AUBE
Circonscription de NOGENT SUR-SEINE - ARGIS-SUR AUBE,
M. RRACHÂRD, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 9,309 voix.
Je résume ci-dessous les grandes lignes du programme dont j'entends poursuivre l1 application :
Politique intérieure :
Attaché à la laïcité effective de T Etat et des institutions républicaines, je vois dans cette laïcité le gage de la paix des consciences et de la tranquillité sociale.
Je suis acquis aux mesures qui auront pour effet, et le plus rapidement possible, de permettre à tout enfant — quelle que soit la situation de fortune de ses parents — d'acquérir l'instruction gratuite à tous les degrés.
J'entends faciliter, d'autre part, et de plus en plus, l'accession à la propriété individuelle.
Je suis partisan des simplifications de nature à faciliter la tâche de plus en plus lourde de nos municipalités, et des mesures susceptibles d’alléger leurs charges.
Politique financière :
La situation précaire faite au pays par la gestion si critiquable de la majorité a abouti à deux faits significatifs.
Le déficit s’est installé dans le budget de l’Etat.
La Trésorerie, qui possédait 19 milliards il y a trois ans, est vide,
Comme on doit écarter toute idée d impôts nouveaux, il faudra donc des mesures énergiques de compression des dépenses publiques et surtout l’organisation du contrôle effectit de 1 Etat sur la gestion de ces grandes sociétés financières, des banques, des chemins de fer, dont le renflouement a été si onéreux pour Je Trésor français.
Il faudra veiller au meilleur rendement de 1 impôt générai sur le revenu, ce qui permettrait de réduire d autant les taxes et impôts indirects qui sont des a impôts à rebours » puisqu’ils frappent plus lourdement ceux qui possèdent le moins.
Commerçants et impôts ;
1> accord avec les commerçants, et ayant parfaitement conscience de ne pas exposer les intérêts du Trésor — la preuve satisfaisante ayant été faite — je suis partisan :
a) Du remplacement de la taxe sur le chillre d’affaires par une taxe unique le plus près possible de la production ;
b) De l’abattement à la base de 10,000 francs dans la cédule des impôts sur les bénéiices industriels et commerciaux ;
c) De r incorporation dans les frais généraux du salaire de la femme mariée du commerçant travaillant avec lui ;
d) De l'indemnité dans tous les cas d’éviction (propriété commerciale) ;
e) De la suppression du droit proportionnel sur la patente.
j'ajoute, pour les commerçants et industriels qui ont été abandonnés par le Gouvernement. lequel ne pensait qu'au renflouement des sociétés financières, que je suis partisan, avec Julien Durand, ancien Ministre, avec le sénateur Cavillon, de l’organisation rationnelle du crédit pour soutenir effectivement le commerce et l’industrie français.
Tarifs douaniers :
N’étani pas libre-échangistes, nous sommes convaincus de la nécessite du tarif douanier protecteur à la base, qu’il s'agisse du blé, des céréales, de la bonneterie et de n’importe quel autre produit. Au-dessus de ce tarif douanier indispensable, nous voulons superposer la politique des accords commerciaux internationaux, ainsi que je l'ai expliqué partout dans mes réunions électorales,
Politique agricole :
Le problème capital est celui de l'organisation et de la régularisation du marché du blé. Je me suis expliqué là-desaus dans cbaqus commune. Je me résume :
Politique du stockage ;
Réserve d une année sur l’autre ;
Limitation de l’emploi du blé exotique ;
Création d'un organisme à forme commerciale et qui serait chargé des opérations d’importation et d’exportation des blés.
Je suis acquis à tou Le mesure propre à défendre les intérêts des producteurs d’autres céréales, à les défendre aussi contre les agissements scandaleux, couverts par le Gouvernement, des fabricants d’engrais azotés*
Je pense aussi que les producteurs de betteraves à sucre doivent recevoir le même prix que celui payé aux producteurs d’autres régions ; ceux de l’Aube savent combien le système actuel leur est préjudiciable*
Partant de cette idée que la France ne peut être prospère que si l’agriculture l’est elle-même, je considère qu’il faudra mettre en œuvre tous les moyens de nature à faire pénétrer les progrès de la vie moderne dans nos campagnes pour les rendre vraiment agréables à habiter et pour que nos ruraux soient dotés pour leur travail et pour leurs loisirs des outils, instruments ou appareils comportant les perfectionnements les plus récents.
