, par là même, largement contribué au redressement financier* pour lui substituer le plan Young, aujourd’hui refusé par l'Allemagne et démoli par la proposition Iloower,

Us nous ont fait créancier presque sans espérance.

Ainsi, rien n'est solutionné. Et voici, à nouveau* dans le monde, la France seule.

L'action des partis de droite a, on le voit, abouti à une triple faillite : économique, monétaire et extérieure.

A l’extérieur, comme à l'intérieur, tout est à redresser*

Pour arriver à ce résultat, l’entente de tous les vrais républicains est indispensable* Elle peut, mieux, elle doit se faire autour du programme de paix extérieure, de justice fiscale, dJaméliorations sociales et de laïcité du parti radical et radical- socialiste*

Citoyens,

C'est ce programme que nous soumettons à nouveau à votre approbation.

Parti pacifiste, le parti radical et radical-socialiste se déclare pour l'œuvre de Fentente des peuples, et notamment de l'entente franco-allemande qui en est la condition nécessaire. Problème qui domine tous les autres, à l’heure où une crise économique, d une particulière gravité, sévit sur toutes les nations.

Seul le retour aux sentiments de confiance et de solidarité entre elles leur permettra d’éviter de rbuvclles souffrances et rie guérir leurs maux*

Notre parti s'affirme également en faveur du désarmement général simultané et contrôlé, qui assurera à Loua les pays et, en particulier, à la France, la véritable sécurité.

L’Europe en est à choisir aujourd’hui enlre l’union et la ruine.

En même temps que cette œuvre primordiale, le parti radical et radical-socialiste entend poursuivre la réalisation, à l'intérieur, des réformes essentielles qu’il ne cesse de défendre ;

Ecole unique, obligation scolaire effective, prolongation de la scolarité.

Contrôle par îa nation des grandes coalitions d'intérêts qui prétendent dominer l'Etat et écraser de petits intérêts, cependant iêgi limes.

Exécution d'un vaste plan d’outillage national assuré par l’épargne française, trop souvent, aujourd’hui encore, orientée vers des emplois décevants.

Refonte du système fiscal actuel, en donnant la prépondérance aux impôts directs, afin d’introduire 'dans la répartition des charges entre citoyens plus de justice*

Création d’une assurance -chômage, etc,

Telles sont, en résumé, les réformes que défendra, avec sa ténacité coutumière et son habituel dévouement, le citoyen Claude Bruyas, votre député sortant, si, comme nous en avons l’assurance, vous faites de votre élu d’hier voLre député de demain*

Démocrates croix-roussiens,

C’est sur ce programme que vous êtes appelés à vous prononcer une fois de plus.

Vous avez choix entre trois doctrines :

L’une représente la révolution, la dictature d'une minorité, la fin de la liberté de pensee, une ère de violence, la guerre civile*

L’autre représente la domination des puissances d’argent, les questions mercanti es

primai]! tout, le règne de la congrégation économique du haut patronat et de la banque,

ligués contre les intérêts véritables de la masse, de la nation*

Les hommes d'extrême gauche se réclament de la première.

Les hommes de droite, quoique habilement fardés d’une cliquette 4 républicaine démocra tique », expriment 3a seconde*

Contre ces doctrines de conservation et de révolution, le parti radical et radical-socialiste, en toute clarté, affirme la sienne*

Vous savez :

Qu'il est un parti pacifiste ;

Quil est en faveur des réformes et du progrès ;

Qu’il lutte contre les privilèges et les abus de tous ordres ;

Qu’il n’a jamais hésité à prendre, à tous les degrés, les responsabilités du pouvoir; Enfin, qu’il a pris une part décisive à l'œuvre des réformes déjà accomplies, au reste contre l'obstruction des droites et de l'extrême gauche.

Votre devoir n'esl-il pas, dès lors, tout tracé ?

Vous connaissez le citoyen Bruyas et vous l'avez vu au travail, depuis plus de douze ans : vous connaissez le programme qu’il défendra au Parlement, donc, pas d’hésitation 1

Affirmez à nouveau sur son nom votre foi et votre volonté démocratiques en votant et en faisant voter pour le citoyen

Claude BRUYAS

Conseiller général.

Député sort ant *

6e circonscription de LYON.

M. FÉVRIER, S* F. ï. O.

Elu au deuxième tour de scrutin* - — 7,139 voix*

Notre Programme.

Lutte contre la guerre :

Désarmement général simultané et contrôlé*

Organisation politique et économique internationale. Suppression de la diplomatie secrète*

Abandon du système d’équilibre et des alliances particulières, Réduction du service militaire à six mois.

