L -G. FROSSARD
Maire de Rencliamp,
Membre de la Commission des affaire étrangères de là Chambre.
2' circonscription de LURE.
M. MONTILLOT, républicain de gauche
Mon PitoGîu mme .
Mon programme n’est pas un programme de parti : c'est un programme d'union, de
conciliation, de bonne entente entre tous ceux qui veulent placer au-dessus des vieilles querelles politiques l’intérêt supérieur du pays. Les anciennes classifications sont périmées. AU moment où nous sommes chaque jour débordés par l'immensité des événements d’après
guerre, il est grand temps de nous pénétrer des aspirations réalistes dfun peuple épris de résultats positifs.
Souvenez -vous ded’expérience de ces dernières années.
Elle montre' que lérsque les républicains divisés et manœuvres par les révolutionnaires s entre déchirent, 1 économie nationale en souffre j que lorsqu'ils s'accordent pour "former une majorité de gouvernement, l'économie, lïatronalé se redresse;
Instruits par cc qui s est passé tant en France que dans d’autres pays, notamment en Angleterre- vous écarterez les candidats qui, à l'heure où la crise mondiale nous frappe cruellement, entendent faire passer lés intérêts de leur parti avant ‘ceux de la nation.
Républicains de toutes nuances.
Mon programme se résume ainsi qu'il suit r
Politique extérieure r
Les spectacles d'horreur gravés dans ma mémoire au, cours de la guerre mTonl inspiré
uti amour passionné de la paix, qu il faut assurer, à la fois, par le rapprochement des peuplés, sous l'égide de la Société des Nations, par le développement de Farbitrage, et par un maintien vigilant des garanties de notre sécurité.
J’adopte sans réserve le plan inorganisation de la paix présenté récemment a Genève par le Gouvernement français. Seule la réalisation de ce plan, en dormant à la Société des Nations la force matérielle qui lui fait défaut, peut tuer définitivement la guerre.
Polit iq u e intêr te u re .
Dans le cadre d'une République tolérante et fraternelle, l'autorité de FElat doit être restaurée. Aucun groupement quelconque ne doit pouvoir se dresser contre la souveraineté nationale. La stabilité gouvernementale doit être assurée ; la séparation des pouvoirs doit rire effectivement réalisée.
Notre enseignement public doit être réformé de façon h permettre à tous les jeunes bens dé réaliser pleinement leur vocation, et à assurer le plus large recrutement possible de e ^àns ^es couches profondes do peuple. Des bourses d'études et d'entretien doivent permettre aux enfants de nos campagnes de bénéficier des bienfaits de L’Instruction la plus
haute* Il faut à ce point de vue rétablir l'équilibre entre les campagnes et les villes La neutralité de renseignement de l’Etat doit être complète* La liberté de renseignement doit permettre à tout père de famille de faire élever ses enfants où il lui plaît T sous le contrôle de la capacité eide la moralité du personnel enseignant.
L’accession à la propriété individuelle doit être facilitée par tous les moyens, notamment par le développement du crédit agricole, du crédit artisanal, du crédit au petit commerce et h la petite industrie, du crédit à l’ouvrier et à l'employé qui veulent construire une maison*
L'épargne doit être protégée, et non dénoncée et traquée. Je réclame la création d’un contrôle sur toutes les sociétés faisant appel au crédit public.
Les familles nombreuses doivent bénéficier d’allocations proportionnées aux difficultés actuelles de la vie et de dégrèvements fiscaux autrement importants que ceux qui leur sont actuellement consentis* Le sursalaire familial doit être généralisé par la création de caisses de compensation*
Les anciens mobilisés doivent voir leurs droits consacrés conformément au projet que j’ai précédemment envoyé à tous les électeurs*
En matière confessionnelle, je suis attaché à une stricte neutralité de l’Etat respectueux des libertés religieuses, séparant nettement les deux domaines de la religion et de h politique, du spirituel et du temporel* L'Etat indépendant des églises doit assureJ à toutes l'égalité devant la loi et le libre exercice de leurs droits*
En matière financière, je réclame l'équilibre rigoureux du budget, la lutte énergique contre les gaspillages, le respect par l'Etat do tous ses engagements, l’allégement d une fiscalité excessive.