Je me tiendrai en rapport constant avec vos associations et syndicats et c’est ensemble que nous débattrons les grandes questions qui vous intéressent.
Politique sociale :
Notre parti, de par sa situation dans l’axe de la majorité républicaine de ce pays, de par ses attaches profondes dans la démocratie rurale et des villes, est acquis par avance à toute réforme sociale qui apportera une amélioration réelle au sort des travailleurs* Il l’a prouvé dans le passé. C’est votre meilleure garantie*
La paix :
Nous ne voulons pas exposer notre pays aux aventures, mais nous répétons que nous ferons tous nos efforts pour que la Conférence de Genève aboutisse à une réduction progressive, simultanée et contrôlée des armements actuels. Ce sera 1 amorce indispensable d’une réduction plus importante dès que les conditions de la sécurité permettront de la réaliser.
Désarmement moral, rapprochement des peuples, psychologie de la paix, politique pacifiste fl* Aristide Briand, désarmement progressif, paix universelle,
Telles so,,t mes idées, tel est mou programme en cette matière, convaincu que je suis d être en plein accord avec îa démocratie rurale et citadine de notre circonscription.
Anciens combattants :
Ayant, comme vous, souffert de la guerre, ayant passé près de deux ans à l’armée française d’un ont, entre Monastir et la Cerna, vice-président de notre Amicale des poilus d rient, membre de la F. N. C. R., mes camarades anciens combattants peuvent compter sur tout mon dévouement et mon appui dans leurs revendications.
Fonctionnaires :
Les fonctionnaires doivent servir l'Etal qui doit leur assurer la dignité de lexistence. Ils savent parfaitement où sont leurs défenseurs et peuvent compter sur moi.
Cheminots ;
Beaucoup d’entre vous savent que mon regretté père a débuté à l’équipe de Romilly pour terminer sa longue carrière comme facteur enregistrant à Troyes.
L n mot seulement pour vous : je suis de votre famille.
Ouvriers :
En nous attachant, comme je le dis d’autre part, à la soluüon des difficultés économiques et aux réformes sociales, c’est pour L'amélioration de votre sort que nous travaillons.
Toutefois, je condamne une organisation insuffisante et tardive de la lutte contre le chômage et qui a, d’autre part, abouti à laisser dans la misère des familles de travailleurs ayant le seul tort de ne pas habiter une ville. Nous reprendrons, à ce sujet, nos projeta radicaux-socialistes de lutte contre le chômage.
Mes chers Concitoyens,
Vous allez voter*
.l'ai la plus grande confiance dans votre décision.
Au cours de la ca mpagne électorale qui prend fin, j’ai parlé devant vous et avec vous J espere vous avoir démontré que, dans cette circonscription Nogenl-Arcis, autrefois représentée, par Bachimont et par Castillaid, le redressement républicain est possible. Il se
D autre part, je mets à votre disposition mon ardeur au travail dont j’ai donné, depuis plus de vingt-ciuq ans, dans ma profession, des preuves suffisantes, et toute Ténergié dont je sms capable pour défendre les intérêts que vous voudrez bien me confier.
Je me propose, comme je I ai dit à nombre d’entre vous, de vous recevoir à jour fixe
?" ch. que ehef-heu de c.ulou e( d’avoir ou domiede dan, une ville de la cimmecripliou : Fiogeni, Komilly ou Arcis, r
Mes chers Concitoyens,
Aux urnes pour la République laïque, démocratique et sociale !
Aux urnes pour la paix î
Vive notre circonscription Nogent— Ârcis !
Émile BRÀCHARD
# Candidat dü parti radical.
No 2145
Circonscription de BAR SUR AUBE— BAR- SUR-SEINE
M. ROBERT, radical-socialiste.
Elu au premier tour de scrutin. — 8.340 voix.
Mes chers Concitoyen s.
Dans q ne] q ues jours, j’aurai terminé les visites que je vous devais.
J’aurai pris la parole clans les 172 communes de ma circonscription. Avec toute ma foi de républicain laïque et démocrate, j'ai développé le programme du parti radical-socialiste auquel je iVai jamais cessé d’appartenir depuis ma jeunesse. Les votes politiques que j'ai émis h la Chambre des Députés n’ont jamais varié. Ils sont un sûr garant cie l’avenir pour les républicains sincères et dignes de ce nom qut m'honoreront à nouveau de leur Confiance.