Lutte contre l'insécurité du travail :

Semaine de quarante heures.

Contrôle ouvrier,

Ass u ra n ce-e h ô m a ge .

Lut Le contre l’anarchie de la production :

Offices publics.

Nationalisations*

Lutte contre la spéculation capitaliste ;

Organisation du crédit.

Protection de l'épargne*

Contrôle des banques*

Lutte contre l'iniquité politique :

Représentation propo rL io n ri elle*

Suffrages des femmes*

Lutte contre l'ignorance :

Egalité des enfants devant l'instruction.

Laïcité et sfaLut unique de l'éducation nationale.

Lutte contre le taudis :

Dotations plus importantes aux offices d’habitations*

Réglementation et taxation des loyers limitant les abus.

Moratoire et allocations en faveur des locataires chômeurs*

Réquisition des locaux vacants*

Lutte contre r insécurité des petits commerçants :

Suppression du chiffre d’affaires; substitution d'un impôt unique à la production. Garantie et protection de la propriété commerciale, résultat du travail et de F activité.

Latte contre la misère des vieux travailleurs :

Amélioration de la loi des retraites ouvrières et paysannes.

Allocation à tous les vieux travailleurs exclus des assurances sociales*

Respect et sauvegarde des droits des victimes de la guerre.

André FEVRIER

Député sortant.

Membre de la Commission des travaux publies* Secrétaire du Groupe parlementaire de défense dea eheoùnota.

No 2145

1“ circonscription de LYON.

M. BARBERO, radical-socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 7.526 voix

Appel des élus et des militants aux électeurs des Brolteaux.

Gi ioyens,

L’heure est venue, pour la majorité qui depuis quatre années sévit au Palais -Bourbon, de rendre des comptes et, pour les électeurs, d’en exiger.

Cette majorité a soulevé la réprobation du pays républicain. Elle le sait.

Pour échapper à l’implacable verdict qui l’attend, elle a - après avoir épuisé à son égard toutes les formes de l'insolence — essayé d’attirer in extremis le Parti radical et radical-socialiste dans une « combinaison » ministérielle où il aurait servi d'ota-e et de caution. Hase aisément déjouée*

Elle a ensuite, au cours de pénibles débats qui n’onL rîen ajouté à son prestige, tenté de mutiler les les droits du suffrage universel et d’en fausser la redoutable expression.

Enfin, à court cl expédients, elle confie aujourd'hui a ses augures îe soin de lui procurer des excuses et des alibis, et nous voyons des Ministres savamment stylés improviser de hâtives plaidoiries et se livrer à l'intérieur et à l’extérieur à des initiatives dont le moins qu on puisse en dire est qu’elles sont bien tardives et qu'elles manquent de sincérité*

Petits procédés. Mesquines précautions.

Le pays attend des Partis un effort du ne autre qualité* •

La question qui se pose à la conscience du peule français est plus grave, plus haute et

plus pressante que celle du sort de quelques hommes préoccupés seulement de leur réélection*

Le Parti radical et radical-socialiste est fermement décidé à évoquer, dans toute son ampleur, la situation véritable du pays et, d’abord, à établir le bilan des quatre années de politique incohérente et sans idéal*

En 1928, la France, avec Briand, était partout respectée. Son prestige eo Europe centrale était intact. Ses droits sur l'Allemagne incontestés. Pour elle, l'Amérique et l’AnHeterre avaient encore des égards,

M. Laval et M. Tardieu, à l’occasion de voyages sensationnels, en compagnie de photographes et de publicistes > ont changé tout cela*

Ln 1932, la France est isolée et bafouée. Nous avons sauvé le dollar et M. Iloovcr nous abandonne. Nous avons perdu 2 milliards et 500 millions dans la défense de la livre S rmg el ‘'Angleterre a aussitôt fermé ses portes à nos produits. Et l’Allemagne ainsi encouragée, a rompu, sans même s’excuser, de solennels engagements.

J41 la France était en pleine prospérité. Elle était même de bonne humeur En 1932 la classe ouvrière, admirable de sang-froid, souffre d’une crise de chômage

di.mîr r h‘st01re da aot^e Pa7s et 9ui, auLant dans ses intérêts, l’atteint dans sa e e- es artisans, les petits industriels et commerçants sont prêts do désespoir La

oyenne bourgeoisie ne peut plus subsister. La bonne humeur s’est réfugiée chez d’habiles urfnquiers.

nibilité, *C bud&et étaiL en équilibre. La trésorerie possédait 19 milliards de dispo-

En 1932, le Trésor est vide et le budget, malgré d'habiles maquillages, accuse déficit da 3 milliards qui, A bref délai, sera de 7 milliards.

