SAVOIE
Circonscription d'ALB E RTVILLE — MOUT1ERS .
M. PRINGOLLIET, S. F. I. O.
Élu au deuxième tour de scrutin. — 9.036 voix.
Citoyens,
Désigné à l1 unanimité par le Congrès d’arrondissement des sections socialistes du Parti (Section française de T Internationale ouvrière), j'ai l’honneur de solliciter les suffrages de mes compatriotes de la circonscription dÀlhcrtville-MoûLiers.
L’accueil sympathique et chaleureux que vous m’avez réservé dans toutes vos eom~ muncs m'a prouvé que l'exposé que je vous ai fait de nos doctrines et des réformes que nous préconisons vous est allé droit au oœur et vous a prouvé, également, que le candidat socialiste possédait des connaissances et l'expérience nécessaires à vous représenter au Parlement.
Laïque convaincu, mais sans sectarisme, j’ai, dans l'exercice de mes diverses fonctions soit comme maire d'Ugine ou comme conseiller général, observé da plus grande et la plus large talé rance envers ceux qui ne professent pas mes idées politiques ou philosophiques.
J’estime, avec mon parti, que la liberté de toutes les croyances, la liberté de tous les cultes, est un article essentiel du programme républicain e! socialiste* La religion est à nos yeux chose privée qui ne relève et ne doit relever que de la conscience de chacun.
Instruction publique :
Partisan de rinstruciion gratuites tous les degrés, j'estime que la nation a le devoir d instruire et d’éduquer gratuitement tous Les enfants, quelle que soit leur origine ou leur condition sociale.
Réforme administrative :
Au premier rang des problèmes qui solliciteront demain l'attention du Parlement, doit figurer la réforme administrative, condition essentielle pour alléger les charges morales et le travail ma Lériel des administrateurs communaux. Réduction de la paperasserie inutile qui gêne et alourdit, la constitution des dossiers et retarde leur acheminement vers les adm \ n is tr ati o n s su péri eu res »
Maire d’XJgine depuis vingt-quatre ans, conseiller d'arrondissement en 1910, conscilller général depuis 1919, j'ai pu, au cours de ces années, acquérir l'expérience nécessaire pour fixer les conditions dans lesquelles pourrait s'accomplir cette réforme*
Réforme judiciaire :
Parla réorganisation des justices de paix. Choix judicieux des titulaires afin de pouvoir leur donner la compétence illimitée*
Impôts :
Répartition plus équitable des charges. La terre imposée non pas suivant sa valeur moyenne mais sur la moyenne de la valeur des récoltes calculée sur dix ou quinze années* Cette base serait, d autre part, corrigée par un coefficient d'altitude, afin de diminuer les impositions qui pèsent sur la terre cultivable de montagne*
Réduction du chiffre d’afiaires à une seule taxe à la production afin de mettre tout le commerce sur le même pied d’égalité et par répercussion, les consommateurs*
Réduction des impôts indirects qui Frappent lourdement le pauvre et la famille nombreuse*
Création d’une caisse nationale d assurance pour tous risques* Donner au jeune cultivateur la certitude qu'il n'aura pas travaillé en vain et qu’il recevra, si la grêle ou toute autre calamité détruit sa récolte, une indemnité équitable.
Vote d’un texte législatif réformant la décision du Conseil d’État ayant déclaré illégale l’organisation des caisses départementales d’assurances.
Nationalisation des moyens de transports (chemins de fer, compagnies maritimes et aériennes)* Mise à leur tête de conseils d'administration tripartites, afin d’arrêter certaines dépenses qui accentuent le déficit que le Gouvernement comble en puisant dans la trésorerie de l’Etat*
Contrôles efficaces des établissements financiers pour éviter, à l’avenir, certaines opérations à la suite desquelles le concours de l’État, c’est-à-dire des contribuables, est réclamé pour des sommes considérables*
Création d’offices spéciaux pour empêcher les agioteurs de la bourse du commerce de faire des bénéfices scandaleux sur le dos des producteurs et des consommateurs*
Amélioration de nôtre réseau routier par la mise à la disposition des collectivités, des sommes nécessaires a construire, dans un délai rapproché, les chemins et routes qui désenclaveraient nos villages et arrêteraient l’exode rural*
De même qu’au point de vue touristique, il y a lieu de pousser activement îa construction des routes qui feraient communiquer, par les cols, nos vallées entre elles.
Dotation importante de la Caisse d’avance aux communes, où ces dernières pourraient trouver toutes les disponibités indispensables à l'exécution de leurs travaux communaux* Meilleur aménagement des subventions pour, construction de chemins d'exploitation pastorale par rétablissement d’un barème progressif suivant la valeur du centime des ressources budgétaires, et de 3a situation géographique des communes*
Simplifications à apporter à la loi sur les habitations à bon marché pour que les ruraux puissent bénéficier de cette institution avec plus de facilité qu’aujourd’hui et mise à la disposition des caisses de crédit agricole ou de crédit immobilier des sommes plus importantes destinées à cet effet*
Petite propriété :
Le Parti socialiste, s’il a en vue la nationalisation des grands moyens de production, considère la petite propriété comme inviolable.
