‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 221 sur 260 · III. La lutte contre la spéculation capitaliste · texte numérisé non relu

III. La lutte contre la spéculation capitaliste

U, affaires Kreug.r Oustrie, H,„,„ ; 1„ Ir.oks de, grande, banque,, (elle, la B N C on de, entaopr.,., lel e, 1, l r..„t ou .'Aéropostale don, jam^e le, dirigeanl, crimineii ne fnrenl .objet de la mon, dre eanclion - monlr.n, la nécessita urgente de protager 1 épargné ; des millions de petits épargnants ont été odieusement dépouillés

f1,0^ a“ ^ d® Cabmnies et des — -b « dénoncé à la trtW du Parle¬

ment les scandales de bourse, de banque ,et de spéculation

Nous demandons la réorganisation de la Bourse, le' contrôle :sêv, ère des sociétés la réglementation de leurs bilans et de leurs publicités financières 1

La puissance de l'épargne, honteusement gaspillée par las spéculateurs, doit être cana hsee au service de la prospérité de tous. 1 6 3

C',,l dan, oet esprit que notre com.r.de Bedouce, au nom de noire parti a rédigé un projet d ont.ll.ge nat.onal, autrement précia e, ample que le panneon-réolame di H. Ïaïbeu

^ * — Lutte contre l'ignorance.

^ ■ Lutte contre la guerre,

présente^ A^ec des^'îr COaJ,epܰn de,Ia Paix cIu’est concentrée toute la bataille politique Letlte et riffi " 1 mmCS dan9 ^ b ^ entier, nous pla^sfla

contrôlé ». : “ SeCUrlt° Pai’ rarMtr^e et Par le désarmement général et

Allema-ne les succès ^l’ Nrt °ltant ^ déveloPPement du mouvement nationaliste en sept millions de chômeurs uni 7/7 ^ ^ ^ eSSentielh la terrible détresse de misère et du désarroi nar ûn T û °l economique catastrophique, l’exploitation de la et de nos Tardieu',. P miBéraWe charIatarl (frere siamois de nos Kériilis, do nos Coly

tafî »”ecL,”°„nit fiT: P'“ Ü de f”“8 «HUM*, perni-

méchants et des fous 1 II fauf 1 i- ^ °U ’ ^ t0US pays’ retlrer les armes des mains des rtatie secrète' la ïi on désarm“> m^rieï et moral; la suppression de la diplo- 6 ’ la leduction du service militaire ù six mois.

VL — Lutte contre V iniquité politique.

La représentation proportionnelle, sans panachage, ni prime, seule capable d assurer à tous les partis le nombre exact d’élus, le suffrage des femmes, l1 introduction du référendum dans la constitution, etc.

Mon cher Concitoyen,

Tel est dans ses grandes lignes notre programme général. Il se complète par un programme local.

Je n’y ferai pas figurer, comme mon concurrent, M. Nomblot, les réformes et améliorations qui sont de l’exclusive compétence du Conseil général, tels que la prompte réalisation du métro par la ligne de Sceaux-Robinson et de Massy-Palaiseau à la place Saint-Michel, à la mise en circulation de laquelle je me suis déjà largement employé à l'Hôtel de Ville, ou l’amélioration des services de la S. T. C. R. P. : ni les travaux d assainissement ou I aménagement du parc de Sceaux, pour lequel, avec Le Troquer, j’ai fait voter 3.500.000 francs de crédits ; ni la création d’écoles primaires ou primaires supérieures, dont je poursuivrai la réalisation au Conseil général, en collaboration avec mon camarade, ami et collègue, Emile Gresp.

En revanche, l’achèvement de la ligne de Chartres, dont j’ai déjà suivi avec activité la réalisation, et qui, grâce surtout au citoyen Mounié, a été avancé par le vote de crédits, d’un nouveau tronçon de Massy à Châtenay, doit être réalisé par le Parlement, par la jonction de la ligne de Châtillon-Ragneux à Châtenay.

J’insisterai énergiquement auprès des pouvoirs publics pour que la dotation de l’Office départemental des H. B. M. ne soit pas diminuée, comme elle l’a été de façon scandaleuse ces temps derniers, mais, au contraire, augmentée, de façon à accentuer le rythme des travaux dans les grandes cités-jardins, commencés à Châtenay-Malabry, et en voie d'exécution à Plessis-Robinson, et permettre l’emploi de chômeurs de la région.

Mon cher Concitoyen,

La situation est grave. Le parti socialiste a l’honneur d’être le point de mire de tous les ennemis de la classe ouvrière ; d’être attaqué par une grande presse aux mains du Comité des forges et de ta haute finance.

Abusant, en outre, d’une façon éhontée des postes de la T. S. F., le Gouvernement de M. Tardieu et de ses Ministres, par son agression, vous montre clairement votre devoir.

Ouvriers, dont le salaire est attaqué; chômeurs, qu’on laisse végéter; fonctionnaires, dont les traitements sont nettement menacés par le Ministre Flandin ; cheminots, retraités, dont une majorité de bloc national n’hésiterait pas à réduire de 10 à 15 0/0 les maigres traitements et les pensions dérisoires; petits commerçants, dont on ne veut pas garantir la propriété commerciale et qu’on accable d’impôts ; maraîchers, dont l’industrie périclite, votre devoir, votre intérêt, vous commandent impérieusement de voler pour vos détenseurs et d'écarter vos ennemis.

Le 1er mai, vous ferez bloc sur le candidat des travailleurs*

Vive la République sociale !

Jean LONGUET Maire de Cliâtcüay-Mftlafcry.

Conseiller général.

Ancien Défnité.

Candidat du parti socialiste.

8f' circonscription de SCEAUX.

M. GRATJEN, radical-socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 10.625 voix.

Citoyens,

Le programme que vous avez bien voulu accueillir en 1028 doit rester, pour moi, le thème de mon activité politique future puisqu’il avait recueilli votre assentiment.

Laîssez-moi simplement le reprendre brièvement en notant, au passage, les réalisations substantielles donL il a bénéficié en y ajoutant également des compléments que peuvent imposer les conjonctures politiques nouvelles.

Poli tique in têrie u re .

Dans mon programme de J 928 je vous disais: « Mon étiquette politique marque a elle seule, et sans longs commentaires, que je vise, avec ï mtangibilité du régime républicain, au progrès social toujours plus affirmé, à l’amélioration hardie des conditions de vie du travailleur, à la répudiation du pouvoir personnel, sous quelque forme que ce soit, et à la lutte sans merci contre les doctrines b olehe visantes qui ne sauraient aboutir qu’à 1 anéantissement du pays ».

Ai-je besoin d’ajouter que ce programme demeure inchangé; aujourd'hui, plus que jamais, l'union dé tous les citoyens, dans le cadre de nos institutions républicaines qui ont fait leur preuve, est une impérieuse nécessité.

Il faut rejeter tout ce qui, de près ou de loin, ressemble à ce que certains partis politiques ont concrétisé dans cette formule haineuse de « la lutte des classes ».

G est laire preuve d'un illogisme déconcertant que de convier tumultueusement les peuples à échanger le baiser fraternel de la paix définitive et, en même temps, de poursuivre à 1 intérieur du pays une InLte politique au couteau pour aboutir obligatoirement à un conflit sanglant, à la dictature d’une caste el à l’hégémonie d’un dan d’étrangers.

L’évolution, dans l’ordre et la légalité, n’empêche nullement, du reste, poursuivre lareansation des réformes nécessaires tant dans le domaine administrai; (‘que judiciaire ni de rechercher, dans un équitable rajustement de notre système d'enseignement, le moyen d assurer a 1 entant du peuple qui en a marqué les dispositions, l’accession aux grandes écoles et le plein épanouissement de ses facultés intellectuelles.

Pohhqae économique.

La situation économique est dominée, à l’heure présente, par une crise universelle qui, apres avoir seme ses désordres dans nombre de pays, a finalement atteint la France où, eureusement, elle s’est manifestée avec un caractère de moindre acuité. Il n’en reste pas m°ni vrai que le chômage, avec son cortège de misère, sévit durement dans notre pays, et statistique hebdomadaire qui parait, chaque vendredi, au Journal officiel, ne permet pas encore de discerner avec certitude une amélioration prochaine de la situation.

J out a ete dit au sujet de ceLte crise et les théories les plus opposées se sont affrontées n propos. Mais on ne saurait dénier qu’il s’agît essentiellement d’un déséquilibre entre

la consommation et la production, par excès de marchandises apportées sur le marché ; ef, si l'on pousse un peu plus loin l'analyse du phénomène économique, on trouve à la hase ce que le Chancelier anglais de F Echiquier appelait « une orgie de spéculations et de crédits » dont il est indéniable que les Etats-Unis ont commencé par donner le très fâcheux exemple.

Grandes banques, trusts, cartels et consortiums internationaux sont, sans conteste, les responsables de pareil éLat de choses.

Alors, s'il est un devoir qui s’impose au pays, en ces conjonctures, c’est bien celui d’aide et de secours au chômeur que la crise dépasse de toute sa formidable et anonyme puissance. La Chambre qui s’en va n’y a pas manqué. Non pas qu’il s'agisse de répéter en France les excès du u dole £ que les travaillistes anglais n’ont pas hésité à commettre, pour le plus grand péril de la nation britannique. Mais le secours de chômage mesuré dans son émolument et humainement justifié dans son principe est et doit rester pour toutes les collectivités publiques : Etat, départements et communes, en même temps qu’une assurance contre te désordre, un geste inéluctable et fraternel de solidarité nationale.

C'est dans le même ordre d’idées que le Gouvernement n’a pas hésité à venir en aide à certaines grandes banques ou entreprises touchées par la crise, et dont la chute eut été douloureuse pour la petite épargne et le salariat.

Il faut, en contre partie, que l’Etat ne reste pas inerte et passif devant l'activité intéressée de ces vastes coalitions privées; sans aller jusqu'à pratiquer ce que, par un euphémisme discret, on a appelé « le système d’économie dirigée », sans vouloir, même de loin, se rapprocher des conceptions collectivistes que le présent programme condamne expressément, je pense que PEtat doit dire son mot lorsqu’il s’agit de fixer l’orientation économique de la nation.

