BANLIEUE
1 re circonscription de SAINT-DENIS*
M. MARSAIS, S, F, L O*
Elu au deuxième tour de scrutin» — 8. 002 voix*
Ch ers Co n c i to y eus,
Désigné à nouveau pour être, dans le canton de Pantin, le porte- drapeau de la République sociale, de la justice, du travail et de la paix, je me présente à vous en toute sérénité*
Mettant de coté toute fausse modestie, si j’ai mérité îa confiance de mes amis, je crois a ussi avoir mérité la vôtre.
Je vous apporte autre chose que des promesses. Vous savez la tache que j’ai remplie avec conscience, sans vain tapage.
Vivant au milieu de vous, en contact permanent, journalier, avec ceux qui m’ont fait Phonneur, depuis 19A9, de les représenter au Conseil municipal de Pantin, au Conseil général de la Seine, puis à la Chambre des Dép-utés, je suis toujours resté un mandataire fidèle et dévoué, auquel personne ne s’est adressé en vain.
Le journal que j’ai envoyé à tous les électeurs contient le résumé de mon action au Parlement durant ces quatre années de législature. Pas de promesses que je n’aie tenues ; pas un engagement que je n’aie respecté*
Permet te z- moi d’aifirmer que mon passé est pour vous tous un sûr garant de l'avenir.
C’est dans ce sentiment que je m’en remets à vos libres suffrages en vous assurant de mon indéfectible dévouement à la défense de vos légitimes intérêts, au socialisme et à la République.,
Louis MAR SAIS
Dé pâté sortant.
20 circonscription de SAINT-DENIS,
M. CLAMA MUS, communiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — 11.870 voix.
Notre programme de revendications immédiates.
/, — Contre la misère, a) Pour les travailleurs :
Contre toute réduction des salaires et des traitements, pour leur augmentation, pour la journée de huit heures et la semaine de quarantes heures sans diminution de salaires. Pour de véritables assurances sociales comprenant Cissurance -chômage et, aux seuls frais de l’Etat et du patronat.
Egalité de droit entre les ouvriers étrangers et les ouvriers français.
Institution des delègues a I hygiène et à la sécurité. Congé annuel payé d’a-u moins quinze jours pour tous les travailleurs. Retraite à 55 ans, à 50 ans pour les métiers insalubres.
En attendant I institution de F assurance- chômage, ïe Parti communiste réclame des secours immédiats d au moins 20 francs par jour, l'exonération des loyers et des impôts pour tous les chômeurs.
ô) Pour les jeunes travailleurs :
Interdiction de 1 exploitation des jeunes au-dessous de 14 ans. Elévation de Pâge scolaire à 14 ans avec rétribution aux jeunes de 12 à 14 ans, rétribution prélevée par l'Etat lur les bénéfices patronaux. Droit de vote pour les jeunes des deux sexes à partir de t8 ans. Journée de six heures dont deux heures d’apprentissage.
c) Pour les femmes :
Droits civils et politiques pour les femmes, égaux à ceux des hommes. A travail égal, salaire égal. Congé obligatoire payé à salaire entier, deux mois avant et deux mois après 1 accouchement. Droit à l'avortement avec garantie médicale, suppression des lois de répression existantes.
d) Pour les paysans travailleurs :
Subventions immédiates pour tous les paysans travailleurs touchés par la crise. Exonération complète des impôts directs pour les paysans pauvres. Révision des baux en faveur des fermiers. Partage de la récolte sur la base des deux tiers au minimum pour le métayer ; suppression de toute redevance, prestation ou corvée ; suppression des dettes hypofcécaires.
IL — Contre la guerre.
a) Contre îa guerre impérialiste, pour la défense de HJ. R, S. S, et pour la paix:
Rappel immédiat des troupes et des navires de guerre de Chine et d’Indochine. Contre les transports d’armes et de munitions.
Licenciement des militaires de carrière. Pour l'abolition des périodes de réserve et de la préparation militaire. Pour l'expulsion des gardes blancs.
Pour l'annulation de toutes les dettes de guerre et des réparations. Pour l'abolition du système des traités de Versailles, du plan Young, du plan Hoover.
Pour le soutien de la révolution indochinoise. Retrait immédiat de tous les corps de troupe d'occupation et des fonctionnaires français des colonies et de l'Alsace-Lorraine,
b) Pour les soldats et les marins :
Droit de vote, d'organisation, de lecture de îa presse ouvrière et de fréquentation des réunions publiques par les soldats et les marins. Prêt à deux francs. Soixante jours de permission avec voyage gratuit.
Rajustement des pensions des victimes de la guerre au coût de la vie.
Contre la réaction*
Pour l'amnistie pleine et entière pour tous faits politiques et militaires. Pour l’abolition des lois scélérates.
Pour J a suppression des tribunaux militaires, des sections spéciales et bataillons d’A frique.