Les déclarations de ses congrès sont formelles. « Là où la propriété et le travail sont réunis dans la même main, il n’y a pas fieu à expropriation* Cette expropriation serait un yoI. »
Anciens combattants :
J’cstiine que les intérêts de mes frères de combat doivent être énergiquement défendus. Iles! possible de prélever sur les 19 milliards du budget de la guerre, les sommes nécessaires à un meilleur aménagement des pensions des mutilés et de la retraite du combattant*
Dans F ordre international :
Le Parti socialiste demande le désarmement général simultané et contrôlé, avec édition de mesures de coercition économique contre la nation qui refuserait dé désarmer. C'est là je seul moyen de sauver la civilisation mise en péril par la course aux armements qui se dessiiie à l'horizon.
Citoyens,
Je vous offre, avec mon dévouement absolu, les 35 années de vie militante que j'ai consacrées à nos oeuvres agricoles et les années de mairie ou de représentant cantonal*
Ce passé qui n est que le reflet de ma vie vous prouvera que je n’ai jamais eu d'autres préoccupations que F améliora lion du sort des travailleurs*
Ma conduite, tant politique qu'administrative, vous est un sur garant du lendemain.
Né parmi vous, resté fermement attaché à notre sol de Savoie, mêlé intimement à votre vie rude et pénible, je sais pouvoir compter sur vous comme vous pourrez compter sur moi.
Travailleurs de toutes classes, en vous demandant de vous associer à ma candidature, vous voterez :
Pour que la République soit toujours plus forte, plus généreuse, qu'elle reste laïque et soit enfin sociale.
A. PR1NGOLLIET,
Mairè. — Conseiller général d’ügine.'
Président de la Fédéritum-àeê Mutuelles-Bétail de la Savoie*, Médaille militaire, — ‘Croîs 'dé guerre.
1” circonscription de CHAMBÉRY.
M. GARROT, radical-socialiste.
Elu au premier tour de scrutin. — 9 . 324 voix.
Mes chers Compatriotes,
Pour la troisième lois, je viens solliciter vos suffrages.
Depuis que vous m’avez envoyé au Parlement pour représenter notre belle circonscription, tous mes efforts ont tendu, vous le savez, à rendre service non seulement à la Savoie en général, mais à tous ceux qui, quclte que soit leur opinion, se sont adressés à moi.
J ai le sentiment — et la fierté aussi — d'avoir fait tout ce qui dépendait de moi pour emplir avec conscience le mandat que vous m avez confié. J'ai Je sentiment de n'avoir rien neg igé pour agir en conformité du programme sur lequel vous m'avez élu.
Fidélité aux doctrines politiques de mon, parti, souci des intérêts de ma circonscription ; 101 a^es ^eux principes qui ont sans cesse guidé mon activité parlementaire.
Mes adversaires eux-mêmes Font reconnu avec loyauté.
Fort de votre amitié, certain d’agir en plein accord de pensée et de sentiments avec vous, je sollicite à nouveau de vous cette confiance que vous n’avez jamais cessé de me témoigner,
Les bases de la doctrine républicaine.
La liberté de conscience :
Au cours de mes huit années de mandat, je n'ai cessé de manifester mon respect de toutes les opinions et de toutes les croyances.
Mais, pour assurer la neutralité indispensable de i’Elat, les lois laïques doivent être maintenues. La religion et la politique doivent demeurer dans leur domaine respectif' le spirituel ne doit pas être mêlé au temporel.
C’est la raison pour laquelle j’estime qu avant toute autre chose Lécole doit être neutre et que, seules, les familles ont le droit, lorsqu’elles le désirent, de s’occuper, en dehors de Lécole, de l’éducation religieuse des enfants.
L’instruction :
Cette question de Léducalion de l’enfance a été Lune de celles vers lesquelles mes efforts se sont toujours portés.
Le chef du parti radical avait amorcé la réforme de l’enseignement, en instituant la gratuité des études pour la classe de sixième. Depuis, cette réforme nécessaire ira reçu qu’une timide application.
Or, il faut que les enfants les mieux doués puissent poursuivre, gratuitement et à tous les degrés, leurs études. L’instruction est la base même de toute civilisation. Nous ne vivons plus, heureusement, k une époque où seule la fortune compte. Le mérite doit Lemportersur toutes les autres considérations et je m’attacherai à ce que ce grand principe démocratique triomphe enfin définitivement,
La liberté individuelle. — L’indépendauce de l'Etat ;
Dans une démocratie, l’Etat doit être libre et indépendant. Il Ta ut s’attacher à lui conquérir cette indépendance, car c’est lui qui doit être l’arbitre entre les citoyens.
Or, aujourd’hui, cette indépendance se trouve menacée par les grands trusts économiques et par toute une féodalité financière qui conjuguent leurs efforts pour imposer la dictature de l’argent*
Ces grandes coalitions, pour lesquelles le souci du sort des travailleurs n’est qu’au mot, sont pour une grande partie responsables de la crise qui atteint actuellement le monde du travail. Leur action néfaste est à la base du chômage.
Aussi, pour rendre à l’Etat son indépendance et pour conserver aux travailleurs leur dignité, est-il indispensable d’imposer un contrôle sévère aux [ententes industrielles et aux grandes banques.
La Paix. ~ La Société des Nation*.
Tous les hommes de^bonne volonté, et notamment les anciens combattants auxquels nous devons tant, veulent la paix.