Je le déclarais déjà dans mon dernier programme : en face des grands organismes de la banque, de la production et du commerce, l’Etat se doit de protéger le consommateur, le petit commerçant, V artisan ; il doit pratiquer une politique douanière liberale, faciliter la mise en valeur de notre domaine colonial, prendre les mesures propres à assurer un juste équilibre entre les activités agricoles et urbaines du pays, contrôler le jeu — nu besoin par des conventions internationales — de ces ententes privées qui, de plus en plus, passent au-dessus des frontières, et risqueraient, si bon n’y prenait garde, d’ obscurcir la notion de l’Etat souverain.

P o l il iq u e soc iale.

Le représentant d'une circonscription qui compte, dans son orbite, l’hospice du Kremlin-Bicêtre, la fondation Vallée, la maison de retraite Cousin de Méricourt, l’hospice Raspail, l’asile de Villejuif, l'hospice Paul-Brousse, le centre anticancéreux de la région parisienne, a toujours mis au premier plan de ses préoccupations l’aide sociale aux malades, aux infirmes, aux vieillards sans ressources, en un mot, à tous fes déshérités de la vie.

J’estime que c’est dans ce domaine que l'Intervention de l’Etat se justifie pleinement et doit jouer à son maximum. Et c’est pourquoi j’ai sans cesse réclamé et réclame encore en laveur ;

d’une lutte sans merci contre ces fléaux sociaux que sont la tuberculose, le cancer, la syphilis ;

du perfectionnement de nos grandes lois d’assistance sociale et spécialement de la loi d'assistance obligatoire aux vieillards, infirmes et incurables et de la loi sur les accidents du travail ;

de la protection toujours plus efficace des mutilés et victimes de la guerre.

C’est sur ces chapitres capitaux, qui visent à l’amélioration du sort des humides et des malheureux, que jlai réservé l’ensemble de mes interventions à la tribune de la Chambre,

No 2145

Je suis fier d'avoir ainsi directement collaboré à un relèvenasent que dictait la justice - des

allocations consenties aux assistés obligatoires et aux mutilés du travail.

Je persisterai, sans me lasser jamais, dans cette ligne de conduite, persuadé de répondre ainsi aux vœux unanimes des électeurs du canton de Villejuif.

Je réclamais, en 1928, une solution au problème ardu et vital de ! 'habitation qui, depuis la guerre faisait tant souffrir les populations de la région parisienne et mettait en péril l’avenir même de la race. Depuis cette époque, de grands progrès ont été réalisés; les lois utiles ont été votées; l’Etat, le département de la Seine et les communes, autorisés à consentir aux organismes appropriés les avança financières indispensables, ont enfin fait surgir du sol de nos banlieues les immeubles qui faisaient si gravement défaut, et. Pon peut maintenant apercevoir une époque proche où cette sinistre crise du logement ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

Toutefois, ici encore, des améliorations des textes legaux régissant la matière sont à réaliser, notamment en ce qui concerne le maximum des avances de l’Etat,

De même aussj, le régime des assurances sociales, qui a tout le caractère d*une création continue, devra recevoir les perfectionnements indispensables qui lui assureront îa souplesse dont il manque dans certains cas, et qui préviendront les abus dont la persistance ou la multiplication seraient pour la réforme elle-même un danger mortel.

Plus que jamais, enfin, devant les excès de toute sorte dont P organisation présente du monde économique a, au cours de ces dernières années, fait preuve, je persiste à appeler de mes vœux la réalisation pratique et efficace d’une indispensable collaboration du travail et du capital, seule susceptible d’assurer, en même temps que la richesse pour tous, la véritable paix sociale.

Polit i que fi nandère .

G est en ce domaine qu il est plus aise de multiplier les déclarations démagogiques et c’est pourtant là qu’il importe, au plus haut point, de les éviter.

Une réglé rigide doit s’imposer au législateur : voter, en temps utile, un budget sain et bien équilibré. La Chambre qui se retire a, sous ce rapport, assez bien rempli sa tâche.

Malheureusement, la crise économique a quelque peu bouleversé ses dernières prévisions et Pon peut se demander si le budget qu’elle a établi avant de se séparer, ne réservera pas un apurement déficitaire. Cette considération devra, plus que jamais, pour les exercices à venir, inciter le législateur à se montrer prudent et économe des deniers publics.

11 n est pas douteux qu apres uue ère de facilités, le pays entre maintenant dans celle des resserrements budgétaires et financiers.

Les charges fiscales pèsent trop lourdement sur les épaules des contribuables ; il importera d en reviser le taux et 1 assiette, de façon à obtenir que l’impôt soit réparti avec une justice plus grande.

Corrélativement, les postes de dépenses de nos budgets, qui se sont enflés durant la période de prospérité économique, devront être ramenés à des chiffres plus modestes.

C est une double et lourde charge qui s’imposera avec force à la prochaine Chambre, et qu elle devra envisager avec courage, si elle veut conserver à la France un budget irréprochable, gage du maintien de son crédit et de la stabilité de sa monnaie.

U sera également indispensable que le législateur aborde enfin et résolve la question u statut financier des départements et des communes qui deviennent, déplus en plus,

incapables de faire face budgétairement aux nombreuses lois sociales intervenues depuis la guerre.

Ou bien 1 Etat devra cesser de se décharger, dans l’exécution de ces lois, sur les activités publiques secondaires, ou bien il devra autoriser celles-ci à appliquer les

moyens financiers indispensables à 1* équilibre de leurs budgets* C’est un problème du plus haut intérêt et qui se lie étroitement dn reste à celui de la décentralisation administrative.

Mon programme de Ï928, principalement clans sa partie financière, se référait aux directives que donnait alors le Président Poincaré et dont la mise en œuvre, par un Gouvernement de concorde républicaine, a sauvé la France du désastre et restauré à la fois sou budget et sa monnaie.

* Je ne puis mieux faire aujourd’hui que d'évoquer ce souvenir et ces réalisations courageuses qui sont à l’honneur de la Chambre sortante. Et je réponds, j’en suis sûr, au sentiment de la grande majorité des électeurs du canton de Villejuif en plaçant, sous leur signe, l'activité financière de la prochaine législature.

Politique extérieure .

C'est avec juste raison qu’un grand homme d’Etat a pu dire de la paix qu'elie esL une création continue.

Je nT ai pas un seul mot à retrancher — après tous les événements qui se sont déroulés depuis quatre ans — de mon programme de 1928, visant la politique extérieure : mise hors la loi de la guerre et désarmement moral, dettes interalliées, réduction des forces militaires et action de la Société des Nations.

En réalité, toute notre politique extérieure et plus spécialement celle qui a trait à l'application du traité de Versailles, est dominée par cette trilogie dont ce sera l'honneur du Président Ilerriot d’avoir dégagé si clairement îëjs termes : sécurité, arbitrage, désarmement.

Des partis d'extrême-gauche tentent de s'attribuer en France, depuis quelques années, le monopole de la paix. C’est faire preuve de quelque outrecuidance) mais c’est aussi rendre un bien mauvais service à la cause de la France aux yeux de l’étranger.

C’est encore — lorsque Ton pousse une doctrine aussi loin dans l'absolu — faire courir inconsciemment au pays un véritable danger, La paix n est pas un état de lait unilatéral; elle a besoin, pour durer, du consentement de tous. C'est pourquoi l'organisation de la sécurité doit — avant tout désarmement complet — être d'abord envisagée, et c est pourquoi je me rallie aux heureuses initiatives récemment prises à Genève par le Président Tardieu, spécialement en ce qui concerne la création d’une force armée internationale que réclamait déjà Léon Bourgeois et sans laquelle les peuples à l'esprit pacifique resteraient la proie trop facile de ceux que continue à animer l'esprit de conquête*

C'est encore pourquoi le désarmement moral des nations présente un inLérêt essentiel; la Société des Nations vient de se saisir de la question au cours de sa récente assemblée et un premier rapport extrêmement documenté et du plus puissant attrait lui a été soumis par le représentant de la Pologne.

Il faut persévérer a%rec ténacité dans cette voie.

Quant aux dettes interalliées, elle ont fait T objet, au cours de la législature qui s achève, de solennelles déclarations à la tribune de la Chambre.

La France repousse toute espèce de combinaison qui aurait pour résultat de l'obliger à verser, à ce titre, un centime qu’elle n’aurait pas, au préalable, reçu de l'Allemagne. Et puis, le respect des traités librement consentis et signés, la morale internationale et la justice la plus élémentaire exigent en outre que les versements qui nous sont dus, au titre de la tranche inconditionnelle des réparations et que le moratoire ïloover a momentanément suspendus, soient repris dès que la situation économique de notre créancier le permettra, ce qui ne saurait tarder.

Il est impossible de renoncer au versement annuel, au compte de notre budget national, d’une somme avoisinant 2 milliards et dont la disparition obligerait les pouvoirs publics à surcharger d'une valeur égale les épaules - — déjà trop meurtries — du contribuable français

Intérêts généraux de la banlieue parisienne.

Ils ne constituent pas une question cle simple intérêt local et prennent leur place naturelle ici, en raison même de l’énorme développement de Y agglomération parisienne,

La question des transports en commun y est primordiale. Elle doit être traitée dans cet esprit nouveau qu'a contribué à faire naître la jeune science de l'urbanisme : considérer les transports en commun comme un instrument de travail, un vériLable service publie pour lequel l’équilibre financier, doit socialement passer au second plan,

C’es t pourquoi je n’ai pas hésité à réclamer, pour la circonscription de Villejuif, plusieurs et importantes lignes nouvelles de tramways et d'autobus, dont La création envisagée de ce nouveau point de vue, s'impose évidemment.

Les lotissements sont innombrables dans la banlieue parisienne. La loi Sarraut est heureusement venue mettre un terme h une situation critique; mais elle a encore besoin de perfectionnements, et nombreux sont, du reste, les travaux d’ordre général qu'il convient encore d’ exécuter. En particulier, il est indispensable que la législation actuelle sur les offices publics d'habitations à bon marché soit complétée de façon à permettre désormais T sans résistance possible, l’accès à la petite propriété des locataires des cités-jardins.

De son coté, la zone n’a pas encore reçu le régime qui s’impose. Trop d’atermoiements, trop de discussions interminables durant que s'éternise un état de fait inadmissible. II faut que disparaissent au plus tôt les villages nègres qui constituent la ceinture de misère de Paris et que les pouvoirs publics prennent les mesures urgentes pour le relogement décent des zoniers et faménageinent des terrains ainsi libérés. Le relogement des zoniers ne doit pas être — comme on le dit — un obstacle à une action administrative rapide. La technique moderne du bâtiment peut permettre la réédification, dans les plus courts délais, des habitations nécessaires.

