VI. — Agriculture
Je désapprouve complètement la politique Tardieu, qui a, amené des variations étonnantes des cours des denrées agricoles, qui ont profité aux spéculateurs, au détriment du producteur et du consommateur.
Je veux m'elForcer de lu Lier contre la désertion des campagnes par un meilleur entretien des routes et des chemins ruraux, par l'électrification rurale, par la réduction des tarifs de transport (cause de la vie chère), par Inapplication du contingentement des produits étrangers, par le développement des œuvres agricoles, mutualistes et syndicalistes.
Je contribuerai au développement et à l'extension du crédit agricole qui permettra l1 accès à la petite propriété (il y avait de la place dans les caisses du Crédit agricole pour les nombreux milliards que Ton a prêtés aux gouvernements etrangers).
J"esüme qu'il y aura lien de reviser et de modifier profondément la loi sur les assurances sociales ainsi que le statut relatif au privilège des bouilleurs de cru*
VIL — Enseignement,
Je défends le respect des croyances et de la liberté de chacun, et je respecte lia liberté du père de famille.
Je défendrai, contre les attaques dont il est parfois l'objet, et je fortifierai renseignement laïque*
Je suis partisan de la gratuité de renseignement à tous les degrés, en vue de la réalisation de Tccolc unique,
VIIL — Ordre social.
Il importe que les petits artisans, que les petits commerçants puissent vivre de leur travail sans être inquiétés par une fiscalité inquisitoriale et par des lois abusives*
J’estime qufil y a lieu de développer et de renforcer les associations ouvrières et les œuvres de mutualité; ainsi que de proclamer la consécration du droit au bien-être de tous les travailleurs, au sein d’une démocratie laïque et d’une société humanitaire.
Je reste convaincu que seuls des hommes de gauche, des hommes issus du peuple, assureront la réalisation de ces réformes sociales et que seuls ils sont qualifiés pour défendre la République contre les grandes puissances financières; j^aî la certitude que le peuple voudra voir ses revendications défendues par un homme du peuple et non par un membre de la noblesse ; aussi j 'emploierai foute mon énergie à faire respecter les droits acquis, le suffrage universel, la belle devise républicaine : Liberté, égalité, fraternité, en y ajoutant: Solidarité,
Les pires réactionnaires crient : « Vive la République ! »
Je crie de toutes les forces de mon être :
« Vivo la République laïque, humanitaire et sociale ! »
• Tu, ROMAST1N
Ancien instituteur*
Président de tf Amie ale des anciens combattants du 1 15* B* L Maire de BeaamoDt^Pied-de-BœuL Cûn sei 1 1er d*ar ron d isse m eu Candidat du parti radical -socialiste*