Mais les méthodes diffèrent. Nos adversaires sont partisans de la force.
Moi, je suis partisan de la collaborât ion entre les peuples, sous le contrôle de la Société des Nations,
NJ 2145
J’ai t0l,J°"rS éfé, UÎ1 ParÜsan Cû»vaincu de la politique de paix de notre -and Aristide Briand et je demeure fermement attaché à cette politique,
Briand fui le grand apôtre de la Paix ! Son nom appartient désormais à l’Histoire ï es représentants de tous les pacifistes du monde entier se sont inclinés devant sa dépouille
Mais il fut attaqué et diffamé par les nationalistes de tous les pays ; il fut insulté par les journalistes, a la solde des marchands de canons.
Je revendique aujourd’hui l’honneur de l’avoir toujours défendu et j’entends me dresser contre tous ceux qui attaquent son œuvre.
La réduction des armements :
H faut que I on sache que, chaque année, les peuples consacrent 120 milliards à leurs I) ti u ireLS tie ^u.e r re *
La paix se trouve menacée par cette nouvelle course aux armements
«£ r;“zr dou“ » *- » ;
Nous dépensons plus aujourd'hui qu’à la veille de la guerre
S CrimineiI! * ” P!Ut n°US C°nduire Ia ^ à la catastrophe. Sans doute le désarmement général ne sera-t-il possible que lorsque la Société des
Nations sera certaine de pouvoir fa:re respecter ses décisions : mais, dès maintenant une réduction collective et simultanée de tous les budgets de guerre s’impose. Cette réduction, contrôlée par la Société des Nations, sera le meilleur facteur de sécurité nationale
Cette réduction permettra, en outre, d’alléger le fardeau écrasant imposé aux contribuables et permettra aux ELats de porter plus efficacement leurs efforts su" les problèmes
Cette politique de réduction des armements, dont je suis partisan, doit enfin s’accompagner de interdiction absolue de la fabrication privée et du commerce des armes et engins guerre qui sont ia honte de notre civilisation moderne.
Questions 'sociales et financières.
La crise économique :
do ‘dhoi^n’^ua'TeÜ S?^lre actuelIement d’une crise économique générale, dont la majorité
les haines et les inî ^ aUcnuer les elTels et en gravant, ne peut qu’augmenter r . ouiptü ensions entre les peuples et menacer ainsi la paix.
travail PfâflCnSe u"6 P<ÎUt atl’e conjurée que par un nouvel aménagement des méthodes de 1 il \d<ï P™ ,Ctl°n- EHe riéCCSsUe aussi "ne collaboration internationale
P-r ^ ^ C°nvienl de P~e‘ de Pe^ectionner
miques, * C UI1X ^U1 nen onL Pas’ ^ réaliser de vastes accords écono-
el p,r un rée,mo *
■1 e.t nüfce™; P""1UH' f" S‘ ‘e Wtai1' d“ ré“1Uls «* obtenus. Mai. producteurs. ' P UTSUÏVre cet cllorL d 'organisation en accord avec les syndicats des
ententes industrielles ""iif11*1, f0"1? ^ spécu!atlon internationale, exiger le contrôle de ces l’engorgement de, marchés ' ^ ^ ^ ^ Créent la vie thÈre et
L'EtaUoTlel^venl^Taiie3 ^ ^ traVailleu™ sont auJ0UKl'hui victimes de cette crise.
Politique sociale î
1° Lutte qontre le chômage — notamment en organisant de grands travaux publics régionaux, en favorisant le retour à la terre ,et en donnant toutes les facilités .possibles jioup l’accession à la petite propriété Rurale*
2° Àm él i or a t,i o n d e s ç o n d iti o ns de travail ;
Par l’application rigoureuse, sous le contrôle des syndicats? des lois sociales existantes et des conventions internationales du travail.
Par la prolongation, jusqu’à quatorze ans, de la scolarité*
3° Défense de la race :
Relèvement des améliora tiQU s accordées aux .familles, nombreuses.
^çlitique d’hygiène (adductions, d’çau potable, hôpitaux cantonaux, etc,}, . pour lutter contre la maladie.
Lutte contre la misère. Amélioration de la loi sur les assurances sociales, en accord avec les sociétés de secours mutuel et les syndicats professionnels de médecins.
4° Défense des victimes de la guerre (anciens combattants, ascendants* veuves, pupilles). Extension progressive ,de la carte des combattants* dans la limite des possibilités hudgétairca, à tous ceux qui, ayant .été .mobilisés dans la zo»e des armées ou à Lin teneur, ont risqué leur vie ou leur santé pour la défense du pays.
fa Réforme de renseignement, pour le mieux adapter aux nécessités professionnelles.
Egalité de toutes les intelligences; .devant îles droits h l'instruction publique. Sélection opqrée .selon le mérite et n.on selon la fortune.
fa Protection légale des travailleurs. Et notamment :
Suppression de la taxe actuelle du chifTre d'affaires, qui doit être remplacée par une taxe unique et forfaitaire.
Modification du système de l'impôt en ce qui c on cerne les bénéfices industriels el commerciaux, pour éviter l’intrusion des agents du fisc à domicile dans les comptabilités privées. Révision des forfaits et réorganisation du système des patentes.
Organisation de la chambre des métiers.