Enfin, il faut — et Finlervention du législateur est indispensable — que la banlieue parisienne soif rationnellement aménagée, selon un vaste plan d’ensemble, seul capable de sauvegarder les intérêts collectils des habitants, il est impossible de laisser plus longtemps construire au hasard immeubles à loyers, usines, pavillons isolés, installations d agrément, hôpitaux et sanatoria, éeoles. Il fauL que des zones bien délimitées concentrent au meme lîeu des bâtiments offrant entre eux des analogies, et qu’on ne voie plus, par exemple, une usine de produits chimiques s’élever à côté d’une école.

Il faut surtout que les derniers espaces libres existant dans la Seine et qui sont les ultimes réservoirs d'air et de santé des habitants soient mis h la disposition des collectivités publiques. C’est dans cet esprit que j’ai réclamé 1 acquisition, par le département de la Seine, de l’incomparable roseraie de l’Hay-les-Roses dont la renommée est mondiale.

Auguste G R ATI EN Député sortant.

9e circonscription de SCEAUX.

M. PIC. radical indépendant.

Elu au deuxième tour de scrutin. - 13.085 voix.

Le désarmement moral dans chaque peuple n’est-il nas la meilleure préparation de 1 autre ?

Après avoir été pendant quatre ans fidèle à cette politique d’union ainsi qu'à mes engagements, je sollicite à nouveau votre confiance pour participer à cette œuvre de concorde républicaine dont je persiste à proclamer la nécessité, et pour travailler à la mise en pratique du programme d’action démocratique et sociale dont vous voudrez bien trouver ci -a près les principes essentiels.

Politique financière .

Amortissement progressif de la dette publique,

Déflation budgétaire par la compression méthodique et énergique dos dépenses publique, *

Reforme complète des lois organiques de la fiscalité dans le sens de l’égalité de toutes os categories sociales devant l’impôt avec équivalence des abattements à la hase de

manière à décharger toutes les formes du travail et à favoriser l’essor économique du pays.

Renforcement du contrôle et poursuite de la fraude.

Réforme de la patente et calcul sur le seuil bail commercial.

Remplacement de 1 impôt, sur le chiffre d’affaires par une taxe à l’un des stades de la production.

. Amélioration du système de déclaration par la simplification des formalités. Feuille unique d impôts évalués clairement.

Réforme des impositions locales.

P o li tique intérieure.

Laïcité de l’Etat comportant la neutralité, le respect des croyances, l’apaisement et la tolérance. Droit commun en matière d’enseignement et d’association.

Restaurer le prestige des corps de l’Etat et l’autorité de l’Etat lui-même. Statut général «les fonctionnaires les garantissant contre le favoritisme, comportant le droit syndical, sauf

pom les fonctionnaires d autorité et I interdiction du droit de grève dans les services oublies.

Reforme administrative réalisée en accord avec les groupements de fonctionnaires, eorgamsation des administrations centrales. Réorganisation des administrations centrales.

No 2145

Décentralisation dans le cadre de la région. Associer les grandes collectivités professionnelles à la préparation des lois dans les commissions parlementaires (Conseil national économique, Conseil supérieur du travail).

Vote obligatoire, suffrage féminin.

Vote personnel.

Lutte contre le communisme qui prêche partout la haine, la guerre intérieure et extérieure, la révolte dans nos colonies et prépare la désorganisation sociale et la ruine comme il Ta fait en Russie,

Politique extérieure.

Collaboration internationale et rapprochement des peuples par des ententes économiques, intellectuelles et morales dans le cadre de la Société des Nations,

Limitation des armements sur la base des propositions françaises faites h Genève par HL André Tardieu,

Organisation de la paix et de la sécurité fondée sur F arbitrage et l'assistance mutuelle.

Respect des Irai Lés , subordination des dettes intergouvemementales au payement des réparations.

Haïr la guerre. Travailler ardemment à la paix* Monter la garde.

Politique sociale.

Hardiment orientée vers le progrès, la justice, la fraternité, en opposition a la démagogie révolutionnaire.

Politique familiale qui assure la stabilité de la famille et favorise le relèvement de la natalité. Généralisation des primes à la natalité. Relèvement des allocations d'encouragement national. Pensions de vieillesse pour les mères de famille et pour les veufs ayant élevé 3 enfants jusqu’à 16 ans. Admission des orphelins de famille nombreuse parmi les Pupilles de la Nation. Extension à tons les impôts cédulaires des déductions à la base pour les charges de fa mille : dégrèvements pour les familles nombreuses dans les futurs impôts départementaux et communaux, réduction des droits de succession en ligne directe et collatérale. Lutte contre L'immoralité sous toutes ses formes. Vote familial. Protection de l'enfance* Lutte contre la mortalité infantile, F avortement, F alcoolisme eL la tuberculose.

Habitations : Lutte contre le taudis. Continuation de F exécution du programme d'habitations a bon marché. Avantages suffisants donnés à l'épargne qui affecterait ses ressources à la construction d'immeubles d'habitation. Aide aux petits propriétaires pour la remise en état de leurs immeubles soumis aux moratoires.

Enseignement, éducation. Permettre à lenfant par son accession aux divers enseignements de développer ses facultés intellectuelles et physiques afin qu'il puisse conquérir la fonction pour laquelle il est le mieux qualifié et donner la mesure de son utilité sociale (gratuité de l'enseignement secondaire par la séleelion). Développement de renseignement technique et primaire supérieur. Orientation professionnelle. Développement des comités de patronage d'apprentis.

Réalisation des réformes qui doivent constituer la charte internationale du travail d’après Je traité de Versailles, Aide et protection aux mutilés du travail. Réforme de la loi des assurances sociales par la mutualisation,

Organisation des loisirs des travailleurs dans Fintérêt de leur santé, la sauvegarde et le développement physique et moral de la race (éducation physique, sociétés musicales, sportives, scou tism e , jardins ouvriers). Respect et défense de la propriété individuelle.

Faciliter F accession de tous à la propriété et protection du bien de famille.

Satisfaction aux justes revendications dés victimes de la guerre et anciens combattants, artisans de l’ordre et de la paix comme ils Font été pour La victoire.

Adoucissement au sort des petits pensionnés et rentiers.

Poli t iq ne éco n o mi q u e .

Substitution à la lutte de classe de la collaboration de tous les éléments de la production professionnellement associés dans la gestion comme dans les bénéfices.

Organisation légale des rapports de 1 Etat avec les groupements économiques ; une politique de sage protection agricole et industrielle permettant la reprise et le développement de notre commerce d’exportation. 11

Résistance contre les envahissements de l’Etat en matière economique. Respect par l'EtaL des conventions signées par lui. Maintien du principe de la non-rétroactivité des lois.

Organisation bancaire appropriée plus aux besoins du commerce et de l’industrie qu’à la spéculation. M

Augmentation du crédit au petit commerce, à la petite industrie et à l’artisanat.

Développement du crédit mutuel et des banques populaires.

Lutte contre la vie chère. Suppression de l’octroi. Protection des petits commerçants et artisans. Statut de la propriété commerciale. Liberté commerciale. Amélioration des monopoles existants. Mise en valeur des richesses coloniales.

Lu Lie contre le chômage par le perfectionnement de l’équipement national et l'exécution de grands travaux publics.

Mesures à prendre pour la protection de la main-d’œuvre française.

StaluL des représentants et voyageurs de commerce. Réforme des chambres de commerce par l’attribution aux commerçants détaillants d’une proportion plus équitable des sièges.

Application du droit commun pour toutes les catégories commerciales y compris les coopératives, 1

Questions régionales et locales.

Collaboration constante avec les représentants qualifiés des intérêts régionaux et locaux, en vue de faciliter la création et le développement des organismes sociaux dont l’agglomération parisienne et plus particulièrement la banlieue ont un besoin si pressant.

Hôpitaux intercommunaux et maisons de retraite pour les vieux travailleurs. Installation de centres d’enseignement primaire, primaire supérieur, professionnel et secondaire.

Amelioration des moyens de transport en banlieue par l’extension du métropolitain et la création de nouvelles lignes d’autobus.

Mise en état des lotissements. Extension de la loi Sarraut aux lotissements qui en ont été exclus.

Aménagement de la région parisienne et mise à la disposition des communes des ressources qui leur permettront d’appliquer leurs plans locaux d’aménagement, d’embellissement et d’extension.

Frédéric PIC Député sortant.

SEINE-ÏNFÉRIEURE

lre circonscription de DIEPPE.

M. RIMRERT, radical indépendant.

Elu au deuxième tour de scrutin, —6.650 v»ix

1 our ia troisième lois, certain d avoir mérité votre confiance, su tirages le renouvellement du mandat que vous m’aviez confié en 1928.

Trente-quatre années de vie politique dont vingt-cinq au Conseil

expérience et de mon dévouement, et aussi de l'activité causes qui me sont coudées.

. , "î ai ^eroP!l mon m*ndf-t avec conscience et indépendance, guidé par le seul souci des

interets de ma circonscription et des intérêts supérieurs de la France et de la déroociatio.

Représentant une circonscription dont la marine et lagriculLure sont los principaux éléments de richesse, je me suis efforcé d’étudier plus particulièrement les problèmes intéressant le développement de ces deux branches de l’activité.

Vice-president de la Commission de la marine marchande et président du groupe des péchés, membre du groupe de l'industrie laitière et du groupe de l’élevage, tels sont les titres qui démontrent suffisamment la spécialisation de mes efforts.

Les questions industrielles, commerciales et sociales n’ont pas non plus laissé indifférent et au sein de mon groupe comme an .sein des commissions, elles ont eu tous mes soins.

Et c’est en possession des connaissances acquises par huit années de Parlement que je sollicite de vos libres suffrages un nouveau mandat.

Si vous me faites 1 honneur de m’accorder à nouveau votre confiance, je défendrai une politique extérieure qui favorisera le rapprochement des peuples pour éviter le retour à la guerre ; je m’associerai à toutes politiques de paix, dans le respect des engagements internationaux et avec le légitime souci de notre sécurité. La formule préconisée par le grand pacifiste Aristide Briand et qui résume la position adoptée par la France au Conseil.

suprême de la Société des Nations : « Sécurité, arbitrage, désarmement » sera la maxime de mes votes.

