A L EX ANDRE RA U Z Y
Circonscription de PAMIERS
M, CAZÂLS, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 7.912 voix.
Mes chers Concitoyens^
Je serai tel que je fus avec le réconfort de votre confiance renouvelée.
Démocrate d'instinct et de raison, républicain de naissance et d’éducation, j’ai au fond du cœur, le culte de notre beau et héroïque pays, de ses institutions, de son magnifique passé .
De toutes mes forces, je veux, pour lui, la paix intérieure et la paix extérieure fondée sur Y entente des libres nations,
La paix intérieure, il la doit, il la devra au respect des consciences, que ne doit jamais compromettre 1 antagonisme des croyances et des partis politiques.
Il îa doit, il la devra à la conciliation des intérêts vitaux qui mettent parfois en conflit l’agriculture, le commerce, l’industrie, et les carrières dites libérales; il la devra surtout à une évolution progressive vers l’intégrale justice.
Parce que je crois que cet idéal est le vôtre, j’ose compter sur vos suffrages qui m ont donné une imposante majorité, dans les dernières élections législatives.
Vive la République !
Vive l'arrondissement de Ramiers !
Pierre CAZALS
Questeur de la Chambre des Députés.
Président de la Commission de renseignement.
Député sortant.
Ca ndi da t rad i cal - social i ? t e .
Circonscription de SAINT GIRONS.
M. VIDAL, républicain socialiste.
Élu au premier tour de scrutin. — 7.127 voix.
Mes chers Concitoyens,
Je ne veux pas accomplir ce rite qui met un candidat dans 1 obligation d’adresser une profession de foi à ses électeurs, sans tout d'abord, vous remercier vivement de ce que vous avez déjà Fait pour moi.
En 1930, vous avez reporté sur mon nom l’affectueuse confiance qui vous groupait autour de noire éminent sénateur Paul Laffont.
Moralement j’étais hier votre élu. Cette victoire morale, que je vous dois et dont je vous suis profondément reconnaissant, nous permet d’affronter aujourd hui la bataille a\ec sérénité, et notre triomphe du l-r mai prochain, qui doit être éclatant, n'est plus sérieusement contesté.
Je suis républicain -socialiste et régulièrement inscrit au groupe Briand-Païnlevé.
Je demeure donc fidèle à ce programme républicain et d'évolution sociale que de grands hommes d'Étal ont illustré et que M. Paul Laffont a toujours préconisé en Aricge.
C’est un programme de paix à l'intérieur et à l’extérieur, un programme dépouillé de tout clinquant démagogique et qu’on peut aisément enchâsser dans le cadre des possibilités.
L’heure est grave. Nous nous trouvons comme presque tous les pays du monde, devant un budget déficitaire et une crise économique profonde qui secoue douloureusement tous les régimes.
Nous savons qu'on ne peut pas rétablir un équilibre rompu en se lançant dans une avanture révolutionnaire dont la résultante, serait, obligatoirement, une misère plus grande et, peut-être, l'anarchie génératrice de guerres dont les petits payeraient tous les frais.
II faut, au lieu de flatter hypocritement le peuple avec des promesses irréalisables, lui dire franchement la vérité, l’appeler à réfléchir sur la gravité des problèmes économiques et lui demander de juger sans passion.
À l'heure où le chômage augmente dans les villes, où la mévente du bétail sévit dans les campagnes, à l’heure ou toutes les classes de la société sont inquiètes parce que la sécurité du lendemain n’est plus assurée, à l’heure où certains nationalismes irrités font craindre les pires événements, je dis qu’il faut être inconscient oîi de mauvaise foi pour oser prétendre qu’une politique socialiste peut améliorer notre sort et nous apporter des garanties de paix.
Voilà mon sentiment. Je suis persuadé que c’est aussi le vôtre*
Et je veux la paix entre les citoyens et entre les peuples. Sinon, toute œuvre durable et bienfaisante est impossible.
Politique extérieure.
Nous avons tous, plus ou moins, fait la guerre. Ceux qui ne l’ont pas faite en ont souffert aussi.