Je suis partisan du remplacement de l’impôt sur le chiffre d’affaires par une taxe à la production ou à la première vente*
Je préconise l’utilisation des signes extérieurs pour le contrôle des déclarations de revenus, de façon à réduire au minimum l'inquisition fiscale, tout en prévenant efficacement les fraudes.
Je suis nettement opposé à tout prélèvement sur le capital, se surajoutant à Timpôt sur le revenu, et j'estime que l'impôt sur le revenu, bien appliqué et mieux contrôlé, doit suffire a procurer les plus-values qui permettront de compenser les allégements indispensables.
Au point de vue économique, je m’inspirerai avant tout de la triple nécessité d'intensifier la production, d abaisser les prix de revient, d'accroître la puissance de consommation des travailleurs et des classes moyennes*
Réduction des monopoles d'Etat* Le rôle de l'Etat n'est pas de se substituer aux libres initiatives, mais de les encourager et de les guider, Il doit restreindre ses fonctions pour les mieux remplir.
Au point de vue de la défense de la culture, je me souviendrai de mes origines paysannes r pour demander Légalité delà protection douanière entre l'industrie et l'agriculture, la vigilante application des contingentements nécessaires, le développement des primes à la production, le régime du forfait pour les impôts grevant les cultivateurs.
Je combattrai tout projet de taxation des produits de la terre. Je serai contre toute inquisition.
Je protégerai les bouilleurs de cru, en donnant tous mes efforts à la ratification parla Chambre du retour à la liberté complète de distillation récemmenL voté par le Sénat.
Pour la défense des ouvriers en chômage, je demanderai qu'au régime actuel soit substitué un nouveau système qui assure à tous les sans-travail l'égalité de droits au point de vue des allocations de chômage.
D’une manière générale, je serai le défenseur de toutes les libertés : liberté de pensée, liberté de parole, liberté d'association, liberté d’enseignemenl, liberté de travail, en véritable fils de la Révolution française, je n'en crains aucune* Je veux que les immortels principes de 1789 ne soient pas de vaines formules, mais une réalité vivante. Us sont notre
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patrimoine commun ; iis appartiennent à tous les Français sans distinction de classes ou de croyances.
Tel est mon programme, sincèrement républicain et démocratique. Ce programme répudie la haine et lui oppose la solidarité nationale.
Je le soumets avec confiance à tous les républicains de la circonscription de Luxeuil et j’attends le verdict de citoyens libres, et qui entendent rester libres.
Vive la République démocratique !
Et vive la Nation française I
Robert MONTILLOT
Docteur en droit h Avocat à la Cour tTAppel de Paris.
Membre du Comité directeur de l'Alliance démocratique. Chevalier de la Légion d'honneur et Croix de guerre. Candidat républicain.
Ciceonscription de VESOUL.
M. L1ATJTE\, radical-socialiste.
Elu au deuxième lourde scrutin. — 10.328 voix.
Mes Chers Concitoyens,
Désigné à l’unanimité comme candidat aux élections législatives, par le Congrès d’union es républicains, réuni sous la présidence de M. le Sénateur Jeannency, je demande aux ui„ u pays où je suis né de me confier la charge de les représenter au Parlement.
1 repare à cette lourde tâche par l’exercice dn mandat de conseiller général et par ma co a or.i ion avec sept Ministres de la République, je ne méconnais pas les graves difficultés que la Chambre sortante a léguées à la. nouvelle législature. Le budget est en déficit as plusieurs milliards, la trésorerie est vide, la balance commerciale, chaque jour plus eiavorable ; la crise agricole, commerciale et industrielle retentit sur la classe ouvrière, ou oureusemnt frappée par le chômage. Aucun des grands problèmes internationaux qui , r°n i,0iieS ^ cours des quatre dernières années n’a été résolu dans un sens favorable à amis^e^a'pai. 3 P°USSee des na(lonailsmes égoïstes suscite les légitimes inquiétudes des
la inZilrr' sltuaLl0n eL Pour conjurer les périls qu’elle comporte, tant pour
constitua e ,e . îiur°Pe CIUe Pour Ia prospérité du peuple français, il est nécessaire de un mr,/ WS 3 C aTbre nouvel!e> une majorité nettement républicaine décidée à réaliser ë programme démocratique qui me paraît devoir être défini comme suit :
ssuvfiwTeT f?nd6e SU!’ dSS accords conclus sous l’égide de la Sociétés des Nations,
conlre eS d.r0lts essentiels de la France et assurant la protccLion de ses frontières
mesure en menrM ^ ^ natlonallsmes voisins. Réduction progressive des armements dans la m esuie. compatible avec la sécurité.