Dans l’ordre agricole, je suis partisan d’une politique d’aide et de soutien de l’agricu ture qui est à la base de notre vie économique ; d’une politique d’abaissement du prix ( es engrais et de [outillage de la ferme. L’électrification des campagnes, l'adduction d'eau po able mo paraissent des réalisations indispensables au bien-être des travailleurs agricoles.

Les questions économiques et financières exigeront une réforme cîe nature à diminuer les dépenses publiques et à ramener le budget de l’Etat à un chiffre plus en rapport avec la capacité fiscale du contribuable, à un équilibre moins précaire.

Nous avons atteint le maximum des impôts et on ne saurait songer è en percevoir de

eaux ou à augmenter ceux existant actuellement sans courir à une aventure dangerelise.

Notre marine de commerce qui relie la France au monde entier branche des plus productives de notre activité mondiale, qui fait vivre non seulement les inscrits maritimes mais aussi les ports avec toutes les industries-qui en découlent, doit également retenir tout particulièrement l’attention du législateur.

La marine de pêche à laquelle j’ai consacré toute ma vie est une source importante de richesses pour le pays. Elle a retenu particulièrement mon attention, et déjà les marins ont recueilli les bienfaits de huit aimées d’efforts ; l’armement également a bénéficié damé-

\u point de vue social, mon programme prévoit le maintien des lois actuelles d entr’aide sociale, une révision complète de la loi des assurances sociales dont le principe doit être maintenu, mais qui exige une application plus souple, on en Lee vers la mutualité. Elle devra, en particulier, être débarrassée du formalisme administratif qui la rend

vexaloire dans plus d’un cas. . , , t ,

Par ailleurs, je soutiendrai de mes voles toulcs propositions destinées a rendre plus efficace la lutte conlre les fléaux sociaux : cancer, tuberculose, paupérisme, Laudis, et a

faciliter aux travailleurs l’accès à la propriété.

Je suis partisan résolu du maintien des lois laïques qui consacrent la neutralité de

l’Etat de ses administrations et de son enseignement.

Partisan du progrès, je m’appliquerai à faciliter à tous les citoyens, à quelque échelon social qu’ils appartiennent, la possibilité de jouir du bien-être auquel ont droit tous les membres de la grande famille humaine. Défenseur de notre belle démocratie française s. laborieuse, si épargante et, qui a fait de tout temps la grandeur de la France, je m intéresserai à son évolution dans l’ordre et la paix sociale.

I a classe ouvrière qui souffre à l’heure actuelle du chômage devra cire secourue surtout par le travail mais il ne conviendra pas de s’arrêter à des mesures provisoires, et tout l’effort du législateur devra tendre à un abaissement du coût de la v.e et des prix de revient réalisables par une sage politique fiscale et douanière. De cette façon, 1 industrie Irança.se

pourra reprendre sa place sur le marché mondial. . ,

Les anciens combattants savent qu’ils auront en moi un allié qui défendra avec t nergie leurs légitimes revendications. Ce que j’ai fait autrefois pour les anciens combattants dieppois prouve la sympathie que je leur ai toujours témoignée.

Je m’adresse encore aux nombreux électeurs qui me connaissent et qui savent ce que j’ai fait Industriels, commerçants, ouvriers des villes et des campagnes, artisans, marins, peuvent compter sur moi. Je serai, comme dans le passé, soucieux de leurs interets.

Fermement républicain, partisan d’une politique de sagesse et de liberté, ,ds me verront toujours au premier rang pour assurer la prospérité de notre pays et la grandeur

de la République,

Vive la R8 circonscription de Dieppe î Vive la France î Vive 3a République !

Fern&nd R IM BER T

Député sortant,

Vice-président de la Commission de la marine marchande. Président du groupe parlementaire des pèches. Membre des groupes parle me niât res de l'elcvage et de l'industrie laitière.

Membre de la Chambre de commerce de Dieppe.

Administrateur de ia Banque de France.

Chevalier de la Légion d'honneur (Titre militaire). Candidat de concentration démocratique.

23 circonscription de DIEPPE.

M. Du LUART, U.K.D.

Elu au deuxième Leur de scrutin. — pSfVd voix.

Mes cli ers Concitoyens,

Je me présente à vos suffrages.

Tous mes amis ont vu mes résistances.

Ils savent à quelles insistances et à quelle conviction d’un grand devoir j*ai finalement cédé.

Ce i/ue je suis.

Pas un étranger certes.

Enfant du pays, voici mon premier titre.

Et je défends le droit du pays d’élire un de ses enfants.

Maire, élu cantonal, conseiller général, voici mon deuxième titre; vous me l'avez donné; c'est votre propre suffrage qui me cautionne ; et mon succès sera, . . le vôtre.

Candidat d’Onion nationale, de l’entente des partis nationaux (Fédération républicaine, Alliance démocratique, Radicaux, Unionistes, etc.), qui forment front unique dans toute la France, voici mon troisième titre*

Vous apprécierez ces litres.

Les anciens combattants m'ont vu à la guerre et, depuis, ils m'ont conféré leur présidence cantonale.

Mes élec Leurs m’ont vu à l’œuvre et réélu à majorité très accrue.

Quels meilleurs témoignages invoquer chez nous où l'on aime connaître ceux qu'on élit?

Vous les apprécierez aussi.

Ce que je promets.

« Ne rien promettre qu’on ne puisse tenir, tenir ce qu’on a promis », c’est mon programme, j’y fus toujours fidèle.

Je promets :

1° De soutenir les Ministères d’Union nationale — tels ceux de MM, Poincaré, Laval, Tardieu — dont je n’exclus pas les radicaux, dont eux-mêmes se sont exclus;

2° De défendre et voter des économies rigoureuses;

3° D’aider L'agriculture, aliment le meilleur du commerce et de l'industrie : politique de contingentements; amélioration de la vie rurale (logement, accession à la propriété, électricité, eau, transports, etc,, tout ce à quoi j’ai travaillé tant dans mon propre canton) ;

4° De travailler a la paix — fondée sur la sécurité — sur une Société des Nations armée selon le plan Tardieu, et sur des alliances naturelles rentrant dans son cadre;

5° De lutter pour la réforme administrative, simplification, muLualisaüon des assurances sociales, réduction du nombre des parlementaires, et de leur indemnité, limitation de leur initiative en fait de dépenses, obligation du vote personnel.

Ces points pourraient s’étendre. Mais il suffit. Vous voyez la ligne libérale et réformatrice de mon programme.

Je serai V&mi.

Je ne serai pas le député,., qu’on ne verra jamais.

Mais vivant près de vous, chez vous, je serai — dans les 5 cantons, comme dans celui de Bellencombre toujours prêt à vous écouter, à vous renseigner, à vous aider.

Disons plus : j'ai la prétention d'être Failli de mes électeurs, et ils me le rendent Lien. Informez-vous ; ils vous diront, eux, ce que je suis ; je suis démocrate, je suis pour le peuple. Mes premiers efforts vont toujours à ceux qui peinent dans la vie.

Qu’ils me croient, les difficultés présentes grandiront si nous retombons au Cartel, elles diminueront et disparaîtront si T Union nationale continue.

Champion de lrUnion nationale,

Elu de la démocratie laborieuse,

J'en appelle à la concorde et l’entraide.

Comptez-sur moi. Je compte sur vous.

M. Jacques Du LUART

Ancien combattant.

Maire de Oopus.

Conseiller général.

Républicain libéral.

Candidat d’Uni m nationale.

lre circonscription du HAVRE.

M. Leon MEYER, radical-socialiste.

Elu au premier tour de scrutin. — U. 457 voix.

Mes chers Concitoyens,

Je sollicite à nouveau vos suffrage-: ; les importantes majorités que vous avez bien voulu m accorder, aussi bien aux dernières élections municipales qu’au renouvellement rccent de mon mandat de conseiller général, témoignent que je n'ai pas déçu vos espérances et que j’ai conservé votre confiance,

A la Chambre des Députés, j'ai constamment défendu les intérêts de notre ville et de notre port.

Dans le domaine de la politique étrangère, je n'ai eu d’autre souci que de bien servir mon pays et de Lre le défenseur de la politique de paix.

Âu point de vue financier, je me suis refusé à voter les dépenses qui n'avaient pas un caractère d’urgence ou dont Futilité pouvait être contestée.

J ai combattu les droits de douane et les contingentements qui, par leur exagération, ont réduit 1 activité de notre port, nui & notre commerce et causé le désarmement d'un grand nombre de nos navires, accentuant ainsi le chômage de nos ouvriers, de nos employés de commerce et faisant s élever considérablement le prix des denrées de consommation.

Le relevé de quelques-uns de mes votes et de mes interventions à la tribune de la Chambre témoigne de mon activité et de mon souci de l'intérêt public.

Politique extérieure.

J’ai refuse de m associer par mon vote à l'évacuation prématurée de la Rhénanie notre occupation constituant le seul gage donné à la France du payement de la dette allemande (Cette évacuation a été adoptée par la Chambre.)

J'ai refusé l’acceptation du plan Young, lequel laissait à la charge de nos contribuables une somme de plusieurs milliards duc pour les réparations des régions dévastées (La majorité a adopté le plan Young )

j’ai refusé de reconnaître nos dettes vis-à- vis de l’Amérique sans clause de sauvegarde c est-a-dire sans une clause stipulant que nos payements ne seraient effectués qu’en proportion de ceux que nous recevrions de l’Allemagne. (La majorité a voté les payements à 1 Amérique, même si nous n étions pas payés par F Allemagne.)

J'ai refusé de m'associer par mon vote aux prêts de 14 milliards aux puissances étrangères : Hongrie, I e hecoslovaquie, Pologne, Chili, Bulgarie, Au triche, Turquie, Roumanie Une grande par Le de cette somme formidable est déjà compromise.

Enfin j’ai déposé une proposition de loi ayant pour objet un prélèvement minime sur les budget* de defeose nationale de tous les pays, en vue de la création d un budget de propagande de paix international.

