M. PERRIN, S. F, I
Elu au deuxième tour de scrutin. — 1 0.781 voix.
Sur ie plan internationale
1° Réduction immédiate des armements des Etats surannés .
Seul moyen d’éviter le réarmement des Etats désarmés par les traités
Ce n’est d’ailleurs là que la stricte application de l’article 8 du Pacte de a oci Nations, commenté ainsi qu'il suit, par Clemenceau lui-même en mai 1919 :
« Cela (les conditions concernant le désarmement de 1 Allemagne) constitue é„ , ie premier pas vers celte réduction et cette limitation générale des armements que e - Puissances {les Puissances alliées) cherchent à réaliser comme l’un des meilleurs moy prévenir la guerre, réduction et limitation d'armements que la Société des i a ■ parmi ses premiers devoirs, celui de provoquer. »
— 1189 — No 2145
Or, depuis 1919, les budgets de la guerre n’ont cessé de s’enfler, tün France, en 1932 : 20 milliards sur un budget global de 52 milliards*
2° Désarmement général progressif, simultané et contrôlé :
Les dépenses de guerre du monde entier accablent les peuples sous un fardeau supérieur à 100 milliards d’impôts par an, sur lesquels les marchands de canons prélèvent personnellement un tribut de plusieurs dizaines de milliards*
3° Organisation delà paix, par l’arbitrage obligatoire :
La sécurité ne peut résulter que de contrats internationaux* La course aux armements est tout le contraire de la sécurité.
4e Organisation de la paix économique :
Abaissement des barrières douanières par les ententes économiques internationales*
Une des principales causes de la vie chère réside dans les barrières douanières de plus en plus élevées.
Plus un gouvernement est réactionnaire et nationaliste, plus il élève les barrières d o an i ères (exemple de l'Angleterre).
5 0 Désarme me n t mo ra 1 :
Organisation et extension des relations intellectuelles internationales.
6° Organisation internationale du travail :
Unification des conditions de travail dans le monde, la diversité de ces conditions étant une source de luttes économiques.
Grands travaux publics internationaux, pour combattre le chômage.
7° Stabilisation internationale des changes :
Les peuples sont à la merci de la spéculation internationale qui, du jour au lendemain, peut les ruiner selon qu’elle joue à la hausse ou à la baisse sur telle ou telle monnaie.
Les coffres de la Banque de France, aujourd’hui garnis, peuvent être vides demain, s’il plaît à la finance internationale.
Sur le plan na l io n&L
î° Refonte de la fiscalité :
Large dégrèvement, à la base, de l’impôt sur les salaires.
Allégement des impôts et taxes de consommation qui accablent les salariés, gênent les commerçants, entretiennent la vie chère et paralysent les affaires.
"2° Nationalisation industrialisée
des chemins de fer, mines, pétroles et autres monopoles de fait qui, au Heu d’enrichir la
co ectivité, eu allégeant les charges publiques, fonctionnent au profit d’une minorité de privilégiés.
. ^es «I^lqueB dis aines de magnats que Ion trouve à la tête de ces grandes entreprises A it leurs privilèges, mais laissent à la charge des contribuables leurs déficits.
3° Contrôle des banques :
Protection de l'épargne publique contre le pillage capitaliste.
Lutte contre la spéculation financière.
Organisation du crédit à la production,
4rj Lutte contre le chômage :
Assurance-chômage, - — Puisque , par sa mauvaise organisation, la société est incapable de donner du travail à ceux qui n’ont que cela pour vivre, elle a le devoir de subvenir à leurs besoins.
Réduction de la durée du travail à 40 heures par semaine.
Prolongation de la scolarité avec allocations compensatrices.
Grands travaux d'utilité publique,
(Habitations ouvrières, écoles, hôpitaux et hospices, sanatoria, routes et canaux* Suppression des passages à niveau, aménagement des chutes d'eau, électrification des campagnes, etc, , etc.)