Protection des artisans et des professions libérales*
Vote de la loi sur le statut des voyageurs, représentants de commerce et courtiers. Extension du droit syndical*
Politique d’habitations à bon marché et développement de toutes nos couvres sociales. Amélioration du sort de ceux qui ne peuvent pas travailler (retraités, petits rentiers d’avant guerre, mutilés du travail, etc.}.
Défense de l’épargne et contrôle des bilans des sociétés anonymes et des banques.
Politique financière :
La majorité actuelle a dilapidé les réserves sagement accumulées dans les caisses du Trésor. Le prochain budget sera en déficit de près de sept milliards*
Où trouver cet argent ? Voici les solutions que je préconise :
1° La politique de réduction générale des armements nous permettra une réduction d’epviron 20 0/0 sur le budget ruineux de la guerre.
2° Réforme de l'Etat par le syndicalisme ; d'où économies appréciables.
3° Nationalisation des grands monopoies de fait — tel le monopole des pétroles. Rappelons-nous que le monopole des tabacs permet à l’Etat Rencaisser chaque année plusieurs milliards tout en donnant satisfaction aux planteurs de tabac.
P ali t iq u e ag r ico le .
L 'agriculture est la première richesse de la France, Mais l’agriculture est la proie du grand spéculateur et du fabricant d’engrais. Les produits de la terre se vendent mal; cependant la vie reste aussi chère. On est obligé de constater que la politique de prospérité annoncé par le Gouvernement nationaliste a sombré dans un lamentable fiasco.
1<°! Défense de la propriété rurale — fruit du travail.
Pour cela, nous devons améliorer le fonctionnement de nos caisses de crédit agricole* en donnant plus de facilités pour l'acquisition de la petite propriété rurale.
2° Organisation de renseignement agricole à l’école. primaire.
Développement des écoles ménagères ambulantes et des écoles ambulantes d1 artisanat ,ruraL
3# Associations R agriculteurs :
L'agriculteur ne peut plus demeurer isolé — L'Etat d'oïl l’aider à créer ;
Des syndicats agricoles ;
Des mutuelles (incendie, bétail, accidents);
Des coopératives (fruitières, battage, distillation, caves coopératives).
4* Amélioration de la production, ’
H faut mettre à la disposition des cultivateurs ;
Machines agricoles ;
Semences sélectionnées ;
Engrais a bon marché.
Les vignerons savent que la Chambre est saisie d’une proposition de loi demandant le retour à la liberté de distillation ; nous en demanderons le vote immédiat. Ce projet est du reste déjà voté par le Sénat.
Les planteurs de tabac savent, de leur côté, tout l'intérêt que je leur porte. Je leur demande de m'aider en adhérant tous à nos syndicats, pour soutenir leurs légitimes revendications.
Le vote rapide d'un projet de loi (du groupe radical-socialiste) de la caisse: des calamités agricoles, leur permettra, en cas de grêle ou d’intempérie d’obtenir une indemnité, qui les dédommagera de leur perte. (Création qui a été combattue par tous les partis de réaction.)
Nos fruitières f groupées en syndicats, seront mieux à même de participer à F effort que nous avons fait pour la protection des produits laitiers,
o° Organisation de la vie à la campagne.
Si fes jeunes gens désertent la campagne, c’est que la vie y est trop rude. Le cultivateur a droit à sa part de jqies et de distractions tout comme le citadin, (Terrains de jeux et de sports, sociétés de gymnastique, sociétés de musique, etc.)
Ma politique locale.
Nous améliorerons le sort du travailleur en poursuivant, d'un commun accord, la réalisation de ce programme savoyard que nous avons déjà commencé.
JJai aidé toutes les municipalités qui ont fait appel à mon intervention pour réaliser des projets d intérêt communal susceptibles d’apporter enfin, dans nos villages, un peu du bien-être et quelques-unes des facilités dont les agriculteurs ont, eux aussi, le droit de bénéficier.
Qu'il s agisse des adductions d eau, de l'électrification des campagnes, de Y amélioration des services dauLobus et des transports intercommunaux, de la remise en état des chemins, du développement du réseau départemental vicinal, de la construction ou de la réparation de nouvelles écoles, de l'équipement des pompiers, de l'agrandissement ou de la translation des cimetières, de la création de réseaux d'égoûLs, etc., etc., comme aussi du développement des œuvres sociales locales, toujours je suis intervenu de toutes mes forces pour faire aider nos communes dans la plus large mesure possible. Les résultats obtenus montrent que je ne suis pas intervenu en vain, et j’ai été heureux d'aider ainsi à l'amélioration du sort des travailleurs.
baut-il rappeler le projet de réfection de l'Etablissement thermal d'Aix-les-Bains qui va être exécuté par 1 Etat sur les fonds de Tou tillage national, et qui sera un facteur de prospérité pour toute la région? Quant à la création de l'aéroport Aix-les-Bains-Chambéry, elle apportera, incontestablement, dans toute la Savoie, une source nouvelle de transactions commerciales et touristiques.
U reste encore beaucoup à faire pour assurer la prospérité de notre belle circonscription. Maïs les réalisations que j'ai pu aider ou faciliter jusqu'icî garantissent !Tavenir, parce qu'elles démontrent que l'importance d’aucun de ces problèmes locaux ne m'échappe.