Ce projet était ainsi conçu :

i< Messieurs,

« Il est permis de s’étonner et de déplorer que, treize années après la fin de la guerre il se trouve encore des esprits pour envisager comme possible l’éventualité d'un prochain confia arme et pour favoriser, par la propagation de ccs bruits de guerre, la formation , Une atmosPhêre 1 opmion publique risque de s’affoler à nouveau en cessant de croire à

I «1 p9lX,

« Cet état de choses démontre que le pacifisme n'a pas assez profondément pénétré dans J esprit des masses. Rien n’est tenté avec vigueur et méthode pour favoriser les progrès des idées pacifiques parmi les peuples,

« La paix ne peut devenir une réalité que si clic existe, d’abord, dans le cœur des

if o ni in

fini poser ^ ^ Sembl° ^ Vo^aaisme international qualifié pour

« Ce sont les Gouvernements de tous les Etats qui doivent doter la Société des Nations d',’ P argument pour que la plus haute juridiction internationale puisse prendre l’initiative • propagande officielle , jusqu’à présent inexistante, en faveur de la paix

ce tte^p ropa gand cT & me8Ure " pr°nd” CSL donc de lui les ressources nécessaires pour

leurbud!meH ^ “ bud&et de «**"?'* faut fiu’elles ™nt aussi désormais

cur de ja paix, »

1 oui atteindre ce résultat, j'ai déposé la proposition de loi suivante :

nationsLm,< Ilam^e malldal; à la délégation française à Genève de proposer aux

Propagande dTla n8 “i ^ NaLi0I1S C’réati°n d’Un b«dget international de

natiorfale de chamlT* ^ î“ r^°arices seront Prélevées sur les budgets de la défense aque pays et dans les memes proportions, »

Politique intérieure .

J'ai toujours voté toutes ies mesures propres à assurer Tordre à ! intérieur du pays.

Je me suis associé à la défense des lois laïques et à la création de l’école unique, estimant que Tentant du peuple bien doué doit pouvoir, à 1 égal de 1 enfant riche, continuer ses études et arriver, si son intelligence le lui permet, aux plus hautes destinées.

J Tai voté la péréquation des retraites et pensions.

J’ai voté le dégrèvement du salaire de la femme mariée aidant son mari dans le commerce.

En juillet i 931, j’ai interpellé le Gouvernement pour lui demander de déposer immédiatement un projet d’outillage national, afin de donner, si la crise venait à prendre une certaine ampleur, du travail aux industriels et aux ouvriers. Ce projet n’a été déposé que plusieurs mois plus tard.

Je me suis refusé à sanctionner Télévatiou des tarifs de transport (Voyageurs et

marchandises), .

Notre commerce local, comme le commerce d’importation, d exportation et la classe

laborieuse ont toujours trouvé en moi un défenseur de leurs intérêts.

Aussi bien le commerce est-il surchargé d’impôts. Aucune taxe nouvelle ne doit lui

être imposée.

En attendant de trouver un remède à la situation présente, il convient de réviser les charges actuelles et de les rendre mains pesantes en les répartissent dune façon plus équitable^ et en remplaçant îe chiiïYe d’affaires par une taxe à la production.

Interventions à lu tribune de lu ùluimbre.

Le principe des assurances sociales est excellent 5 mais la loi est si mai faite que s elle n'est pas complètement remaniée, son application deviendra de plus en plus difficile.

Je suis donc intervenu pour eu signaler les imperfections.

Les déceptions de ceux qui devraient en être les bénéficiaires sonL nombreuses. Les uns se voient refuser la continuation des secours, leur maladie ayant trop duré, les autres reçoivent des indemnités dérisoires. D’autres enfin, ayant laissé passer trop de temps avant de réclamer les secours accordés aux assurés voient leur demande rejetée. Ils ont payé et ne reçoivent rien.

Cette loi a encore de très nombreuses tares qu’il serait trop long d’énumérer ici.

Je me suis élevé dans une intervention à la tribune contre la conversion des rentes.

Estimant que le petit possédant avait fait crédit à l’Etat au moment où d’autres envoyaient, leur argent à l’étranger, il était parfaitement injuste qu’a près avoir payé ses titres en or et perdu les quatre cinquièmes de son capital, il voit encore réduire son revenu.

Je sais intervenu sur la suppression du Ministère de la Marine marchande plus uü que jamais pendant In crise actuelle. J’ai démontré, dans l'intérêt de notre port et de la cl iss 3 laborieuse, l’utilité de ne pas laisser s'effondrer la Compagnie générale transatlantique et d'apporter une aide à l’armement libre.

J'ai déposé un projet de loi pour le vote par correspondance des marins et des voyageurs de commerce et mettrai tout en oeuvre pour faire aboutir cette réforme depuis si longtemps attendue.

Mes chers Concitoyens,

J'ai rempli de mon mieux le mandat que vous avez bien voulu me confier. J ai défendu avec persévérance les intérêts de notre ville, de notre port, de noire communauté iikustriello et commerciale ; ceux des travailleurs, des fonctionnaires et employés de tou es catégories.

Les anciens combattants, dont ies réclamations ne dépassent jamais le cadre do ce qui .eur est dû ; les familles nombreuses, si intéressantes an point de vue national ; les œuvres d’habitations à bon marché auxquelles en tant que maire et député je n’ai cessé de prêter mon concours ; les chômeurs pour lesquels j’ai multiplié les démarches, ont. été et demeureront l’objet de ma constante sollicitude.

Maigre les obstacles que je pourrai rencontrer, je continuerai à lutter avec la même énergie et le même sentiment du devoir en faveur des uns et des autres.

Républicain sincère, appartenant à un parti d’ordre et de progrès, les réformes sociales les plus osées ne sauraient rencontrer en ma personne un adversaire, à la condition qu’elles ne puissent compromettre l’avenir du pays et qu’elles soient compatibles avec nos ressources budgétaires.

Profondément patriote, particulièrement attaché à l'idée de paix, je souhaité que l idéal poursuivi par le regretté Aristide Briand se réalise à travers le monde, assurant ainsi aux peuples une ère de câline et de travail dans la sécurité et la confiance..

Léon MEYER

Ancien Sous-secrétaire d’Etat,

Député,

Maire du Havre,

2L1 circonscription du HAVRE.

M, René GO 1 \ , républicain de gauche» Elu au premier tour de scrutin, — 13,379 voix»

Mes chers Concitoyens,

Plus que jamais, après un nouveau stage parlementaire de quatre années, j’ai la conviction qn une loyale collaboration de tous les républicains de Gouvernement est une nécessité vitale pour notre France d'après guerre.

Sous la conduite de Raymond Poincaré, une telle union a seule permis, après tant d’ expériences et autant de déceptions, d’opérer, aux bords de la banqueroute, un merveilleux redressement.

crise est venue, d une giavite sans précédent. Nous 1 avons vue naître et grandir en d’autres pays. Aucun n’y a échappé. Le nôtre a le plus longtemps résisté. S’il demeure moins lourdement frappé, il souffre cependant. Notre région havraise, en particulier, est durement éprouvée. Nombreux sont les foyers où le désarroi mondial se traduit par la gêne la misère ou l’angoisse.

lerrain. excellent, semblerait-il, pour les propagandes extrémistes. Oui, en d’autres • - tu, en d juties pays. Mais Je peuple français, aujourdhui, ne se laisse plus duper

aux mirages politiques. I! a appris ce que coûtent en fin de compte révolutions et dictatures.

sait que nulle part la suppression des libertés démocratiques n’a sauvé les producteurs du marasme, ni les travailleurs du chômage. Il sait aussi que, partout où le socialisme étatiste es parvenu au pouvoir, les électeurs qui l’y avaient porté n’ont pas tardé à l’en chasser.

J apres luttes politiques subsistent entre républicains. Regardez au fond : Vous n'y rouverez guère que rivalités d’hommes ou d’équipes. 11 est déplorable quelles affaiblissent ac 10n £°uvernemeiifale à l'extérieur comme k l'intérieur*

A l'étranger, les éléments les plus hostiles à la politique française ne dissimulent pas les espérances qu’ils mettent en nos prochaines élections. Ils se méprennent sur la portée véritable de nos luttes intestines. Ce ne sont pas seulement les conceptions d’un Ministre ou d’un Ministère que le président Tardieu a récemment définies à la haute tribune de Genève. C’est en substance la thèse continue de tous les Gouvernements qui se sont succédé. Ce sont les aspirations à peu près unanimes de la France, telles que les avaient déjà exprimées nos grandes associations d’anciens combattants. La paix est notre commum idéal. De tout notre cœur, de toute notre raison, nous voulons la bâtir sur de solides réalités. Elle requiert d’abord un désarmement moral dont nous devons nous appliquer à donner L exemple. Mais pouvons-nous être sourds à certaines menaces qui, présentement, nous ionl un devoir de pourvoir sans défaillance à noLre défense nationale .

Faix et sécurité, respect des traités, coopération internationale, telles sont les directives, à la fois généreuses et positives, d’une politique extérieure sur lesquelles s’accorde la très grande majorité des Français.

US

j, es vieilles querelles des vieux partis s’éloignent vers le passé. Moins passionnantes, mais autrement intéressantes sont ces questions économiques qui de toutes parts nous harcèlent et qui nous imposent leur primauté.

La crise mondiale devra êLre le premier souci de la prochaine Chambre. 11 dépendra d’elle dès l’abord de l’atténuer ou de l’aggraver.

Nous savons par expérience à quel point la situation économique d’un pays dépend de cet impondérable qui s appelle la confiance.

Nous savons par expérience que la confiance r.c s’épanouit pas dans la discorde.

Nous savons par expérience que la confiance exige de saines finances.

EL notre propre expérience s’est encore singulièrement fortifiée de l’expérience si décisive de nos voisins d’outre-Manche.

Que notre budget soit en déficit, c’est un fait. Que les autres grands Etats aient enregistré de plus lourds déficits, c’est un autre fait. 11 importe de rétablir sans retard l’équilibre réel de nos recettes et de nos dépenses.

Comment? En augmentant les recettes? Une nouvelle surcharge fiscale, en aggravant encore les prix de revient de notre production, ne ferait qu’accroître le chômage.

Une seule solution : réduire les dépenses. Facile à dire, plus malaisé à réaliser. Qu un élu se montre généreux avec l’argent des contribuables, il y a des électeurs qui lui en savent gré.' Qu’il s'y refuse, personne, je le sais, ne l’en remercie. Pour opposer aux entraînements de lu démagogie électorale un barrage efficace, il faudra, comme je l’ai propose, qua l'exemple du Parlement britannique, la Chambre ait enfin la sagesse de s’interdire dans la discussion du budget l’initiative des amendements tendant à augmenter les dépenses ou a

diminuer les recettes. ,,

Parmi tant de revendications dont, de toutes parts, les parlementaires sont assaillis, H en est, certes, qui méritent considération. Mais tant que ne sera pas réalisé notre rétablissement budgétaire, c’est un devoir pour un candidat soucieux de tenir ses promesses que e n’en faire aucune qui puisse grever les finances publiques. Je déclare, quant à moi, que systématiquement je me refuserai à tout engagement de cet ordre, quelle que puisse etre ma sympathie pour les groupements qui m’en feront la demande.