Droit intégral, pour les travailleurs, de réunion, de manifestation et de presse. Abolition du Code de l’indi gênai.
F. ro n t u n ique de c la sse .
Ce programme de revendications n’est pas limitatif. Le Parti communiste se trouvera toujours à la tête des travailleurs pour mener, avec eux, la lutte pour toutes leurs revendications de classe.
Pour assurer leur unité d’action dans cette lutte, le Parti communiste propose à tous les travailleurs, en particulier aux ouvriers socialistes, dé réaliser un front unique de combat sur la base de la plate-forme du Parti communiste.
Les élections législatives seront l'occasion pour les travailleurs de manifester pour leurs revendications, contre la misère, la réaction et la guerre. Ils le feront en votant en masse pour le Parti communiste, en s'organisant dans ses rangs l
Sous le drapeau rouge du Parti communisle, travailleurs unissez-vous !
Le Comité central du Parti communiste français*
No 2145
3' circonscription de SAINT-DENIS
M. FOULON, républicain-socialiste.
Elu au deuxième tour de scrutin. — f 0,226 voix.
Mes chers Concitoyens,
Vous m'avez élu pour la première fois en 1923. El vous m’avez envoyé à la mairie auprès de mon ami Pierre Laval, comme socialiste indépendant.
En 1925, vous m avez choisi comme conseiller général de la Seine.
Je sms sûr d’avoir rempli ces deux mandats au mieux des intérêts de notre chère
cité*
Depuis 1928, je représente à la Chambre le canton d’Aubervilliers. Je ne me suis pas présenté à vous comme étant 1 homme d’un parti. Vous me saviez indépendant ; je le suie scrupuleusement resté.
La confiance de Pierre Laval et celle d André Tardieu m’ont vain de siéger aux conseils gouvernementaux depuis quinze mois.
Cette rapide ascension — que je vous dois entièrement — m’a permis de connaître les difficultés que j’ignorais, et, mieux averti, d’envisager les grands problèmes et leurs répercussions sous un aspect plus général et plus exact.
Je vous devais compte à la fois de mon activité parlementaire et de mon action gou ver nemen taie, de l’œuvre de la législature et de celle des cabinets auxquels j’ai appartenu."
Vous me pardonnerez de ne pas répondre aux accusations et aux injures de quelques o b seu r s a d ve rs aires.
Us ont pour eux la double excuse de l’ignorance et de la passion. Certains ajoutent de la mauvaise foi.
C’est a vous, citoyens de bon sens, que je m’adresse, c'est à l’innombrable armée du devoir et du travail que je fais appel.
Soü venez-vous.
Le déficit budgétaire était, en 1926, de 6 milliards; le franc s’effondrait ; le prix de la vie poursuivait son ascension verticale ; le pouvoir d’achat de vos salaires et de vos traiteniants tendait h devenir nul*
J’ai, en 1928, voté l’indispensable stabilisation et la réforme monétaire qui ont fait de la France la nation la plus enviée du monde.
Au commencement de>1926, la dette publique était de 285 milliards: nous l’avons réduite de 2 î milliards»
Aucun impôt nouveau n’a été créé au cours de la législature ; par contre, nous avons voté 6 milliards de dégrèvements.
Alors qu’en 1926 le monde entier perdait confiance en le crédit de notre pays, nous constatons, aujourd’hui, que, de tous les points du globe, on reconnaît la solidité de nos nauces, à tel point que 50 milliards d’or étranger se sont réfugiés à la Banque de France.
Laborieux et économes, nos concitoyens ont reconstruit les régions dévastées, amassé a sou plus de 50 milliards dans les Caisses d’épargne et opéré, à force de volonté un rc ressemenî qui nous vaut l’admiration universelle.
C’est vers nous que so tournent, aujourd'hui, tous ceux qu'atteint la crise économique, tous ceux qui attendent leur salut d'un geste de solidarité.
La guerre a permis à toutes les nations de s’industrialiser davantage ; elle a fermé à l'Europe plus évoluée de larges marchés d’exportation. De là, une surproduction dont nous souffrons et qui nous vaut le chômage avec son cortège de misères. Du moins, la production française, qu'il s'agisse de l1 agriculture ou de l'industrie, a été défendue au maximum et protégée de telle façon que notre pays est incontestablement le moins atteint,
A l’abri de mesures comme les contingentements, comme la taxe compensant les différences de change, la production française a conservé une activité supérieure à celle de ses concurrentes étrangères. Certes, 350.000 chômeurs sont inscrits aux fonds de secours, mais ne sommes-nous pas loin des 10 millions d'oisifs involontaires que comptent certains autres pays ?
Est-il besoin de rappeler les efforts budgétaires légitimement consentis en faveur des anciens combattants. Faut-il redire aussi qu'entre 1923 et 1931, 845 millions ont été consacrés aux constructions scolaires, qu'une importante étape a été franchie pour la gratuité de renseignement secondaire, que 337 millions ont été utilisés à F aménagement des lotissements défectueux et près de 2 milliards prêtés aux offices d'habitations à bon marché avec des réductions d'intérêts payées par l'Etat.