faix intérieure par l'application des lois républicaines assurant la laïcité de l’Etat,
r indépendance du pouvoir civil T la liberté de conscience, la défense de l'école publique et de sa neutralité.
Justice sociale par le développement des lois de solidarité et d'émancipation : Défense dos intérêts matériels et moraux de tons les travailleurs, — de l'agriculture, du commerce et do l'industrie, — comme de ceux des fonctionnaires, des professions libérales et des retraités.
Perfectionnement des Assurances sociales et extension de leurs avantages aux vieillards qui en sont aciuellement exclus* Protection des victimes des accidents du travail*
Egalité de tous les enfants devant l'instruction, comportant la gratuité de la pension pour les enfants des familles pauvres*
Amélioration des institutions d'hygiène, d'assistance et de prévoyance, encouragement aux familles nombreuses. Protection et secours fraternel à tous les malheureux.
Réparations aux petits rentiers victimes de la dépréciation monétaire.
Défense des libertés syndicales et application des lois protectrices dn travail.
Reconnaissance nationale sc manifestant par la sauvegarde des droits des mutilés et de toutes les victimes de la guerre ; amélioration du fonctionnement des centres de réforme; accélération de là liquidation des pensions; in tangibilité de la retraite du combattant; carte, office et retraite du mobilisé financée par une grande loterie nationale*
Redressement financier par la compression des dépenses4 publiques, la suppression rigoureuse de tous les gaspillages, l'équilibre sincère des budgets, la réforme du système fiscal dans un sens démocratique avec réduction au minimum des charges pesant sur les classes laborieuses.
Relèvement économique en gardant pour les forces productives de la nation le soutien que l'Etat français leur doit et qu’il a imprudemment prodigué à des entreprises étrangères.
Développement de l'agriculture par le crédit, la coopération et renseignement. Liberté totale des bouilleurs de cru. Abaissement du prix des engrais. Régularisation du cours des produits agricoles et restriction des importations excessives qui ,ont gravement nui aux producteurs, sans profit pour le consommateur.
Protection du commerce et de l'industrie honnêtes contre la féodalité économique et financière. Allégement et simplification de la fiscalité qui paralyse les affaires. Contrôle par la nation des monopoles de fait. Réforme complète des chemins de fer* Eusion de [tous les réseaux en un seul organisme comprenant les lignes d'intérêt général et les lignes d'intérêt iloeal (G. 'F. V<).
Développement du crédit populaire sous tontes ses formes (crédit agricole, crédit au pe Lit commerce , à l'artisanat , etc . )
Contre les i détrousseurs de l'épargne. Protection des petits épargnants contre les agioteurs de la Bourse et utilisation en France des capitaux français.
Contre la vie chère* Défense des producteurs et des consommateurs contre les abus des grands trusts.
Contre le chômage. Mise enfapplication d'un grand programme de travaux publics et d- équipement national (notamment, en Iiaute-Sâône, achèvement du canal de Montbéliard, aménagement du cours de certaines rivières, réfection des voies de communication). Dota* Lion par l'Etat des fonds de chômage actuellement insuffisants.
Défense des intérêts locaux et départementaux. Réforme des finances communales et départementales. Amélioration de la voirie vicinale et rurale* Développement des subventions pour les travaux d’aduclion d’eau, d'électrification et d'améliorations foncières* Répression des abiiA en matière d’électrification , Mise à exécution du principe que toule* les communes do-ivent être pourvues du téléphone et d’un service de transports publies.
C'est à la mise en oeuvre de ce programme de salut public que j'entends me dévouer de toutes nies forces, si vous me faites l'honneur de me choistr comme représentant* Potn que vous puissiez contrôler vous -même s l'exécution de mes engagements, j irai chaque
année vous rendre compte de mon mandat, même dans les plus petites communes rurales. C’est vers vous et non vers d'autres que je prendrai mon mot d’ordre.