5° Programme d'hygiène, d’assistance et de prévoyance sociale :
Protection de l’enfance : pu éricul toiture , consultations de nourrissons, inspection médicale des écoles, colonies de vacances, écoles de plein air, culture physique et sports.
Lutte contre le taudis : larges dotations aux offices d? habitations à bon marché.
Amélioration de la loi sur les assurances sociales*
Lutte contre la maladie : tuberculose, syphilis, cancer.
Laboratoires de recherches; instituts prophylactiques, sanatoria.
6° Retraités, pensionnés, anciens combattants et mutilés :
Que justice soit rendue à tous et, en particulier à ceux dont on a dit * qu’ils avaient des droits » sur le reste de la Nation.
7° Lutte contre Fignorance :
Egalité des enfants devant l'instruction.
Les distinctions entre les citoyens doivent provenir, non ^des privilèges de naissance, mais de la valeur personnelle des individus et des services qu'ils peuvent rendre à la société.
Œuvres post-scolaires et périscolaires.
Enseignement professionnel.
Défense laïque.
S° Programme constitutionnel :
Rénovation de FEtat. — Conseil national économique ayant de larges pouvoirs consultatifs. Introduction du syndicalisme dans le contrôle et la gestion des affaires publiques. Représentation proportionnelle, juste et loyale.
Droit des femmes à l'éligibilité et à l'électorat.
9° Statut de la propriété commerciale.
Sur le plan local.
Montmartre, foyer d’art, de pensée et de fantaisie, frappé d’un iniusLe ,W M-f , ■ revoir les jours prospères d'autrefois, * juste discrédit, doit
Tous les éléments de cette renaissance existent, mais ils sont dispersés s’ignorent , se méconnaissent, porses, s ignorent ou
Il su ff 1 1 do qu elq nss b on nés v o I o n té s t it j cnn nia , latentes, les stimuler et les faire coopérer. * P rassembler ces forces
Les animateurs du mouvement seront les artiste »f i;n 4 t , les commerçants et la population tout entière en sera bénéficiMrT^ **■ reaI'Sateurs sero(lt
amistSenTa;“nI6deaUtreS ' “ -nse iller éclairé, un
Paul PERRIN
1 ui -meme artiste et réalisateur, lorsqu’ils en auront fait le député de CliguancourL.
3e circonscription du 18e arrondissement.
M- SELLIER, socialiste-communiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — (j.232 voix.
Camarades,
Appel aux travailleurs des chemins de fer.
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departement de la Seine. 1 ûtat, ou de la ville de Para ou du
douzc'°“ *W °““re **“ j— “« Certains d'entre v.n, n'en ont que
Us en ont trente,
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ta T. C. R. r d p .fs S I u° n d,1“ Vf ** Hépartement, et particulièrement
vices assimilés, par la diminution des TA ““T" ^ - travaiIIeurs dc l’Etat et des ser- <lue les pouvoirs publics inféodés * ral «nents et par l’eloignement de l’âge de la retraite,
aussitôt après les Sections po uAe T Cap‘tallsme financier complotent d’appliquer,
Vous avez paP surcrA ! ** ^ Pulssances d’agent en difficulté.
’ par surcroît, contre vous, la malchance d’appartenir à des réseaux de che-
, r , nn( r„mit de lucre les bénéfices dissimulés, les gains occultes démesurés sur
»' >»• ei >“ 'mpri,,,is’ ,ue “ p°"ii<i“ t'adiiion"iie de dilapidations, placent en face de déficits effrayants.
Us veulent s’en sortir de deux façons :
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ÎZli** et, nknlkMX, une diseipWcooséqueot, plu, rigide sation (le plus en p l; , UI1 pourcentage de diminution équivalents
S «S, : que i-pu- - réactionnaires de U pro-
chaîne législature.
S'ils y sont la majorité, bien entendu.