J’estime que notre société, qui u’est pas toujours suffisamment penchée vers ceux qui travaillent, qui peinent et qui souffrent, ne peut progresser que par une évolution continue.
Je veux la paix des peuples par leur rapprochement, par le renforcement de la Société des Nations, la justice sociale, la justice fiscale, par un profond et équitable remaniement des impôts, la souveraineté de- la nation, par le contrôle des grandes coalitions d’intérêts, si lourdes pour le peuple, pour ce peuple dont je suis, et qui désire vivre avec la juste rémunération de son travail et dans une atmosphère de paix qui ne lui fera plus revoir la guerre I
Partisan de la liberté de conscience, attaché a la laïcité effective de l’Etat, je ne tolérerai pas que l’on porte atteinte aux lois fondamentales de 1901 et de 1905. Défenseur de la laïcité de l’Etat et de Fécole, j’entends consolider cette laïcité et la préserver de toute atteinte.
Je suis attaché au principe de la propriété individuelle, source de travail, de liberté et de dignité. Je reconnais la nécessité d’en étendre les avantages à tous les travailleurs.
Je suis partisan de F organisation sociale du crédit au profit des agriculteurs, des ouvriers, des artisans, du petit commerce et de la petite industrie. Mon parti à donné son adhésion ou programme de la Confédération générale du travail, c’est donc dire que je soutiendrai toutes les mesures d’assistance, de protection, d'hygiène, de logement, pouvant améliorer le sort des travailleurs des villes et des campagnes. La loi des assurances sociales doit être perfectionnée et remaniée en utilisant la précieuse collaboration de nos Sociétés de secours mutuels. Les droits des anciens combattants, des pupilles de la nation, etc,, doivent etre sauvegardés. Dans les mesures de restauration financière, des dispositions spéciales devront être prises en faveur des petits rentiers.
J’avais dit, en 1928, que j’étais résolu à poursuivie l’œuvre de restauration financière adoptée par M, Poincaré. J ai tenu ma parole, puisque j’ai aidé son action dans la revalorisation et la stabilisation du franc.
Il ne peut toutefois pas vous être indifférent d’avoir, pour vous représenter, un homme fermement décidé a demeurer fidèle a la démocratie. Nous ne devons, d’ailleurs, pas perdre de vue que les impôts actuels frappent lourdement les classes laborieuses, les petits commerçants, qui n en peuveut plus. Les impôts devraient être mieux adaptés aux facultés de chacun. Ceux qui atteignent les agriculteurs, les commerçants, les industriels, sont trop nombreux et souvent basés sur des évaluations injustes* Il importe de les simplifier, de les modifier dans un sens plus équitable. La Chambre doit continuer l’effort ^qu’elle a commencé pour remplacer la taxe sur le chiffre d’affaires par une taxe à la production, II serait à sou-
haiter aussi, comme je Fai dît el écrit souvent, que les impôts indirects soient refondus, lis pèsent trop sur le travailleur et les familles nombreuses dont on ne se préoccupe pas assez» J en dirais autant de l'impôt sur le salaire, sur les bénéfices agricoles, sur les impôts eëdulai res qui frappent trop lourdement les classes laborieuses. Il faudrait aussi, par des mesures sagement étudiées et appliquées, combattre la vie chère. Et si j’aborde la question du budget, j’estime qu’il faudra, en 1932, l'équilibrer par des économies sérieuses, par des compressions de dépenses respectant les droits des combattants et l'existence des petits serviteurs de l'Etat. Les parlementaires ne devraient être indemnisés que suivant leur présence à la Chambre, Des économies sérieuses doivent être réalisées, principalement en ce qui concerne la marine et l'armée (suppression des périodes de réserve que jai demandée à plusieurs reprises),
La révision du tarif général des douanes, des contingentements étudiés, des tentatives d'économie dirigée doivent être tentées.
Les colonies doivent collaborer avec la métropole, mais ne devenir ni des motifs de dépenses ruineuses, ni des prétextes à conquêtes, ni des occasions de guerre.
Dans l’intérêt de la race et du pays, j’ encouragerai toujours les sports, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour développer et subventionner les œuvres d'éducation physique.
Tels sont, rapidement cxquissés, les principes directeurs de ma politique. Ce sont, d'ailleurs, ceux des démocrates qui ont fondé la République, ceux du parti radical qui, depuis plus de cinquante ans, fut l’initiateur des lois si nombreuses, laïques, sociales et démocratiques dont la France peut s'enorgueillir.