I elles sont, mes chers Compatriotes, les diverses questions qui sollicitent notre attention et que je m'efforcerai de faire aboutir par mes votes> si vous me confirmez votre confiance*
Peut-êLre ai-je pu omettre de vous entretenir de questions pouvant vous intéresser individuellement. Vous ne m'en tiendrez; pas rancune, car vous me connaissez et vous savez que vous pouvez compter sur ma droiture et ma loyauté pour faire aboutir toutes les revendications qui me sembleront justes et dignes d'intérêt.
(.4 est pourquoi, mes chers amis, j'invite tous les républicains à manifester sur mon nom le I*r mai prochain leur foi dans la démocratie et leur attachement à la République*
Une fois de plus, par 1 union des républicains, la République triomphera dans cette circonscription des coalitions d'intérêts et de réaction.
Vive la République I Vive la paix S Vive la Savoie î
Hyacinthe CARRON
Maire de Saint-Àlban-Leysse.
Conseil ier généra! de fa SaYOïe.
Député sortant.
2‘ circonscription de CHAMBÉRY.
M, PiLRKii GOT, radical-socialiste Eiu au premier tour de scrutin. — 9.12;) vois
Mes chers Goncilo
Me voici parvenu au terme de mon mandat. Je viens, de nouveau, solliciter vos suffrages.
Pendant quatre ans, je me suis mis à la disposition de tous ceux qui ont eu recours à ,moi. Sans jamais faire de distinction de parti entre mes électeurs, je me suis efforcé à rendre service à la Savoie et à tous les Savoyards*
Mes adversaires eux-mêmes le reconnaissent. Aussi ne s’est-il pas trouvé un [Savoyard pour se présenter contre moi. Et pourtant, dans tous les partis, nous possédons, chez nous,
des hommes de talent et de valeur qui auraient pu briguer l'honneur de vous représenter au Parlement.
Sur le terrain politique, nul ne saurait m’adresser de reproches. J’ai été fidèle à mon programme. Elu comme radical-socialiste, j’ai conforme ma. conduite et mes votes aux directives de mon parti*
Aujourd hui, comme hier, c est en plein accord de pensée et de sentiment avec les
chefs et avec les militants républicains de Savoie que je vous demande de me renouveler votre confiance*
f*es bases de la doctrine républicaine.
Liberté de conscience ;
Je sui^ \am le savez, respectueux de toutes les opinions et de toutes les croyances* Je
ai prouve au cours de mes quatre années de mandat* Cessons donc de mêler la religion k la politique, 65
Pour pouvoir assurer la liberté de conscience, l'Etat doit être neutre. Les lois laïques assurent cette neutralité. Leur abrogation réveillerait ces querelles et ces luttes que nous tenons pour périmées.
G est notamment à Pécole que cette neutralité doit être assurée, afin qu’aucune conscience d enfant ne puisse être blessée.
Indépendance do I Etat et liberté individuelle :
indé P°U,r j°Uer son rôle d’arbitre entre les citoyens, l’Etat doit être indépendant. Cette frr>7n ■ r"08 eSL mcn:icée Par Jes grandes congrégations economiques. Une véritable 9pJ e U]ûncière^ Lend à substituer la dictature de V argent à la liberté des initiatives.
mnnA est, en grande partie, responsable de la crise qui atteint si durement le
monde du travail.
le co!hU'i T™' rindéPendance de rElat et la dignité du travailleur, il faut organiser o e des trusts, des ententes industrielles et des grandes banques.
La paix par la Société des Nations.
La paix ! Gcst la grande revendication des anciens combattants et de tous les hommes de bonne volonté.
Chacun désire la paix. Mais pour la maintenir, nous n’avons pas les mômes méthodes que nos adversairea. Eux sont partisans de la force. Nous, de la collaboration internationale, organisée par la Société des Nations,
La Société des Nations :
Tout le temps que ma laissé l'exercice de mon mandat et la défense des intérêts de la Savoie, c'est à la Société des Nations que je Y ai consacré.
Ancien délégué de la France à la Soeiété des Nations, j’ai représenté mon pays dans les Conférences internationales. Je l'ai fait au nom de l'homme dont je m'honore d'avoir été l'ami : Aristide Briand,
Briand fut attaqué et diffamé par les nationalistes de tous les pays. 11 fut insulté par les journalistes à la solde des marchands de canons. C'est mon honneur de lutter aujourd'hui contré un homme de la meute qui s'efforçait de 1 abattre — contre 1 homme qui s'est réjouit dé sa maladie I
La réduction des armements :
La paix est menacée par la reprise de ia course aux armements. Les peuples cotisacrent, chaque année, 190 milliards à leurs budgets de guerre. En France, nos dépenses militaires atteignent 17 milliards. Elles ont doublé en quatre ans ! D'après les chiffres officiels, fournis par notre état-major à la Société des Nations, nous dépensons plus aujourd’hui qu’à la veille de la guerre î
C’est de la folie. Une telle politique, si elle se poursuivait, conduirait à la ruine et â la catastrophe.
Le désarmement général ne sera possible que lorsque la Société des Nations sera assez forte pour faire respecter ses décisions.
