‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 211 sur 260 · M. MONTAGNON, S. F. 1. O · texte numérisé non relu

M. MONTAGNON, S. F. 1. O

Flu au deuxième tour de scrutin. — 9.2U6 voix.

Notre Prooramme.

nas l!rLdrTr «-dessous les lignes générales de notre programme. .Nous n’avons

miel if se "t U>" M °r tCe-- N°US n mdl(Iuons que les points principaux, ceux pour lesquels il serait possible d obtenir satisfaction immédiate.

Questions économiques :

si** 1<>”rd*rao,,l 8“r ,o“s ■“ ‘ra,ai"eura d°ii M»-

Nous devons ordonner, canaliser la production, empêcher les exagérations. Cela

mélhodps Un grand 7\ d organisation qui lui-même exige un perfectionnement de nos méthodes gouvernementales et parlementaires.

aux wnditïrf «S "T rfduction des heures de ««tfaii; pour adapter notre main-d’œuvre aux conditions nouvelles de la science et de la technique.

m ■ V°US dcmandons aussi une politique économique qui serve à augmenter, au moins à

M» — «- * niveau

.« “taelle q“‘ éc™“

prêpmÏÏwf 1-uuT POUtiqUê d'Crte intematj0naîü qui seule diminuer la crise et versements sokux^ ,10UVeaU’ SanS lequel nous irons à un chaos redoutable et aux boule-

travanToiT t>ta“ons les revendications des chômeurs. Nous considérons que l’ouvrier sans proprement. ? seulement nourrir sa famille, mais encore rhabiller et la loger

Mais le plus gros effort que nous comptons faire en faveur des chômeurs, c’est d’agir*

■pour leur donner la possibilité de travailler. Nous envisageons un grand plan d’outillage national. Nous comptons reprendre les suggestions du B. ï. I grands travaux internationaux, mise en valeur de l’Europe orientale, de nos colonies, etc...

C’est là toute une politique que bien souvent nous avons développée. Nous voulons l’appliquer avec un financement échelonné. Nous considérons, en effet, comme un devoir, meme dans le régime capitaliste actuel, de diminuer les souffrances des générations présentes qui ont déjà été suffisamment éprouvées par la guerre.

Questions financières et fiscales :

La Chambre nouvelle se trouvera devant une situation lamentable, précisée par le rapporteur du Sénat et dont la responsabilité retombe lourdement sur la majorité sortante.

Nous devrons avec courage remettre de 1 ordre dans nos finances.

Nous imposerons la justice fiscale. 11 faut des ressources pour l’Etat. Nous voulons que chacun paie suivant ses revenus. C’est juste. Mais nous protestons contre les impôts qui écrasent la richesse en formation, c'est-à-dire le travail. Il est anormal, inique, que la plus grosse part des recettes budgétaires soit constituée par les impôts de consommation. Ces derniers pèsent surtout sur les classes laborieuses et sur les lamillcs nombreuses.

Nous sommes donc contre les impôts de consommation. Nous voulons simplifier notre système fiscal, trop lourd, trop compliqué.

Nous voulons que l'Etat profite des bénéfices scandaleux des grands monopoles eapita iis tes»

Nous proposerons une réduction sérieuse des dépenses militaires qui représentent 31 0/0 du total du budget*

Les dépenses publiques devront aussi être réduites. Nous proposerons, en accord avec la Fédération des fonctionnaires, la réorganisation administrative indispensable qui seule permettra de faire des économies sérieuses*

Enfin, nous contrôlerons avec sévérité les subventions que trop généreusement 3 ^ Etat a accordées depuis quelques années â certaines grosses sociétés capitalistes, sans que 1 intérêt général Fait exigé*

Au sujet des assurances sociales, nous restons plus que jamais partisans de leur principe dont on verra dans quelques années qu’en diminuant 1 insécurité du travail, il lui donne la possibilité de mieux vivre, 'et de consommer plus. Mais nous pensons que le système actuel n’est pas au point. Il faudra assouplir, simplifier et surtout réorganiser la perception, source d'ennuis pour fous.

La paix solide et durable :

Les menaces de guerre planent encore sur le monde. L’œuvre de la prochaine Chambre

sera décisive à cet egard. . . ,

Nous voulons continuer, pousser jusqu'au bout la politique de paix d’Aristide bnanc . Nous sommes pour l’entente internationale des peuples et pour la politique qui doit y aboutir le plus vite possible.