Le parti auquel j’appartiens veut le progrès et l’ordre dans la légalité et le respecL des libertés individuelles. Il a collaboré au redressement financier de 1926-1928 que ses adversaires voudraient aujourd’hui accaparera leur profit; mais it est résolu à repousser toute alliance avec les ennemis de l’école laïque et avec les insul leurs du grand pacifiste Aristide Briand. Bientôt, répondant à 1 appel du pays, il saura former un gouvernement assez prudent et énergique pour défendre la stabilité de notre monnaie, assez hardi pour satisfaire aux aspirations des travailleurs vers le bien-être et l’émancipation, assez vigilant pour épargner à la France l’horreur sanglante de nouveaux conflits.
Mes chers Concitoyens,
C est pour cette politique de sagesse et de progrès, de justice sociale et de paix, c’est pour libérer notre pays de l’emprise de la finance internationale que je vous demande de raie donner vos suffrages le 1er mai prochain.
Confirmant votre volonté si clairement exprimée par les récentes élections cantonales, vous resterez sourds aux campagnes de panique comme à toutes les manœuvres de nos adversaires aux abois.
J’attends avec confiance la décision du suffrage universel qui signifiera aux hommes de droite, que la Haute-Saône entend revenir définitivement à ses traditions républicaines.
Vive la démocratie laïque, sociale et pacifiste I
André LIAUTEY
Conseiller général.
Candidat de F Un ion des républicain».
SAONE-ET-LOIRE
circonscription d’AUTUN*
M, MAUPOIL, radical-socialiste*
Élu au premier tour de scrulin. — 8.753 voix.
Mes chers Concitoyens,
Député de notre arrondissement depuis 1924, et persuadé d’avoir consciencieusement rempli le mandat qui me fut confié, j’ai résolu de venir à nouveau solliciter vos suffrages.
Je suis le seul candidat qui habite cet arrondissement où je suis né et où je suis électeur ; vivant au milieu de vous, j’ai appris à connaître tous vos besoins communs, et jai Je vif désir d’être utile à tous mes compatriotes. Soyez donc assurés de ma ferme volonté de mettre au service du pays et de notre région, toutes mes connaissances et tout mon cœur.
Le parti radical, duquel je me recommande, est un parti de gouvernement essentiellement républicain. Adversaire de toutes les dictatures, qu’elles proviennent d’un homme, dfrme classe ou de puissances financières, il défendra le "régime démocratique qu’il a contribué à instituer dans le pays. Le parti radical repousse les conceptions dangereuses qui tendent à placer l’Etat sous la dépendance d une féodalité économique, et il propose au pays un programme précis et sans équivoque de liberté, de solidarité, de progrès et de paix*
P o Ht iq u e ex lé rie u re m
La formule sécurité, arbitrage, désarmement -doit être appliquée sans réserve par la mise en vigueur du plan Young, par le protocole de Genève, qui aboutit à la signature des accords de Locarno* Conduite par notre parti, elle doit être poursuivie et réalisée autour des mêmes principes Toute poliLique de jactance nationaliste méconnaissant les véritables intérêts du pays doit être réprouvée, et nous ne devons nous appuyer que sur la Société des Nations, les conventions d’arbitrage obligatoire, pour trancher les différends qui peuvent s’élever entre les peuples. En ce qui concerne les questions des dettes contractées pendant la guerre, nous estimons qu’un accord général doit définitivement la régler, mais qu’en ancun cas, la France ne devra verser à ses anciens alliés plus qu’elle ne recevra de ses anciens ennemis*
Le souci de la défense nationale sera de rechercher, pour la réaliser des accords internationaux permettant le désarmement simultané*
Politique in têrieure ,
Partisan de la liberté de conscience, fermement attaché à la laïcité de l’Etal, celte Motion se complète dans mon esprit par le respect absolu de toutes les conceptions philosophiques ou religieuses et par robligation pour l’Etat d’observer une stricte neutralité, be
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parti radical est le défenseur de F école laïque ; ii entend la consolider, rendre effective FgbKgation scolaire, développer renseignement post-scolaire, et ouvrir à tous les élèves qui le méritent, l 'accès à renseignement secondaire et supérieur.