De sévères économies n’iront pas sans toucher à de nombreux intérêts particuliers. Elles ne pourraient pratiquement être volées, toute l’histoire financière de l’après guene ea témoigne, par une faible majorité qui redouterait de laisser à une importante minorité

1265 — No 2145

bénéfice électoral de son opposition. Sente une largo concentration sera en mesure de faire budgéZ^ 3 J iainbre’ et aUSSt Pyr 16 Hjp lSit sacHfices que pourra exiger l’équilibre

Problème international, problème financier : problèmes arides, nuis capitaux. Chance Fr, n5„ e chaque H.vrçu surion , quel ,olt éul. doil com d„ P„ „

personnelle peut dépendre des solutions qui y seront apportées 1

L’un, on qu’il, -ou, commandent doit d’ailleurs permettre' an Parlement de consacrer

“T el"’ 8ll0rt'’ » d interminables discussions ou S do, stérile, interpella-

dons, mais a une œuvre hardiment et pratiquement réformatrice. P

La Chambre doit, d’abord, se réformer elle-même, ce qui est la condition première do tant d autt es reformes qui, depuis si longtemps, attendent. J’ai formulé, en ce sens des nropondons concrètes dont la Chambre . déjà adopté sans débat un. partie dans Fui. d J Z dermare, .«ne. Mo,„. d. d, .cours, plus do travail e, surtout un travail plu, méthodique I! lent que notre rég.m. parlementaire s’adapta aux exigence, du temps présent. A ce prii lemant, nous pourrons assurer a,, Gouvernement 1» for» et surtout la stabilité J lui

sont .né,. pensables pnnr ram pbr avec oompélenoe et avec eulorilé un rôle d’une importance si d une complexité sans cesse ^Tniidissmitos*

Moderniser l’Etat dan, ses institution, adminislralives, judiciaires, fiscales, .lin q„’il 0,1 P'“ “‘"'f, "*'■ entrave aux efforts d’initiative . ]. „,.!!« en

P'“ “,b,S,l“n"'lte >«* organismes qui représentent le commerce l’inZLT

1 aar,e.Unre et I art, sénat comme avec les syndicats où ouvriers et employés Unissent 2 vue d une .juste amelioration de leurs conditions d’existence ;

Donner à la natalité française un statut d’équité et d’encouragement, qui est de saint pub ic, développer sous toutes ses formes, à tous ses degrés, dans toutes ses annexes cn ce compris la culture physique de la jeunesse, cette instruction publique» dont nul enfant ne doit être prive par la pauvreté de ses parents : la tâche est vaste à laquelle peuvent et doivent concourir toutes les bonnes volontés.

La preuve est maintenant faite que la laïcité fondamentale de l’Etat se peut aisément

“ aotûafi. rffir ? PT .'"S” C‘'0>re’ d *utr8 part’ 4 >* !»«• *• classe, quand la

crise actuelle affirme leur solidarité et requiert leur collaboration ? 4

msi, toutes nos forces enfin rassemblées, nous pouvons tendre d’un commun effort

73SZSSTT éC0I1OmiqUe' ^ ’iUStiCe SOCia,e 6t

en de s î c P US’ en escTlllsser les %ne s générales, comme j’ai tenté de le faire

1 il m. «T*— * «* X» ™te, public, vocs sont <m’ témoignage p„S

Jfe rester COnst®I"me°t. c°nf°rme a un programme que vous avez déjà ratifié, de tous ceux’lentreZ f^6 e!eC'oraIe’ comme Je ie suis en tout temps, à la disposition

taires PwZnZrdZ’ T T ^ °U ^ P°inl deS «P*»** comjlémen-

donner mon vote à la loi • ctneÜeZ ^ “ aSSUranees sociales : Je *’« P™ cm devoir atm-ir 1 i ■ 1 etie ement en VI£ueur, notamment parce qu’elle comporte un

Stï^TzVT1 jT°ï “&8a’*ir8 d° -*■*« * «A-VÏÏS&-

e d organisations mutualistes qui ont fait leurs preuves.

Mes chers Concitoyens,

mon pays de Ca^ d Ute’ d exPrimer h nouveau mon attachement à ma ville natale et à

fait déS\bdaZUSZ 61 mG rendr°nt Cette iustice qne jamais mon concours n’a

defaut a la defense de leurs intérêts généraux. Cette simple constatation vaudra mieux, £

pense, que ces banales protestations de dévouement dont un candidat est volontiers prodigue envers toutes les catégories d'électeurs.

En 1928, je formais le voeu que la région havraise sache, pour la défense de ses intérêts, former un front unique. Les menaces qu on voyait alors poindre ne se sont que trop pré cisées contre notre port, notre marine et notre place. Je suis heureux de constater que, chaque fois qu’il l’a fallu, notamment pour la sauvegarde de nos grandes lignes transatlantiques, s’est spontanément affirmée la solidarité agissante des représentants autorisés de toutes les forces vives du grand Havre.

Il nous faut également, tous ensemble, continuer à essayer de limiter les conséquences d’une politique d’économie fermée qui a été celle de tous les Gouvernements, quelle que fût par ailleurs leur orientation, car elle est celle du Parlement où, malgré les protestations dont je me suis fait le protagoniste, l’inégalité des circonscriptions électorales sacrifie injustement les régions les plus peuplées, les plus laborieuses et les plus productives.

Mes chers Electeurs,

La large confiance dont je me suis senti entouré, l’amitié des uns, l’estime des auLres, la courtoisie de tous ont rendu ma tache plus aisee et m ont, je crois, permis de faire oeuvre utile au Parlement.

Si vous en jugez ainsi, je vous demande de bien vouloir me renouveler mon mandat. Vive la République!

René COTY

Député sortant.

Conseiller généra!,

Vice-Président de lu Commission de la marine marchanda Vice-Président^du groupe des Républicains do gauche.

3e circonscription du HAVRE,

M. RUREAU, républicain de gauche.

Elu au premier tour de scrutin, — 12,751 voix.

Mes cliers Concitoyens,

Pour la sixième lois aujourd’hui, je viens solliciter le renouvellement du mandat que je tiens de votre confiance depuis vingt-deux années.

Républicain sans réticence, ennemi de tout sectarisme politique et religieux, je persiste à penser que la République, pas plus que le patriotisme ou le désir de paix, ne sont le monopole d'un clan, mais au contraire le patrimoine de tous les

Français, ,

Vous me connaissez. Je suis souvent parmi vous. Vous savez tous que le sentiment du devoir m’a toujours inspiré et guidé. Les liens d’amitié et de confiance qui nous unissent, se sont sans cesse fortifiés.

Aux dernières élections législatives, 13,933 d’entre vous ont affirmé sur mon nom sur désir d’union et de paix. Fidèle au programme que vous avez approuvé à une très torle majorité, j’ai soutenu M, Poincaré et les Gouvernements de MM. Laval et Tardieu, qui ont poursuivi son oeuvre de redressement.

Les actes dispensent des paroles. Ces actes vous les connaissez. Us ont été sommairement rappelés déjà dans un rapide exposé que vous avez pu lire dans les journaux. Je ïTy reviendrai pas.

A la Chambre , c oui nie au Conseil général de la Seine- Inférieure, j’ai toujours préconisé Punion de tous les républicains, pour le bien du pays.

J’estime que, devant la crise qui sévit sur le monde et le ralentissement des affaires dont souffrent les travailleurs, cette union est plus que jamais indispensable. La lutte des classses, les querelles politiques n’amélioreraient pas la situation présente; elles provoqueraient, au conti aire, le desordre et 1 inquiétude, alors que I entente et la confiance, seules, peuvent ramener une ère de prospérité et de tranquillité.

Certes, des citoyens ont quelques raisons de sc plaindre de F effort fiscal qu’ils ont dû accomplir. Ils l’ont patriotiquement supporte, mais les sacrifices ont des limites et je me suis lait un devoir de protester, à la Commission des finances, contre des inégalités qui ne peuvent se perpétuer.

En ce qui concerne 1 impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, le salaire de la femme mariée devra etre déduit et les paliers établis, supprimés I il y a des anomalies choquantes, Les patentes devront etre modifiées, et puisque la libre concurrence existe, aucune société ne devra être exonérée des charges qui pèsent sur le commerce.

Je me suis abstenu dans le vote de la loi sur les assurances sociales.

J en admettais certes le principe très nobIe5 mais j’en prévoyais les difficultés à application, et je les ai signalées à la (rîbune? demandant que les textes soient simplifiés. Je voyais juste.

La loi Le M c qu elle est a provoqué un mécontentement chez les employeurs, en raison des charges supplémentaires, qu elles leur ont imposé. Elle a également mécontenté des bénéficiaires qui se plaignent des formalités innombrables qu’il leur faut accomplir, ainsi que des déceptions qu'ils éprouvent.

Mes collègues de I arrondissement du Havre, René Goty et Léon Meyer, se sont abstenus comme moi, ainsi que d’autres parlementaires du département.

Cette loi devra être revisée, et 1 assurance-retraite demeurer dans son cadre.

Au cours de la législature qüi vient de se terminer, le franc a été sauvé de ia catastrophe qui a entraîné d’autres monnaies.

La dette a été amortie de plus de 30 milliards.

Les pays étrangers ont reconnu la bonne gestion de nos finances en confiant à la France 50 milliards.

La France a été défendue avec le maximum d’efficacité contre les conséquences de la crise mondiale née de îa guerre et des excès de production.

Notre agriculture a été protégée contre le danger de mort que risquait de lui faire courir le développement anormal des importations.

Le nombre des chômeurs n’est plus en France que de 250.000, alors qu’ailleurs il s*élève à 3, 6 et même 10 millions.

De tous les budgets du monde, le nôtre est le moins atteint par le déficit

1 oilà des vérités absolues échappant à toute discussion, Néammoins, la situation budgétaire a été influencée par le fléchissement des affaires et, il faut bien le dire, par le nonpaye aient des réparations ducs par F Al le magne. Cette situation exigera toute la vigilante attention de la nouvelle Chambre.

