‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1932Chapitre 222 sur 260 · CRETEIL · texte numérisé non relu

CRETEIL

Crok de? guerre «

Chevalier de la Légwn dfiïrmneiir à titre militaire.

Conseiller d*arrcmdïttaemenL

Candidat du partt républicain i radical et radi^l-socialifll*.

Lutte contre la guerre. - Protection des victimes de la guerre :

Accords internationaux. — Réduction simultanée, générale et contrôlée des armements.

.. Organisation politique et économique internationale. — Défense des victimes de la guerre (mutilés, combattants pensionnés on non pensionnés, orphelins, veuves et ascendants).

Lutte contre l'insécurité du travail :

Défense des salaires. - Semaine de quarante heures. — Contrôle ouvrier. - Assurancechômage — Assurance contre les risques agricoles. — Congé annuel payé (que j ai tait voler par la Chambre, en instance au Sénat. - Allocation annuelle aux médaillés du travail, Révision de la loi de 1808 sur les accidents du travail. — Protection des vieux et des mutilés du travail. — Délégués ouvriers à la sécurité et à 1 hygiène dans les ateliers. — Développement des contrats collectifs. — Amélioration de la loi des assurances sociales (je viens d’être désigné comme rapporteur pour avis de 24 projets concernant les assurances

sociales).

Protection de l’enfance et des familles nombreuses :

Organisation plus étendue de la puériculture. — Consultations de nourrissons. — Gouttes de lait. — Ecoles de plein air. — Colonies de vacances. — Inspection médicale des écoles. — Protection des enfants assistés et des filles-mères. - Dégrèvements pour les familles nombreuses. — Primes à la natalité, etc.

Assistance et hygiène :

Refonte des lois d’assistance (vieillards, infirmes et incurables, notamment pour les aveugles abandonnés). — Lutte contre la tuberculose, le cancer et la syphilis. — Large dotation du budget de l'hygiène et de l'assistance. — Politique active du logement et de l’habitation. — Protection des locataires et notamment des chômeurs vivant en garni. Protection des lotis.

Lutte contre l’anarchie de la production :

Restitution à la nation des monopoles capitalistes qui ruinent l’Etat et accablent la production, les usagers et les consommateurs (chemins de fer, mines, engrais, assurances). — Offices nationaux du blé, du vin, du sucre avec représentants élus des producteurs, de* consommateurs et des pouvoirs publics.

Lutte contre la spéculation capitaliste, le pillage de l epargne el les semeurs de paniques ;

Organisation du crédit. — Protection de l’épargne si souvent pillée. — Contrôle des banques. — Sanctions contre les semeurs de panique et l’évasion des capitaux.

Lutte contre F ignorance :

Egalité des enfants devant rinstruclion. — Laïcité, Prolongation de la scolarité. — Fréquentation scolaire. — Développement des études classiques, scientifiques et techniques (orientation professionnelle). — Organisation des loisirs de la jeunesse (sports, musique, littérature, théâtre, cinéma, excursions, correspondances mtcrscol aires, échanges internationaux).

Protection du commerce, de l’industrie, de l'artisanat, des petits cultivateurs et des petits rentiers ;

Crédit commercial, industriel, artisanal et agricole. — Propriété commerciale. — Révision des baux et des patentes. — Dégrèvements pour charges de famille, — Lutte contre les magasins d1 usines. — Revalorisation raisonnable pour les rentiers viagers.

Lutte contre l'iniquité politique :

Protection du suffrage universel contre les partisans de l'élection des députés à 25 0/0 *

Introduction du référendum dans la Constitution. — Limitation des pouvoirs du Sénat.

Suffrage des femmes. ■— Vote familial (limité à une voix supplémentaire).

Extension des attributions du Conseil national économique.

Abrogation des lois scélérates.

Amnistie générale en matière politique.

Suppression des conseils de guerre et des cours martiales.

Pour la réalisation de ce programme de la classe ouvrière et des classes moyennes, tous debout !

4' circonscription de ROUEN.