Politique financière*
Abattement à 10.000 du calcul du revenu des commerçants, artisans et petits industriels.
Amortissement de notre dette publique*
Arrêt de la politique néfaste de gaspillage des deniers du contribuable pratiquée surtout ces dernières années.
Dégrèvements fiscaux.
Equilibre rigoureux du budget par la compression des dépenses et en particulier des budgets de guerre, dans la mesure compatible avec les nécessités de la défense nationale.
Réajustement des impôts sur les bénéfices agricoles calculés actuellement sur le revenu cadastral.
Réajustement des impôts trop lourds sur les bénéfices commerciaux et industriels ainsi que sur les salaires.
Simplification des méthodes administratives.
Stabilisation monétaire indispensable.
Je suis convaincu que F œuvre de redressement finaneier ne peut être menée à bien que dans le cadre d’un système fiscal équitable, et de mieux adapter l'impôt aux facultés de chacun. Je suis également convaincu qu’un effort dans cette voie et vers F organisa Lion harmonieuse de la production doit servir puissamment les intérêts du consommateur.
Politique sociale .
Le principe de la propriété individuelle est l’objet d'un des principaux articles du programme du parti radical, qui s’est fait une règle de veiller sur les intérêts particuliers pourvu qu’ils ne soient pas contraires à Fintërêt général.
11 pré e on i se toutes les mesures d’assistance, de protection et d’hygiène pouvant améliorer le sort des femmes, des enfants et des travailleurs. Développement de l’artisanat français, car F activité artisanale peut prétendre à une place marquée dans notre pays qui a résisté à Fengouement de l’industrialisation. L’artisanat est mieux qu’une forme de la production, il porte en germe une conception sociale que je m’engage à défendre.
Amélioration de la loi sur les accidents du travail et refonte de la loi de 1898, caisses de chômage mieux pourvues, etc.t telles doivent être les préoccupations du législateur pour faire passer dans la réalité les espérances de la démocratie.
Réglementation de la main-d’œuvre étrangère. Le travail d’abord pour les Français, ce qui nous paraît une formule primordiale dans îa lutte à organiser contre le chômage.
Amélioration de la loi sur les assurances sociales.
Poli tique aqricù le ,
11 est de toute urgence d’arrêter l’exode rural, de développer l’électrification des campagnes, de poursuivre une politique d’engrais à bon marché, de favoriser toutes les améliorations foncières, de doter les offices agricoles et chambres d’agriculture de ressources necessaires à leur bon fonctionnement. Il faut développer le crédit agricole f et donner aux ouvriers de la terre tous moyens légaux d’accéder à îa petite propriété.
Il est faux de prétendre que l’industrie agricole ne vit en France que d'un protectionnisme étroit et de prohibitions intolérables; la vérité est que l’agriculture n’a pas encore obtenu le rétablissement de tous ses droits d’avant guerre.
On doit accorder aussi ïa même sollicitude à la viticulture française pour qu elle ne soit pas à la merci des dangers que peuvent lui, faire courir les produits des colonies et nom devons nous elForcer de permettre à notre agriculture et à notre viticulture de produire non seulement pour les besoins du pays, mais même pour l'exportation.
C'est encore en liaison avec les chambres d’agriculture et les associations agricoles qu'ij faut réaliser le programme agraire si primordial dans notre région :
1° En facilitant la vente des produits (liberté de sortie, ouverture des débouchés obtenus grâce aux traités de commerce, tarifs protecteurs de l'agriculture et la viticulture en harmonie avec ceux de 1 industrie et du commerce),
2° En favorisant la diminution du prix de revient par les dégrèvements des petites cotes foncières, par îa diminution du prix des engrais, etc. Modification de la loi sur les assurances sociales avec le concours des groupements agricoles et en donnant toute liberté aux assures facultatifs,
A n cien s co m ha liants.
Aujourd'hui, la préoccupation de tous les Français, c'est la paix. En défendant la paix, le Parti radical et radical-socialiste poursuit la réparation intégrale due aux victimes de la guerre, et il veut que les droits légitimes des anciens combattants soient reconnus.