Mais, dès maintenant, une réduction collective de tous les budgets de guerre doit être poursuivie sous le contrôle de la Société des Nations. Cette réduction generale et contrôles des armements est îe meilleur facteur de sécurité nationale.
Une telle 'politique doit s'accompagner de l’ interdiction absolue de la fabrication et du commerce privé des armes et engins de guerre. Ici encore, en plein accord avec Briand, je veux dénoncer F internationale maudite dos marchands de canons !
Collaboration économique et fédération européenne :
La crise économique est générale. Si elle s’aggrave, les haines et les in corn prêt entions grandiront entre les peuples et menaceront la paix du monde. C’est parmi les 7 millions de chômeurs allemands que Hitler recrute ses troupes. La crise ne pont être résolue que par un effort de collaboration internationale.
Le but à atteindre, c’est la fédération européenne , grand projet de Briand,
Le moyen à employer,. c'est la mise en œuvre d’accords économiques. Par des confia gentements et par un régime de licences, nous procurerons à nos producteurs les* marchés et les débouchés dont ils ont besoin.
C'est ce que nous avons commencé à faire, notamment* pour le bois, des pro lli laitiers et le bétail,
11 faut poursuivre eut effort d'organisation eu accord avec les syndicats de* producteurs.
Et pour empêcher la spéculation internationale, il faut assurer le contrôle de ces ententes industrielles internationales, qui, par le jeu du dumping, ont créé la vie chère et l'engorgement des marchés.
IÏ11
Q u es tè ans s oci aies et * fi nanetères .
La crise économique développe son cours. La majorité de droite n’a rien fait pour en atténuer les cllets. Les producteurs honnêtes et les travailleurs sont victimes des circonstances, L'Etat doit leur venir en aide.
Politique sociale :
I * Lutte contre le chômage - — notamment en organisant de grands travaux publics régionaux, en favorisant le retour à la terre et en donnant toutes les facilités possibles pour l’accession à la petite propriété rurale,
2° Amélioration des conditions du travail :
Par ^application rigoureuse, sous le contrôle des syndicats, des lois sociales existantes et des conventions internationales dû travail.
Par la prolongation jusqu’à quatorze ans de la scolarité,
3° Défense de 'a race ;
Relèvement des améliorations accordées aux familles nombreuses.
Politique d hygiène (adduction d eau potable, hôpitaux cantonaux, etc.), pour lutter contre la maladie.
Lutte contre la misère. Amélioration dé la lôi sûr les assurances sociales en aceord avec les sociétés de secours mutuels et les syndicats professionnels de t médecins,
4° Défense des victimes de la guerre, (Anciens combattants, ascendants, veuves, pupilles). Extension progressive de la carte du combattant, dans la limite des possibilités budgétaires, à tous ceux qui, ayant été mobilisés dans la zone des armées ou à l'intérieur ont risqué leur vie ou leur santé pour la défense du pays.
5° Réforme de renseignement, pour le mieux adapter aux nécessités professionnelles.
Egalité de toutes les intelligences devant les droits à l'instruction publique ; sélection opérés selon le mérite et non selon la fortune.
ô° Protection légale des travailleurs. Et notamment ;
Vote de la loi sur le s La tut des voyageurs, représentants de commerce et courtiers.
Extension du droit syndical.
Politique d’habitations à bon marché et développement de toutes nos oeuvres sociales.
Amélioration du sort de ceux qui ne peuvent plus travailler (retraités, petits rentiers d avant guerre, mutilés du travail, etc,).
Defense de l’épargüe ; contrôle des bilans des sociétés anonymes et des banques.
7 Protection des artisans, commerçants et industriels et des professions libérales, iganisation de la chambre des métiers, dont nous venons d’obtenir 3a création.
Modification du système des impôts actuels pour éviter l'intrusion du fisc à domicile dans 1 es comptabilités privées*
Remplacement de la taxe sur le chiffre d'affaires par une taxe unique à la production ; révision des forfaits; réorganisation du système des patentes, etc...
Politique financière :
La majorité actuelle a dilapidé les réserves accumulées antérieurement. Le prochain budget sera en déficit de près de 7 milliards.
Où trouver cet argent? Voici les solutions que je préconise.
t° La politique de réduction générale des armements nous permettra une réduction de 20 0/0 sur le budget ruineux de la guerre.
2° Réforme de l'Etat , par le syndicalisme; d’où économies appréciables.
3° Nationalisation des grands monopoles de fait — tel le monopole des pétroles. Rappelons-nous que le monopole des tabacs permet à l'Etat d'encaisser chaque année des milliards, tout en donnant satisfaction aux planteurs de tabac.
Politique agricole.
L'agriculture est la première richesse de la France. Mais l'agriculteur est la proie du grand spéculateur et du fabricant d'engrais. Les produits de la terre se vendent mal ; cependant la vie reste aussi chère. On esL oblige de constater que la politique de prospérité annoncée par le Gouvernement nationaliste a sombré dans un lamentable fiasco.
1° Défense de la propriété rurale — fruit du travail.
Pour cela, nous devons améliorer h fonctionnement de nos caisses de crédit agricole.
27 Organisation de renseignement agricole à l'école primaire.
Développement des écoles ménagères ambulantes et des écoles ambulantes d’artisanat rural .
3° Associations d'agriculteurs.