L'œuvre sociale de la République s'est développée au cours de ces quatre années avec une générosité et une largeur de vues ignorées jusque-là.
Mais il nous faut, maintenant, construire la paix. Aux côtés de Pierre Laval, j'ai connu et aimé Aristide Briand. Je l’ai vu poursuivre inlassablement et jusqu'à l’usure complète de ses forces son généreux apostolat en faveur d'une entente fraternelle des peuples.
C'est pour matérialiser son noble idéal que Pierre Laval, au nom de la Franco, a offert à Londres, à Berlin, à Washington, des 'solutions positives aux grands problèmes internationaux.
C'est pour donner à la Société des Nations la possibilité d'imposer son arbitrage q u* André Tardieu a proposé à Genève, au nom des deux Gouvernements auxquels j’ai appartenu, l'organisation d’une armée internationale au service de la paix.
Mais aussi longtemps que les peuples n'auront pas consenti a se garantir mutuellement une sécurité absolue, nous aurons !e devoir de prévenir une agression toujours possible par l'organisation exclusivement défensive de nos frontières.
Les dépenses que nous avons faites pour notre protection peuvent sembler lourdes; elles nous permettraient de ne plus lutter, comme en 1914, avec des poitrines découvertes contre des canons.
D'énormes difficultés restent a vaincre, tant au point de vue de l'extérieur qu'en ce qui Concerne l intérieur. Elles ne seront pas résolues à l’aide de doctrines périmées, qui, toutes, ont fait faillite dans d'autre pays.
Maurice FOULON
Député sortant.
Nû 2145
4* circonscription de SAINT- DENIS .
M. DORIOT, communiste.
Élu au premier tour de scrutin, — 11 ,067 voix.
Notre Programme de revendications immédiates,
I — Contre la misère,
&) Pour les travailleurs :
Contre toute réduction des salaires et des traitements, pour leur augmentation, pour la journée de sept heures et la semaine de quarante heures sans diminution de salaires. Pour de véritables assurances sociales comprenant P assurance-chômage et aux seuls frais de l’Etat et du patronat,
EgaliLé de droit entre les ouvriers étrangers et les ouvriers français.
Institution des délégués à l’hygiène et à la sécurité. Congé annuel payé d’au moins quinze jours pour tous les travailleurs. Retraite à 55 ans, 50 ans pour les métiers insalubres.
En attendant l'Institution de Faseurance-cftômage, le parti communiste réclame des secours immédiats d'au moins 20 francs par jour, l'exonération des Ibyers et des impôts pour tous les chômeurs.
h) Pour les jeunes travailleurs :
Interdiction de Fexploitation des jeunes au-dessous de 14 ans. Elévation de Page scolaire à 14 ans avec rétribution aux jeunes de 12 à 14 ans, rétribution prélevée par L’Etat sur les bénéfices patronaux. Droit de vote pour les jeunes des deux sexes à partir de 18 ans. Journée de six heures dont deux heures d’apprentissage*
c) Pour les femmes :
Droits civils et politiques pour les femmes, égaux à ceux.des hommes, A travail égal, salaire égal. Congé obligatoire payé à- salaire entier deux mois avant ei deux mois après 1 accouchement. Droit à P avortement avec garantie medicale, suppression des lois de répression existantes.
d) Pour les paysans travailleurs :
Subventions immédiates pour tous les paysans travailleurs touchés par la crise. Exonération complète des impôts directs pour les paysans pauvres. Révision des baux en Fi vêtir des fermiers. Partage de la récolte sur la base des deux tiers au minimum pour le métayer; suppression de toute redevance, prestation ou corvée; suppression des dettes hypothécaires.
IL — Contre h guerre ,
a) Contre la guerre impérialiste, pour la défense de TU. R. S. S. et pour la paix :
Rappel immédiat des troupes et des navires de guerre de Chine et d1 Indochine, Contre les transports d'armes et de munitions.
Licenciement des militaires de carrière. Pour l’abolition des périodes de réserve et de ïa préparation militaire. Pour l'expulsion des gardes blancs.
Pour l'annulation de toutes les dettes de guerre et des réparations. Pour l'abolition du système des traités de Versailles, du plan Young, du plan Hoover.
Pour le soutien de la révolution indochi noise. Retrait immédiat de tous les corps de troupes d'occupation et des fonctionnaires français des colonies et de l'Alsace- Lorraine,
h) Pour les soldats et les marins :
Droit de vote, d'organisation, de lecture de la presse ouvrière et de fréquentation des réunions publiques par les soldats et les marins. Prêt k 2 francs, soixante jours de permission avec voyage gratuit.
Rajustement des pensions des victimes de la guerre au coût de la vie,