Mes chers Concitoyens,
Je n’ai pu vous soumettre, en ce bref exposé, que quelques principes directeurs de mon programme. Ils sont insuffisants pour vous indiquer que mon activité parlementaire dans l’avenir comme dans le passé n’aura d'autre but que de hâter Je relèvement de notre pays convalescent, dans le travail, la justice et la paix.
Je ne demande une fois de plus qu'à accomplir tout mon devoir de citoyen; h vous de rrt en indiquer la route. Quelle que soit votre réponse ma devise sera toujours dans le dévouement à notre belle région, à cette belle circonscription du Morvan.
Dressé contre tout sectarisme, j'ai voulu le respect de la liberté et de la dignité humaine.
Aux urnes, Citoyens, pour l’action féconde qni conduira les travailleurs au bien-être et à la jus Lice sociale et fiscale. En votant pour moi vous voterez pour un homme qui a les mains propres, sa porte sera toujours ouverte à tous.
Je suis fier d’avoir su m'attirer toutes les sympathies des classes modestes, des honnêtes gens et j'ai le grand réconfort que donne la probité des actes et de îa pensée.
Pas d’abstentions I Tous aux urnes I
Vive îa République démocratique et sociale !
Henri MÀUPOIL
Cultivateur - Viticulteur.
Candidat radical-socialiste.
2e circonscription d’AUTUI,
M. BATAILLE, radical indépendant.
EJ u au premier tour de scrutin. — - 8* 457 voix.
Citoyens,
Le scrutin du 1er mai aura, dans le pays tout entier, une importance décisive pour Je destin de la France, qui se trouve à une heure capitale de son histoire*
L'élection dans la 2e circonscription d’ A ut un aura une importance égale pour la ville du Creusoi et des cantons dont la vie même et la prospérité sont liées si intimement à celles de la Ville.
Par honneur ? la situation politique se présente dans notre région avec une particulière netteté. Nous sommes devant une lutte circonscrite entre deux tendances absolument définies et qui ne laisse place à aucune équivoque.
Notre tendance, nous Lavons précisée depuis plusieurs mois, depuis plusieurs années même, Nous demeurons fidèles, mes amis politiques et moi, à l’union de tous ceux qui, à quelque classe qu'il appartiennent, mettent au-dessus des intérêts de castes et de partis ceux de la collectivité.
Nous entendons collaborer de toutes nos forces à l'œuvre difficile ei impérieuse du relèvement national dans le cadre pacifique des institutions- républicaines — d'une République sans cesse plus fraternelle que nous voulons protéger contre toutes les dictatures, qu’elles soient d'un homme, d une classe ou d'un parti.
La XVÔ législature de la IIP République va se trouver devant une tâche particulièrement complexe et délicate.
Cette tâche ne pourra être menée à bien que si Ton travaille dans un esprit de concorde, de paix sociale qui s’est manifesté avec éclat dans notre circonscription aux élections muni-* eipales de 1929 et aux élections cantonales d’octobre 1931,
Interprète des tendances d’une importante majorité dans nos trois cantons, je suis prêt, si je deviens votre mandataire à la Chambre, à soutenir tout Gouvernement défendant et réalisant le programme suivant :
Dam l'ordre international.
Continuation de la politique française de détente européenne qui fut poursuivie ces dix dernières années par les divers gouvernements, avec une unité et une continuité de vues absolues, et qui repose sur ce principe essentiel ;
Désarmement progressif soit, mais pas sans sécurité préalable c’est-à-dire sans garantie réelle apportée par la S*D«N, et par ^organisation méthodique et internationale de la paix.
Cette doctrine de politique étrangère n'est pas le monopole d'un parti ou d'une fraction du Parlement, En maintes circonstances, elle a été approuvée par d'importantes majorités groupant des républicains par ailleurs divisés.
Elle répond donc aux sentiments profonds du pays qui, suivant les formules d'André lardieu, veut se garder à la fois du « nationalisme négatif » et de V u internationalisme téméraire >?.
Les socialistes eux, devantes problème capital, s'obstinent à faire clan à part pour
préconiser l’idée d'un désarmement total et immédiat sans garanties et sans conditions. Laissons leur la responsabilité de cette téméraire doctrine dont la réalisation pourrait un jour devenir criminelle»
Dans V ordre intérieur.