L'agriculteur ne peut plus demeurer isolé. L'Etat doit l'aider à créer :
Des syndicats agricoles.
Des mutuelles (incendie, bétail, accidents).
Des coopératives (fruitières, battage, distillation, caves coopératives).
Amélioration de la production*
H faut mettre à la disposition des cullivatturs :
Machines agricoles ;
Semences sélectionnées ;
Engrais à bon marché.
Les planteurs de tabac savent ce que j'ai fait pour eux. Encore un effort, et ils auront toute satisfaction! Je leur demande de m'aider en adhérant tous à nos syndicats, qui marchent en plein accord avec moi, en dehors de toute question politique.
Les vignerons savent que le Sénat a voté le retour à la liberté de distillation. Ce projet est soumis a la Chambre. Nous en demanderons le vote immédiat.
— iu/b — No 2145
Le vote du projet de loi du groupe radical-socialiste sur la Caisse des calamités agricoles, leur permettra, en cas de grêle ou d’intempérie, d’obtenir une indemnité qui les dédommagera de îeur perte. i
Nos fruitières, groupées> syndicats, seront mieux à même de participer à l’effort que nous avons fait pour Ja protection des produits laitiers. 1
5° Organisation de la vie k la campagnie.
Si les jeunes gens désertent la campagne, c’est que la vie y est trop rude. Le cultivateur a droit à sa part de joies et de distractions tout comme ,1e citadin (terrains de jeu et dp sports. Sociétés de gymnastique, sociétés de musique, etc.).
Un programme savoyard!
Nous améliorerons le sort du travailleurs en poursuivant ensemble la réalisation de ce programme savoyard, que nous avons commencé.
I* Travaux en cours d'études ou de réfection :
Curage de l'Isère et assainissement de la plaine, qai sera rendue à la culture * vote d un crédit de 50 millions obtenu, il y a trois ans, par les parlementaires savoyards.
Aéroport du Bourget et curage de la Leysse. Vote des crédits obtenus l’an dernier par les parlementaires savoyards.
Çurage du Gellon, du Goison et du Coisetan. (Subventions obtenues au cours des deux dernières années, permettant de poursuivre les travaux*)
Route du Lïndar. (Vote par le Conseil général des crédits d'études,), etc.
'2° Principaux travaux en projets :
Assainissement de la plaine de Chaîles.
Assainissement des marais d’Âpremônt,
Création d’une plage au Bourget.
(toute : Le Châtelard— La Motte-en-Bauges— Bellecombe— Leschaux, etc. d° Mise en valeur de nos richesses climatiques et touristiques.
Nos stations principales (Chalies-les-Eaux et le Bourget) doivent être soutenues dans Jeur elrort de développement.
Le crédit hôtelier nous permettra l’extension de ce réseau d’hôtels moyens, qui amèneron e p us en plus de touristes vers ces centres de vacances que représentent - La région du lac du Bourget;
Les environs de Chambéry ;
Montmélian ;
Samt-Pierre-d'Âlbigny ;
La Rochette ;
La vallée des Reauges.
i Amélioration du service d’autobus,
Rea ! ^ |Spk ^ ^ Pour service Chamoux-Chambéry et pour la desserte des
UkeS ' e c exemple vaut mieux que des promesses.
,aü *PpeIo*s (Pour ChambéryJe-Vieüx et la ChapelIe-du-Mont-du-Cbat) qu'on ne supprimer le service existant, sous prétexte d'améliorer un autre service.
Mes chers Compatriotes,
Issu d’une famille de Savoie qui a déjà donné, à, noire pays, deux maires républicains, je^uis, vous le savez, un travailleur.
Boursier de renseignement supérieur, j'ai gagné, à la force du poignet, des titres dont j’ai le droit d’être fier, puisqu’ils sont le fruit du travail*
Jugez-moi sur mon programme. De toutes ces idées, en est-il un seul d entre vous qui, au fond de son cœur, n’en soit pas partisan ?
Et ne croyez-vous pas que, pour les mettre en œuvre, les Savoyards doivent faire confiance à un Savoyard I
Pendant de longs siècles, notre pays fut indépendant. Nous avons donné, sans compter, notre sang et notre jeunesse, pour la France, Mais nous entendons garder, toute pure, la fierté de notre race, la force de nos traditions et notre liberté spituelle*
Savoyards, voici mon programme :
Liberté [de conscience 1 Paix et sécurité ! Justice sociale 1 Mise en valeur de notre chère Savoie l
J’ai confiance en vous, mes amis!
Vive la République !
Vive la paix 1
Vive la Savoie ï
Pierre GOT
! Chevalier Je la Légion d'honneur -“ Croix de guerre* Professeur agrégé des facultés de droit*
Ancien délégué à la Société des Nations* Maire de Coi® e — Conseiller général de 1® Savoie.
Député sortant.
Circonscription de SAINT- JEAN-DE -MAUKIENNE
M. FALCOZ, radical indépendant.
Elu au premier tour de scrutin. — 5,008 voix.
Mon cher Compatriote,
C'est avec la plus entière confiance que je vous demande le renouvellement de mon mandat Les attaques violentes dont je suis l'objet sont la preuve de l'Impuissance et du dépit de tous ceux qui ont exploité sans résultat la fameuse a flaire Oust rie. A les entendre, j étais coupable de tous les crimes et pourtant j’attends encore des poursuites. Soyez assuré que, il avait été possible de me reprocher la moindre, peccadille, mes ennemis politiques auraient été sans pitié.