L'aven des grands réseaux :
S„„ doute connaissez- vous tou. la brochure de « page» récemment tirée à grand, trais Sans ;d°ute coi r6,eaux et envoyée gratuitement, a des milliers
* ^tes les Personna^S C°I1Sl LlLUallt b ?*“ 06 l°P1“
nion publique ^ îes domines, qui en résument les chapitres
sünt^^ - une habité qui ne rend que plus redoutable pour vous et pour les sont presenie M « crue les grands réseaux en déduisent.
”“Sc”'tto bro°c”hurê'oEficiello est dédiée dêmagogiquomont « au* citoyens de la nation >. (.cite brochure o Wil a fallu « augmenter i, quatre repr.ses Mc-
Jt: du^ personnel £ en est ré.uilé une dépense .uppiémeutair,
annuelle de intmti„u„ell.m.»t rappelé à plusieurs reprise,
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sur le fait que si on savait pas déjà applique, sur ce peisonne , ^ „ Ès
i * j; iIie v, f n rTeat oas assez âne ces messieurs aient, selon 1- P \ denu de plus »- n esr pas dsst^ i . , ■ 0^nwmeni ils veulent
miaé 3 milliards et demi sur le chapitre des « dépensas » qui noue aller encore plus loin.
Voici ce qu’ils impriment en gras à la page 39 .
« Seule une diminution du traitement du personnel serai! suacept|e» mamtemud, d’apporter de nouvelles diminutions de dépenses qui ne soient pas négligeables.
Les revendications des cheminots et la nationalisation des chemins de fer :
Les cheminots ne doivent pas seulement obtenir : .
le congé des vingt et un jours payés en acheminement vers celui de treu e jcuib ,
No 2145
— la semaine de quarante heures ;
— le statut de retraite des fonctionnaires de l'Etat;
— des échelles de traitement revisées sur le même canevas ;
— la détente des mesures inhumaines de rationalisation ■
— le libre choix du médecin ;
— des délégués à l'hygiène et h la sécurité élus au suffrage direct *
— ^application aux cheminots, aux veuves et orphelins, de toutes les lois militaires appliquées aux fonctionnaires de l'Etat ;
— l’extension du droit syndical à l’intervention directe et permanente dans le règlement de toutes les questions intéressant les conditions de travail ;
— la réintégration totale des agents révoqués pour faits syndicaux ou connexes ;
— l’extension dès facilités de circulation ;
(ÎI sera facile de démontrer que ce qui existe à là Ville, au Gaz, à l’Electricité à la S, T. C. R P. et dans beaucoup de services industriels de l’Etat, ne serait pas plus anormal aux chemins de fer,)
— Sis doivent encore obtenir, dans leur intérêt confondu avec celui des usagers, des contribuables et de la vie économique du pays, la nationalisation des chemins de fer.
Il seraiL inutile de rappeler, en détail, à des camarades cheminots, toutes les raisons qui militent impérieusement en faveur du retour à l’exploitation nationale directe d'un service public industriel, commercial et social, dont la gestion par le capital privé a toujours été un anachronisme, mais qui est devenu, dans la présente période, un scandale; et une insupportable anomalie économique*
Je. veux seulement préciser que . les disputes d’écoles ou de tendances à ce sujet sont grotesques et que, le cas. échéant, je ne m’y prêterais en aucune façon. Pour avoir mis dix ans d’études personnelles, d’efforts, d’action syndicale et publique, à faire dénoncer le contrat jd affermage de la S. T. G. R. P., je connais trop les difficultés de l’énorme tâche qui vous intéresse pour envisager un autre but que celui-ci : obtenir d’abord la dépossession des reseaux. La nouvelle forme de gestion directe dépendra du degré d’organisation des cheminots, de la, classe ouvrière et des usagers et dépendra aussi de la majorité p.arlementaire. 1 mile .prétention contraire n’est que, démagogie et surenchère.
Que vont faire les, cheminots pour se défendre ?
D’abord réaliser leur unité syndicale ; le faire vite ; le faire coûte que coûte, par dessus toutes les personnalités opposantes s’il en subsiste, par dessus tous les ferments des discordes passées, par dessus tous les obstacles*
C’est la condition primordiale, capitale et absolue. de. toute espèce de chance de ne pas reculer sur les avantages insuffisants actuellement acquis.