Au point de vue financier ;
Défense du franc et rétablissement de la situation economique.
Ne nous dissimulons pas que nous sommes à une heure où toute faute peut devenir irréparable.
Sans doute , for a afflué en France durant ces derniers mois ; notre franc a connu une stabilité plus ferme que celle du dollar lui-même et ce résultat — - au milieu de la crise mondiale — répond à toutes les critiques adressées par les socialistes à la gestion des gouvernements qui succédèrent de 1926 à 1932.
Mais 3a situation reste précaire,
il faut, pour la maintenir, ne pas détruire, et plutôt consolider, le facteur fondamental qui est la confiance.
L'expérience de 1926, les événements d'Angleterre sous le régne du parti travailliste, démontrent que partout et toujours l'avènement du socialisme entraîne la perte de cette confiance et, qu'avec ses surenchères démagogiques, il ouvre la porte à toutes les catastrophes»
Enfin, pour retrouver, avec la fin de la crise économique, des budgets équilibrés sainement, tout en allégeant le poids d'une fiscalité trop souvent par ailleurs traça ssière et inquisitoriale, une seule méthode est possible : une politique d’économies fermement pratiquée, comportant la simplification administrative et la suppression des rouages inutiles et d'une paperasserie surannée.
Au point de vue social :
Amélioration du bien-être des classes laborieuses.
La loi des assurances sociales, qui est l’une des lois essentielles visant à ce but, pour incontestable qu’elle soit dans son principe, s’est révélée à l’expérience comme devant être améliorée dans son fonctionnement.
Nous pensons qu'elle se montrera plus efficace et cadrera mieux avec notre programme de simplification administrative et de sévères économies si on aménage son fonctionnement dans le cadre de ia mutualité qui a donné toute la mesure dû ses possibilités dans notre région.
Instruction ouverte à tous parla gratuité, suivant le mérite et non la fortune, clans le respect absolu des consciences.
Amélioration du sort des mutilés du travail.
Défense des avantages acquis par les anciens combattants .
Protection de l'agriculture française par un régime douanier souple et, à l'occasion, protecteur, qui garantira aux exploitants de la terre des prix de vente rémunérateurs.
Par les temps de crise, révision des baux ruraux et, en tout temps, indemni té éventuelle de plus-value au fermier sortant.
Organisation de l'artisanat par une législation conforme à ses revendications essentielles ; mise au point do la fiscalité le concernant et du crédit artisanal* Réglementation de la propriété locative du fonds artisanal. Extension des chambres de métiers.
Encouragements sous toutes les formes aux familles nombreuses* Voie familial.
Enfin, le député du Creusot se devra de défendre avec passion et opiniâtreté la cause sacrée des retraités pour faire valoriser, au moins partiellement, les versements actuels de la Caisse nationale des retraites et atténuer ainsi la plus douloureuse des injustices.
Il ne faut surtout pas oublier que tout programme de progrès, en quelque domaine que ce soit, est conditionné par la situation générale du pays.
Les partis d’ordre n'ont pas le droit de s'abandonner, car la moindre défaillance déchaînerait La perte de la confiance et la rafale aurait vite fait d'abattre notre monnaie.
Réalisons donc le fronL unique de tous ceux qui veulent faire échec aux organisai ions révolutionnaires, de tous ceux qui, répudiant la politique odieuse et dissolvante de guerre sociale, veulent le progrès dans le travail, dans Tordre et dans la légalité.
Ce front unique an tî- révolutionnaire a déjà rallié un nombre considérable de citoyens de notre région,
A la veille du scrutin, nous nous trouvons groupés solidement et courageusement autour d'un drapeau dont nous sommes fiers — dont nous sommes d'autant plus fiers qu'il est aujourd’hui celui que des chefs énergiques et respectés brandissent comme signe du ralliement de toutes les forces saines du pays*
Vous saurez répondre à leur appel.
Vous ne déserterez pas le combat qui, dans notre région, est celui de la libération.