J'ai démontré clairement que j’étais innocent de toute compromission. Il ne reste à oeax qui sont déçus que les grossièretés et les. injures. Je leur en laisse le triste privilège.
: Fidèle à la .ligne.de conduite que je vous ai exposée en 1928, et que vous avez sanctionnée dès Je premier tour, je reste éloigné des extrêmes, pour une politique de large eoncen tra f i o u répub, 1 i ca i ne ,
Les problèmes de Tayenir sont redoutables. Plus que jamais, il faut y appliquer une bonne volonté commune. Leur règlement exige la renonciation à toutes les querelles périmées. A, ceux qui ont le souci. des grands intérêts du, pays j’offre Ja possibilité d'une collaboration féconde dans le respect de. la législation républicaine. Cette législation, assure ht liberté jet la paix des consciences; elle protège la dignité du travail dans l'agriculture et l'industrie. Elle contient toutes les possibilités dn progrès social, à condition que l’avenir soit préservé des redoutables aventures dans lesquelles pourraient nous entraîner le désordre économique , et les troubles internationaux.
rLa résistance à la crise économique et la construction solide de la paix sont les seules questions .qui doivent retenir l'attention immédiate de la démocratie. Voici les idées que, sur ce terrain, je soumets h votre appréciation :
Grise économique :
La condition essentielle de toute reprise d'activité est la, solidité des finances; publiques fondée sur l’équilibre des budgets et la confiance. Seules des finances saines peuvent permettre :
a) Des travaux nationaux pour lutter contre le chômage;
h) Une aide efficace aux agriculteurs ;
c) Des transactions commerciales normales ;
d) Des améliorations d'ordre social et la défense des classes moyennes ;
e) Le respect de la dette contractée envers tes anciens combattants et les victimes de la guerre.
L équilibre des budgets futurs ne pourra être obtenu que par des économies massives, car les charges qui pèsent sur les contribuables doivent être allégées. Notre système fiscal doit être révisé : il faut le simplifier et assurer une justice égale pour tous.
La gestion sévère des deniers publics doit s'accompagner d'une direction ferme de 3 activité économique. Au-dessus des coalitions d'intérêts privés, l’Etat doit être en mesure
<le contrôler la producLion pour éviter les erreurs d’une liberté sans frein eL assurer équitable rémunération du travail. lne
I,a mise en harmonie de nos ressources métropolitaines et coloniales, la protection d l’épargne, le libre jeu des syndicats professionnels, le respect absolu de la législation du travail, le contrôle des ententes de producteurs, le maintien de l’équilibre entre l’agriculture et 1 industrie, telles sont quelques-unes des tâches que l’Etat doit être à même de remplir
Pour les lui permettre, il faut remanier profondément notre organisation administrative. L’Etat ne peut être fort que s'il est débarassé de besognes qui ne devraient pas dépasser le cadre régional. 1
Une économie nationale assainie ne peut reprendre sa vigueur que si elle est en mesure d’affronter la vie internationale. Les relations commerciales entre les peuples doivent être favorisées par des traités assurant une légitime protection du travail national, mais permettant aussi, avec la reprise du trafic, l’activité des ports et des gares internationales.
Le désordre économique ne peut être vaincu que par la mise en œuvre d’une action ferme, s’inspirant de pareils principes.
Organisation de la paix ;
Les hommes de ma génération ont le souci de préserver le pays et le monde des horreurs qu’ils ont connues. La sécurité par l’arbitrage organisé et sanctionné par une force internationale; le désarmement progressif et contrôlé ; tels sont les deux termes du problème de la paix. Tous les elForts de la politique française tendent vers ce double but. Le désarmement tout seul serait une duperie dont nous serions victimes. Ce n’est que lorsque seront solidement construits les organismes internationaux capables d’assurer le respecL des engagements contractés par les peuples que nous pourrons renoncer à nous protéger nous-mêmes.
La course aux armements ouverte ou secrète ne sera arrêtée que si nous parvenons à faire triompher des idées claires et précises qu’aucune division intestine ne devrait affaiblir.
Cos idées sont celles qui ont inspiré depuis des années la politique de la France et dont les plus éminents défenseurs s’appellent Léon Bourgeois, Briand, Herriot, Paul-Boncour et Tardieu.
C’est à elles que j’ai été et demeurerai fidèle, avec le souci constant de ne rien négliger, dans le règlement des difficultés nées de la guerre, qui puisse favoriser le rapprochement des peuples,
telles sont, mon cher compatriote, les conceptions politiques qui inspireront mon action législative si vous me renouvelez votre confiance. Elles s’opposent à celles qui ont conduit d’antres pays h la ruine économique et financière,
rs ayant rien négligé des intérêts matériels de notre cher arrondissement, ayant rempli mon devoir en tonte circonstance sans haine et sans sectarisme, avec le seul souci des grands intérêts du pays, j attends avec sérénité votre jugement.
Vive la République démocratique et sociale !
Vive la Maurienne !
Henri FALCOZ Député sortant.
Maire de Saint- Jean-de-MauT$enœ|
Conseiller général du canton de La Chambre, Républicain radical.