Ensuite, organiser leur défense, au. sein de. l’opinion publique et devant 3e Parlement
non seulement pour résister, mais pour ne, pas rester en arrière sur les autres travailleurs des services publics ou assimilés.
Leur défense au Parlement ;
L’organisation de votre défénse au sein de l’opinion publique pour y annuler les argents tendancieux a Tarde desquels les grands réseaux s’efforcent de vous imputer la responsabilité de leur déficit, sortirait du cadre de cet exposé.
J y travaillerais volontiers- avec votre organisation si elle me faisait quelque jour la
confiance de m’y appeler. 4 J
», vous demande la permission de vous don nermon sentiment sur ce que doit
yo ie défense au Parlement, tant en commission qu’en séance publique
de ,ros eéT r !iaSSé\de 1906 " 1910’ °ü V0ÜS iuüiM la P^ce de cent sous, à l’aide 0 contrastes, 1res éloquents, très suffisants, entre les salaires et les retraites de famine
qui vous étaient concédés, et les bénéfices fabuleux, visibles, choquants pour tout le monde,
des grandes compagnies. +r <
Je vous comprenais moi-même d'autant mieux qu apres mon service militaire, en 1909,
;e retrouvais un poste de commis au bureau de tri de la gare du Nord, aux appointements de 193 fr 33 par mois, soit 4 fr. 44 par jour, toutes indemnités accessoires comprises, et n’ayant d’espoir, avant un délai de deux anuées, d'arriver à l’échelle « supérieure », soit
166 fr. 66 par mois ou 5 fr, 55 par jour. ...
4ussï bien nos luttes se confondaient-elles et vous savez la part que j ai prise dans les
deux mouvements de grève des postes de 1909, qui devait précéder de peu votre mouve-
men poste oh vous m’avez délégué i l’Hôtel de Ville de Paris, en 1914, j’ai continué à défendre toutes les catégories de travailleurs des services publics de la façon que vous avez nu suivre et que je vous laisse, naturellement, le soin d’apprécier, ■
Aujourd’hui, les modalités de vos luttes pour délendre votre pain, celui de votre famille et la sécurité de votre vieillesse, doivent épouser la complexité meme d une situation entie-
rement nouvelle. ,
A toutes les difficultés d'arguments tendancieux et de chiffres Inique. que vous
opposent vos puissants patrons devant le Parlement et l’opinion abusée, s ajoute le detrone. Jent relatif du transport par chemin de fer par le transport par automobile et par avion
I e rôle d’nn secrétaire d’organisation syndicale, d un délégué de ligne ou de pôt, d’un député chargé de vous défendre, est autrement délicat que jadis.
II faut une connaissance singulière du mécanisme financier et juridique de 1 organ.sme dans lequel votre travail est intégré pour ne pas se laisser « rouler » par les porte -paroi es
des grands réseaux, qui se gardent bien de les mal choisir.
Je n’aurai pas l’immodestie de prétendre, comme tant d autres candidats, que la nature m’a prédestiné pour faire des miracles. Je laisse cette prétention à ceux qui n ont pas peur
du ridicule .
Dix-huit ans de travail, d’expérience et de garanties :
Je crois seulement pouvoir exciper de l’expérience des questions ouvrières, de^tions économiques et financières, que j’ai pu acquérir à l’Hôtel de Ville, grâce aux suflrag de la plupart d’entre vous, pour vous représenter à la Chambre des Députés, si vous le
^S'il vous plaît que vos revendications soient systématiquement liées a !a guerre de Mandchourie ou à quelque autre événement, si important soit-il, mais qui gagnerai a aüDrécié dans son propre cadre, choisissez-en an autre que moi.
S’il vous plaît que vos revendications soient opposées aux redouta es iesis.anccst^
vos patrons, avec le souci principal d’embêter les socialistes et de faire mousser le parti .