M, MARIE, radical-socialiste.

Elu au premier tour de scrutin. — 10.039 voix.

Mes chers Concitoyens,

Après quatre années d un mandat législatif que j’ai le sentiment d'avoir rempli avec activité et avec dévouement, je viens de nouveau solliciter votre confiance.

Comme en 1928, laissant sur ma droite les éléments de réaction répartis entre la * Fédération » dite « Républicaine » et « l’Alliance » dite « Démocratique » ;

Laissant sur ma gauche ceux qui ne voient de remèdes aux difficultés présentes que dans un bouleversement social, à coup sûr générateur de nouvelles misères, je cherche à grouper dans nos quatre cantons, autour de la politique du parti républicain radical et' radical -sodalis Le, auquel j’ai toujours appartenu et dont je préside actuellement le groupement départemental, je cherche, dis-je, à former sur mon nom, comme il y a quatre ans^ une concentration sincèrement républicaine et démocratique, éprise de progrès social et résolument dégagée de toute compromission avec les forces de réaction, déclarées ou camouflées.

Seule d ailleurs, cette union des véritables républicains peut assurer à notre pays la continuité d’une politique extérieure, réellement orientée vers la Paix, politique inaugurée en 1924, à Londres, par M. Edouard Herriot et pratiquée, j’usqu'à sa mort, à travers les différents soubresauts de la vie parlementaire, par M. Aristide Briand.

La crise qui sévit, si rigoureusement, sur toutes les classes et toutes les branches de l'activité nationale appelle des remèdes urgents :

Contrôle sérieux et efficace de certains organismes financiers, et des vastes trusts et consortiums qui trop souvent dressent victorieusement leurs intérêts privés contre l’intérêt général ;

Politique d’accords économiques internationaux, indispensables à la reprise des affaires et à la protection de notre agriculture ;

Limitation des charges budgétaires en une période où la rentrée moindre de l’impôt appelle un contrôle, plus sévère que jamais, de l’emploi des deniers publics.

C est dans cet esprit, dans 1 application de ces principes généraux, que je poursuivrai, comme je n’ai cessé de le faire, de 1928 à 1932, la satisfaction raisonnable et progressive des légitimes aspirations qui me sont et me seronL soumises.

Anciens combattants.

Vous connaissez mes votes et mes initiatives pour la retraite du combattant, pour la dotation des pupilles de la nation, pour les tuberculeux de guerre, les mutilés et blessés, en instance devant notre tribunal départemental des pensions, et pour les prisonniers de guerre, qui attendent encore la reconnaissance de leurs droits*

Je poursuivrai énergiquement la réalisation du cahier des revendications fixé dans no*

No 2145

Congrès d'anciens combattants. Vous savez que vous pouvez tous compter sur un dévouement que je crois vous avoir prouvé depuis la fondation même de vos groupements* Je rechercherai notamment la délivrance équitable de la carte du combattant a tous ceux qui Tout méritée par leurs services de guerre, et je poursuivrai la recherche des moyens assurant de justes dédommagements à ceux que la guerre à si douloureusement frappés.

Fa m il le s n o m b re a s es .

Si, parmi vos requêtes, j'ai fait des réserves sur Hostau ration du vote familial, vous savez que j'ai, de mon mleux^ assuré la défense de vos intérêts : proposition et vote pour allégement des impôts de consommation qui pèsent si lourdement sur vous, institution clés allocations familiales professionnelles, amendement pour un supplément de congé annuel au profit du chef de famille nombreuse.

Les sections cantonales de familles nombreuses de ma circonscription savent que je me suis toujours tenu en étroit contact avec elles, et elles peuvent être assurées que, demain comme hier, mon dévouement leur est toujours acquis.

Commerçants*

Je sais les charges qui pèsent sur vous, et j'ai été heureux de voter, au cours de cette

législature, une exonération d'impôt au profit de la femme du commerçant, travaillant aux côtés de son mari, de même que j’ai été heureux de voter tous les textes destinés à assurer.

petit à petit, et contre la résistance de la Haute Assemblée, la propriété commerciale que vous réclamez comme le seul moyen de vous donner la sécurité du lendemain.