Oii est passé l'argent ?

Logique impitoyable ; Ces hommes qui parlent de là paix sans y croire entretiennent en Europe et dans le monde une atmosphère de défiance et de crainte qui paralyse la vie économique et, par voie de conséquence, tarit les ressources budgétaires. Us creusent ainsi de leurs mains — inconsciemment, nous le croyons — mais avec une certitude effrayante dans le budget de leur pays, ces déficits vertigineux dont le caractère chronique fait courir à Tordre social les plus graves dangers.

Le Parti radical et radical-socialiste enregistre, dans tous les domaines, l’irrémédiable faillite des théories hasardeuses, étroites et sans foi de M, Tardieu.

Cette faillite, il l’avait prévue et annoncée. Il a le droit de stigmatiser ceux qui font subir au pays l’incalculable dommage*

dommagi

en

Il ne se borne pas à critiquer. Il offre des solutions.

D’abord — et rigoureusement — des économies. Plus de dépenses somptuaires. Plus do budgets de prestige et d’apparat.

Ensuite, par l’assurance chômage, mettre la classe ouvrière a l’abri des angoisses qui Tétreîgnent aujourd'hui*

Rassurer le moyen et le petit commerce, la moyenne et la petite industrie en écartant obstinément toute éventualité d’impôt nouveau et en mettant à l’étude un aménagement plus judicieux et plus équitable des impôts existants.

Enfin, préparer la démocratie aux luttes économiques de demain en réalisant, par l’école unique, la sélection et T orientation professionnelle de scs enfants.

Mais le mal dont souffre la France a sa véritable origine dans le chaos international* Le remède doit en être recherché dans ïa paix internationale, militaire et économique, fondée sur lcgf'espect des contrats librement consentis.

Le Parti radical et radical-socialiste s’enorgueillit de posséder A sa tète Thomme d’État éminent qui a rédigé le protocole et dont la formule « arbitrage, sécurité, désarmement » sera pour l'Europe la loi de demain.

Groupé autour d'Édouard Herrïot, il entend exiger la préparation et l’application, dans les relations internationales, de méthodes nouvelles, humaines et cohérentes, susceptibles de créer l'apaisement des esprits et de ramener la confiance indispensable à la reprise des affaires.

Il entend que soient rendus à la Société des Nations tout son prestige et toute son autorité et qu’elle soit réintégrée dans son rôle d’arbitre souverain et respecté*

Pour réaliser un aussi vaste programme, nous avons pensé qu’il convenait de placer aux côtés de ceux qui en auront la mission et la responsabilité des hommes droits, expérimentés, probes et fidèles*

Le Comité radical et radical-socialiste du 6e arrondissement, s’inspirant uniquement de ce souci, a porté son choix, pour le scrutin du VT mai, sur le citoyen

J. BARBERO

Conseiller général, adjoint au maire.

Membre du Conseil supérieur de î1 Assistance publique.

Électeurs des Brotleaux,

Le citoyen Barbero vous représente depuis 1904 au Conseil municipal. Il est adjoint à la mairie du 6e arrondissement depuis vingt-quatre années, administrateur et président du Bureau de bienfaisance depuis 1908. Par deux fois, vous lui avez confié le mandat de conseiller général. Dans cette assemblée, ses qualités d’administrateur lui ont valu d'être nommé aussitôt membre de la Commission départementale. Il s’occupe, en outre d'un grand nombre d’œuvres de bienfaisance et d’éducation et dans les multiples Fonctions qu’il assume ainsi, il réunit l’unanimité des sympathies par le libéralisme do son caractère, sa générosité et sa profonde et humaine compréhension des hommes et des situations.

Le passé du citoyen Barbero est le plus sur garant de son avenir. Il a servi la démocratie par amour pour les humbles et non par ambition. 11 continuera à lui être fidèle, tl n’est pas à crairidre qu’il trahisse jamais, pour de vaines questions d'amour-propre, son parti, ni ses amis, ni son passé, ni ses électeurs des Brotteaux. Il est un vivant exemple d'honnêteté politique. Cette garantie est, à l'heure actuelle, particulièrement précieuse à cause de sa rareté.

Citoyens,

Le vote que vous allez émettre revêt, du fait des circonstances nationales et interna* tionales, une importance exceptionnelle*

Le monde entier a les yeux fixés sur la France et Genève attend, pour déterminer 1 I orientation définitive de son activité politique et économique, de connaître sa volonté.