Au point de vue extérieur, je suis résolument partisan d’une politique de paix, mais la lance ne peut désarmer sans que sa sécurité soit assurée dTune façon absolue. C’est ainsi £|ue nous avons entrepris d’assurer la défense de nos frontières de l’Est qui nous protégera mieux que les plus belles paroles contre une nouvelle invasion étrangère. Ges travaux? si une nouvelle majorité parlementaire ne vient pas tout bouleverser, seront achevés dans deux années.

J estime que rendre la France inviolable esL encore le plus sûr moyen d’éviter ce crime . la guerre, ses horreurs, ses ruines et ses deuils.

Gela ne m empêchera pas de poursuivre, de tout cœur et avec toute mon ardeur, la réaisation du projet de limitation et de réduction des armements de toutes les nations, actuelement en discussion à Genève.

La France vient, en effets de soumaUre®à la Société des Nations le pian le plus sérieux et le plus efficace qui ait jamais été présenté d'une organisation de la paix, par l'assistance mutuelle.

Au point de vue politique intérieure, je reste ce que j’ai toujours été : un républicain fidèle aux lois fondamentales de la République. Partisan de la liberté de renseignement, j6 considère que la laïcité ne s'oppose pas à la liberté.

Je veux que la France reste forte par sa justice, qu’elle le soit par la liberté, que la patrie soit le bien de tous, aucun Français ne se sentant meurtri dans ses sentiments et ses convictions*

Au point de vue social, les. travailleurs savent quel interet je leur ai toujours porté, et les initiatives que j’ai toujours prises en leur faveur. Ils doivent avoir dans la Société actuelle k place qui leur appartient.

Avant, le chômage, j’ai été T un des premiers à demander que, dans toutes les entreprises, le travail soit réservé aux ouvriers français.

Les anciens combattants avec Lesquels j'ai pris part à la guerre, les familles nombreuses, les commerçants, les artisans, ont pu apprécier combien je me suis toujours efforcé de sauvegarder leurs intérêts*

Les agriculteurs, que Ton a cherché impudemment à tromper en leur disant que j’avais vote contre la révision du prix des baux à ferme, connaissent aussi mes interventions pour soutenir leur cause.

Les marins n'ignorent pas non plus que j’ai réussi à obtenir la protection de leurs navires à Terre-Neuve et les prîmes qui ont permis, de reprendre les pêches* Lis savent aussi combien j’ai concouru au relèvement de leurs pensions.

Les, sportifs ne sauraient oublier que je me suis toujours intéressé au développement de leurs sociétés et leur ai constamment apporté mou appui.

Mes chers Concitoyens,

Je suis l’ami de tout ceux qui, dans les diverses branches de l'activité économique et sociale, contribuent au relèvement national*

Je me garderai et me suis toujours gardé de vous faire des promesses irréalisables.

L’union qui, eu 1926r a sauvé la France de la banqueroute, est celle à laquelle je vous convie dimanche prochain*

Je veux une politique extérieure digne et pacifique, reposant sur la sécurité du pays; une politique intérieure d’union et de concorde; une fiscalité exempte d’inquisition ; une compression des dépenses publiques* En un . mot, une poîiLique à L’abri de toute démagogie,.

J’aî foi dans les destinées de la Frances et de la République.

C’est avec confiance, mes chers concitoyens et amis, que j’attends votre verdict.

Vive- la France l

Vive la République î

Vive La 3-° circonscription du Havre 1

Georges BUREAU

Légion d'honneur. — Croix de guerre.

Député sortant.

Ancien Sous-Secrétaire d’Etat,

’Vice-Pr évident de la Goojmf *ion dea finances* Vice-Président du Conseil général*

Républicain de gauche*

Candidat d'union et de co centrât! on républicain

Circonscription de NEUFCHATEL.

Ms. Ti H UftEAU- DAN GIN, républicain de gauche. Elu au premier tour de scrutin. — 8.757 voix.

Mes chers Concitoyens,

fa,t J6 Srant) llonncur> ll y a tr°is ans, de me coniier, en remplacement du regre é M Bouctot, la défense des intérêts de notre bel arrondissement. Demeuré inébranlablement hdele à la politique que vous aviez, pendant de longues aimées, affirmé sur =on nom, je me sms dévoué à ccLte tâche et je viens solliciter à nouveau vos suffrages.

Au point de vue extérieur, l'affermissement de lapais du monde, si durement achetée par nous — j en ials appel à tous mes camarades anciens combattants — doit être le premier de nos devoirs et le but de tous nos efforts.

Dans le respect des traités librement consentis et des signatures données, la France,

lde e ;'.S°n ldef de pa,x’ aPPortfi à Genève un projet générateur d’espoirs. Je le soutiendrai en gardien vigdant de notre sécurité et de la paix du monde.

Pas plus que la paix extérieure, la paix intérieure ne doit être troublée ; dans le respect et interprétation libérale des lois de la République, la liberté de conscience du ciLoven et la liberté d enseignement, droit essentiel du père de famille, doivent demeurer intangibles Membre du Conseil départemental de l’instruction publique, je suis profondément de voue a la cause de 1 enseignement. J’estime que tous les enfants, sans exception aucune travsU ^°UVOlr recevoir 1 instruction dont les rendent dignes leur intelligence et leur

Au point de vue financier, 1 effort demandé à tous les contribuables est arrivé à son maximum ; une compression budgétaire énergique s’impose au premier chef, ainsi qu’un mm eur amenngemenf dos dépenses publiques et des administrations.

iaut réformer un système fiscal dont la complexité est inintelligible pour beaucoup

f C°n n 3Uab eS’ suPPrimer les « cascades » de l’impôt sur le chiffre d’affaires en le remplaçant par la taxe unique.

lin proie à toutes les convoitises de ses concurrents mondiaux, qu’attirent la haute 'ae,Ur cc sa monnaie, la France doit défendre avec énergie sa main-d’œuvre nationale, ses pro ne eurs r e industrie et de I agriculture et son marché intérieur.

Aux ouviiers français, le travail français, et cela sans faiblesse et sans compromission*

" u Te contre le chômage doit être, énergique, le ?plan d’outillage national mis en œuvre sans dmai,

La protection efficace de notre aviculture, de notre industrie et de notre commerce leur „Hm ,spe“sable dans Pétat d'anarchie économique où vit le monde actuel. Abandonner des saïm>esCtl°n ^ rUme * brèV6 échéanee de llotre aclivité et l’avilissement immédiat

i Compléter, améliorer, parfaire les lois sociales, terminer l’électrification rurale, créer nron?? t a?,’ améH°rer ies moyens do transport, faciliter l’accession à la petite

L.Jf. lf C’ pr0tf^or 1 arUsanat’ teIies sont, parmi tant d’autres, les questions que le Parlement français dmt étudier et résoudre.

divanf rev'B^0n dcs baux ruraux doit être réalisée, le monde agricole ne saurait attendre «avantage sur ce point capital.

La loi des assurances sociales doit être remaniée; elle devra s’appuyer entièrement sur

la mutualité, supprimer toute responsabilité à la charge des employeurs dans le cas où le salarié ne veut pas s'assurer, modifier les modes de payement, inapplicables dans 1 agriculture. .

Adversaire résolu de toute doctrine étatiste, je ne veux ni monopole nouveau, m taxation ni réglementation arbitraire des prix.

Mes camarades anciens combattants savent tout le dévouement que j’ai apporte à leurs

revendications; je veux rester leur ardent défenseur et ne tolérerai jamais qu’.I soit porté

atteinte à leurs droits imprescriptibles.

La collaboration de toutes les classes de la nation et la confiance dans les immortelles destinées de notre pays sont indispensables dans les âpres luttes du présent pour vaincre la

crise qui nous étreint.

Je vous y convie de tout mon cœur.

Vive la France !

Vive la République !

Jcax TIltJREAU-DANGIN Député sortant.

ïflalre et agricubeur à Boaelle.

Conseiller général de la Seine-Inférieure. Président du Comice agricole et de la Caisse de crédit agricole de- NeufcMteK

Président de la Société d'habitations à hou marché du canton do KeufchateL Président de ta Société centrale d'aviculture. Candidat républicain démocratique et d’union nationale.

lrt circonscription de ROUEN.

M. MÉTAYER, radical-socialiste.

Elu au deuxième tour de scrutin. — 10.419 voix.

Mes chers concitoyens,

Candidat aux élections législatives, je vous dois une profession de foi ; mais vous me connaissez depuis longtemps et je suis sûr que vous me jugerez plus encore sur mon passe et sur mes actes que sur ma déclaration électorale.

La plupart des grandes villes sont représentées par leur maire au 1 arlement , e retirent des avantages indiscutables dont Rouen est privé actuellement.

Lors des élections cantonales d’octobre dernier, vous avez clairement manifeste que vous approuviez les directives suivies à la mairie; vous voudrez sans doute que votre repre sentant à la Chambre y porte tes memes habitudes de travail soutenu et méthodique et qu y défende, dans les Commissions et à la tribune, une politique de réalisations dans me

de tous. . £ l s

Il importe d’abord qu’il soit mis fin au désordre de nos finances; depuis 1

dépense, s’accroissent de 3 milliards par an ; le budget qui vient d’être volé pour neuf mois seulement s eleve a plus de 41 milliards, ce qui fait près de 55 milliards pour douze mois fin 1g^S,1CqU,ilbre nCSt ?1US W'*PP!»™t et on avoue un déficit de 7 à 8 milliards poui

Les ressources des années de prospérité se sont évanouies; l’outillage national ne peut

u limiie -*■ de' ch"s“ que p”vrat

Une pohüque d’économie s'impose donc, ainsi qu’une meilleure répartition des charges pubhques. L impôt sur le chiffre d’affaires Pa,yé par une même marchandise chaque fois qu elle change de mains est particulièrement critiquable; il en est de même de la patente en tant qu elle porte sur les locaux d’habitation. r ’

L épargne n’a pas été protégée ; la dévalorisation de la monnaie et des valeurs à revenu fixe la aisse oi midable des actions, de nombreuses faillites l’ont profondément atteinte

Certaines mesures de réparation et de contrôle ont été ù tort repoussées et devront être à nouveau examinées.

Le, renflouements de -rendes entreprises, le, prêt, consenti, en dehors forment »„

contraste choquant avec i abandon dan, lequel ont été laissés la petite industrie ol le commerce.