Je rechercherai pour vous la justice fiscale, Ja disparition des obstacles injustement dressés contre l'exercice de certains commerces — cependant fructueux pour le Trésor — l'application de l’article 60 de la loi du 4 avril 1926 — - en fait ignorée tombée dans l’oubli — votée cependant par la Chambre à une très grande majorité et ordonnant la création de

commissions corporatives chargées d'éiudier la substitution à la taxe du chiiïre d'affaires k cascades d'une taxe ad valorem perçue k un seul stade.

Tous ceux qui, dans îa 4e circonscription de Rouen, souffrent de la crise qui s'appesantit spécialement sur le textile, la métallurgie et la construction navale, peuvent être assurés que, pendant la prochaine législature, je poursuivrai les efforts que j'ai déjà fournis au cours de mon précédent mandat.

Au point de vue social.

Je répète ce que je disais en 1928 : je fais miennes les légitimes aspirations de la Con¬

fédération de T Artisanat et celle de la classe ouvrière :

Gollabo ration avec les employeurs de représentants des employés et ouvriers poiT Fétude des questions de main-d'œuvre, d'hygiène, de salaires et de contrats ;

Application stricte du repos hebdomadaire et, surtout en cette période de chômage, de la loi de huit heures ;

Révision de la loi du 9 avril 1898 en étroite collaboration avec les groupements de défense de mutilés et des accidents du travail ;

Lutte énergique et continue contre le taudis et la crise du logement ;

Facilités accordées aux travailleurs sur les moyens de transport et notamment suppression de toute taxe sur la bicyclette, qu'utilise l'ouvrier pour se rendre de son domicile â son lieu de travail ;

Amélioration de la loi sur les assurances sociales, dont le principe n'est l'objet /aucune contestation, mais qui, avec le tarif limite fixé par les caisses, n'apporle pas au Salarié un

secours suffisant par rapport aux dépenses médicales et pharmaceutiques réellement elfec tuées ;

Si — comme, hélas I on peut le redouter — la crise de chômage se prolongeait, les Ouvriers qui en seraient victimes peuvent être assurés que, comme je l'ai déjà fait, je rechercherai tous les moyens, humainement réalisables, pour les aider dans ces douloureux moments, à la fois par l’allocation des secours indispensables ~ meme au delà du maximum actuel de cent quatre-vingt jours oit l'ouvrier doit s’adresser au bureau de bienfaisance dont les seules ressources sont forcément insuffisantes — et aussi pour la mise en route de tous les travaux (écoles, voirie, adduction d'eau, stades* etc.)» susceptibles d'employer momentanément un nombre important de travailleurs dans la gêne,

/ ns tr uc i io n p uh tique.

Conformément à mes promesses de 1928, j’ai voté la gratuité des classes de 6*, de 5* et de 4* dans nos collèges et lycées, première tentative de réalisation de l'école unique, réforme indispensable et urgente, qui doit heureusement compléter l'œuvre admirable des maîtres et des maîtresses de renseignement public, dignes de toute notre sollicitude, et qui doit assurer à chaque enfant, sans autre distinction que celle née de ses efforts et de son travail, l’égalité à tous les degrés de l’instruction 5

Je poursuivrai aussi la vulgarisation, dans la 4* circonscription, de renseignement technique et de renseignement ménager qui ont déjà, à Pavilly, au Trait, à Barentin et k Déville, donné de si brillants résultats.

Enfin les sportifs peuvent être assurés que, après avoir réclamé le rétablissement du Ministère de l'Education physique, jeserai heureux d’appuyer toutes leurs revendications et toutes les améliorations indispensables au développement de la race.

Au point de v u e a g rico l e .

Les agriculteurs savent que j'ai tenu les promesses que je leur avais faites en 1928; notamment, j'ai obtenu la discussion et j'ai attentivement suivi tous les débats du texte — aujourd hui voté parla Chambre — permettant la révision des fermages excessifs au profit du cultivateur. Et j'ai réclamé des délais de payement — en attendant le vote du Sénat — pour les exploitants écrasés par leurs loyers.