« communiste s ou telle autre formation politique, n’hésitez pas encore à en choisir un
tiUe sTvous désirez un député qui vous laisse tomber pendant trois ans quatre, qui ne recommence à songer à vous que trois mois avant les électo. , q 2 défende « à ce moments en lisant, devant les banquettes v^s de la .,
papiers lilaniques préalablement visés et assaisonnes par un quelconque «bu P- «que », ne changez rien & l’état de choses présent : vous êtes admirablement équipé
CÜU- S’il vous est agréable d’avoir un élu parlementaire que vous êtes dans de rencontrer quand, par hasard, vous avez besoin de lui parler perso nnellemen , P pas encore la peine d’en changer : vous etes servis. , un élu
Si vous voulez, au contraire, être défendus sérieusement, pra iq ’ P
capable, à la fois, de^comprendre toutes les multiples questions « e personne
directe des grands services publics modernes et de les exprimer devant n'im porte quelle commission ou assemblée d’une façon claire et compréhensible ;
Si vous vouiez, un élu dont la longue préparation et la façon de travailler le rendent apte à discuter avec l'adversaire, à égalité de moyens ;
Si vous voulez un élu parlementaire que vous puissiez trouver quand vous en avez besoin et à qui vous pouvez parler librement, comme à un véritable camarade de travail : je me mets à votre disposition.
Si vous entendez que votre élu vous représente en liaison avec toutes les autres catégories de la population laborieuse, si vous lui donnez le mandat de lutter pratiquement, sans démagogie, sur le terrain de classe du prolétariat et en vue de ses destinées Historiques de classe majeure et maîtresse, contre l'enlisement, économique ou s'enfonce le régime capitaliste et contre la guerre qui lisque d’en être l'aboutissement prochain, je suis encore votre homme*
Je ne veux être que l'élu des travailleurs :
Dans mon précédent « compte rendu de mandat» écrit, je vous ai donné, comme à tous les électeurs de nos deux quartiers, des renseignements précis sur l'incident qui m’a séparé de la secte dite « communiste » et de Cachîn qui en juge comme moi, à part lui, les criminelles bêtises, mais qni a une frousse insurmontable des injures que lui réserverait V Humanité s'il disait sa façon de penser*
Je n'y reviens pas ici.
Je veux seulement préciser un point : m l’ambition ni l'intérêt ne me poussent à la Chambre. Si j’avais voulu être député, il y a longtemps que j'aurais pu satisfaire ce désir et dans des conditions autrement faciles que celles dans lesquelles je me présente aujourd'hui*
J’ai accepté la candidature aux élections législatives, dans cette circonscription même, parce que cette occasion est la première qui se présente normalement pour permettre aux électeurs ouvriers de dire si je mérite ou non les outrages débridés dont ['Humanité et ses séides m'ont abreuvé, ainsi que mes camarades, depuis plus de deux ans*
Je veux savoir si, après avoir travaillé comme je l'ai fait depuis vingt-trois ans que je milite ici, depuis dix-huit ans que je suis votre élu, les travailleurs suivront ceux qui ont voulu me piétiner et me déshonorer pour mieux les pousser aux violences de la rue, à la révocation et h la prison, ou s'ils me connaissent assez pour me défendre et me prendre sous leur protection*
Une chose est en tout cas certaine :
Je ne veux pas entrer à la Chambre à tout prix.
Je veux aller à la Chambre que si je suis l'élu des travailleurs et si je puis y défendre les masses laborieuses exactement comme je ï'ai fait et comme je continuerai à le faire à ÏHôtel de Ville*
Si vous me donnez votre confiance, je continuerai à donner, ou Parlement comme à 1 Hôtel de Ville et dans nos deux quartiers, à la classe ouvrière, à votre corporation, à vos familles, à ceux de vos amis qui auront besoin de moi, tout ce que je pourrai donner, sans marchander ni mon temps, ni ma peine*
A vous maintenant de décider*
Par dessus ma modeste personnalité, par dessus tout :
Vive l'unité prolétarienne !