Nous sommes en pleine crise; la balance commerciale, en 19.31, a présenté un déficit de 1- mi heuds, maintenant les importations et les exportations ont également diminué • industrie, le commerce et la navigation sont paralysés; des tarifs excessifs, des contint gentements injustifiés ont encore aggravé la situation, des représailles s’en sont suivie, Ies

roujours , gerS n°US S°nt ferméS 6t U0S COnClirrents nous ? remplacent, peu Cotre pour

Le port de Rouen et par suite la ville tout entière ont été gravement atteints ; les entrées de bois et de pales de bois, de vins et de divers, de houille, sont en forte diminu-

°bstaCleSmisaHX -hats extérieurs; nous avons entre ,100.000 tonnes de charbon en moins pour 1931 ; 270.518 tonnes en moins pour les

deux premiers mois de 1932; nous avons plus de 2.000 chômeurs qui entraînent une dépense de 500.000 francs par mois ; pendani’ce temps, 40 0/0 d’ouvriers étrangers continuent a travailler dans les houillères du Nord et du Pas-de-Calais.

Une voix ne devait-elle pas s'élever an Parlement pour protester ?

La guerre de tarifs, Briand en avait bien compris le péril quand, après Locarno, après le pacte de Pans, il avait voulu une entente économique européenne.

De toute évidence, une crise mondiale ne peut se dénouer que par des accords inlernationaux ; la confiance ne renaîtra que de la sécurité ; pour notre défense, nous dépensons 13 milliards par an. mais la garantie que nous donnait le contrôle interallié a disparu. Une rec action simultanée et contrôlée des armements se négocie en ce moment, l’opinion doit manifester hautement qu’elle la désire ; mais le succès d’une telle entreprise exige l’apaisement des esprits et une loyauté réciproque ; un pays très industrialisé n’aurait besoin que

e que ques jours pour transformer sa production et diriger contre ses voisins des attaques aeriennes brusquées* 1

Cependant, une entente directe entre peuples ex-ennemis est difficile. Il faut donc co or la s ociété des Nations des moyens d’action dont elle manque; c’est l’avenir, jusque-là comptons sur nous-mêmes*

Nous voulons affermir et organiser la paix du dehors; nous désirons aussi la concorde n ro nous ; elle doit résulter du progrès social et du respect des consciences.

' meilorons d°nc les institutions existantes : la loi des accidents du travail, celle des Shu rances sociales^ qu’d faut simplifier, grâce notamment au concours des mutualistes dont

.ir™! Être sauveSard°a i créons des garanties contre le chômage; intensifions la struction des habitations â bon marché.

nn .!ÛUr. xvlctlmes de la guerre, anciens combattants blessés ou mutilés et pour les pi es e la dation, en toutes circonstances, défendonsdes*

Ne laisssons pas loucher aux lois de laïcité; toute atteinte qui y serait portée nous rejetterait dans la plus stérile agitation.

L’enseignement à tous les degrés doit être gratuitement assuré à la jeunesse française ; l'élite se dégagera par la sélection des plus intelligents et des plus travailleurs. C’est le principe de « l’école unique » qu’il faut bien se garder de confondre avec le monopole de

l’enseignement. ...

Développons les œuvres post-scolaires et le mouvement sportif, et veillons a ce que

l’aviation, le tourisme, la radiodiffusion soient aussi encouragés chez nous qu’ris le sont à

rëtranger*

Mes chers Concitoyens,

En toutes circonstances j’ai été avec vous, soit dans vos manifestations d anciens combattants, de mutualistes, de sportifs, soit dans vos réunions syndicales et corporatives. Commerçants, industriels et artisans, fonctionnaires en activité ou retraités, employas et ouvriers, j’ai toujours éLé à votre disposition, pour un conseil ou un appui, comme maire, conseiller général ou avocat.

Aujourd’hui, si je sollicite un nouveau mandat, auquel je devrai une influence accrue, c’est afin de mieux défendre vos intérêts, ceux de notre ville et du pays.

.le ne me suis jamais présenté à vos suffrages sans les avoir obtenus ; aussi est-ce avec

mie pleine confiance que j attends votre verdict.

Vive la République l Vive la ville de Rouen 1

Georges MÉTAYER

Chevalier de la Légion d'honneur.

Avocat a la Cour d'appeU — Ancien bâtonnier.

Maire de Rouen,

Vice président du Conseil général de la Seine-Inférieure, Candidat* du Parti républicain radical et radical-socialiste et du Comité républicain du commerce et de l'industrie.

2* circonscription de ROUEN.

M, CRUTEL, radical-socialiste»

Elu au deuxième tour de scrutin» — 12.210 voix.

Citoyens,

J’ai Hionncur de solliciter vos suffrages républicains.

L’anarchie économique actuelle a précipité notre pays dans le désarroi le plus absola:

Faillite des entreprises particulières et des banques. Diminution des salaires. Chômage. — La Trésorerie de l’Etat ne tenant plus que par l’emprunt. Budget de 53 milliards dans lequel les recettes diminuent, pendant que tes dépenses augmentent; ce qui donne pour un prochain budget un déficit de plus de 7 milliards. — Tel est le bilan de la Chambre dite d’union nationale ou plutôt du cartel des droites.

C'est un bilan de faillite.

M on programme*

Comme remèdes, nous proposons :

Le contrôle effectii des banques et J a surveillance des banquiers ; le contrôle effectif des cartels, des consortiums et des grandes entreprises ; la stabilité du change et son indépendance à 1 égard de la Bourse ; l'orientation de l’exportation de la métropole vers les colonies ; la diminution générale des prix, liée à des ententes économiques internationales ; développement d’un vaste plan d’outillage national et colonial, profitant exclusivement à 1 économie générale du pays et non seulement à quelques entrepreneurs.

Diminution du budget et notamment par une compression effective et progressive du budget de guerre ; réorganisation des grands services publics; révision des g* os salaires, mais pas de diminution des moyens et petits salaires sans qu’au préalable on ait réalisé la diminution du coût de la vie, en nous souvenant, avec M. Abel Gardey, que la France est le seul pays où le coût de la vie ait augmenté depuis 1928. En cas de conversion des rentes, dédommagements légitimes et uniquement réservés aux petits rentiers en possession de leurs titres de souscription aux emprunts de guerre.

Anciens c oin ba Ita nis .

La délense de vos droits :

Je suis le premier et le seul candidat ancien combattant qui, depuis la guerre, se pré ^ente a vos suffrages dans celte circonscription. Me souvenant que nous avons des droit; sut e pays, je serai avec vous pour la défense et le maintien de ces droits.

Lt notamment pour résister à l’offensive qui se dessine pour porter atteinte à ces droiü acquis.

Je serai avec vous pour obtenir justice pour toutes les victimes réelles de la guerre.

c m engage à obtenir les dédommagement refusés jusaidè ce jour aux prisonniers d* guerre, ’ J 1

Commerçants et artisans.

Je réclame pour vous :

La justice fiscale ;

La reconnaissance effective de la propriété commerciale 5 Le plafond à l'augmentation des loyers commerciaux 5 L’abattement fiscal à Jfubase, égal à celui des autres cédules ;

La déduction du salaire de la femme mariée ;

Une politique rationnelle des transports;

Le remplacement du chiffre d’affaires par une taxe unique à la production.

Agriculteurs r

La défense de la terre :

Vous êtes rançonnés par les grands propriétaires fonciers, les grands trusts d'engrais, les intermédiaires. J'exigerai le vote rapide de la loi sur la révision des baux à ferme et, s’il lardait, le moratoire partiel des fermages.

J'obtiendrai la cessation du scandale qui maintient en France les engrais à un prix double du marché extérieur.

Une loi effective contre la spéculation.

L’indemnité de plus-value au fermier sortant ayant amélioré la ferme.

Ouvriers et salariés*

La défense de votre travail, de votre salaire et de votre famille :

S u ppre ssion d e T î m p o t su r le sal a ire .

À ss u r a n ce c h Ôtn a ge ,

Création des fonds de chômage dans toutes les communes où sévit le chômage partiel ou total.

Continuation du versement d’allocation aux chômeurs, meme après cent quatre-vingts jours de chômage.

Cantines scolaires gratuites, subventionnées par les fonds de chômage, pour les enfants dm chômeurs.

Révision de la loi de 1898 sur la base du salaire total et non du demi-salaire pour le calcul des rentes.

Révision de la loi des assurances sociales,

Politique plus large d habitation a bon marché.

Assouplissement de la loi Loncheur,

Protection sociale et matérielle des familles nombreuses.

Pour tous ,

Respect absolu de la propriété et de la liberté.

Pour cela

Contrôle des grands trusts qui sont la négation même de la petite et moyenne propriété.

Nous assurerons le respect de la liberté de conscience et de la liberté de pensée et, pai

voie de conséquence, la neutralité laïque de l’école. Nous obtiendrons la gratuité de renseignement secondaire, afin de pouvoir pousser jusque dans ses dernières possibilités le développement de l'intelligence de la jeunesse française, à quelque milieu social qu’elle appartienne. Et nous veillerons et nous aiderons à son épanouissement physique.

Paix,

Nous assurerons la paix au dehors. — Nous prendrons devant le monde entier l’initiative des dispositions nécessaires pour obtenir la réconciliation des peuples.

Citoyens,

Pour ce scrutin, qui ss situe à une époque dont je vous ai défini et dont vous sentez tous la particulière gravité, les partis de droite n'ont pas reculé devant une immédiate et singulière coalition.

Us n’ont pas reculé devant la perspective de venir à Laids di’un homme qui. à tant de litres, représente si bien leurs privilèges, leurs abus, leurs dangers et leur terrible autant que méprisable puissance d'argent.

En face de cette unité dans l’égoïsme, en face de cette camaraderie des profits et des profiteurs, la gauche divisée risque, si vous n’y prenez garde, de disperser cette force adhnïrable de résistance.

Citoyens,

Le1 programme complet que je vous ai exposé avec netteté et avec franchise, ma remît tout le moins digne de votre confiance. Ce programme, que Je m’engage d’Konnemv K e endre dans son intégralité, ne pemt-il donc pas satisfaire â- toutes- vos- aspirations- et fc toutes vos légitimes espérances de progrès social et de paix?

Sur d etre entendu, devant la gravité et l’imminence du danger, je fais; dbnc appel; k

vous. rt

Avec un accent de sincérité qui ne pourra vous tromper,

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