Le Parti radical et radical- socialiste, fier de la confiance que lui a témoignée le pays lors des dernières élections cantonales est sûr de répondre aux aspirations profondes de la démocratie en disant: Sécurité de la France d'abord. Puis, une fois cette condition essentielle réalisée 3 poursuivre par tous les moyens la conquête de la paix universelle pour

rendre aux travailleurs de tous les pays, de toutes les conditions, un peu de ioie par te travail.

A l appel que nous vous adressons, vous répondrez en votant en masse, le jour symbolique du 1er mai, pour le citoyen

J. BARBERO

Conseiller général adjoint an maire.

Membre du Conseil supérieur de rAsaisLance publique.

8* circonscription de LYON,

M. RICHARD, radical-socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 6.Î77 voix.

PnOGKAMME,

Politique économique.

Partant de ce principe, que l'économique conditionne la politique, nous voulons que* dans le plus bref delai, soit enfin posée, dans le cadre international, la question du redressement économique mondial, qui peut et doit être réalisé par la réglementation internationale de la production des échanges.

La Conférence que nous préconisons devra tenir compte des suggestions du Bureau international du travail, en ce qui concerne la durée du travail et le maintien du salaire vital indispensable au fonctionnement régulier du marché do la consommation, et au juste bien-être que chaque travailleur a le droit d'exiger, pour lui et sa famille.

Quant au chômage, qui est la résultante directe du déséquilibre économique mondial, nous devons, en attendant sa disparition totale, envisager résolument toute une série de mesures dont les principales peuvent être les suivantes :

jf° Organisation, plus r&tïonneîîe, de la distribution des secours et allocations aux malheureux ouvriers et employés, astreints, contre leur volonté, à un chômage forcé ;

2° Réorganisation du crédit bancaire conformément aux suggestions du commerce et de l’i nd us trie ;

3° Recherche des dispositions législatives destinées à résoudre sur le plan des grandes lignes tracées dans notre programme social, financier et. intérieur, les problèmes de l'assurance chômage et des impôts et loyers dus par les ouvriers, employés commerçants et industriels victimes du chômage ou de la crise ;

4° Développement des grands travaux nationaux, départementaux et communaux;

5e Etude, dans le cadre international, de la réduction de la durée de la journée légale de travail ;

Institution des congés payés;

7° Abaissement de l'âge de la retraite ;

8Û Elévation de l'age de la scolarité.

L’ensemble de ces mesures, qui ne sont, nous le reconnaissons, que des pallia tif s, ont pour unique objet d'améliorer la situation présente, en attendant que, de toute urgence, le programme de fond, c'est-à-dire la réorganisation de f économie mondiale, telle que nous la préconisons, soit un fait accompli!,

Réformes sociales*

1° Refonte de la loi du 9 avril 1898, visant les accidentés du travail que nous voulons, d'accord avec les revendications de la Fédération nationale des mutiles du travail, assimile1, aux victimes de la guerre.

Notre formule est la suivante : à invalidité égale pension égale. ^

Reviser la loi sur les assurances sociales, avec, comme objectif, la disparition 0 a

paperasserie inutile. Incorporation, dans la loi, des salariés au delà du plafond actuel êe 18,000 francs Constitution dune retraite pour les vieux travailleurs exclus, tout à la foie* de la loi sur les retraites ouvrières et paysannes et des assurances sociales ;

2° Revalorisation des rentes des mutualistes d avant guerre par application tTuii coefficient correspondant à la dévalorisation de la monnaie ;

30 Protection efficace des familles nombreuses ;

4° Développement de l’hygiène sociale par la création de nouveaux préventoria et panatoria ;

5* Extension de la loi de 192$ sur les habitations à bon marché, et simplification du mécanisme fonctionnant actuellement pour Tobtention des prêts collectifs et individuels*

6° Réforme dans un sens plus généreusement humain, de la loi du 14 juillet 1905 sur rassis Lance aux vieillards, infirmes et incurables ;

7# Mise à l’étude de l’assurance chômage comportant des dispositions susceptibles d’éviter Terreur commise par ia législation anglaise ;

8Ü Défense des libertés syndicales, en accord avec la C, G. T« ;

9° Intervention énergique auprès du Sénat en vue d'obtenir promptement le vole de la loi sur les congés payés ;

10ô Vigoureuse reprise des revendications des cheminots révoqués, retraités, en activité et tout particulièrement des mécaniciens et chauffeurs victimes d’un véritable déni de justice ;

11° Défense active des revendications exprimées par k Fédération des anciens combattants ;

12“ Développement de renseignement général : technique et agricole ;

J 3° Réalisation de la gratuité de renseignement à tous les degrés.