Nous pensons que la sécurité est liée au désarmement général simultané et contrôle, et

à l'arbitrage ; -

Nous sommes pour la réduction du service militaire à six mois, contre le commerce

la fabrication privée des armes de guerre ;

. Contre la diplomatie secrète ; . . ■

Nous sommes contre la politique odieuse des marchands de canons et cL me u.:

lourde qui empêche le désarmement moral. . ^

La Paix est le suprême bien* De tout notre cœur nous lutterons poui 1 établi so

durable*

Hygiène, prévoyance sociale, loyers :

Noos agirons pour combattre le taudis. Un immense effort reste à faire. Nous ne voterons que les crédits dealmes aux constructions à l’usage des ouvriers, employés ou classes

moyennes Tant que le marché des logements ne sera pas libre, nous maintiendrons les lois protégeant les locataires.

JW voulons développe,, la législation sociale; interdiction *,

avant âge de 1» .ne, dan. le. établissement, industriels .1 commercial ^ J JT annuel payé, clans, on de la loi le, aeeideot, d„ travail a lo.le, 1„ ^>lallira

2 °m- P- ™.= de l'inspection

Non. prévoyons la création d'on vaste service d'bygiène sociale, de snrveillanee et de protection de la santé pal,!,, ne pour sauvegarder l'enfance, po„r lutter contre la luborenlose j le cancer, etc*

* Instruction, éducation et sports :

Par tous les moyens, nous voulons lutter contre l’ignorance

Nous sommes pour l’égalité devant l'instruction. Un enfant' pauvre doit pouvoir s’il a les capacités, continuer ses études jusqu’aux degrés supérieurs.

est P0lirclUO1 nous demandons 3a gratuité complète et la sélection* ous préconisons la prolongation de la scolarité jusqu’à 15 ans, le développement de enseignement technique, et tout un programme d’éducation populaire, sans Oublier les sports pour lesquels notre candidat sportif lui-même, a une prédilection marquée.

Représentation et législation :

Nous restons, comme par le passé, partisans de la représentation proportionnelle iuste et loyale Nous savons que notre système parlementaire doit être modernisé. Notre EU lu ! meme doit être transformé. II est trop politique, pas assez économique. Nous "emlndoni x ension t es attributions du Conseil national économique, afin d’introduire les organisa ^•syndicales et économiques dans le contrôle et la gestion des affaires publiques Nous

peut

mati^UDSnj!maild?nS «Salement : l’abrogation des lois scélérates, l’amnistie générale en ■ politique, la suppression des conseils de guerre et des cours martiales.

Anciens combattants :

mettÜr* S°Utie.ndr0nsle Pr0£ramme àes associations d’anciens combattants. Nous ne permettrons pas qu on touche aux droits acquis. P

Petit commerce, petite industrie et artisanat :

*Ppui“™"‘ 1»* revendications du pâlit commerce et de la

— î - 1 Z CZ: l’rZZ Parle”“‘ r T “* T*“ “ ^

important ÎTégZ.^ '* *"**** - «• J*ta* <pi "One semble le point

la revù““„ dTs^èMdeV nltênt!Ur » 0li:f™ cl'*œf“' P“r la ■“« «"'que 4 la base, pour

■fiscal ■ le netit ™m ' cs,pat“tes- Et Pms «ous demandons la simplification du système

hS d'élr° “ - il »« lui plait pa^d’êlre

boa sommes pour le crédit eommercial et artisanal. Il y a des choses très inléres-

santés à faire à ce sujet, nous nous y emploierons. Nous rappelons que notre ami Fïancette a pu obtenir qu’on n oublie pas les artisans dans les crédits votés dernièrement pour dmû-

nuer la crise*

Artistes ;

Les artistes peuvent compter sur notre concours entier. Dans ce quartier, ils ont pu constater que toujours nous les avons soutenus. Au Parlement, notre ami Locqum a été leur défenseur le plus tenace.

Ils souffrent de la crise. Nous demanderons pour eux une tranche de 1 outillage national. Nous suivons avec intérêt les efforts faits en leur faveur: tombola spéciale, etc... Nous joindrons nos efforts à ceux tentés ailleurs en pensant particulièrement — on ne nous en voudra pas — aux artistes de Montmartre parmi lesquels nous comptons tard, d amis.

Professions liberales :

Nous n’oublions pas les professions libérales qui ont besoin aussi d'être soutenues. NoLre concours leur est acquis.

La défense de la petite épargne :

Nous avons indiqué, dans une brochure envoyée à tous les électeurs, les solutions que nous préconisons pour défendre l’épargne, grugée, escroquée par les banques et les grands requins de la flibuste financière. Nous le répétons en quelques mots : Exiger des bi ans honnêtes, donner aux actionnaires la possibilité de contrôler la marche des affaires leur permettre d'engager une instance contre les administrateurs defaillants ; defendre aux a mini s Dateurs de gérer des filiales ou de commercer avec la société ; interdire 1 emploi c e a trésorerie pour des besoins personnels ; limiter les tantièmes ; contrôler les sociétés par un office où les porteurs seraient représentés.

2f circonscription du 18e arrondissement.

Page 1