Pour moi, conscient de l'honneur que vous m'avez fait, mais pins encore de la charge que vous m'avez confiée, en me désignant pour être le représentant de vos aspirations et de vos espérances devant les électeurs de nos trois cantons, j'emploierai toutes mes forces à en assurer le succès et, plus tard, à les réaliser*
La victoire certaine de demain doit nTêtre, en effet, qu'une étape, mais votre amitié, votre confiance et votre solidarité me rendront plus légère la tache véritable : celle de répandre autour de nous plus de bonté, plus de bien-être, plus de fraternité.
Vive la circonscription d’Autun î
Victor RATAI LLE
Ancien député, — Avocat h la Cour d*appcl>
Chevalier de la Légion d’honneur. — Croix de guerre.
Maire du Creuset- — Conseiller générai.
lr* circonscription de CHALON-SUR-SAONE.
|M. NOUELLE, S, F. I. O.
Elu au premier tour de scrutin — 12 365 voix.
Electeurs,
Pour la troisième fois le Parti socialiste m'investît de sa confiance et me confie son drapeau dans la bataille électorale.
Pendant huit ans j'ai eu l'honneur de vous représenter au Parlement ; pendant deux législatures déjà jJai assumé la lourde tâche de défendre au Palais- Bourbon les intérêts de cette circonscription de Cha Ion-Nord, l’une des plus importantes de France aussi bien par sa population que par son étendue territoriale*
Par mes votes, par mes interventions nombreuses à la tribune de la Chambre, j’ai, sans défaillance, soutenu la multiplicité des intérêts qui m'ont été confiés.
Mineurs du bassin de Montceau-les-Mines, j’ai d’accord avec la Fédération du sous-solt utte à la Commission des mines, dont on a bien voulu nie confier la vice -présidence, pour
une améliora lion de vos retraites, pour votre protection dans le dur labeur quest h vôtre pour une politique charbonnière susceptible de vous éviter le chômage et les diminutions de salaires.
Ouvriers de toutes nos industries, j’ai combattu contre la royauté des grandes organisations capitalistes, pour rétablissement d une loi des assurances sociales qui vous mette avec le minimum de sacrifices, à l'abri des risques maladie et vieillesse ; j'ai appuyé tous les projets de loi ayant pour but de vous faire obtenir un minimum de salaire, du "travail en tous temps, des congés payes, une augmentation équitable des rentes attribuées en cas d'accidents du travail, un contrôle ouvrier sur vos employeurs.
Vignerons, cultivateurs, j’ai, pour vous, mené le bon combat, d accord avec la Confédération des vignerons, d'accord avec les syndicats agricoles, pour obtenir des lois défendant notre viticulture contre la concurrence des plantations à grand rendement, contre le mauvais vin, pour nos caves, coopératives, pour nos bouilleurs de cru, pour un crédit agricole plus large et moins onéreux, pour la création d’une caisse contre les calamités agricoles. Commerçants, partout et. toujours j'ai soutenu de mon vote les dispositions législatives destinées à vous préserver de la terrible concurrence des sociétés capitalistes à succursales. J ai, sans aucune exception, vote toutes les dispositions concernant la propriété commerciale.
Petits retraités, petits épargnants, soit que vous releviez de la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse, ou des retraites ouvrières et paysannes, soit que vos économies aient été englouties par des banquiers marrons, j’ai toujours été celui qui prend votre défense. Mes votes, mes interventions en sont témoins.
Vous tous qui avez eu à souffrir des iniquités d’une société mauvaise, j'ai été inlassablement votre porte-parole.
1 our les intérêts généraux de la Nation, pour une politique extérieure susceptible d éloigner à jamais les risques de guerre, je me suis prononcé sans réserve*
Aussi, la conscience tranquille, j’affronte à nouveau votre verdict.
Demain, plus encore qu'aujourd'hni et davantage qu’hier si possible, je serai, si votre confiance m est renouvelée, ï’apôtre infatiguable des intérêts que vous m’aurez confiés.
Mon passé répond de î avenir. Sans démagogie, js saurai faire mon devoir.
Je travaillerai pour i avènement d'une République sociale, juste à tous, sévère à l’égard des oisifs et des parasites, et ou le travail aura la place qui lui revient : la première,
Georges NGUELLE
Député sortant.
Maire de Chai an-su r-$aù ne.
2* circonscription de CHALON-SUR-SAONE,