Ne faisons donc pas l’injure à un Français, à quelque parti qu’il appartienne, de croire qu’il veut la guerre et qu’il ne désire pas ardemment la paix.
El réjouissons-nous d'appartenir au parti républicain-socialiste dont Tun des chefs, Aristide Briand, a mérité le titre d’apôtre de la paix*
Nous faisons noire la formule des Briand, Bourgeois, H feraient, Boncouret Tardieu, et avec eux nous proclamons que la paix n’est possible que par la sécurité, l’arbitrage et le désarmement.
Rien de commun, par conséquent, entre cette formule et la formule socialiste qui, par sa folle imprudence, rendrait possible une nouvelle tuerie*
Politique intérieure.
Je répète que je veux la paix entre les citoyens* Notre politique est donc toute de concorde, profondément généreuse et fraternelle, toute de conciliation et d'apaisement
Ardemment républicain, je veux une République forte qui n’ait à craindre de la dictature d’un homme ou d’une classe.
Je veux que cette République soit toujours orientée vers un mieux-être possible de findividu sans que l’indépendance de ce dernier ait à en souffrir.
Je veux en outre que dans le respect de toutes les opinions sincères et de toutes les croyances, les enfants du peuple bénéficient chaque jour davantage des bienfaits de l'instruction.
Polit iq u e fim a le :
Notre budget est déficitaire et nous payons déjà, trop d'impôts. Je ne suis pas de. ceux qui votent aveuglément toutes les dépenses sous prétexte qu'elles ne sont pas payées avec leurs deniers*
Je veux alléger l'impôt foncier, modifier la base de perception des patentes, diminuer les charges qui, par les impôts indirects, pèsent lourdement sur les consommateurs et, sur les familles nombreuses*
Et j’ai le courage de dire qu'il ne pourra pas demain, être votée une dépense nouvelle si elle n’est pas compensée par une économie correspondante* A moins qu'on ne veuille la chute vertigineuse du franc et une crise économique encore plus pénible.
Politique sociale *
Toutes les mesures, si audacieuse qu’elle soient, et qui se proposeront le mieux-être des travailleurs et des humbles auront mon vote.
Je veux que le divorce entre le capital et le travail s’atténue et que, pour le monde qui travaille, le lendemain, soit assuré*
La loi des assurances sociales devra apporter les mêmes garanties aux travailleurs des champs qu'aux salariés.
Politique agricole.
Sur cc programme républicain-socialiste se greffe, en Ariège, pays, de petits éleveurs et de petits cultivateurs, un programme agricole.
Depuis que je suis président de la Commission départementale je n’ai jamais oublié que je suis un élu paysan et j'ai la fierté de proclamer que j'ai constamment travaillé, avec une ténacité qu on ne me contester pas, à apporter à nos vaillantes populations tout le/ bienêtre auquel elles ont droit*
J'ai suivi la route tracée par Mi. Paul Laffont et j’ai, apporté, dans, cette tâche* souvent difficile, toute mon intelligence, toute ma capacité de travail * et les nombreux travaux exécutés en témoignent largement.
Faisons donc ici la politique paysanne qui peut se résumer dans une simple formule ;
Obtenir que nous puissions vivre sur notre terre du produit de noire travail.
Les questions agricoles, pastorales, forestières auront toujours en moi un défenseur averti .
Pour la défense paysanne je saurai vous grouper et vous unir comme sont unis les agriculteurs.
Mes chers Concitoyens,
Ce programme sur .lequel tous les républicains devraient se mettre d’accord et. faire l'unanimité, je m’engage à le défendre de tontes mes forces, loyalement et avec dignité.
D’autant plus influent que vous m’aurez donné votre confiance, je n’oublierai jamais que je vous dois cette influence et je la mettrai toujours à votre service en travaillant pour faire de notre belle France, une République toujours plus prospère, plus juste, plus humaine, plus généreuse.
Vive ï1 arrondissement de Saint-Girons I Vive la République démocratique et sociale !
Pie rue VIDAL
Maire et conseiller général.
Président de la Commission départetnentaie.