Politique financière t intérieure et extérieure.

Le Parti radical-socialiste est convaincu que l'œuvre de redressement ne peut être mené à bien qu’à la condition de barrer résolument la route au déficit en établissant un budget rigoureusement équilibré.

Nous inscrivons dans notre programme les réformes suivantes :

1° Réductions importantes des budgets de guerre au fur et à mesure que la sécurité recherchée au sein de la Société des Nations et de la Conférence du désarmement assurera l’indépendance de la France sincèrement pacifique ;

2° Réalisation des économies possibles par la simplification de la gestion admnîstra tive des divers départements ministériels;

Z* AU èg eréenL par un meilleur aménagement de k part contributive fournie par les diverses professions des charges fiscales trop lourdes qui pèsent sur les ouvriers, commerçants et industriels ;

4° Réduction de l’impôt sur les salaires par l’élévation de rabattement à la base qui doit être porté de 10,000 à 12,000, pour correspondre au salaire minimum vital ;

5° i ransfprmation progressive de l’impôt sur le chiffre cPaffaire en une taxe unique ou fe Ton des stades de la production ;

6° Suppression de la double païen Le frappant, simultanément, Je loyer commercial et 1 habitation privée ;

Réforme du droit proportionnel de la patente dans un sens mieux harmonisé avec le prix actuel des loyers ;

Réforme de la loi du 30 juin 1926, en ce qui concerne le droit de reprise des ascendants et descendants du propriétaire et fixation du plafond des loyers commerciaux ;

9' Suspension, pendant la durée du chômage, de l’application des paliers dkugmentation des loyers prévus par k loi du 29 juin 1929;

, 10° Recherche, pendant la période de crise, des mesures et moyens destinés à maintenir

dans les lieux loués, les ouvriers et employés victimes du chômage ;

11° Révision de la convention de 1920 passée entre l’Etat et les grands réseaux ferroviaires ;

J 2* Mise en œuvre de toutes les dispositions utiles pour barrer la route au déficit du budget de l'Etat et des grands réseaux ferroviaires ;

13* Partisan de la liberté de conscience et attaché à la laïcité efiective de l’Etat, k Parti radical-socialiste ne tolérera pas que F on porte atteinte aux lois sociales, fiscales, scolaires, laïque* qui constituent les assises de la République.

Rufin dans Je cadre de la paix extérieure, le Parti radical-socialiste proclame, une fois de plus, qu’il est fermement attaché à la paix entre tous les peuples et qu’il continuera, à l'ombre du grand citoyen Briand, et aux côtés de son disciple le citoyen Edouard Herriot, notre Président, F œuvre de régénération humaine et de paix internationale déjà largement ébauchée au sein de la Société des Nations.

Mais, considérant, ainsi que nous le soulignons au début de cet exposé, que la paix internationale est étroitement liée à la réorganisation économique mondiale, nous voulons d'abord, et par dessus tout, que dans l'intérêt de la paix générale cesse T anarchie économique, germe de discordes intérieures et extérieures.

Ce qu’il faut dans une société parfaitement organisée, telle que nous la concevons, c’est que la triple cheville ouvrière, commerce, industrie et travail, soit garantie contre l'instabilité et l'insécurité du lendemain,

(a est à cet Le tâche que nous voulons travailler de toutes nos forces et c'est pour sa réalisa lion que nous vous convions., dès le premier tour, à répondre à notre sincère appel,

Paul RICHARD.

9e circonscription de LYON.

M. MASSIMI, radical-socialiste.

Elu au premier tour de scrutin. — 4,165 voix

Politique éaonom ique ,

Partant dç ce principe, que T économique conditionne la politique, nous voulons quet dans le plus bref délai, soit enfin posée, dans le cadre international, la question du réel résument économique mondial, qui peut et doit être réalisé par la réglementation internationale de la production et des échanges.

La Conférence que nous préconisons devra tenir compte des suggestions du Bureau international du travail, en ce qui concerne la durée du travail et le maintien du salaire vital indispensable au fonctionnement régulier du marché de la consommation, et au juste bien-être que chaque travailleur a Je droit d'exiger, pour lui et sa famille.