J'ai déposé des propositions de loi — dont je poursuivrai l'adoption — pour le payement dss impôts agricoles sur le bénéfice réel, si t’exploitant le préfère à l'imposition forfaitaire, et pour Texte ns ion — si nécessaire — du crédit agricole.

L’instauration d'une politique des engrais et des transports reste toujours indispensable. Et l’agriculture réclame à juste titre les possibilités d’une adaptation progressive à la loi des Assurances sociales, dont II faudra supprimer les lourdes sanctions pour tous les intéressés que des impossibilités matérielles auraient empêchés de s'y conformer quand brusquement, Je l¥r juillet J 930, le Gouvernement de M. André Pardieu décida l'application de cette loi

— votée sous la législature 1924 1928.

La nouvelle Chambre devra aussi — malgré l’opposition à peine dissimulée du Sénat

— poursuivre l'adoption et l'application de Sa loi assurant une indemnité légitime de plusvalue au cultivateur sortant ayant amélioré la ferme.

Mes chers Concitoyens,

Voilà, brièvement, résumées les grandes lignes de mon programme.

Vous savez avec quel souci j’ai voulu tenir nies promesses de 1928,

Pendant quatre ans, conseiller municipal de Barentin, conseiller général du canton

— 1281 — No 2145

de Pavilly et député de la 4° circonscription, j’ai vécu près de vous, cherchant à rendre ser. vice ü tous sans aucune distinction , sans aucun sectarisme.

Anciens combattants, pères de familles nombreuses, ouvriers, artisans, cultivateurs commerçants et fonctionnaires, à tous je promets mon entier dévouement.

Mon activité passée est le meilleur garant de mon activité future I Aux urnes, donc, mes chers Concitoyens, le VT mai prochain I J attends, confiant, votre réponse à mon chaleureux et cordial appel!

Vive la France î

Vive îa République î

Vive îa 4e circonscription de Rouen I

àndbé MARIE

Avocat à J a Cour d'appel.

Croix de giierrô.

Conseiller . général du canton de Pavilly* Député sortant.

Circonscription d’YVETOT.

M. QUESNEL, républicain de gauche.

Elu au premier tour de scrutin. — 10.397 voix.

Le nouveau contrat que nous avons signé il y a quatre ans va expirer. dési/6 VlSnS V°US demander de le renouveler’ et Ie crois, en le faisant, répondre à votre

Eu toutes occasions, en effet, la collaboration qui s’est ouverte entre nous il v a trente et un ans s'est affirmée plus confiante et pîus amicale.

La sympathie que vous m’avez témoignée, l’appui que tous m’ont loyalement donné dans 1 exercice de mon mandat sont des invitations à vous en demander le renouvellement auxquelles je ne puis me soustraire.

Mais, avant les formalités du scrutin que vous serez appelés à Templrr, il en est une première qui m incombe.

Si, dans les conférences que j’ai faites, j'ai dû m’astreindre 4 parler plus spécialement au passe, je dois aujourd’hui vous exposer mes conceptions pour t’avenir.

Politique intérieure.

assurément superflu que je me présente à vous. Vous savez qui je suis, «e que j ai ete, ce que j’ai fait. ^ * ’

en tmT P°Ur sacrifier à rus^e» vous permettrez bien, cependant, de rappeler qu’élu S sur un programme d’umon nationale, j’y suis demeuré invariablement fidèle.

' vec tous -les hommes de mon parti, dont le loyalisme républicain n’a jamais été mis

en doute j’ai toujours soutenu de mes votes M. Raymond Poincaré, que la maladie a éloigné du pouvoir mais dont les avis sont souvent sollicités et les exemples toujours

suivis. ^ cont.nuateûrSi ,,ai Uraoi?né la même confiance, et je m’en honore, parce quW, comme lui, furent les gardiens fidèles de nos mstitutions et les bons serviteurs de la démo-

Crat’u n’a pas dépendu d’eux, ni de moi, que l’union des républicains ne subsiste plus large. Je crois toujours possible et nécessaire une concentration que les événements imposeront

aux parfis s'ils ne veulent spontanément s'y associer. .