Louis SELLIEU*
îre circonscription du 19* arrondissement.
M. FÏÀNGETTE, S-.-iE.J. .0.
Élu au premier tour de scrutin. — - 10*661 voix.
Mon cher Concitoyen,
Je veux d’abord vous exprimer une fois de .plus mon affectueuse gratitude pour la confiance que, depuis mon entrée clans la vie publique, vous n’avez cessé de me témoigner.
Depuis bientôt, vingt ans, je vous représente dans les assemblées délibérantes* Il s’est créé entre nous, au cours de cette longue période, des liens d’amiLié que les divergences politiques elles-mêmes ne peuvent entamer.
Selon mon habitude, je veux, à l’occasion de cette nouvelle campagne électorale, vous parler. en toute franchise et en toute indépendance.
Ai -je réussi, pendant la durée de ce mandat législatif, à réaliser tout ce que vous souhaitiez, tout ce que vous espériez ? Sincèrement, non ! Toutes les réformes utiles n’ont pas été, accomplies !
Est-ce ma faute ? Je ne le crois pas*
J’ai déposé de nombreuses propositions, en vue notamment d améliorer le fonctionnement des lois d’assistance* Qu’il s’agisse des assurances sociales, de secourir les vieillards, les malades, les familles nombreuses, les femmes en couches, j’ai essayé d obtenir du Parlement le relèvement des allocations légales et la simplification des formalités exigées des bénéficiaires de ces allocations,
Jlaurais voulu apporter ainsi aux classes laborieuses , plus de sécurité, plus de bien-etre, plus de. tranquillité. Mais la majorité du Parlement tel qu’il était composé après les élections de 1928 ne se prêtait pas aux solutions hardies que j’ai tenté de faire triompher*
Quoi qu’ii en soit, le travail a été amorcé. II sera A. reprendre dans la prochaine législature et. sera mené à bien si la nouvelle majorité se préoccupe plus que l’ancienne des problèmes auxquels sont liés, . pour une large part, les progrès de notre pays dans le domaine social*
Pour que l’œuvre poursuivie s’accomplisse, il sera, d’ailleurs indispensable de réformer profondément le fonctionnement de nos institutions parlementaires.
J’ai déposé, à cet égard, un projet de modification, du règlement de la Chambre dont voici les caractéristiques essentielles :
< Les pouvoirs de la Commission des finances serai ent ramenés à leur rôle essentiel qui consiste à examiner la dotation budgétaire des différents projets de lois qui lui sont envoyés pour avis par les autres commissions de la Chambre*
« Ace point de vue, la Commission de* finances aurait simplement le droit de faire des observations sur la dépense, mais ne pourrait, en aucun cas, rapporter sur le fond et traiter du fonctionnement éventuel de la législation proposée. »
L'adoption de ce projet permettra une simplification des méthodes de travail .du. Parlement tout en laissant à chaque élu sa liberté d’initiative et sa responsabilité personnelle. Je suis convaincu que la réforme du règlement de la Chambre répond au vœu secret de tous ceux qui, jugeant sainement, se rendent t compte des graves inconvénients .des errements suivis jusqu’ici*
Certes, un régime démocratique ne peut s appuyer que sur mn Parlement élu au suffrage universel. Mais encore faut-il que toutes les décisions qu’exige la vie d’une grande nation moderne puissent être prises rapidement et appliquées avec célérité, et que la solution des problèmes vitaux ne soit pas perpétuellement dépassée par les événements.
La prochaine Chambre aura à faire face à des dî f ffcult es ■ financières très grandes. Elle devra assurer â notre pays une stabilité indispensable à son existence normale. Elle devra chercher le moyen de mettre fin 4 une crise économique qui pèse sur des centaines de milliers d’ouvriers , d’artisans, de commerçants, frappés à des degrés1 divers mais subissant tous de-graves dommages. De grands travaux collectifs devront faire renaître à l'intérieur l 'activité dans tous les domaines.