Quant au chômage, qui est la résultante directe du déséquilibre économique mondial

nous devons, en attendant sa disparition totale, envisager résolument toute une série de mesures dont les principales peuvent être les suivantes :

1Q Organisation , plus rationnelle, de la distribution des secours et allocations aux malheureux ouvriers et employés, astreints, contre leur volonté, à un chômage forcé ;

%* Réorganisation du crédit bancaire conformément aux suggestions dq commerce et de l'industrie ;

3° Recherche des dispositions législatives destinées à résoudre sur le plan des grandes lignes tracées dans notre programme social, financier et intérieur, les problèmes de l'assurance chômage et des impôts et loyers dns par les ouvriers, employés, commerçants et industriels victimes du chômage ou de la crise ;

4Ü Développement des grands travaux nationaux, départementaux et communaux ;

§Q Etude! dans le cadre international, de la réduction de la durée de la journée légale de travail ;

6° Institution des congés payés;

7° Abaissement de T âge de la retraite ;

8° Elévation de l’âge de la scolarité.

L'ensemble de ees mesures qui ne sont, nous le reconnaissons, que des palliatifs ont pour unique objet d'améliorer la situation présente, en attendant que, de toute urgence, le programme de fond, c’est-à-dire la réorganisation de l'économie mondiale, telle que nous la préconisons, soit enfin un fait accompli,

fiéf o rmes soc m les *

1° Refonte de la loi du 9 avril 1898, visant les accidentés du travail que nous voulons, d’accord avec les revendications de la Fédération nationale des mutilés du travail, assimiler aux victimes de îa guerre»

Notre formule est la suivante : à invalidité égale pension égale*

Réviser la loi sur les assurances sociales, avec, comme objectif, la disparition de la paperasserie inutile* Incorporation, dans la loi, des salariés au delà du plafond actuel de 18*000 francs* Constitution d’une retraite pour les vieux travailleurs exclus, tout à la lois, de la loi sur les retraites ouvrières et paysannes et des assurances sociales ;

2° Revalorisation des rentes des mutualistes d’avant guerre par application d un coefficient correspondant à la dévalorisation de la monnaie ,

3° Protection efficace des familles nombreuses ;

4° Développement de î hvgiène sociale par la création de nouveaux préventoria et sanatoria ;

à0 Extension de la loi de 1928 sur les habitations à bon marché, et simplification du mécanisme fonctionnant actuellement pour l’obtention des prêts collectifs et individuels ;

6° Réforme, dans un sens plus généreusement humain, de la loi du 14 juillet 1905 sur 1 assistance aux vieillards, infirmes et incurables;

7& Mise h l' étude de l’assura nce chômage comportant des dispositions susceptibles à éviter 1 erreur commise par la législation anglaise ;

8“ Défense des libertés syndicales, en accord avec la G, G* T» ;

9Û Intervention énergique auprès du Sénat en vue d’obtenir promptement le vote de la Wi sur les congés payés ;

10° Vigoureuse reprise des revendications des cheminots révoqués, retraites, en activité et tout particulièrement des mécaniciens et chauffeurs, victimes d on véritable déni de justice ;

11* Défense active des revendications exprimées par la Fédération des anciens combattants ;

12° Développement de renseignement général : technique et agricole ;

13° Réalisation de ta gratuité de renseignement à tous les degrés.

Politique financière ^ intérieure et extérieure*

Le parti radical-socialiste est convaincu que l’oeuvre de redressement ne peut être menée à bien qu’à la condition de barrer résolument la route au déficit en établissant un budget rigoureusement équilibré.

Nous inscrivons dans notre programme les réformes suivantes :

1° Réduction importante des budgets de guerre au fur et à mesure que ïa sécurité recherchée au sein de la Société des Nations et de la Conférence du désarmement assurera rindépendance de la France, sincèrement pacifique ;

2* Réalisation des économies possibles par la simplification de la gestion administrative des divers départements ministériels ;

3° Allégement, par un meilleur aménagement de la part contributive fournie par les diverses professions des charges fiscales trop lourdes qui pèsent sur les ouvriers, commerçants et industriels ;

1° Réduction de l’impôt sur les salaires par l’élévation de rabattement à la base qui doit être porté de 10.000 à 12.000, pour correspondre au salaire minimum vital ;

5° Transformation progressive de l’impôt sur le chiffre d’affaire en une taxe unique ou à Tun des stades de la production ;

6° Suppression de la double patente frappant, simultanément, le loyer commercial et l’habitation privée ;

7° Réforme du droit proportionnel de la patente dans un sens mieux harmonisé avec le prix actuel des loyers ;

85 Réforme de la loi du 30 juin 1026, en ce qui concerne le droit de reprise des ascendants et descendants du propriétaire et fixation du plafond des loyers commerciaux ;