Maurice ROBERT
Conseiller général. — Député sortant.
Membre du comice agrirde, des sociétés d'agriculture de Bar-su r-Àu h e et Bav-sur-Seîne.
lte circonscription de TROYES.
M. PLÂRD, socialiste-communiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 9.701 voix.
Travailleurs cle la ’vdlle et des champs,
Désigné d’abord comme candidat a F unanimité par la conférence départementale du Parti communiste, ratifié ensuite par rassemblée populaire de Troyes du jeudi 21 avril 1932,. je me présente à vos suffrages.
Je n ai rien renié des idées que je défendais en 1928*
Je n ai rien renié de 1 idéal qui fut le mien lorsque par deux fois les travailleurs du 1er canton m'envoyèrent siéger au Conseil général.
hn désaccord avec des méthodes administratives mécaniques de la Direction du Parti communiste qui veut méconnaître systématiquement la volonté de 3a base, je me présente à vous, porté par Ta confiance des ouvriers.
Le différend entre ïesJhommes de la Direction du Parti et les ouvrière a été vidé publiquement.
Ce n’est ni l1 heure, ni le moment de l'exposer à nouveau,
* Et je ne répondrai pas, au cours de cette campagne, aux accusations qui pourraient yenir de la Direction du Parti communiste.
Le capitalisme est là qui guette nos divisions et cherche à les exploiter.
Face à l'ennemi» il ne doit y avoir qu’une classe pour faire front à l’assaut des puissances d’argent.
Cette circonscription ouvrière a eu la honte d’être représentée durant quatre années par rhomme do haut patronat industriel dont les intérêts sont à l’opposé des intérêts des ouvriers et des paysans.
L’homme de Tardieu-la-Guerre.
L’homme des marchands de canons.
L’homme de Gillier, de MauchauJïée et de MaroL
L'homme de Monseigneur Feltin
doit être battu le 1er mai par les ouvriers, les paysans, les petits commerçants, les cheminots et les petits fonctionnaires qui, seuls, payent aujourd’hui les frais d’une crise dans laquelle s'écroule le régime capitaliste.
Vive le bloc ouvrier et paysan !
René PLARD
Avocat,
Conseiller général du 1er canton de ÏVoyes,
2e circonscription de TROYES,
M. GENT1N, radical- socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin, — 6,566 voix.
Mes eh er è Concitoyen s ,
 la veille de la grande consultation électorale dont dépendra La venir du pays» je dois vous faire connaître comment j’entends travailler au Parlement.
Nous subissons actuellement une crise économique sans précédent, qui, atteignant toutes les branches de T activité, appelle des réformes énergiques pour rétablir La stabilité si fortement compromise, pour faire cesser le désordre résultant d’une production déréglée, pour remédier au déséquilibre dangereux existant entre la production industrielle et la production agricole.
Pour parer à cette situation particulièrement complexe et y apporter les remèdes pratiques, il faut s’engager résolument dans la voie du progrès républicain, il faut un programme méthodique et fidèlement exécuté.
Jamais le pays n’a connu de situation plus difficile.
Le gaspillage des ressources de la trésorerie, l’installation graduelle du déficit dans le budget, les dégrèvements mal conçus, plus apparents que réels, et dont les contribuables n’ont retiré aucun allégement sérieux : tel est le bilan des gouvernements de droite qui, incertains et divisés contre eux-mêmes, se sont révélés incapables de décisions précises et de réalisation féconde ; telle est l’œuvre de la majorité et des parLis de réaction qui ont
occupe le pouvoir pendant toute la législature dernière, mais qui ont tenté, contre le droit le plus sacré du peuple, l’étranglement du suffrage universel.
L’école et la laïcité subissent constamment les assauts répétés d’adversaires inlassables et irréductibles; de toute notre force, nous entendons défendre cl promouvoir les conquêtesscolaires, estimant qu’une Démocratie doit assurer legali! crevant l’enseignement : nous poursuivrons inlassablement celte réforme jusqu’à sa réalisation finale.
La réforme administrative, tendant à faciliter la tâche si surchargée des municipalités, est également à la base de notre programme*
Fidèles aux traditions démocratiques, noos préconisons inégalité absolue de traitement entre ! agriculture et I industrie ; la protection légale contre F envahissement des produits étrangers, au moyen des droits de douane eL des mesures de contingentement*
Défenseur né de la propriété, partisan d une économie dirigée, faisant sa place néces-saire à la liberté individuelle, le Parti radical-socialiste estime qu’il y a lieu de transposer ces solutions sur le plan international, pour régler par voie d’ententes élargies les conditions de la production, de la circulation, de répartition et d’échanges des denrées naturelles ou manufacturées.
