‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 192 sur 260 · M* THOMAS, S, F. I. O · texte numérisé non relu

M* THOMAS, S, F. I. O

Élu au premier tour de scrutin, — 7.845 voix.

Citoyens,

Le parti socialiste m a à nouveau fait confiance pour le représenter dans la bataille électorale*

Pendant les quatre années du mandat législatif que vous m'avez confié en 19*28, j'ai de mon mieux défendu vos intérêts soit par do nombreuses interventions à la tribune de la Chambre, soit par des propositions de loi, soit par de multiples démarches*

Pai fi orgueil de pouvoir affirmer, sans crainte d’un démenti, que j'ai consacré tous mes instants et toutes mes forces aux devoirs de la charge que j'avais assumée; jTai passé dans toutes les communes pour me tenir en contact avec vous et je vous remercie de la sympathie que vous m'avez toujours manifesté.

Cultivateurs et vignerons, je vous ai défendu contre les spéculations dont vous êtes victimes, et j’ai proposé les mesures qui permettraient d’ améliorer votre situation.

Ouvriers, j ai combattu avec mes amis pour arracher du capitalisme les réformes que vous attendez, et pour que, dans ces temps difficiles, vous ne soyez point les seuls à supporter le poids de la crise, comme le voudrait la réaction*

Commerçants,, J ai toujours soutenu les dispositions législatives destinées à vous protéger contre la concurrence des magasins à succursales multiples, et à vous assurer la propriété de votre fonds de commerce.

Petits retraites, vieux travailleurs de toutes catégories, j’ai toujours* défendu votre droit à la vie.

Aujourd'hui, il s’agit de décider de l’orientation politique de la Chambre de demain.

Vous avez à juger le travail de lu majorité réactionnaire : dilapidation de la cagnotte du père Gaspard, budgets en déficit, subventions aux banques et aux entreprises capita^ listes.

Dans ce journal vous lirez nos critiques, et vous trouverez notre programme, celui du parti socialiste S. F. I. G*

Je me présente à vous la conscience tranquille* J’ai le sentiment d'avoir toujours été avec les travailleurs, d’avoir lutté pour eux, et j’attends avec confiance votre verdict*

Vous viendrez avec nous pour continuer et développer la République et pour donner au travail la place qui lui revient : la première*

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