9° Suspension, pendant la durée du chômage, de Implication des paliers d’augmentation de loyer prévus par la loi du 29 juin 1929 ;

10° Recherche, pendant la période de crise, des mesures et moyens destinés à maintenir, dans les lieux loués, les ouvriers et employés victimes du chômage ;

IIe* Révision de la convention de J 920 passée entre l’Etat et les grands réseaux ferroviaires ;

12° Mise en œuvre de toutes les dispositions utiles pour barrer la route au déficit du budget de l'Etat et des grands réseaux ferroviaires ;

13° Partisan de la liberté de conscience et attaché à la laïcité effective de l’Etat, le parti radical-socialiste ne tolérera pas que Ton porte atteinte aux lois sociales, fiscales, scolaires, laïques qui constituent les assises de la République.

Enfin dans le cadre de la paix extérieure, le parti radical-socialiste proclame, une fois de plus, qu’il est fermement attaché à la paix entre tous les peuples et qu’il continuera, à Fombre du grand citoyen Briand, et aux côtés de son disciple le citoyen Edouard Herriot, notre président, l’œuvre de régénération humaine et de paix internationale déjà largement ébauchée au sein de la Société des Nations.

Mais, considérant, ainsi que nous le soulignons au début de cet exposé, que la paix internationale est étroitement liée à la réorganisation économique mondiale, nous voulons d’abord, et par dessus tout, que dans î intérêt de la paix générale cesse l’anarchie économique, germe de discordes intérieures et extérieures.

Ce qu'il faut, dans une Société parfaitement organisée, telle qoe nous la concevons c'eat que la triple cheville ouvrière* commerce, industrie et travail, soit garantie contre l'instabilité et l'insécurité du lendemain.

C’est à cette tâche que nous voulons travailler de toutes nos forces et c'est pour sa réalisation que nous vous convions, dès le premier tour, à répondre à notre sincère appel.

Paul MASSIMI Député sortant.

10° circonscription de LYON.

M. PEISSEL, U. R, IX Élu au premier tour de scrutin, — 1 1 .283 voix.

Citoyens,

Au cours de ces quatre années, je me suis efforcé d'être un député assidu et travailleur. Secrétaire de deux importantes Commissions de la Chambre, je me suis appliqué dans mes rapports, dans mes propositions d'être utile à mon pays et à vous-même. Adversaire de tout bavardage inutile, plaie du parlementarisme et cause essentielle de son impuissance, je suis intervenu dans les discussions toutes les lois que ma parole pouvait être utile à vos intérêts et au bien public.

Le moment n est pas aux promesses, les moîns-vaïues budgétaires posent, pour l’équilibre des futurs budgets, des problèmes difficiles qu'il Faudra envisager avec sang*rroid et civisme ! Pas d’in dation ruineuse pour tous, qui ne ferait qu’aggraver les difficultés en éloignant les remèdes appropriés. Pas d’impôts nouveaux, que le contribuable, à qui on ne pense pas assez dans les assemblées législatives, ne pourrait supporter, mais de sévères compressions de dépenses, une réduction du train de vie de la naLion, Si le Parlement a le courage de prendre les mesures utiles, la crise sera courte : le défilé sera vite franchi, sinon les difficultés s accumuleront : la maladie sera longue et la médication sera rendue plus sévère.

Je me lais un devoir de vous parler avec cette netteté et cette fraehise, je ne serais pas digne d’êlre votre représentant, si je n 'avais pas le courage de le faire !

Je me présente devant vous, le front haut, convaincu d’avoir fait tout mon devoir de représentant du peuple, d'avoir été fidèle aux idées et au programme que vous avez faits triompher sur mon nom en 1928. A vous de dire au scrutin du l*r mai prochain, si vous désirez que je continue de vous servir* Si voire réponse est affirmative demain comme hier, Icude mon intelligence, mon activité, mon expérience seront mises au service des électeurs de la XL circonscription, de la République et de la France*

Vive la République î

François PEISSEL

Député sortant.

Conseiller municipal de C aliure- et- Cuire.

Candidat cte F Union des comités républicains*

ilR circonscription de LYON.

M. FILLON, radical-socialiste.

Le Congrès de la Ue circonscription répni ponr la désignation du candidat du parti aux élections législatives du 1er mai 1932 a décidé de présenter à vos suffrages le citoyen

J E an- M au i e F J L L O N

Àadoû député.

Agriculteur à Chas saga y.

Notre parti qui a donné au pays quaranLe années de progrès et de tranquillité, pour qui 3a République est une réalité vivante, un régime de justice et de fraternité, a coutume d'affronter sans crainte les responsabilités de l'action à tous les degrés.