Je n’éprouve aucun embarras, aujourd'hui comme hier, à me prononcer pour la laïcité de l’Etat, la neutralité de l’école publique et la diffusion toujours plus large de J enseigne-

ment à tous les degrés. , . f ,

Mais s'il convient de faciliter Facecs des cycles secondaires et supérieurs aux enfanta

d’origine modeste, dont les parents ne peuvent suffire aux charges que la poursuite de longues études imposent, il est des erreurs que je ne puis approuver : la prolongation scolaire i u sa u’ à 15 ans eL l’orientation de l’enseignement vers les seules humanités. Je la conçois plus large et plus pratique, et je désire que les mêmes facilités soient données aux enfants qui désireront suivre les cours des écoles professionnelles pour fournir a toutes les branches de notre économie nationale les élites dont elles ont besoin.

Ai-je besoin d’ajouter que ces conceptions ne peuvent et ne doivent en rien porter atteinte à la liberté, et qu’en cette matière comme en toutes autres, je demeure 1 adversaire

des monopoles d Etat ! ,

Je crois que sur ces questions, aucun malentendu ne peuL exister entre nous ; ces

explications suffiraient, en tout cas, à vous convaincre et de ma bonne loi et de ma umo

aux principes qui m ont toujours inspire.

Politique extérieure ,

Je me suis toujours associé à la politique de rapprochement des peuples, sur laquelle Aristide Briand entendait assurer l’organisation de la paix, mais j’ai conscience de ne m

avoir jamais sacrifie îa sécurité de mon pays. ,

Le désarmement matériel serait vain si le désarmement moral n assurait le respect des traités d’abord et si, d’antre part, la Société des Nations n’était dotée d’une force internationale capable de faire exécuter scs décisions. C’est pourquoi je donne mon adhesion sans réserve au projet déposé par M. André Tardieu à Genève, qui, seul, pourrait permettre aux peuples de se décharger en partie du fardeau des dépenses militaires. ;

Ce n’est pas du seul point de vue militaire que la politique extérieure doit elre aujour-

d’hui envisagée. , ♦ , , j

La guerre économique est, pour la prospérité des nations, génératrice de misères et

dangers qui pourraient conduire aux conflits sanglants.

L’action de notre diplomatie devra aussi s’exercer sur le plan économique pour provenir certaines offensives particulières officiellement subventionnées contre notre production nationale, qu’elle soit agricole ou industrielle, l’œuvre de protection intérieure étant insu isante pour rétablir des relations d’échange plus loyales.

Politique économique.

Elle domine aujourd'hui notre politique financière et sociale.

La cri se j dont nous subissons les effets atténués par 1 équilibre de toutes les H de notre production, n'est pas un mal national* mais après avoir examiné la . pobbi i 1 remédier eu accord avec les autres peuples, je dois vous avouer que les meï etiIV pour nous garantir contre son extension résident dans les mesures de protection o et de contingentement prises par le Gouvernement. Ces mesures, appliquées e aço

souple, assureront et notre approvisionnement et une activité suffisante du commerce, de l’industrie et de l’agriculture, et limiteront d'abord le chômage, qu elles feront disparaître p£u à peu.

La concurrence étrangère fait perdre à nos produits certains débouchés et notre balance commerciale en a ressenti les fâcheux effets* Il faut avoir le courage de reconnaître que la cause réside dans un défaut d organisation des producteurs et un insuffisant appui des pouvoirs publics.

Dans la sphère où mon action peut s'étendre, j’ai toujours collaboré avec ceux qui ont tenté de créer des groupements de défense professionnelle. Je réclamerai demain une aide plus efficace de 1 Liât pour organiser à 1 extérieur, avec un service de renseignements indispensables, une propagande plus intensive en faveur des produits français.