Nous demandons pour le propriétaire récoltant le droit de distiller librement la totalité de sa récolte, sans subir les vexations souvent inquisitoriales des agents du Ose*
Nous voulons 1 extension du crédit agricole, la réglementation du commerce des engrais, la réduction des frais de transport dont Félévation abusive constitue une des causes de la vie chère.
Des mesures de réglementation et de sauvegarde sont à prendre à l’égard des trusts et grands monopoles de fait, pour assurer aux cultivateurs la vente de leurs produits, et notamment la vente du blé, à des prix et conditions de rémunération normale.
L 'électrification des campagnes est à peu près réalisée; il reste à poursuivre la modification des bases de l’index économique et du prix de location des compteurs, pour permettre un abattement des tarifs en faveur des usagers, et généraliser F emploi du courant, tant pour tous les besoins agricoles et domestiques que pour les petites industries.
Nous entendons poursuivre énergiquement la réalisation des projets d adduction d’eau en faveur des populations rurales.
Le dé veloppement des œuvres post-scolaires doit être une de nos grandes préoccupations.
L’enseignement à l’école pour être complet doit être à la fois intellectuel et physique. Les écoles de plein air pour les enfants débiles ou affaiblis doivent être développées, 1 éducation physique pour tous, largement encouragée; les exercices sportifs de toutes natures facilités à tous les jeunes gens pendant leur adolescence, par la création de stades et par des subventions aux sociétés ayant pour but le développement et l’amélioration de la race.
Il faut également poursuivre énergiquemenL la lutte contre les fléaux sociaux : lutte contre le cancer et autres maladies qui déciment notre génération ; la lutte sans répit contre le taudis; l’aménagement de la loi des habitations à bon marché eu faveur des ouvriers agricoles, des petits propriétaires et des artisans ruraux.
Le chômage étend de plus en plus ses ravages, il est indispensable d'organiser i’assuronce contre ce hideux fléau social.
Pour leur permettre la rééducation professionnelle, ou la possibilité de vivre normalement, les mutilés du travail doivent obtenir les légitimes indemnités que comportent 1 importance et le degré de leur «mutilation*
Les droits des anciens combattants doivent être appliqués et respectés.
Le fonctionnement des assurances sociales est à modifier et à simplifier, avec le concours des œuvres de mutualité.
Les lois de protection ouvrière et de solidarité doivent être généralisées et développées
Dans le domaine fiscal, le Parti radical-socialiste entend poursuivre un aménagement plus équitable et plus rationnel des impôts.
Il exigera La défense et la protection des petits épargants ; le contrôle rigoureux des g* and s etablissements de crédit et des consortiums financiers.
La suppression de l'impôt du chiffre d’affaires et son remplacement par une taxe unique, perçue au seul stade, soit de la production, soit de la transformation, selon les produits.
Des mesures urgentes sont à prendre en faveur des petits commerçants et des petits industriels.
I] faut améliorer et appliquer les abattements à la base pour l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, et pour la taxe sur les salaires.
Le contribuable français est arrivé à 1 extrême limite de ce quTil peut supporter comme impôts. La Chambre nouvelle devra donc appliquer un programme d’économies sagement raisonné, et une administration simplifiée, permettant l’assainissement des finances du pays et la réalisation des réformes urgentes.
Parti d’action démocratique, animé du souci pa psion né de protéger et d’étendre les conquêtes de la République, le Parti radical-socialiste fidèle et clairvoyant défenseur de la paix, préconise les ententes internationales et le rapprochement des peuples pour éviter le retour des stupides et monstrueuses barbaries de la guerre.
Sans rien abandonner d’une sécurité à laquelle il entend attentivement veiller, fidèle à la devise : « Arbitrage, Sécurité, Désarmement », il revendique pour la France (comme le voulait lui-même le regretté et grand apôtre Aristide Briand) lThonneur de fécondes initiatives pour f instauration de la paix européenne et la collaboration des peuples,
C est à la réalisation de ce programme que j’entends travailler de toutes mes forces et de toute mon énergie, avec le concours de tous les démocrates de bonne volonté.
Vive la République démocratique, laïque el sociale!
Vive la paix universelle !
Fernand; GENTÏN
Conseiller général.