Il a pris une part active et décisive à l'œuvre des réformes déjà réalisées et entend poursuivre une politique de redressement social par Inapplication des plus strictes méthodes d'ordre et d’économie, afin de faire renaître la confiance et conjurer la crise.

Il veut d’abord continuer l'œuvre constructive de paix à laquelle il est attaché de toute son énergie, de tout son passé, de toute la volonté de ses représentants.

Sous Lim pulsion de son chef Edouard ïTerriot, il entend mener une action énergique pour l'entente des peuples, l'organisation de la paix par l'arbitrage, le développement de la sécurité et le désarmement.

Le parti radical et radical-socialiste sollicite vos suffrages pour constituer dans la Chambre prochaine une majorité franchement républicaine et démocratique, bien décidée à défendre à l'intérieur du pays, toutes les institutions du régime ; à l'extérieur, les intérêts de la France et de la paix.

Pendant quatre ans, ce sont les droites qui ont dominé et orienté la majorité. Ce sont elles qui ont fait obstacle aux efforts de Chautemps, de Steeg, de Painlcvé, pour constituer des gouvernements de gauche, Ce sont elles qui ont combattu les réformes les plus légitimes comme celles de Légalité des enfants devant P instruction. Ce sont elles qui ont tenté de mutiler le suffrage universel en proposant une loi électorale que îe Sénat a sagement rejeté. La majorité de la dernière législature n'a été qu'un cartel des droites réalisé par ceux-là mêmes qui se sont montrés si hostiles à l'union des gauches.

Parti d'ordre mais d'évolution régulière, résolu à couvrir tous les intérêts du pays, nous entendons réagir contre les pratiques qui ont abouti à l'épuisement d'une trésorerie

abondante et à des déficits budgétaires que nul ne conteste plus.

Nous ne voulons pas d'une politique ruineuse pour le pays qui s'oppose au contrôle légitime de l’Etat sur les grandes entreprises, mais apporte des ressources publiques au secours de ces entreprises lorsqu'elles se sont imprudemment mises en péril.

Nous voulons protéger tous les producteurs, ceux qui vivent de leur travail, les ouvriers et les paysans, le commerce honnête, P industrie laborieuse, mais non les spéculateurs invisibles et irresponsables dont l'action a si largement contribué au désordre actuel de 1 éco¬

nomie mondiale*

Nous ne croyons pas d’ailleurs que le rétablissement de celte économie puisse être

.iquci

Ces accords sont pour nous la condition essentielle de cette paix pour laquelle notre

Briand, nous a conduits au protocole, à Genève, à Locarno-

Garantir à chacun la libre disposition des produits de son travail dans le respect de la liberté individuelle et dans la paix générale, voilà notre but*

Nous entendons assurer la défense nationale, mais en recherchant toutes les économies sur les budgets militaires qui sont en constante progression , et tous les moyens de

parvenir au désarmement des peuples.

Nous sommes pour la Société des Nations, pour la Fédération européenne, contre ceux qui s'opposent à nos programmes d'avenir que leurs ironies, leurs préjugés, leurs intérêts cl leur volonté de revenir à celle prétendue politique d'équilibre qui nous a valu dans le passé tant de guerres.

Pour nous, la République n'est pas seulement un nom, elle est le régime qui, à Tintérieur entend protéger le faible contre les abus du fort, s’appuyer sur les masses laborieuses, assurer tontes les réformes sociales réalisables, étendre progressivement les droits de la femme, et qui, à l'extérieur, veut que la France prenne Tinitiative de toutes les mesures propres à assurer la réconciliation des peuples et leur fraternité dans la paix.

Notre candidat J.-M* Fillon, qui fut' pendant vingt-cinq ans maire de Ghassagny, est parfaitement rompu aux travaux administratifs, au Parlement pendant quatre années, il saura de suite utiliser son action pour les besoins de notre circonscription, agriculteur et coopérateur, il apportera scs meilleurs soins aux nécessités de notre agriculture*

Ancien combattant, tous ses efforts tendront à améliorer le sort de ceux à qui le pays doit une si profonde reconnaissance.

Travailleur rural, il voudra que tous ceux qui vivent du travail aient droit à une vie meilleure.

Si vous voulez la neutralité laïque dans Técole, le respect de toutes les consciences, la justice fiscale, Tin dépendance et la souveraineté de J' Etat, le progrès continu sans secousse violente; si vous voulez protéger les premières institutions de la paix contre ceux qui ont publiquement affirmé vouloir les détruire, aidez-nous.

Votez pour le candidat

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