Les élus des 1er et 8 mai devront également -se préoccuper de modifier profondément notre; système d’enseignement à ses divers degrés. J’ai voté avec tous les socialistes et tous les républicains dignes de ce nom, la gratuité de renseignement dans les lycées et collèges. Il faudra compléter l'œuvre accomplie en ce sens et assurer à tous les enfants suffisamment doués la possibilité d’acquérir- toutes les connaissances pouvant leur permettre d’accéder aux
professions de leur choix.
A F extérieur, le grave problème de lai paix n est pas réglé II sera nécessaire d’en poursuivre la solation définitive dans le sens d’une entente entre nations assurant l'indépendance et la sécurité de tous les peuples.
Toutes ces réformes mon cher concitoyen, ne pourront être menées à bien que par un Parlement dont la majorité s’appuiera sur les classes laborieuses du pays et sur tous ceux qui ont de la générosité dans le cœur et dans TespriL
Socialiste depuis toujours, croyant à la .nécessité de réformes profondes dans l’armature économique actuelle, mais souhaitant voir celles-ci . s'accomplir dans le calme, la réflexion et la légalité, nous poursuivrons, ensemble, si je suis investi à nouveau de votre confiance, la réalisation de notre programme : plus d égalité et plus dé justice afin d'instaurer la fraternité sociaie.dans l’intérêt supérieur de la démocratie, du socialisme eL de la République.
Veuillez agréer, mon cher Concitoyen, P assurance de mes sentiments dévoués et amicaux.
E. EIANGETTE
Dépu té «sortant.
2* circonscription du 19* arrondissement.
M. MARTINAUD-DÉPLAT, radical-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 5.233 voix.
Mon programme.
Citoyens,
Le pays est dans une situation difficile.
Si demain les législateurs ne prennent pas les mesures nécessaires au . rétablissement de la situation, la France court à sa ruine.
L ordre et la méthode doivent guider les travaux parlementaires :
La nation, éloignée des conceptions doctrinaires du bolchevisme, comme des appétits de la haute finance, n’admet pas plus la lutte des classes que la domination égoïste des oligai chies financières. Elle veut, sous le contrôle des pouvoirs politiques, la collaboration oyale de toutes les catégories sociales à la vie de notre démocratie, car les intérêts datons sent solidaires.
Il faut construire la paix ;
De même les intérêts des autres pays appellent une collaboration avec le notre.
Sans le rapprochement des peu pies , il n y aura ni paix durable , ni prospérité possible. Seuls, dans le cadre de la Société des -nations encore élargie, pourront s élaborer les accords internationaux nécessaires â la sauvegarde de tous les intérêts nationaux.
Seuls ces accords assureront Y équilibre entre la production et la consommation.
Seuls, ils permettront, par la sécurité internationale, de renoncer à la folie des armements dont le monde est une nouvelle fois atteint*
Le désarmement général, progressif et simultané allégera les budgets de tous les pays des lourdes dépenses militaires qui les accablent et font leur déficit*
Et ces allégements permettront une politique de réformes sociales qui doit porter un remède nécessaire aux injustices du sort pour les plus humbles*
Contre la crise et le chômage :■
En attendant la réalisation de cette œuvre de longue haleine des mesures urgentes s'imposent, pour parer au chômage et à la crise des affaires :
Elimination progressive de toute main-d’œuvre étrangère;
Grands travaux d'équipement du pays ;
Rénovation de Pactivité économique par le crédit commercial pour les petites entreprises ;
Application des mesures préconisées par la Confédération générale de l'artisanat français, en faveur des artisans ;
Lutte contre la rationalisation excessive et les applications imprudentes, dans le domaine industriel, des conquêtes scientifiques;
Organisation de ïa collaboration des divers syndicalismes ouvriers et patronaux pour préparer la w démocratie économique », collaboratrice indispensable de la « démocratie politique ».
Politique financière :
Pour empêcher l'aggravation de la crise de sous-consommation, pas de déflation dans les salaires et traitements.