Il faudra de meme étendre les relations d échange avec nos colonies qui peuvent absorber une large partie de notre production et nous affranchir de L'étranger pour la fourniture de certaines matières premières.

Politique financière.

Notre situation financière a subi le contre-coup d’une crise dont personne ne songe plus sincèrement à rejeter la responsabilité sur les gouvernements qui se sont suivis depuis quatre ans.

Mais la législature prochaine aura la lourde tâche de garantir la stabilité de notre monnaie et l’équilibre des budgets*

Jusqu'alors, l’étranger considère notre devise comme la pins solidement assise et envoie son cr chez nous parce que, plus qu ailleurs, il le croit en sûreté. Cette confiance est la conséquence naturelle de la politique suivie par les gouvernements d’union nationale, Gard ons-nous de la sacrifier à quelques aventures, qui provoqueraient un reflux dont les conséquences seraient les plus malheureuses pour la stabilité du franc.

Aussi bien, la politique qui a permis d’aiuorLir notre dette de 20 milliards pourra-t-elle demain, avec la même sagesse, procéder à une révision nécessaire des dépenses, à une déflation budgétaire qui, seule, peut prévenir le vote d’impôts nouveaux*

Politique sociale ,

II n’est pas de politique sociale possible si nous n’avons des finances prospères,

La dernière législature a réussi à conduire la toi sur les assurances sociales à son application, Elle n’est pas parfaite et il est souhaitable que ïa mutualité y soit plus largement associée et que la loi devienne facultative Ainsi, Fâgriculture, notamment, obtiendrait les modifications qu’elle réclame avant de s’y rallier; une expérience de deux ans en montre la nécessité

Ce sera l'oeuvre de demain et je m’y associerai avec le souci de donner à tous les travailleurs les garanties qu’ils attendent, sans imposer aux finances publiques et à l’économie nationale des sacrifices qui ont leur repercussion sur le coût de la vie.

Les travailleurs de la terre, comme les marins de nos côtes, connaissent les initiatives que j ai prises eu leur faveur pour améliorer leur situation matérielle et leur donner dans la société la place à laquelle leur labeur leur donne droit.

Je ne leur ferai pas de promesses faciles, parce qu’ils sont assez avertis pour savoir que ma sollicitude ne s’inspire pas occasionnellement d’un souci électoral.

Agriculteurs* mes adversaires osent dire que j’ai voLé contre la loi sur îa révision du prix des baux à ferme, ce qui est absolument inexact et, vous le savez tous, j’ai au contraire voté cette loi, et le Journal officiel du 12 février 1932 en fait foi. Celle loi est maintenant renvoyée au Sénat, à qui il appartient de îa ratifier pour qu’elle devienne définitive; si des modifications y étaient apportées et qu’elle doive, de ce fait, revenir à la Chambre, je

m’engage à la voter à nouveau, afin de vous faire obtenir satisfaction dans le plus bref délai.

Aux familles nombreuses, aux anciens combattants, je renouvelle l’assurance qn’ils me trouveront toujours prêt et résolu à défendre les droits que nous leur avons fait reconnaître. J’étudierai avec la même bienveillante attention que par le passé les moyens de faire admettre les dernières revendications qui m’ont été soumises par leurs groupements ou leurs congrès.

Mes chers Concitoyens,

Tel est, dans ses grandes lignes, mon programme pour demain.

Vous n’y avez trouvé ni arrière-pensée, ni démagogie*

Je ne promets que ce que je peüT tenir*

J’ai remporté de la visite dans nos communes l'impression réconfortante que vous approuviez sans réserve mon action passée.

J'attends votre verdict comme un nouveau témoignage de confiance.

Louis QiïESNBL

Ancien sénateur*

O F licier de la Légion d'honneur, — Crois de guerre* Müîre de Bàons4e- Comte*

Conseiller général du canton d'Yervillè.

Député1 sortant.

Républicain de gauche.

Candidat de concsntration républicaine.

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