Pas d'impôts nouveaux (allégements, au contraire, le plus rapidement possible)* Aménagement des dépenses selon un plan coordonné et rationnel*
Répression sévère des gaspillages.
Réduction des dépenses militaires excessives et pas indispensables à la défense nationale*
Emploi des fonds du Trésor à une exploitation de notre domaine colonial, source possible de bénéfices pour l’Etat, et d'activité économique susceptible d’améliorer le rendement des impôts.
Politique intérieure :
Maintien et développement des conquêtes du suffrage universel*
Yole des femmes.
Respect de la laïcité qui est la neutralité stricte de l'Etat devant toutes les croyances et toutes les confessions.
Respect de la liberté individuelle*
Amnistie des délits politiques.
Réalisation de l'école unique, qu'il ne faut pas confondre avec le monopole de 1 enseignement et qui doit assurer, par le mérite et non par la fortune, le recrutement des élites.
Politique sociale :
Programme de la Confédération générale du travail*
Défendre la famille, lui assurer des logements commodes et sains à bon marché* Développement de l’hygièno.
Egalité des droits entre les femmes et les hommes, — Vacances payées*
Protection des enfants, des vieillards, des victimes du travail comme des victimes de la guerre.
Suppression du système traça ssier actuel d’assurances sociales, dont les primes doivent être incluses dans Fimpôt et le bénéfice étendu à tous.
Reconnaissance du droit au travail et garanties pour la classe ouvrière notamment en ce qui concerne les vieux ouvriers et les vieux employés*
Développement de l’éducation physique et des sports.
Pour le petit, 3e moyen commerce et les artisans :
Révision des lois qui assurent imparfaitement la propriété commerciale :
Loi 1926 : suppression du droit de repentir — droit de rétention des locaux jusqu’à payement d’indemnité — droit de priorité, indemnités dans tous les cas — aménagement nouveau de la patente, qui ne doit en aucun cas porter sur les locaux d'habitation.
Retour à une fiscalité plus simple et plus libérale, abattements à la base.
Remplacement à la base sur le chiffre d1 affaires par une taxe unique à La production. Déduction, dans le calcul des bénéfices commerciaux, du salaire attribué à la femme du commerçant.
En cas de crise économique, persistante, révision des contrats engageant à long terme les commerçants et législation accordant le bénéfice du règlement transactionnel aux commerçants malheureux et de bonne foi.
Pour les zoniers :
Révision des lois de 19l9 et de 1930.
Modification de l'article 13 de la loi de 1930, suppression des articles 14, 15, 16, 17, 18, 20 et SR.
Logement assuré à tous les zoniers, locataires et propriétaires expropriés*
Aménagement de la zone par voie d’expropriation normale, selon le droit commun — éviter une inutile et coûteuse expropriation intégrale.
Voilà, citoyens, les idées générales et le programme sur lesquels je vous demande de vous compter, en m’accordant vos suffrages.
J'ai souligné, chaque fois, mon état d'esprit sur toutes les grandes questions que j'ai abordées dans cette profession de foi.
Je demande aux électeurs leur entière confiance jpour travailler à réaliser, dans des conditions difficiles, ce programme démocratique, social et pacifiste*
Depuis de nombreuses années que je collabore avec nos Comités locaux, en liaison constante avec Gaston Pinot, les électeurs commencent suffisamment 'à me connaître pour etre sûrs que je participerai aux affaires publiques avec la même probité qui a dirigé ma vie privée*
Dans l’étude des problèmes politiques et économiques qui me passionnent, l’autorité d un mandat aidera la tâche que je me suis imposée»
Dans ces quartiers que j'aime, parmi ces travailleurs qui sont mes amis, j’aurai à cœur, si vous m’elisez, de représenter dignement les honnêtes gens que vous êtes.
màrtinàud-déplàt.
l1^ circonscription, du - ^0^ arrondissement,
M. JARDEL, S, F, T, 0,
Elu au deuxième tour de scrutin, — 6,623 voix.
Notre Programme.
Le programme d'action immédiate du parti socialiste se résume en six points :